AccueilLa UNETunisie : Les gros mensonges de Moncef Marzouki, président provisoire.

Tunisie : Les gros mensonges de Moncef Marzouki, président provisoire.

Le chef de l’Etat pour les Tunisiens, c’est l’homme de tous les pouvoirs, celui de toutes les vertus et le modèle à suivre, même s’il faut pour cela, n’en montrer que l’image politiquement correcte. Cela était le cas de l’ancien président Ben Ali, jusqu’à ce que toute la Tunisie découvre l’envers du décor. Celui qui l’a remplacé au Palais de Carthage, ne semble pas soucieux d’éviter ses travers. Il y ajoute, manifestement et malheureusement, le mensonge. Les preuves sont là !

– Il nie les 50 mille euros, avoue les 250 USD et oublie les 6000 euros.

Le président transitoire tunisien, aurait manifestement un sérieux problème, non d’argent puisqu’il vit dans plus d’un palais, blanchi, nourri logé et touchant 30.000 DT par mois, mais avec l’argent.

Le 9 mars 2013, le directeur de Media Focal Center (Liban), déclare, dans une interview accordée à Express FM, que le président de la République, Moncef Marzouki travaille encore à El Jazeera et perçoit un salaire avoisinant les 50 mille euros.

Le même jour, Imed Daïmi, directeur du cabinet présidentiel, dément formellement ces informations et met en doute la crédibilité de Salam Zahran. Imed Daïmi précise même que Moncef Marzouki a toujours publié des articles sur le site d’Al Jazira, mais il n’est pas un salarié de la chaîne qatarie.

Le 10 avril 2013, pourtant, Hédi Ben Abbes, devenu conseiller du président de la République après sa sortie du gouvernement Larayedh, affirme, dans une interview accordée au quotidien La Presse de Tunisie, que Moncef Marzouki publiait, «depuis plusieurs années», des articles mensuels sur le site d’Al Jazeera, et touchait 250 dollars par article. La rectification après le déni pur et simple, indique manifestement un mensonge de Marzouki sur sa réelle situation financière. Cela d’autant plus que Marzouki, peu acquis à la transparence financière, ne semble pas avoir fait déclaration de biens auprès de la Cour des Comptes.

Il faudra aussi s’attendre à un autre déni, de Marzouki ,par le biais de l’un de ses conseillers ou porte-parole, de la déclaration de l’ancien opposant Ahmed Manaï, affirmant que Moncef Marzouki percevait 6.000 euros par mois pendant les 10 années de son séjour en France, versés par le ministère français de l’Enseignement supérieur, sans contrepartie d’emploi hormis deux années.

– Il déclare avoir été torturé, puis déclare qu’il était en prison 5 étoiles sous Ben Ali.

L’homme est un médecin connu, un universitaire émérite et un fervent défenseur des droits de l’homme. Il se dit exilé politique, il oublie seulement de préciser qu’il était exilé politique volontaire. Chose que confirment désormais différents activistes politiques tunisiens, qui ajoutent même que Marzouki avait quitté la Tunisie, volontairement, après fait valoir ses droits à la retraite anticipée et l’indemnité qui va avec.

Le 29 septembre 2012, alors qu’il était aux Etats Unis pour y prononcer un discours aux Nations Unies, le journal en ligne «The Daily Beast » écrivait à propos de Moncef Marzouki, que «dès les années 90, Moncef Marzouki est un militant qui s’est concentré sur les violations des droits de l’homme, notamment la torture. «Personne n’a enseigné que la dictature est la pire chose au monde», avait-t-il dit, faisant référence, à plusieurs reprises, à la dictature. En 2002, après une brève incarcération, où il a été torturé et détenu au secret, Marzouki s’est installé en France et a vécu en exil pendant près d’une décennie. «Je pensais que j’allais probablement mourir avant de voir la révolution », a-t-il dit. Marzouki est retourné en Tunisie quelques jours après la destitution de Ben Ali.

Presque six mois plus tard, en février 2013, à Tunis où il parlait à la radio française «France Culture», il mettait à mal toute la thèse de son emprisonnement et de sa torture dans les prisons de l’ancien dictateur Ben Ali et affirmait que «que j’étais un prisonnier 5 étoiles (…) D’abord je n’ai pas été torturé» ! (écouter l’interview)

On ne sait pas encore si le président lui-même ou si l’un de ses conseillers vont démentir cette interview ou encore dire que ces propos ont été sortis de leur contexte, mais il est en tout cas temps, que le président provisoire dévoile toute sa face cachée et dise la vérité, sur ses finances et sur son passé politique auquel il doit et par lequel il espère, se représenter aux prochaines élections.

Khaled Boumiza.

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