La constitutionnaliste Mona Kraiem a affirmé que l’amendement de la constitution dans un cadre juridique et constitutionnel requiert au préalable la reprise des travaux du Parlement, d’autant plus qu’un référendum ne peut pas porter sur le contenu de l’amendement.
Kraiem a estimé, dans une déclaration à Africanmanager, que la Tunisie se trouve en dehors des cadres constitutionnels depuis le 25 juillet, et que le Président de la République tire sa légitimité des décisions exceptionnelles qu’il a prises.
Elle a souligné également que la suspension de la constitution entraînera la suspension des actes qui en émanent.
La constitutionnaliste a souligné que, de par volonté d’aller vers la révision de la Constitution, le président de la République serait en contradiction avec le serment constitutionnel qu’il a prêté au début de son mandat.
Il est à rappeler que le chef de l’Etat avait fait état, lors d’une visite à l’avenue Habib Bourguiba, de son respect de la constitution et des procédures, tout en estimant que des amendements pourraient être apportés au texte, soulignant que les constitutions ne sont pas intangibles ni éternelles et peuvent prêter à révision.








