Le Secrétaire d’Etat tunisien (SE) au Commerce a annoncé hier un accord avec les concessionnaires automobiles en Tunisie sur une baisse de 20 % des importations en véhicules neufs. Cela devrait diminuer les importations tunisiennes de 10.000 véhicules neufs et priver, en quelque sorte, le marché de dix mille voitures. Cet accord, a indiqué le Secrétaire d’Etat, qui a un peu pris de cours les concessionnaires qui croyaient que l’accord était confidentiel, a pour objectif de diminuer la pression sur le déficit commercial ainsi que sur les réserves en devises.
Ce que n’a pas précisé Hichem Ben Ahmed à propos de l’accord avec les concessionnaires, c’est qu’il a été entendu que les concessionnaires récupèreront 10 % du quota, si la situation de la balance commerciale tunisienne s’améliorait. Ils pourraient ainsi, en juin 2018, importer 5.000 autres nouveaux véhicules neufs.
Ce que n’a pas, non plus, précisé Hichem Ben Ahmed, c’est que cet accord avait aussi pour condition que l’Etat tunisien mette en place des mécanismes qui permettraient de diminuer aussi l’importation, hors concessionnaires, des véhicules étrangers en Tunisie. En effet, ce qu’on appelle communément le marché parallèle représente généralement 50 % du volume importé, en plus de ce qui est importé par les concessionnaires. En plus des 45.000, le marché tunisien des voitures accueille chaque année au moins 20 mille autres, importés hors des circuits légaux. Au cours des 9 derniers mois de l’année en cours, 15.874 véhicules ont été importés par le circuit parallèle et ré-immatriculés.
Par ailleurs, mais toujours dans le domaine des voitures, Iyed Dahmani avait déclaré jeudi que l’Etat avait décidé de suspendre l’achat de nouvelles voitures pour les besoins de ses différents ministères. On rappelle à cet égard que l’Etat lance chaque année des appels d’offres pour l’acquisition de 2.000 à 2.500 voitures pour les besoins des différents ministères, notamment celui de l’Intérieur et celui de la Défense. Cela représenterait, puisque l’Etat achète en hors taxes, un budget de plus de 70 MDT par an. L’Etat tunisien en ferait désormais l’économie. Sauf que la décision ne concernera que les voitures de fonction, généralement de grosses cylindrées qui ne représenteraient que 10 % des achats et donc une économie de quelque 7 MDT, c’est tout !








