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«La commission européenne est en train de négocier la mise en place d’un plan d’investissement externe pour les pays du voisinage de Sud et ceux de l’Est», a annoncé Eider Gardiazabal, coordinatrice et rapporteuse de cette commission.

L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisée ce mercredi 24 mai, au siège de la commission, à l’occasion de la visite de cinq parlementaires européens de la commission du budget.

Selon la rapporteuse, ce nouveau plan semblable à celui de l’Europe aurait pour objectif de remédier aux défaillances du marché en mobilisant des investissements privés. «Ce plan soutiendrait les investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’innovation et les énergies renouvelables», a-t-elle assuré.

Un atout pour la Tunisie

La Tunisie pourrait bénéficier de ce plan et ce, par le biais d’un fonds de garantie doté de 1.5 milliard d’euros qui serait octroyé à des institutions financières telles que la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque européenne de développement. Ajoutons à cela la mobilisation d’une somme variant entre 40 et 50 Milliards d’euros.

C’est important pour la Tunisie, en pleine transition et qui a bénéficié déjà d’un renforcement du soutien financier européen, a encore dit Gardiazabal. Chiffre à l’appui, l’aide accordée à la Tunisie s’est élevée à 2 milliards d’euros dont 1.2 milliard d’euros de don et 800 millions d’euros de prêts.

Un appui qui confirme encore une fois l’engagement de l’UE à soutenir le berceau du printemps arabe dans son processus de démocratisation et à encourager aussi les réformes décidées par les autorités tunisiennes pour assurer la relance économique.

Un plan d’investissement externe dès septembre!

Eider Gardiazabal a d’autre part ajouté : «nous sommes en train de travailler dans les détails de ce projet et les négociations se poursuivent pour atteindre cet objectif».

Avec ces négociations, elle s’attend à une approbation officielle de cette initiative en septembre prochain, une fois qu’un accord politique sera paraphé avant l’été.

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L’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT) appelle, dans un communiqué publié au terme de la réunion de sa commission administrative nationale tenue jeudi à Hammamet, à lancer une initiative nationale pour sauver le pays et surmonter les difficultés dans différents secteurs.
L’organisation syndicale met en garde, à cette occasion, contre les tensions sur la scène politique qui contribuent, selon le communiqué, à la détérioration de la situation économique et l’augmentation des tensions sociales, notamment avec un accroissement des mouvements de protestation dans plusieurs régions en l’absence de solutions permettant d’absorber la colère des protestataires.
L’UGTT souligne, à ce propos, son appui aux revendications légitimes des citoyens et des jeunes dans les régions marginalisées qui appellent au droit au développement et à l’emploi.
La centrale syndicale insiste, en outre, sur l’impératif de lutter contre la corruption pour protéger la société et ses structures et édifier un Etat de droit.
Le gouvernement est appelé à respecter les accords conclus, rappelle l’UGTT, tout en demandant l’accélération des procédures pour mettre fin à la question des emplois précaires et vulnérables.
Evoquant la détérioration du pouvoir d’achat, l’UGTT affirme l’importance de préserver la valeur du dinar tunisien et lutter contre la prolifération des réseaux de contrebande et des circuits de commerce parallèle en adoptant en urgence des mesures draconiennes.
L’UGTT réitère, dans ce même ordre d’idées, son soutien aux Palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes et qui observent une grève de la faim depuis plus de 17 jours. La centrale syndicale affirme, par la même occasion, l’impératif de rétablir les relations entre la Tunisie et la Syrie, selon le communiqué.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a récemment décidé d’’augmenter son taux directeur de 50 points, pour atteindre 4,75% et de relever aussi le taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points, à 4%. L’objectif est de réduire les risques de pressions inflationnistes, encourager l’’épargne et favoriser par conséquent le renforcement des liquidités. Des mesures qui semblent être beaucoup plus de nature à permettre d’atteindre les objectifs : Relance de l’épargne nationale, réévaluation du dinar et dynamisation du marché de change. C’est qu’ont déclaré les experts en économie et les acteurs du secteur bancaire.

Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), s’est félicité de la décision de la Banque centrale d’augmenter le taux d’intérêt directeur. “Il s’agit d’une mesure qui vient en réaction à l’aggravation du déficit de la balance commerciale, au glissement du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères et la détérioration du taux de l’épargne nationale“, a-t-il expliqué à Africanmanager.

Augmenter le taux directeur de la BCT ne peut avoir qu’un effet positif, surtout sur la relance de la consommation et l’augmentation du taux de l’épargne nationale, laquelle est actuellement estimée à seulement 11% contre 21% avant la Révolution, nous a confié l’ancien ministre.

Slim Besbes a toutefois démenti le fait que la décision de la Banque centrale aura un effet négatif sur le rééchelonnement des crédits de l’investissement, estimant que cela n’a aucun impact nocif direct. Il a par ailleurs indiqué que devant un taux d’inflation assez important, le taux d’intérêt reste nul, soulignant toutefois que cela reste toujours meilleur qu’auparavant, quand le taux était négatif.

En outre, le membre de la commission des finances à l’ARP s’est réjoui de l’injection par la Banque centrale d’une somme importante, l’équivalent de deux jours d’importation pour réguler le marché de change, renflouer le dinar et répondre à cette demande massive d’importation de devises. Signalons à ce propos que la Banque centrale avait injecté au cours de la semaine dernière 100 millions de dollars pour une seule journée.

C’est là sans doute un pas dans la bonne direction. Mais c’est trop peu et trop tard. Le taux d’intérêt réel (taux d’intérêt nominal, taux d’inflation) demeure malgré cette augmentation négatif“. C’est ce qu’a indiqué Ezzedine Saidane, expert en économie, dans un statut posté sur sa page Facebook. “Le taux d’intérêt nominal est de 4,75% et le taux d’inflation (sous-jacente) est en moyenne de 6%. Le taux d’intérêt réel est donc de 1,25%. Le taux d’intérêt réel est le prix du capital. Un prix négatif aboutit inévitablement à un gaspillage. Cela fait plusieurs années que nous gaspillons effectivement du capital, et nous rémunérons négativement toutes les formes d’épargne bancaire, alors que le pays vit la plus grande crise de liquidité et de rareté du capital de son histoire, depuis l’indépendance“, a-t-il expliqué.

Saidane a toutefois indiqué que le taux d’intérêt réel négatif n’a pas seulement été à l’origine d’un gaspillage important du capital, il a surtout découragé et réduit gravement l’épargne nationale. Cette épargne qui permet de financer les investissements et générer de la croissance économique est passée de plus de 22% du PIB (Produit Intérieur Brut) en 2010 à 11% du PIB actuellement. “Au lieu de corriger le taux d’intérêt à la hausse, la BCT l’a réduit à plusieurs reprises depuis 2011. Le prétexte avancé est de promouvoir l’investissement. Ce prétexte est faux. En situation de difficultés économiques, et encore plus en situation de crise l’investissement ne dépend pas du niveau du taux d’intérêt. Il dépend de la situation sécuritaire, de l’environnement social, des perspectives de croissance économique, etc“, a-t-il assuré.

Je comprends que ceux qui ont des crédits en cours (particuliers ou entreprises) vont devoir supporter des frais financiers plus importants. Il faut cependant noter que le redressement de l’économie et la relance de l’investissement et de la croissance sont de loin plus importants (pour les particuliers et les entreprises). La politique monétaire, dont les composantes principales sont la politique de taux d’intérêt, la politique de taux de change et la supervision du système bancaire et financier, est du ressort de la BCT. La politique monétaire est d’une importance primordiale en matière de gestion de l’économie, et surtout en temps de crise.J’espère que la BCT va user de son indépendance pour nous faire une bonne politique monétaire et contribuer ainsi au redressement de l’économie en continuant à corriger le taux d’intérêt, le taux de change et à améliorer l’état de santé de notre système bancaire“, a-t-il ajouté.

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La grande priorité, aujourd’hui, pour la Tunisie est d’assurer la relance rapide des investissements, et ce, en débloquant les grands projets déjà existants et dont les financements ont été mobilisés auparavant“, a réitéré l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda, soulignant que ces projets doivent faire l’objet d’un intérêt particulier du chef du gouvernement.
Il “doit chapeauter et suivre, lui-même, le processus de réalisation de ces projets, lesquels, une fois mis en œuvre, permettront de booster la croissance et de créer de l’emploi“, a-t-il estimé, lors d’une rencontre organisée, vendredi, par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), sur le thème “Relance économique : entre mesures d’urgence et réformes structurelles”.
Ben Hammouda a déclaré que le pays souffre essentiellement, “d’un déficit d’actions” et de l’absence d’une vision claire sur le long terme pour la Tunisie de demain. D’après lui, il ne suffit pas de concevoir les réformes, mais il faut mobiliser tous les moyens pour les finaliser et favoriser un climat adéquat pour la relance économique.

De son côté, le conseiller auprès du ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Eymen Raies, a pointé du doigt la lenteur des procédures administratives en Tunisie, faisant savoir qu’un projet public nécessite, en moyenne, une période de 2 ans à partir de la date d’octroi de financement, pour son lancement. Lorsqu’il s’agit d’un projet privé, a-t-il ajouté, il faut, en moyenne, 18 mois, rien que pour l’obtention des autorisations administratives auprès d’au moins 5 ministères.
A cet égard, l’adoption de la loi sur l’urgence économique permettra d’accélérer les procédures de la mise en oeuvre de nouveaux projets et de favoriser la relance des investissements, a-t-il dit.

Le membre de la commission des Finances à l’ARP (Nida Tounes) Fadhel Ben Omrane a estimé quant à lui qu’en attendant l’adoption de la loi sur l’urgence économique, les investisseurs peuvent s’en sortir en s’appuyant sur les nouvelles dispositions de la loi sur l’investissement.
Il a, toutefois, critiqué ” l’excès ” et le ” dérapage ” du syndicalisme, qui s’est transformé, à son tour, en un obstacle bloquant la relance économique en Tunisie.

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La plateforme “Tunisia Trading” est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme “Tunisia Trading” plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

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Dans son roman « Un fils tombé du ciel », l’écrivain chinois Lao She a légué à la postérité une réflexion qui conserve une extraordinaire pertinence un demi-siècle après sa mort : « C’est parfois d’une situation désespérée que jaillit l’espoir ». On se laisserait prendre à la tentation de trouver une affinité           entre cette pensée et l’esprit qui a présidé à l’allocution prononcée samedi par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la clôture des débats parlementaires sur la loi de finance 2017. En changeant ce qu’il faut changer, convenons que la situation, sans être désespérée, est difficile, voire très difficile. Et pour un chef du gouvernement qui a une haute opinion de son office, l’essentiel n’est-il pas de se convaincre et surtout de convaincre que l’on peut s’en sortir ? Youssef Chahed a visiblement pris le parti de le faire en affirmant que « le gouvernement ambitionne de voir l’année 2017 être celle de la relance économique et de l’accélération du rythme de croissance, grâce à l’investissement, la production, l’exportation et la création d’opportunités d’emplois pour les jeunes ».

L’architecture mise en place permettra-t-elle d’y arriver ? Le chef du gouvernement y croit dur comme fer, invoquant notamment le retour de la confiance des partenaires de la Tunisie. Oui, mais encore ! Les engagements pris et les promesses prodiguées à tour de bras seront-ils à eux seuls suffisants pour redresser le pays et le remettre sur les rails de la croissance ? Encore une interrogation qui n’est pas près de livrer une piste. D’autant que la littérature des conférences internationales sur l’investissement enseigne qu’il ne faut pas prendre leurs conclusions pour de l’argent comptant. Il n’en reste pas moins que l’engagement plus ou moins ferme pris à Tunis par les bailleurs de fonds, publics, faut-il tenir à le préciser, peut dissiper des doutes quant à sa mise en œuvre.

Autre plaidoyer qui irait dans ce sens, l’arrangement conclu avec l’UGTT au sujet des augmentations salariales. Un obstacle de moins sur la voie tracée par le gouvernement pour se donner les moyens de conduire ses politiques sans accrocs majeurs. Mais ce n’est pas encore le gage crédible que la situation sociale sera indemne de convulsions. Et il n’est pas exclu que d’autres voix suivies de mouvements sur le terrain se fassent entendre pour des « causes » qui ne manqueront pas d’être plaidées, le plus souvent par tempérament syndical.

Des aléas à la pelle

Et puis, la ci-devant controversée loi de finances 2017 ne semble pas avoir vocation à procurer à l’Etat les ressources qu’il escomptait pour redémarrer la machine et mettre de l’ordre dans

ses finances, pour cause de « résistances » âprement conduites, par exemple, par certaines professions libérales, et non des moindres. Le gouvernement arrivera-t-il à atténuer les déficits simples et jumelés pour pouvoir gérer commodément ses finances, payer ses fonctionnaires et investir dans les projets créateurs d’emplois et incitatifs à l’investissement, singulièrement dans les régions de l’intérieur ? Il est à espérer qu’il n’aura pas besoin d’édicter une loi de finances complémentaire, une autre, pour combler les trous. D’autant qu’il va immanquablement devoir réviser ses prévisions et ses hypothèses concernant notamment celles relatives au prix du pétrole, 50 dollars le baril, alors que les pays de l’OPEP viennent de conclure un « accord historique » aux termes duquel ils se sont engagés à diminuer leur production de 558.000 barils par jour, avec son corollaire naturel d’une augmentation des cours mondiaux de l’or noir, qui vont grimper bien au delà des 50 dollars le baril.

Ce ne sont là que quelques uns des aléas que la Tunisie doit s’apprêter à confronter et qui devront grever les ressources que son gouvernement entend mobiliser pour soutenir ses programmes de développement. Il s’y ajoute bien d’autres écueils inhibiteurs. Au point que le ministre du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkéfi-et il sait de quoi il parle- a asséné pas plus tard que ce weekend, le constat que voici : – « La situation est compliquée. Il ne faut un big-bang et s’attaquer à la réalisation des grands projets. Les revenus fiscaux sont par terre ! La solution aux caisses sociales est un mix entre trois composants. La privatisation des entreprises publiques est encore un tabou alors qu’elles sont déficitaires. On ne peut pas rester dans le pourrissement. L’administration est bloquée par les lois. La collecte des impôts est très faible».De quoi doucher bien des ambitions !

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Pour briser le cycle de la crise qui secoue la Tunisie depuis 2011, certains regards se sont tournés vers les principes de l’économie et de la finance islamiques, promus comme un modèle éthiquement responsable, véritable alternative au modèle traditionnel.

Comme justifications, ils se sont appuyés sur les instruments dont dispose ce financement comme la Zakat, le Wakf, les produits bancaires islamiques, le Takaful           et les Sukuks, qui jouent un rôle fondamental en matière de développement économique.

L’expérience a déjà montré que la finance islamique a connu, ces derniers temps, un essor remarquable et ce, grâce à sa résistance à la crise financière que vit le monde depuis 2008. La base de ce succès revient, essentiellement, à une meilleure exploitation de ses outils, ce qui a conduit à la concrétisation du développement socio-économique.

C’est dans ce sens qu’une conférence internationale sur « Les Sukuks islamiques au service de l’emploi » s’est tenue ce lundi 28 novembre 2016.

Besoin de financement à moyen et long terme

« Les suskuks islamiques viennent à un moment opportun où les banques tunisiennes ont plus que jamais besoin du financement à moyen et long terme », a relevé le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari.

Lors de son discours d’intervention, il a considéré que les sukuks islamiques mobilisent l’argent au service du développement, faisant savoir qu’ils valorisent les actifs inutilisés pour qu’ils jouent un rôle dans la promotion de l’investissement, ce qui ne manquerait d’aider le pays à sortir de la crise économique et de résorber le déficit budgétaire dans le cadre d’une gestion rigoureuse des finances publiques, tout en mettant en place un marché secondaire.

C’est important dans la mesure où ce déficit du notamment à la régression de la croissance économique ainsi qu’à la dégradation des finances publiques et au tarissement des ressources budgétaires atteindra au moins 5,7% vers la fin de 2016 contre 3,9 % prévu, selon les estimations officielles.

Une telle prévision a poussé l’agence de notation financière américaine Moody’s à renvoyer la perspective à “négative”, en avertissant que cette note pourrait prochainement passer en catégorie spéculative.

« Ces instruments peuvent être une source de financement pour les projets nationaux et gouvernementaux, notamment en ce qui concerne les projets d’infrastructure », a noté le gouverneur de la BCT, estimant que la pratique est très développée dans les grandes économies du monde comme la Chine. D’où il est temps, pour la Tunisie, de tirer profit des expériences étrangères.

Pour ce faire, la BCT multiplie les efforts afin de développer ce mode de financement. D’ailleurs, elle est dans la phase d’étude d’une demande pour la création d’une nouvelle banque islamique qui sera lancée par un Tunisien résidant à l’étranger, en partenariat avec des investisseurs étrangers.

Un outil de relance…

Cet avis est partagé par plusieurs participants à cette conférence. C’est le cas du PDG de la Banque Zitouna.

Selon ses déclarations, les sukuks se sont avérés être un instrument de la relance de l’économie tunisienne sur de nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse.« Cet instrument offre ainsi une bonne opportunité pour financer plusieurs projets, mais il s’agit aussi d’un outil pour relancer l’entrepreneuriat, considéré comme le seul moyen pour créer des emplois », a précisé le responsable, signalant que l’objectif recherché est d’attaquer frontalement le fléau qui ronge la société et l’économie tunisiennes, en l’occurrence le chômage, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur ».

Pour plusieurs observateurs, le marché du sukuk devrait continuer à se développer très rapidement de manière à s’adapter à l’économie moderne. La réalisation de cet objectif semble facile, surtout que la Tunisie a pris l’initiative d’instaurer des cadres législatifs et fiscaux favorables aux mécanismes de la finance islamique et mis en place une commission nationale pour développer le système législatif de l’industrie de la finance islamique dans toutes ses composantes (banques, fonds d’investissement et établissements d’assurance). D’importantes réalisations ont été faites dans ce domaine, notamment la loi relative aux Sukuks islamiques et la création d’un comité sectoriel des Sukuks issu du comité national de la finance islamique.

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Le projet du jumelage « Appui au renforcement des institutions de l’aviation civile en Tunisie » entre la Tunisie et la France a été lancé ce mardi 22 novembre 2016. Le lancement a eu lieu lors d’un séminaire organisé à cette occasion en présence de ministre du Transport, Anis Ghedira, le secrétaire d’Etat  Hichem Ben Ahmed et l’ambassadeur de France, Olivier Poivre d’Arvor ainsi qu’un panel d’invités représentatif de tous les secteurs de l’aviation civile.

Dans son intervention, le ministre du Transport a déclaré que ce 4ème jumelage entre les deux pays revêt une importance particulière pour la Tunisie qui fait actuellement face à plusieurs             défis dont notamment le développement et la consolidation de l’autorité de supervision, le renforcement de la sécurité aérienne, la mise à niveau de son cadre règlementaire et l’amélioration des capacités.

Pour le représentant de la Commission européenne, le projet de jumelage s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à l’Accord d’association et à la transition signé entre la Tunisie et l’UE en 2012 dans l’objectif  de renforcer les capacités des administrations et institutions publiques et de conforter le rôle de la société civile.

De son côté, Olivier Poivre d’Arvor s’est félicité du lancement de ce jumelage qui accompagnera la Tunisie dans la réalisation de son objectif : devenir une plateforme vers l’Afrique subsaharienne grâce à un réseau du transport encourageant.

Cette nouvelle ambition est associée à celle de la relance économique, ce qui exigera une meilleure contribution des institutions dans la redynamisation de ce secteur stratégique, a-t-il dit.

Pour y parvenir, le diplomate a mis l’accent sur l’importance de réformer ce secteur tout en assurant un rapprochement avec la règlementation européenne sans oublier l’amélioration des performances.

Vers une gouvernance conforme aux pratiques internationales

Financé par l’Union Européenne à hauteur de 1.2 millions d’euros pour une durée de deux ans, ce jumelage contribue à la restructuration de l’administration de l’aviation civile en Tunisie, à la mise en place d’une gouvernance conforme aux pratiques internationales, au renforcement de la sécurité et de la sureté de l’aviation civile et à l’amélioration de l’efficacité et de la performance de tous les secteurs en liaison avec le secteur aéronautique.

Ce jumelage associera la Direction Générale de l’Aviation civile (DGCA) et la Direction Générale de l’Aviation Civile du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.

A terme, ce jumelage va contribuera à doter l’aviation civile tunisienne d’une gouvernance améliorée et d’une organisation moderne et clarifiée, s’appuyant sur des fonctionnaires au professionnalisme renforcé, aptes à répondre aux exigences de sécurité et de sureté.

Une vingtaine d’experts français seront mobilisés pour apporter aux cadres et techniciens tunisiens le savoir-faire nécessaire de manière à renforcer et parfaire leurs connaissances, assurer la convergence et le rapprochement des textes réglementaires avec les exigences internationales et garantir un haut niveau de la sécurité aérienne et de la sureté de l’aviation civile selon les standards internationaux.

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Suite à l’annonce de la fermeture du siège social de la CPG

La CONECT considère le projet de la loi de finances 2017, qui sera débattu à partir de demain vendredi, en plènière à l’Assemblée des Représentrants du Peuple “peu audacieux, perpétue l’injustice fiscale et n’introduit pas les réformes nécessaires”.
La confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, souligne jeudi dans un communiqué que “les entreprises structurées qui honorent déjà leurs obligations fiscales se trouveront encore, pénalisées à travers l’institution d’un impôt conjoncturel de 7,5%, soit une augmentation de plus du tiers de la charge d’impôt”.
Pour le 2éme syndicat patronal du pays, “si le projet de loi de finances 2017, revêt une importance particulière du fait de la situation difficile que connait le pays, les mesures prévues par dans sa version actuelle, ne peuvent répondre aux défis de l’économie nationale et résoudre le déséquilibre financier et budgétaire de l’Etat”.
Et de rappeler “que la solution appropriée ne consiste nullement, à augmenter la pression fiscale mais plutôt à mettre en place les mesures adéquates de lutte contre l’évasion fiscale et le commerce parallèle qui atteint des proportions inquiétantes dépassant 50% de l’activité économique dans le pays. De telles mesures peuvent avoir des effets rapides et sensibles sur les recettes de l’Etat”.
“La rationalisation des dépenses de l’Etat notamment au niveau des salaires du secteur public est d’une urgence absolue pour assurer les équilibres globaux et dégager des ressources plus conséquentes pour les projets de développement et pour la création d’emplois”.
“Des solutions radicales et appropriées doivent être prises pour les entreprises publiques qui constituent un lourd fardeau pour la communauté nationale et ce par la cession à travers la bourse. Ainsi, la cession des entreprises confisquées devient nécessaire afin d’assurer leur viabilité et leur pérennité. Au delà de leurs retombées économiques et sociales, ces mesures permettraient à l’Etat de dégager d’importantes recettes et de limiter ainsi le recours systématique à l’endettement”.
Pour la CONECT “la relance de l’investissement et des exportations et la mise en œuvre de plans appropriés de sauvetage et de restructuration des secteurs stratégiques de l’économie à l’instar du textile, du tourisme et de l’artisanat doivent constituer les premières priorités économiques du pays. Il y a nécessité de lancer des fonds régionaux d’investissement et de consolider l’accompagnement des jeunes promoteurs au niveau du financement et des procédures administratives”.
Et de conclure “la relance économique, la lutte contre l’économie parallèle et le respect rigoureux de la loi constituent les vrais remèdes aux déséquilibres budgétaires et financiers du pays et non l’augmentation de la pression fiscale”.

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Tunis a ouvert les portes d’un immense « Yatch Med Festival », organisé par la Chambre Tuniso-Italienne de Commerce et d’Industrie (CTICI), en partenariat avec la Chambre de Commerce de Latina et avec l’Entreprise Spéciale pour l’Economie de la Mer de la Chambre de Commerce de Latina, en collaboration avec l’Ambassade d’Italie à Tunis et l’ICE (Agence italienne pour le commerce extérieur). Chose qui permettra certainement de renforcer les ambitions de la Tunisie sur le marché des yachts.

L’inauguration de cet évènement a eu lieu ce mercredi 12 octobre 2016 en présence d’un nombre important d’invités, dans une ambiance conviviale à Gammarth, qui représente le centre des activités touristiques de la banlieue nord de Tunis et qui est réputée pour ses hôtels haut de gamme, ses restaurants trois fourchettes, ses zones résidentielles et ses lotissements luxueux.

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L’economie bleue, un levier de croissance

La ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik, était également de la fête, aux cotés du secrétaire d’Etat au ministère italien du Patrimoine, de la Culture et du Tourisme, Dorina Bianchi,  l’Ambassadeur d’Italie en Tunisie, Raimondo de Cardona, l’ambassadeur de Tunisie à Rome, Moez Sinaoui et  le Président de la Chambre de Commerce Tuniso-Italienne, Mourad Fradi, ainsi que de nombreus acteurs du secteur économique.

Lors de son discours d’intervention, la ministre du Tourisme a mis l’accent sur cet événement incontournable affirmant qu’il s’agit d’une opportunité avantageuse pour la Tunisie qui cherche à créer une image positive forte tout en renforçant sa position sur la scène touristique et économique.

« Tout est possible pour un pays jouissant d’une position géographique privilégiée, en constituant un carrefour maritime entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient », a-t-elle ajouté.

Cet avis est partagé par l’Ambassadeur d’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona, qui a mis l’accent sur ce festival, organisé pour la première fois dans un pays du Sud de la Méditerranée suite à une série de rencontres et des négociations étalées sur quatre ans dont le but est d’offrir des opportunités d’affaires et de partenariat entre les entrepreneurs italiens de la région de Lazio opérant dans divers secteurs tels que le sport nautique, les activités portuaires, touristiques et commerciales, et leurs homologues tunisiens.

Cet événement important vient à un moment opportun étant donné que cette foire Internationale vise à solliciter et développer des opportunités d’affaires et de partenariats entre les entreprises de la région Lazio en Italie et les entreprises tunisiennes, a pour sa part indiqué la chambre Tuniso-italienne de Commerce et d’Industrie (CTICI).

Par la voix de son président, Mourad Fradi, elle a fait savoir que cette initiative ne peut que promouvoir l’économie bleue. « C’est vraiment un formidable vivier de création de valeur, d’emplois et d’attractivité pour la Tunisie qui se trouve face à une multiplicité des défis », a dit le responsable lors d’une déclaration accordée à Africanmanager.

En Europe, l’économie bleue représente 5.4% millions d’emplois et une valeur ajoutée brute de près de 500 milliards d’euros par an.

Donc, il s’agit d’une nouvelle forme d’économie qui offre le moyen idéal de réinventer le modèle économique actuel basé sur la société de croissance.

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Un bon démarrage de la basse saison !

Pour plusieurs observateurs, ce festival marque le début de la basse saison puisqu’il s’agit du premier salon au dans cette période d’automne. Grand rassemblement international où plus de 100 exposants se réunissent avec l’organisation de plus de 400 rencontres B2B ainsi qu’une dizaine de séminaires et workshops.

« Yatch Med Festival », qui se déroule du 12 au 16 octobre, a réussi à constituer une belle collection d’objets nautiques dans une zone art exhibition où les visiteurs découvriront l’artisanat et les traditions de la région de Lazio en Italie. Ajoutons à cela la présence d’un nombre important d’associations culturelles italiennes et tunisiennes.

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La Tunisie organisera les 29 et 30 novembre prochain la conférence internationale sur l’investissement. Il s’agit de la deuxième de ce genre en Tunisie, après celle de 2014 avec le gouvernement de Mehdi Jomâa sous le thème « Investir en Tunisie, start-up democracy ».

Dénommée « Tunisia 2020 », cette rencontre va rassembler des chefs d’Etats, d’importantes institutions internationales, des opérateurs privés et des fonds d’investissement tunisiens et étrangers. Chiffre à l’appui, elle accueillera en fait 70 pays, 150 personnalités influentes et plus de 1500 participants.

Venant suite à une campagne de promotion lancée par le gouvernement tunisien en juin dernier et qui a visé les investisseurs et les partenaires du pays à travers le monde, cet évènement incontournable a pour but de redorer l’image de la Tunisie.

« Notre objectif est de faire l’exhibition des atouts de la seconde République », a dit Mourad Fradi, co-commissaire général de la Conférence internationale pour l’Investissement lors d’un point de presse organisé ce jeudi 15 septembre 2016. Il a fait savoir que la réalisation de cet objectif passerait également par la mise en valeur du plan de développement 2016-2020.

Un plan ambitieux au service du développement

«  La communauté internationale doit s’informer davantage sur les ambitions dudit plan, le programme des réformes du gouvernement tunisien », a indiqué de son côté le DG de la FIPA, Khalil Laabidi.

Ce plan, rappelle-t-il, vise à accroitre l’attractivité de l’économie afin de renforcer le rôle moteur du secteur privé dans la croissance et favoriser les investisseurs nationaux et internationaux..

Selon les prévisions du gouvernement, ce plan stratégique permettra d’accélérer la croissance et de créer 400 mille emplois tout au long de ce quinquennat, ce qui  aura pour effet de réduire le taux de chômage à moins de 12% et celui de la pauvreté extrême à 2% à l’horizon 2020 contre 4.6% actuellement.

Ce plan dont la mise en œuvre exige la mobilisation de 60 milliards de dollars d’investissements s’articule sur cinq axes prioritaires. D’abord la bonne gouvernance, la réforme de l’administration et la lutte contre la corruption. Le deuxième axe a trait à la transition d’une économie à faible cout à un hub économique, alors que le troisième touche le développement humain et l’inclusion sociale. Pour les derniers axes, ils visent la concrétisation des ambitions des régions et l’instauration d’une économie verte.

C’est pour cette raison que des fonds importants ont été mobilisés pour la promotion de ce plan, dont fait partie l’organisation de la conférence internationale « Tunisia 2020 ». A cet effet, 4.5 millions de dinars ont été mobilisés par un consortium composé de la banque d’affaires française Arjil & Associés, du bureau d’études tunisien COMETE Engineering et du groupe de médias et événementiel Jeune Afrique. Ce dernier est retenu par la République tunisienne pour conduire les opérations de promotion du Plan de Développement 2016 – 2020.

Le rythme de l’investissement révisé à la hausse !

L’organisation de cet évènement intervient à un moment opportun où le pays a encore besoin de tout type d’investissement (public, privé et étranger) pour pouvoir relever les défis rencontrés.

C’est important dans la mesure où les attentes du gouvernement sont très fortes par rapport à ce plan. En fait, le rythme de l’investissement sera porté à environ 4% au cours de cette période, passant de 19.4% actuellement à 24% à l’horizon 2020, a précisé Khalil Laabidi. Et d’ajouter : « Notre objectif est de passer d’une enveloppe d’investissement public-privé de l’ordre de 80 milliards de dinars à 120 milliards de dinars, ce qui permettra par la suite d’augmenter les proportions d’investissement des deux secteurs, respectivement 60 et 40%, et de les porter à 50% chacun ».

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Le Pdg de la Société Tunisienne d’Assurance et de Réassurance (Star), Lassaad Zarrouk a déclaré que sa compagnie et la STB œuvrent en vue de la mise en place d’une banque-assurance.

Il a par ailleurs appelé les autorités à s’intéresser davantage au secteur de l’assurance compte tenu son rôle dans la relance économique.

Un appel qui est lancé alors que les efforts s’intensifient pour porter le taux de la pénétration de l’assurance en Tunisie à 4% durant les cinq prochaines années contre 2% actuellement: Interview:

Pouvez-vous nous dresser le bilan d’activité de la Star pour l’excercice 2015?

Les chiffres de la compagnie ont affiché une progression de 7% en 2015 pour s’éléver à 309,646MD contre 289,336 MD en 2014.

De même, des efforts louables ont été déployés pour maintenir la cadence de règlement en ce qui concerne le rythme de paiement des sinistres à 180,008 MD contre 181,372 MD au cours de l’année écoulée avec des engagements techniques de l’ordre de 580,541MD, ce qui correspond à une hausse de 8,3%.

S’agissant du total des actifs financiers, il a progressé de 13,7% passant de 671,349MD en 2014 à 763,178 MD en 2015. Encore, les revenus financiers ont évolué de 14,7% atteignant 45,862MD. Ceci a aussi permis de réaliser un résultat bénéficiaire avant impôts de 82,629MD. Après les impôts, le bénéfice net est de l’ordre de 73,450MD.

La Star vient d’entamer l’exsécution d’un plan pilote visant sa modernisation. Qu’en est-il?

C’est une première en Tunisie qu’une compagnie d’assurance adopte un plan stratégique et opérationnel baptisé “Vision”.

Ce projet qui s’étale sur une période de 2015 à 2019 a pour but de moderniser l’entreprise, d’avoir les préalables nécessaires pour accéder au marché international. De même, il vise à répondre aux attentes des clients et à réduire les délais de règlement sachant qu’en 2015, on a réussi à réduire les délais à 53%. C’est très important surtout pour un secteur en plein essor.

Parmi les autres objectifs, il y a la diversification des produits, le développement d’autres segments comme l’assurance agricole, l’assurance habitation.

Pour les objectifs opérationnels, il s’agira de rendre ces buts applicables année par année.

Pouvez vous nous communiquer le budget consacré pour la réalisation de ce plan “Vision”?

La Star a commencé à innover, à créer de nouveaux produits comme Dar Slama, Trik Esslama. C’est réellement de nouveaux concepts et de nouveaux produits packagés tout en oeuvrant à assurer le meilleur rapport qualité-prix.

C’est une démarche cruciale afin de mieux répondre aux attentes de nos clients. Donc, c’est un axe de tout un plan commercial, technique et encore en ciblant les ressources humaines.

C’est une stratégie commerciale, qui nécessite bien entendu un investissement lourd sur le plan informatique, celui de l’accompagnement ou encore celui de la formation de notre réseau et nos personnels.

Ceci exige aussi de l’investissement au niveau visuel de la solidarité et de la responsabilité sociétale.

Tout cela devrait converger vers un investissement assez important capable de nous donner les moyens pour gagner ce pari.

La Star s’est orientée vers une révolution numérique pour réaliser sa vision et surtout pour convaincre les Tunisiens que l’assurance peut relancer notre économie en berne. Que pensez-vous?

L’économie tunisienne doit compter sur le secteur de l’assurance comme tous les pays avancés. A mon avis, c’est l’un des moyens du financement de notre écomonie de manière saine avec moins d’endettement tout en ciblant plusieurs marchés. Dans ce contexte, les compagnies d’assurance peuvent jouer un rôle déterminant. Il faut tirer profit de l’expérience de certains pays développés et on est capable d’atteindre cet objectif surtout que la Tunisie dispose de plusieurs atouts.

Donc, la réalisation de cet objectif nécéssite bien évidemment l’innovation technologique comme le digital. C’est pour cette raison que la Star, dans le cadre de son plan vision, a mis en place une stratégie digitale multiforme, et les efforts se conjuguent pour utiliser à fond les smartphones et le bigdata de façon à se rapprocher davantage de nos clients, mais aussi de tous les Tunisiens.

Est-il possible de relever ce défi?

Il n’est pas interdit de rêver. C’est à mon avis une responsabilité commune qui implique tous les acteurs et les composantes de la société civile.

Ces acteurs devraient s’intéresser davantage à ce secteur porteur surtout qu’une série des réformes devrait être adoptée au niveau de l’assurance automobile et de l’assurance vie.

De leur côté, les compagnies d’assurances devraient jouer un rôle accru pour se rénouveler, rénover, innover et surtout améliorer leur transparence et leur gouvernance pour que les Tunisiens sachent qu’on est là pour les servir.

La Star en coordination avec la STB oeuvre pour la mise en place d’une banque assurance. Pouvez-vous nous donner plus de détails?

L’expérience internationale a démontré que la banque-assurance est le moyen adéquat pour développer le packaging financier vis-à-vis des ménages. Lorsqu’un ménage s’adresse à une banque ou une assurance, il devrait avoir la possibilité que soit répondu à tous ses besoins financiers.

A partir de ce constat, la Star et la STB travaillent sur cette synergie et une nouvelle stratégie en la matière verra prochainement le jour.

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« E-Tourisme : une solution à la relance du secteur », tel est le thème d’une rencontre qu’organise jeudi 19 mai le Centre des jeunes dirigeants (CJD) pour «  trouver des solutions pratiques et rapides qui auront pour objectif de redessiner l’image de notre pays en général et de notre offre touristique  en particulier ».

Une stratégie a été initié en 2014 comprenant les axes suivants : Le développement de l’offre, la qualité et la formation, le Branding et enfin un axe transverse relatif à la gouvernance

Dans une ère marquée par le développement des technologies d’information et du commerce électronique, constate le CJD, la Tunisie accuse un retard par rapport à d’autres pays méditerranéens qui ont su capitaliser sur cette avancée révolutionnaire du traitement de l’information pour attirer l’attention d’une population intellectuellement plus avertie, plus exigeante et ayant un pouvoir d’achat plus important.

Il rappelle que plusieurs projets ont été initiés par des institutions publiques et privés pour hisser le pays au niveau des standards internationaux, notamment dans le secteur du tourisme. « Nous essayerons lors de cet évènement de faire le diagnostic de la situation du tourisme en Tunisie, d’avancer des solutions technologiques pour répondre aux insuffisances du secteur, d’évaluer l’état des lieux des projets en cours, d’identifier les freins à leur mise en place et de finir avec des recommandations pour le développement du tourisme digital », explique le CJD à la veille de ce rendez-vous qui verra la participation d’anciens ministres tunisiens du Tourisme et sera marquée par la présentation de plusieurs études et exposés sur le tourisme digital.

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Le gouvernement d’union libyen dirigé  par Fayez el-Sarraj semble résolument décidé à réussir son pari d’arracher le pays au chaos où il est empêtré depuis la chute du régime de Kadhafi. Il vient d’annoncer avoir pris le contrôle administratif de plusieurs ministères dans la capitale Tripoli. Désormais donc, ce nouvel exécutif investit la ville. Une évolution qui rassure la communauté internationale très pressée d’avoir un seul et unique gouvernement pour traiter les immenses défis qui se posent à la Libye.

Arrivé fin mars par la mer, le nouvel exécutif dirigé par Fayez el-Sarraj était cantonné dans la base navale de tripoli. Très vite, grâce à la forte pression des puissances occidentales, il obtient le soutien d’institutions clés telles que la Banque centrale et la compagnie nationale du pétrole.

Depuis lundi, cette équipe prend possession des locaux des ministères des Affaires étrangères, des Transports et du Plan en attendant d’investir les autres administrations. Sept au total pour le moment. Tout cela,  dans le calme, précise un membre du conseil présidentiel, l’instance qui dirige le gouvernement d’union libyen.

Fait essentiel,  les Tripolitains ont accueilli avec enthousiasme l’arrivée de ce nouvel exécutif. Cela n’aurait pas pu se faire sans le ralliement progressif des puissantes brigades de la capitale.

Même le Congrès général national, le Parlement non reconnu par la communauté internationale basé à Tripoli, a fait taire son opposition et s’est plié à la nouvelle donne. Il s’est dissout et s’est constitué en « Conseil d’Etat » comme l’exigent les accords inter-libyens de l’ONU.

Il n’en demeure pas moins que l’équipe de Fayez el-Sarraj, devra s’atteler à la  pierre d’achoppement constitué par  le sort réservé à Khalifa Haftar dans le futur exécutif. Ce général libyen à la retraite est en guerre contre les brigades islamistes. Il jouit d’une aura particulière dans l’est libyen, mais il suscite un rejet total chez la population de Tripoli.

Une stratégie pour « anéantir » Daech

Le gouvernement d’union en Libye développe une stratégie pour « anéantir » les jihadistes de Daech,  une bataille qui devra être menée par les Libyens et non par des forces étrangères, selon le Premier ministre.

« Nous avons commencé concrètement à mettre en place une stratégie et un projet national pour mettre fin au fléau » de l’EI, a déclaré  le Premier ministre désigné de ce gouvernement d’union, Fayez al-Sarraj dans un discours télévisé.

Il a souligné que l’EI devra être « anéanti par les Libyens et non par une (…) intervention étrangère ».

Selon des sources françaises et américaines, Daech compte 3.000 à 5.000 combattants en Libye, dont des centaines de Tunisiens, Soudanais, Yéménites ainsi que des Nigérians de Boko Haram, qui s’entraînent pour mener des attaques dans d’autres pays.

Les Européens se sont déclarés prêts à aider le gouvernement d’union à lutter militairement contre l’EI, éventuellement par une campagne de frappes aériennes comme en Syrie ou en Irak.

Jeudi, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, s’est dit favorable à une levée de l’embargo sur les armes en faveur du gouvernement d’union, notamment pour lutter contre « le terrorisme ».

Il reste que le nouvel exécutif devra résoudre les difficultés que connaissent les Libyens au quotidien, notamment la cherté de la vie, la pénurie de liquidités et l’inefficacité des services publics. Il en a affirmé la volonté et la détermination, en reconnaissant que « les défis sont réels et doivent être relevés mais nous parions sur le soutien » du peuple, a déclaré son chef, le Premier ministre Fayez el-Sarraj.

Pour ce faire, essentiellement pour disposer du nerf de la guerre, il a établi un plan ambitieux pour restaurer la production de brut après des années de violence et de perturbation politiques. Le plan de relance a été élaboré en trois phases et sera mis en œuvre dans les trois prochains mois, ce qui permettra, dans un premier temps aux concessions El Sharara et Elephant, ayant une production combinée de 430 000 barils par jour, de redémarrer leurs exploitations. La deuxième phase, qui couvrira six à huit mois, permettra de remettre en service certains autres champs majeurs tandis que la phase finale s’étendra jusqu’en 2018 et aboutira à la réouverture de tous les champs fermés de façon à ce que la production atteigne les niveaux d’avant la crise.

Actuellement, le pays produit un peu plus de 400 000 barils par jour contre 1,8 millions de barils avant le début de la crise politique.

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Trois nouveaux projets de thermalisme entreront
Le gouverneur de Gabès, Ahmed Lamine El Ansari a déclaré qu’il existe des indices de détente pour faire redémarrer le projet de la station thermale «El Khbayet» à El Hamma du gouvernorat de Gabès, et ce aprés avoir été abandonné.

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le responsable a mis l’accent sur les efforts fournis afin de relancer le projet. A ce titre, il s’est dit optimiste, prévoyant la signature de l’accord avec un investisseur étranger dans un délai d’un mois.

La station est composée de deux centres de thermalisme, trois unités hôtelières, sept unités d’hébergement et 10 centres de sport, de loisirs et d’animation outre un terrain de golf et un espace de camping revêt une importance particulière surtout qu’elle permettra de générer environ 3000 postes d’emplois.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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