AccueilLa UNETunisie : Cette dette que les Libyens ne veulent toujours pas payer

Tunisie : Cette dette que les Libyens ne veulent toujours pas payer

Depuis des années, les cliniques privées tunisiennes traînent le boulet des dettes des patients libyens, qui leur ont laissé une ardoise de 250 millions de dinars (MD). Elles s’en alarment et en désespoir de cause, elles viennent finalement d’en appeler aux tribunaux internationaux pour intervenir auprès des autorités libyennes afin d’obtenir le remboursement des dettes de leurs ressortissants.

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Cet appel a été lancé par la Chambre syndicale nationale des cliniques privées, dont le président, Boubaker Zakhama, qui a déclaré ce lundi 5 mars 2018 sur la Radio Nationale que la dette des Libyens auprès des établissements de santé privés se chiffre à 250 MD.

Zakhama a précisé que les parties libyennes avaient exigé une réduction de 50% sur les tarifs en contrepartie d’un remboursement partiel des dettes, ajoutant qu’un contrôle strict des factures des soins accordés aux Libyens avait été imposé afin d’éviter toute manipulation ou tout gendre de dépassement.

Le président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées n’a pas exclu de porter cette affaire devant les tribunaux internationaux, afin de résoudre ce problème qui pèse lourdement sur l’état financier de nos cliniques.

A maintes reprises, la Chambre syndicale nationale des cliniques privées avait lancé pareil cri d’alarme, alors que le passif des patients libyens qui ont été admis dans leurs établissements tarde à être liquidé.

La révolution libyenne aidant, l’absence d’un interlocuteur officiel valable et le chaos régnant dans le pays voisin, les cliniques privées tunisiennes ne savent plus à quel saint se vouer, sauf à demander à leur gouvernement de plaider leur douloureuse cause auprès de ce qui reste des autorités constituées de Libye.

Pourtant, la Libye avait promis que les dettes seront remboursées progressivement, mais cette promesse n’a pas été tenue, alors que les manœuvres dilatoires, parallèlement, ne faisaient que s’éterniser, sans qu’un début d’issue ne se profile à l’horizon.

Il est à rappeler que selon des médias jordaniens, les cliniques et hôpitaux de Jordanie ont eu les mêmes problèmes avec les autorités libyennes.

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