Une roquette tirée sur le plateau du Golan annexé par Israël a fait douze morts samedi 27 juillet, attaque la plus meurtrière contre des civils en Israël depuis le 7 octobre. L’armée israélienne en impute la responsabilité à Hezbollah.
Les victimes, âgées de 10 à 20 ans, ont été tuées lorsqu’une roquette a touché un terrain de football à Majdal Shams.
Des milliers de personnes se sont rassemblés dimanche, les mines défaites, pour les funérailles des personnes tuées à Majdal Shams. Des femmes druzes vêtues d’abayas noires et de voiles blancs étaient rassemblées autour de cercueils recouverts de linceuls blancs.
L’ONU a exhorté « les parties à faire preuve de la plus grande retenue », une intensification des échanges de tirs pouvant « déclencher une conflagration plus large qui engloutirait toute la région dans une catastrophe inimaginable ».
Washington a réaffirmé son soutien à Israël, assurant « soutenir les efforts visant à mettre fin à ces terribles attaques ». Le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Josep Borrell, a lui réclamé une « enquête internationale indépendante ».
Le mouvement chiite libanais Hezbollah nie être l’auteur de cette attaque, affirmant qu’elle le fait de l’explosion d’un missile intercepteur israélien.
L’Iran, de son côté, a mis en garde Israël dimanche contre les « conséquences imprévisibles » de nouvelles « aventures » militaires au Liban. « Toute action (…) du régime sioniste peut conduire à l’aggravation de l’instabilité, de l’insécurité et de la guerre dans la région », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, ajoutant qu’Israël serait responsable des « conséquences et des réactions imprévisibles à un tel comportement stupide ».
Une roquette sur le Golan fait 12 morts
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