Agroalimentaire : Le coup de main français pour aller plus haut

Agroalimentaire : Le coup de main français pour aller plus haut

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Tracer des pistes de réflexion à même de booster la coopération entre la Tunisie et la France et réussir le partenariat dans le secteur des industries agroalimentaires, tels sont les principaux objectifs du premier colloque franco-tunisien qui a eu lieu ce mercredi 12 septembre 2018 à Gammarth sous le thème “Industries agroalimentaires : transformation et valorisation”.

Organisé par le bureau Business France de Tunis, agence publique pour l’accompagnement des PME/ETI françaises dans leurs démarches à l’export, l’événement a voulu mettre sous les projecteurs l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie tunisienne et les plus attractifs pour les investissements. Pour faire face à la demande croissante, locale et internationale, l’industrie agroalimentaire doit se moderniser et gagner en compétitivité, d’autre part.

Dans une déclaration faite aux médias en marge de ce colloque, le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani, a souligné l’existence de fondamentaux et de bases pour bâtir et garantir une présence à l’international efficace dans les industries agroalimentaires. Il a toutefois fait remarquer que cela demande non seulement le développement des infrastructures (port, routes, aéroports) mais aussi le soutien des sociétés industrielles actives dans le secteur des industries agroalimentaires.
Il a par ailleurs indiqué que les industries agroalimentaires représentent 10% du total des exportations alors que le reste est accaparé par les industries manufacturières.
Ce secteur “a joué un rôle moteur dans la promotion de l’agriculture et la réalisation de la sécurité alimentaire. Le taux de transformation des produits agricoles dépasse aujourd’hui les 60%. Le secteur compte 1102 entreprises structurées dont près de 20% totalement exportatrices, 109 à participation étrangère dont 27% sont à participation de nationalité française“, a ajouté le ministre.

Feriani a dans le même contexte indiqué que le secteur des industries agroalimentaires génère près de 75000 emplois et contribue ainsi à hauteur de 15% dans l’ensemble des emplois industriels. “Notre stratégie industrielle accorde beaucoup d’attention à ce secteur prometteur pour développer sa compétitivité et améliorer son positionnement stratégique“, a-t-il précisé.
Il a dit que le Pôle de Compétitivité de Bizerte, en coordination avec les autres institutions d’appui, avance vigoureusement dans la mise en œuvre des axes en rapport avec le domaine, sans oublier bien entendu le rôle du secteur privé qui continue d’investir et d’innover afin de répondre aux besoins des consommateurs tunisiens et étrangers. Ainsi, la collaboration avec les firmes françaises contribuera davantage au développement technologique de nos entreprises et leur accès à de nouveaux marchés, en l’occurrence africains, a-t-il conclu.

Quant à lui, Laurent Viguié, ministre-conseiller auprès de l’Ambassade de France en Tunisie, a tenu à préciser que l’agroalimentaire est considéré comme l’un des maillons de l’économie tunisienne eu égard au rôle qu’il peut jouer dans le développement économique du pays.
Et de préciser que le secteur des industries agroalimentaires représente 3% du PIB national et plus de 18% des entreprises industrielles en Tunisie, dont certaines ont acquis une taille suffisamment importante pour se développer à l’international.
D’après lui depuis quelques années, l’industrie agroalimentaire en Tunisie connaît une vraie dynamique grâce à l’amélioration de la qualité et la diversification de la production, la modernisation de l’appareil de production et de la distribution avec un fort développement sur les marchés à l’export, en particulier vers l’Europe et l’Afrique. “Plus de 30% des investissements déclarés dans l’industrie sont enregistrés dans le secteur agroalimentaire“, a-t-il assuré.
Il a en outre indiqué que l’industrie agroalimentaire en Tunisie présente une forte marge de progression compte tenu du potentiel de valorisation des produits agricoles, de mise à niveau et d’innovation technologique, et l’Etat tunisien accorde au secteur une place particulière dans le plan quinquennal de développement (2016/2020).

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