Taoufik Baccar s’énerve contre les personnalités qui “pillent” le CIPED

Taoufik Baccar s’énerve contre les personnalités qui “pillent” le CIPED

C’est un Taoufik Baccar très remonté qui a pris sa plume ce mardi 20 février 2018… ou plutôt son clavier. Sur sa page Facebook, le président et fondateur du Centre international Hédi Nouira de prospective et d’études sur le développement (CIPED) et ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie s’en prend vertement aux personnalités, dont un ancien ministre, qui reprennent sans la moindre gêne les contributions du CIPED, sans même le citer, à part Néjib Chebbi. Il a sifflé la fin de cette pratique.

Voici l’intégralité de son coup de gueule : «Le CIPED a choisi depuis sa création en 2016, la voie difficile, mais la mieux à même de rendre service au pays et aux autorités en charge des questions économiques, financières et sociales : se positionner comme un Think-tank pour produire lui-même ses papiers en mettant à profit l’expertise avérée de ses membres et la vigilance de son Conseil scientifique et proposer des solutions concrètes et réalisables. L’autre démarche, plus aisée, aurait été d’organiser des conférences-débats et d’y inviter des spécialistes de tout bord pour livrer leur opinion sur des thèmes épars.

Au cours de cette courte période, le CIPED a édité son premier livre “Eléments de Stratégies de Sortie de Crise” qui véhicule toute une vision sur la démarche à suivre dans la conception, puis dans la conduite des réformes susceptibles de permettre au pays de retrouver ses équilibres macroéconomiques et de le mettre durablement sur la voie de la croissance.

Le CIPED vient également d’éditer le premier numéro de sa revue semestrielle “Les Cahiers du CIPED” où il décline deux de ses recommandations consignées dans le livre précité concernant tour à tour, les participations publiques dans les banques et la diplomatie économique.

Le CIPED a constaté que plusieurs de ses analyses et propositions sont reprises par certaines personnes et pas des moindres en omettant au passage d’en citer la source à l’exception de Néjib Chebbi dont je salue à l’occasion, l’honnêteté intellectuelle.

Tour récemment un ancien ministre a présenté un papier sur la stratégie de sortie de crise en reprenant quasi intégralement le contenu du livre du CIPED sans daigner s’y référer.

Quelques jours avant, une Organisation nationale a repris l’idée de création de l’Agence Tunisie -Trésor ou agence de la dette sans en citer la source. Un banquier de la place qui se reconnaitra, a pris l’habitude de faire autant malgré nos rappels successifs.

Le CIPED tout en considérant que ses publications sont faites pour enrichir le débat sur les questions économiques et financières, déplore ces pratiques et ces comportements qui relèvent d’un déficit manifeste de salubrité intellectuelle.

Dorénavant le CIPED sera obligé de faire la mise au point en citant les noms des personnes concernées par ces dépassements».

1 COMMENTAIRE

  1. Il est utile de rappeler que la création de l’Agence tunisienne du trésor (Att) à l’instar de l’agence France Trésor a été prévue par la loi de Finances 2011 et dont le role serait d’assurer une gestion dynamique de la dette publique et d’optimiser l’emploi des ressources du trésor

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