AccueilAfriqueNiger: Le permis d'exploitation du gisement d'Imouraren retiré à l'entreprise française Orano 

Niger: Le permis d’exploitation du gisement d’Imouraren retiré à l’entreprise française Orano 

Le Niger a retiré le permis d’exploitation de l’important gisement d’uranium à l’entreprise française Orano, mettant à exécution un ultimatum adressé à la société, dans un contexte de tensions toujours vives entre Paris et le pouvoir en place au Niger. En parallèle, des partenariats avec d’autres nations se nouent à Niamey.
Orano, spécialiste du combustible nucléaire, exploite depuis 1971 de l’uranium dans le nord du Niger. Si le site de la Compagnie des mines d’Akokan (Cominak) est fermé depuis 2021, la Somaïr, dans la région d’Arlit, est toujours active malgré des « difficultés », dans « la chaîne logistique », selon le groupe. La fermeture de la frontière avec le Bénin et son accès à la mer – pour des raisons de sécurité selon Niamey – reste un obstacle pour écouler les matières premières du Niger à l’exportation.
Le Niger fournit 4,7% de la production mondiale d’uranium naturel, loin derrière le Kazakhstan (45,2%), selon des chiffres de 2021 de l’agence d’approvisionnement d’Euratom (ESA). Environ un quart de l’approvisionnement en uranium naturel aux centrales nucléaires européennes en 2022 provenait du Niger, le deuxième pays derrière le Kazakhstan et devant le Canada.
Concernant la France, le ministère français de l’Économie interrogé jeudi par l’AFP a indiqué que « la sécurité d’approvisionnement du pays n’est pas menacée, le gisement en question n’étant absolument pas critique ». Le Niger, longtemps allié de la France, a désormais tourné le dos à Paris. Les généraux au pouvoir ont obtenu le départ des militaires français et multiplient les invectives contre l’ancienne puissance coloniale. En parallèle, Niamey cherche de nouveaux alliés et crée de nouveaux partenariats, notamment avec la Russie ou l’Iran.
D’autres entreprises – chinoises, australiennes, américaines, britanniques, italiennes, canadiennes, indiennes et russes – ont obtenu des permis de prospection des mines d’uranium ces dernières années au Niger. En février 2022, 31 permis de recherche d’uranium et 11 titres d’exploitation d’uranium étaient en vigueur. La Société des mines d’Azelik (Somina), majoritairement détenue par des Chinois, va reprendre ses activités d’exploitation de l’uranium dans le nord du Niger, suspendues il y a dix ans faute de rentabilité.

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