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Tunisie : Le FMI en demande plus, et prend en otage la prochaine tranche

Les relations entre le FMI et la Tunisie traverseraient des zones de turbulence, à en croire Reuters. L’objet du litige ? Le décaissement de la prochaine tranche du prêt, 250 millions sur un accord global de 2,8 milliards de dollars, paraphé en 2016 et qui s’étale sur 4 ans (la Tunisie a déjà grillé 1,14 milliard de dollars). Tunis a grand besoin de ce pactole et demande à ce qu’il soit versé à la date convenue. Mais voilà, ça coince, semble-t-il, du côté de l’institution internationale, à cause de quelques engagements que le gouvernement tunisien n’aurait pas tenus, d’après l’agence de presse britannique. Car, rappelons-le, cette aide est conditionnée, notamment par le rythme des réformes promises par l’exécutif tunisien…

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Les pourparlers buteraient sur la façon de faire une économie de 1 milliard de dinars de plus (364,51 millions de dollars) en 2018, mais la facture énergétique, colossale, est passée par là et a bousillé les plans du chef du gouvernement, Youssef Chahed.
D’après Reuters, le FMI demande encore d’autres tours de vis : Diminuer le déficit budgétaire et faire monter davantage les prix du carburant et de l’électricité pour répercuter la hausse des tarifs du pétrole, laquelle fait de gros dégâts sur des finances publiques déjà mal en point.
L’équipe du FMI doit quitter vendredi. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochaines semaines, le fonds pourrait difficilement pondre une nouvelle proposition de prêt d’ici sa prochaine réunion du conseil d’administration fin septembre, a confié une source proche des négociations”, lit-on.

La Tunisie pourrait être contrainte de céder des euro-obligations d’une valeur de 1 milliard de dollars pour résorber une partie de son déficit si elle n’apporte pas la preuve que les correctifs demandés par le FMI ont été apportés.
L’institution juge insuffisantes les trois hausses des prix du carburant cette année et veut carrément des augmentations mensuelles et des factures d’électricité plus salées, d’après une source au fait de ces dossiers. Mais “si le gouvernement faisait cela, il déclencherait des manifestations”, a ajouté la source. Bref, un vrai casse-tête pour le chef du gouvernement, déjà secoué par un contexte politique local délétère…

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