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La Tunisie et la Suisse ont signé, mardi 18 juillet 2017 au siège de l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME), une convention portant sur le lancement du projet d’Appui au plan national de transition énergétique des communes tunisiennes, d’un montant total de plus de 11,3 Millions de Dinars (MD).
Le projet qui sera réalisé sur trois ans sera financé par un don suisse à hauteur 9 MD et par une allocation du gouvernement tunisien de 2,3 MD.
Selon la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Héla Cheikhrouhou, ce projet permettra de financer des audits énergétiques dans les 350 communes tunisiennes et soutiendra certains de leurs projets d’investissement dans le domaine de la maitrise de l’énergie.

L’objectif assigné à ce projet figure en tête de liste des priorités de la Tunisie, a indiqué la ministre rappelant que la stratégie énergétique adoptée, en novembre 2016, par le gouvernement tunisien vise la réduction de 30% de la consommation de l’électricité à l’horizon 2030.
L’audit qui sera réalisé dans le cadre de ce projet, poursuit encore Cheikhrouhou, permettra par la suite la formulation de recommandations concernant les investissements qui seront réalisés, les énergies alternatives qui seront développées, la modernisation des installations et l’utilisation de matériel non énergivore.
Le projet vise l’introduction d’une version adaptée de l’approche ” European Energy Award ” (EEA), un label qui encourage les communes à développer une politique énergétique intégrée. Ce label a été mis en place dans plus de 400 communes suisses ainsi qu’en France, en Allemagne, en Roumanie, au Maroc et au Chili.

A noter que le projet d’Appui au plan national de transition énergétique des communes en Tunisie vient en appui à la mise en œuvre du programme national Alliance des Communes pour la Transition Energétique (ACTE).
Ce programme vise le renforcement de la capacité des communes à améliorer leurs niveaux de transition énergétique à travers la maitrise de l’énergie et le recours aux énergies renouvelables.
Concrètement, il s’agit de renforcer la capacité des collectivités à analyser, planifier, mettre en œuvre et assurer le suivi de leurs stratégies énergétiques locales.
Le programme fait appel aux multiples rôles des communes pour la maitrise de l’énergie dans l’ensemble des secteurs qui relèvent directement ou indirectement de la compétence communale.
Il s’agit de la planification urbaine et le permis de construire, la mobilité et les systèmes de transport, l’infrastructure et les équipements communaux, la diversification énergétique et la dépollution, l’organisation interne, le suivi monitoring, la coopération et la communication.

Parmi les résultats attendus : le renforcement de la disposition des communes à mettre en place une planification énergétique durable, intégrée et établie de façon participative. Il s’agit en outre de renforcer leur engagement à partager leurs expériences et leurs approches.
Cette convention a été signée par l’ambassadrice de Suisse en Tunisie Rita Adam et le Directeur Général de l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME) Hamdi Harrouch, en présence de la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables.

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Le processus de transition énergétique déjà engagé en Tunisie vise, outre le renforcement de l’efficacité énergétique et la réduction du déficit, à engager une stratégie énergétique décentralisée et réduire la part énergétique dans les revenus des ménages, en vue d’établir un plan d’action pour réduire la précarité énergétique“, a affirmé, mercredi, à Tunis, le directeur général de l’ANME, Hamdi Harrouch.
S’exprimant lors du 3e symposium du Forum international de l’énergie et du Fonds OPEP pour le développement international (OFID), Harrouch a souligné que “la précarité énergétique désigne l’état de précarité de personnes, familles ou collectivités n’ayant pas un accès normal à l’énergie, mais elle couvre également, la situation où la part des dépenses de l’énergie dans les revenus des ménages, dépasse les niveaux acceptables
Toujours selon lui, “cette rencontre favorisera un échange d’expériences et de bonnes pratiques et permettra de développer des synergies, en matière de lutte contre la précarité énergétique, d’autant plus qu’elle réunit les principaux acteurs de la question énergétique à l’échelle régionale et internationale“.

Il a par ailleurs souligné que “la Tunisie s’est engagée, depuis trois décennies, sur la voie d’une politique de maitrise de l’énergie et que les programmes engagés dans ce sens ont permis de réduire le taux de croissance de la consommation d’énergie de plus de 42% et de diminuer substantiellement l’intensité énergétique de 22% sur la période 1990-2016“.
Toutefois, “en dépit des efforts consentis en matière d’énergie, la situation énergétique s’est caractérisée ces dernières années par un déficit croissant de la balance énergétique qui a été multipliée par trois entre 2010 et 2016, représentant 45% de la demande énergétique, une augmentation de la facture énergétique et une dépendance accrue à l’égard des énergies fossiles“, a-t-il encore précisé.
Et d’ajouter “entre 2010 et 2016, un rétrécissement annuel de 6% des ressources énergétiques a été enregistré contre une augmentation annuelle de la demande énergétique de 2%, durant la même période ce qui a creusé davantage le déficit énergétique du pays“.
Harrouch a, à ce titre, rappelé que “pour faire face à cette situation, un débat national sur l’énergie a été engagé entre juin 2013 et avril 2014, lequel a mis en évidence la nécessité d’une transition énergétique qui repose sur la mise en œuvre d’une stratégie de maitrise de l’énergie, basée sur l’utilisation rationnelle de l’énergie et le développement des énergies renouvelables“.
Et de poursuivre “les objectifs étant une réduction de la demande de l’énergie primaire de 30% et une augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production de l’électricité pour qu’elle atteigne 30% à l’horizon 2030. Il est prévu que le Fonds de transition énergétique créé en 2014 et la Loi relative à la production de l’électricité à partir d’énergies renouvelables adoptée en 2015 deviennent opérationnels au cours de l’année 2017“.

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Notre objectif est de produire plus de 30% de l’électricité à partir des énergies renouvelables à l’horizon 2030. C’est ce qu’a affirmé Zied Kbaier

La ville de Hammamet accueillera le 3ème colloque tuniso-libyen sur les énergies renouvelables le 23 et le 24 avril courant sous le thème « les énergies renouvelables et le logement social.

Organisé par le Conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT) et le syndicat général libyens des métiers d’ingénierie, ce colloque permettra à des experts tunisiens, libyens et internationaux de débattre de la transition énergétique en Tunisie et en Libye et de la nécessité d’intégrer davantage les énergies propres à faible consommation dans les logements communautaires et sociaux, indique un communiqué.

Seront également étudiées, dans une démarche d’innovation et de développement durable,

Les possibilités et les perspectives de partenariat dans le domaine des études d’architecture et d’ingénierie ainsi que le développement des rencontres B to B entre les bureaux d’études des deux pays.

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Aujourd’hui

Aujourd’hui, la Tunisie a plus que jamais besoin d’une révolution énergétique dans une situation économique particulière ou le déficit budgétaire est à la merci du prix du baril sur le marché international et du taux de change du dollar.

Pour Nidhal Ouerfelli, secrétaire d’Etat Chargé de l’Energie et des Mines, il est temps de passer à la vitesse supérieure, celle des concrétisations réelles afin de pallier les carences énergétiques, car malheureusement, la Tunisie est passée d’un pays excédentaire en énergie à un pays déficitaire, à partir de l’année 2000.

D’après les derniers chiffres du ministère de l’Industrie, le déficit énergétique a atteint pour les 9 mois de l’année en cours, 1,8 MTEP contre 1,67 MTEP, en 2012, et devra atteindre 2,4MTEP d’ici fin d’année. Cela est dû à l’importante demande nationale qui s’est élevée à 6,541MTEP jusqu’au fin septembre dernier, contre une baisse de la production nationale et la redevance sur le gaz algérien.

Pour déterminer les meilleures pistes, une équipe de la task-force, composée d’environ onze membres entre d’experts énergétiques indépendants, ingénieurs, et universitaires s’est attelée à l’exécution d’un programme tracé à travers l’organisation de réunions régionales.

A ce jour, 16 gouvernorats ont été concernés par le débat national sur l’énergie lancé par le ministère de l’Industrie, le 27 juin dernier, visant à prendre en considération, à chaque étape, la spécificité de chaque région, à savoir le potentiel énergétique et industriel, le développement, les richesses naturelles, les compétences et le savoir-faire.

La Tunisie n’a donc de choix que d’engager une réelle transition énergétique

D’après Nidhal Ouerfelli, la Tunisie n’a donc de choix que d’engager une réelle transition énergétique en garantissant un modèle de développement économe en énergie, moins polluant et moins coûteux pour la collectivité nationale.

Cette transition doit, à son avis, inscrire la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies alternatives comme une priorité et un axe fondamental du développement du pays à l’avenir. « Toutes les voies doivent être explorées, sans tabou » a-t-il affirmé, lors d’une réunion tenue récemment, avant de préciser que « pour la réussite de ce débat, nous avons besoin de toutes les énergies et de la contribution de tous les acteurs pour mieux gérer les opportunités qui s’offrent à la Tunisie… ».

Le développement d’un nouveau modèle énergétique s’avère une nécessité afin d’assurer une ventilation régionale des perspectives futures. « Notre modèle de croissance classique, celui d’une croissance infinie, incompatible avec la qualité de ressources naturelles disponibles, n’est pas soutenable», a précisé Ouerfelli signalant que la réappropriation de la question énergétique par tous les acteurs en Tunisie est certainement la dimension la plus intéressante et la plus porteuse d’avenir pour une transition énergétique réussie et une stratégie énergétique durable.

Les opérateurs privés encouragés à produire de l’électricité

Les efforts se poursuivent actuellement pour mettre en place une stratégie qui devrait répondre aux besoins réels du pays. Pour l’étape actuelle, l’accent est mis sur l’encouragement de la production de l’électricité par les opérateurs privés tout en révisant la subvention dans ce domaine.

L’importance du volume de cette subvention a suscité beaucoup de polémiques. Pour Mehdi Jomaa, ministre de l’Industrie, il ne s’agit pas de l’annuler, mais surtout de la rationaliser, de mieux la cibler tout en limitant les dégâts.

Récemment, il a assuré que la stratégie en question a été débattue avec plusieurs experts. Les mesures envisagées tournent autour de la révision des prix du gaz et de l’électricité de 170% et la création d’un fonds de transition énergétique.

Wiem Thebti

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Aujourd’hui

Aujourd’hui, la Tunisie a plus que jamais besoin d’une révolution énergétique dans une situation économique particulière ou le déficit budgétaire est à la merci du prix du baril sur le marché international et du taux de change du dollar.

Pour Nidhal Ouerfelli, secrétaire d’Etat Chargé de l’Energie et des Mines, il est temps de passer à la vitesse supérieure, celle des concrétisations réelles afin de pallier les carences énergétiques, car malheureusement, la Tunisie est passée d’un pays excédentaire en énergie à un pays déficitaire, à partir de l’année 2000.

D’après les derniers chiffres du ministère de l’Industrie, le déficit énergétique a atteint pour les 9 mois de l’année en cours, 1,8 MTEP contre 1,67 MTEP, en 2012, et devra atteindre 2,4MTEP d’ici fin d’année. Cela est dû à l’importante demande nationale qui s’est élevée à 6,541MTEP jusqu’au fin septembre dernier, contre une baisse de la production nationale et la redevance sur le gaz algérien.

Pour déterminer les meilleures pistes, une équipe de la task-force, composée d’environ onze membres entre d’experts énergétiques indépendants, ingénieurs, et universitaires s’est attelée à l’exécution d’un programme tracé à travers l’organisation de réunions régionales.

A ce jour, 16 gouvernorats ont été concernés par le débat national sur l’énergie lancé par le ministère de l’Industrie, le 27 juin dernier, visant à prendre en considération, à chaque étape, la spécificité de chaque région, à savoir le potentiel énergétique et industriel, le développement, les richesses naturelles, les compétences et le savoir-faire.

La Tunisie n’a donc de choix que d’engager une réelle transition énergétique

D’après Nidhal Ouerfelli, la Tunisie n’a donc de choix que d’engager une réelle transition énergétique en garantissant un modèle de développement économe en énergie, moins polluant et moins coûteux pour la collectivité nationale.

Cette transition doit, à son avis, inscrire la sobriété, l’efficacité énergétique et le développement des énergies alternatives comme une priorité et un axe fondamental du développement du pays à l’avenir. « Toutes les voies doivent être explorées, sans tabou » a-t-il affirmé, lors d’une réunion tenue récemment, avant de préciser que « pour la réussite de ce débat, nous avons besoin de toutes les énergies et de la contribution de tous les acteurs pour mieux gérer les opportunités qui s’offrent à la Tunisie… ».

Le développement d’un nouveau modèle énergétique s’avère une nécessité afin d’assurer une ventilation régionale des perspectives futures. « Notre modèle de croissance classique, celui d’une croissance infinie, incompatible avec la qualité de ressources naturelles disponibles, n’est pas soutenable», a précisé Ouerfelli signalant que la réappropriation de la question énergétique par tous les acteurs en Tunisie est certainement la dimension la plus intéressante et la plus porteuse d’avenir pour une transition énergétique réussie et une stratégie énergétique durable.

Les opérateurs privés encouragés à produire de l’électricité

Les efforts se poursuivent actuellement pour mettre en place une stratégie qui devrait répondre aux besoins réels du pays. Pour l’étape actuelle, l’accent est mis sur l’encouragement de la production de l’électricité par les opérateurs privés tout en révisant la subvention dans ce domaine.

L’importance du volume de cette subvention a suscité beaucoup de polémiques. Pour Mehdi Jomaa, ministre de l’Industrie, il ne s’agit pas de l’annuler, mais surtout de la rationaliser, de mieux la cibler tout en limitant les dégâts.

Récemment, il a assuré que la stratégie en question a été débattue avec plusieurs experts. Les mesures envisagées tournent autour de la révision des prix du gaz et de l’électricité de 170% et la création d’un fonds de transition énergétique.

Wiem Thebti

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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Anticipant l’accroissement des besoins humanitaires et médicaux, les équipes de Médecins Sans Frontières (MSF) renforcent l’aide qu’elles apportent dans les zones difficilement atteignables de...

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