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dimanche 25 octobre 2020
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Hammami : Nous ne pouvons pas stopper la fuite des médecins

C’est un ministre de la Santé très inquiétant qu’on a vu hier lundi 29 janvier 2018 dans la soirée sur le plateau de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi. Imed Hammami a commencé par la grippe A, un danger sous-estimé, selon lui. « Le virus H1N1 a causé jusqu’à aujourd’hui 60 décès et ce n’est pas fini !», a-t-il asséné.
Il a indiqué que l’état d’urgence sanitaire a été déclaré depuis le 11 décembre2017. «Nous avons mis en place un plan de communication et de sensibilisation et il y a présentement une cellule de crise qui scrute l’épidémie», a fait savoir le ministre, qui a suggéré aux pèlerins de se faire vacciner.

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D’après lui ce virus, «qui n’est pas mortel» systématiquement, nuit plus aux femmes enceintes, aux diabétiques et aux personnes affectées par l’obésité. «Ils doivent se faire vacciner», a-t-il lâché, avant d’ajouter : «Nous sommes actuellement en phase de repli du nombre de contaminés mais ce n’est qu’en mars que l’épidémie sera maitrisée. Il faut aussi souligner que le fléau est mondial».

Par ailleurs Hammami a évoqué la nouvelle loi qui va régenter le secteur. «C’est une loi révolutionnaire qui va instaurer la démocratie sanitaire. Avec ce nouveau texte, le médecin pourra pratiquer plus aisément ; de nouveaux concepts ont été introduits, tel que l’accident médical».
Il est aussi question de faciliter les procédures et de mettre en place un fonds qui permettra de donner tous leurs droits aux patients, des initiatives de nature, selon le ministre, à rétablir la confiance entre médecins et patients.

Autre sujet sur lequel le ministre de la Santé a interpelé : La fuite de cerveaux, qui fait de sacrés dégâts. Hammami a fait part de son inquiétude et a confessé que l’Etat n’a pas les moyens aujourd’hui d’empêcher les médecins de prendre le large, notamment les seniors (qui représenteraient 16%). Le gouvernement va donc mettre le paquet sur les «juniors». Le ministre est d’avis que des mesures telles que le fait de contraindre les jeunes médecins à servir au moins 3 ans dans le pays d’origine sont des solutions.
Enfin il a reconnu que son département «ne fonctionne pas correctement »

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