Retraite anticipée : Chahed sort sa dernière carotte, avant le bâton

Retraite anticipée : Chahed sort sa dernière carotte, avant le bâton

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Nous venons d’apprendre d’une source à la primature que le gouvernement a décidé d’ouvrir une deuxième session pour le programme de départ à la retraite anticipée volontaire, lancé l’année dernière par le Gouvernement d’Union Nationale (GUN) afin de réduire le nombre des fonctionnaires qui ont dépassé les 630 mille et abaisser le ratio masse salariale-PIB à 12,5% contre 14,5% à la fin de 2016. C’est une nouvelle carte que joue le gouvernement pour pousser les agents de la fonction publique à quitter volontairement pour ne pas en arriver à la solution radicale de la retraite anticipée obligatoire.

L’ouverture d’un deuxième round s’explique principalement par la réticence des agents de la fonction publique et leur refus de participer à ce programme. En effet, dans le cadre de ce programme, un peu plus de 6 mille demandes ont été au total présentées par des fonctionnaires tandis que le gouvernement tablait sur pas moins de 10 mille employés.

Ainsi, les fonctionnaires souhaitant participer à ce programme pourraient présenter leur candidature à partir du 2 juillet 2018. Le dernier délai du dépôt des dossiers a été toutefois fixé au 30 octobre de la même année.
Le projet de loi relatif au départ volontaire des agents publics a été adopté, le 10 janvier dernier, par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et publié le 26 du même mois au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). Cette loi stipule que les agents de la fonction publique, des entreprises et des établissements publics peuvent, volontairement, quitter le travail en bénéficiant d’une indemnité de départ, conformément aux dispositions prévues à cet effet.

Pour bénéficier de cette mesure, le postulant doit disposer d’une ancienneté de cinq ans au moins à la date de dépôt de son dossier, selon le deuxième article de cette loi. L’indemnité est de 36 mois de salaires (nets) qui sera versée en une seule fois. Elle ne doit en aucun cas dépasser 50% de la totalité des salaires nets que l’employé aurait perçus au cours de la période séparant la date de départ volontaire et celle d’arrivée à l’âge légal de la retraite.

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