L’ONU a adopté vendredi soir une résolution visant à contrer la progression fulgurante des jihadistes en Irak et les Etats-Unis ont mené plusieurs frappes contre des positions de l’Etat islamique, soupçonné de nouvelles attaques meurtrières contre la minorité yazidie dans le nord du pays.
La nouvelle résolution de l’Onu est sans doute l’une des plus concrètes et des plus étendues prise à ce jour par le Conseil face à l’avancée de l’Etat Islamique (EI). En effet, le texte est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ce qui permet de recourir à des sanctions, voire à la force, pour le faire appliquer mais n’autorise pas pour l’instant d’opération militaire. Le Conseil avait jusqu’à présent adopté des déclarations non contraignantes dénonçant les persécutions des minorités en Irak -notamment yazidis et chrétiennes par l’EI et soutenant les efforts du gouvernement irakien pour lutter contre les jihadistes.
La résolution réclame le désarmement et la dissolution immédiats de l’Etat islamique (EI) ainsi que du Front al-Nosra en Syrie, et des autres formations liées à al-Qaïda. Le Conseil « demande à tous les Etats membres de prendre des mesures nationales pour endiguer le flot de combattants terroristes étrangers » qui vont rejoindre l’EI ou Al-Nosra et les poursuivre en justice. Il menace de sanctionner les entités ou individus qui participent à ce recrutement.
Le Conseil « condamne tout échange commercial direct ou indirect » avec les jihadistes, qui contrôlent désormais des champs pétroliers et des infrastructures potentiellement rentables. Un tel commerce « pourrait être considéré comme un appui financier » et conduire à des sanctions.
La résolution qui a été adoptée peu après que le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki a accepté de céder le pouvoir, réclame le désarmement et la dissolution immédiats de l’Etat islamique ainsi que du Front al-Nosra en Syrie, et des autres formations liées à al-Qaïda.








