AccueilCe que je croisLe coup de gueule d'un ancien ministre

Le coup de gueule d’un ancien ministre

Ancien ministre en charge des grandes réformes, Taoufik Rajhi lance ce coup de gueule, que politiciens, gouvernement, présidence et population, devraient entendre : Si « le peuple veut » éliminer l’endettement, qu’il adopte la proposition du Président de la République, lors de  son discours d’investiture, de faire don d’un jour de travail par mois pendant cinq ans pour réduire l’endettement et se précipite comme les femmes de Corée l’avaient fait pour sauver leur économie.

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Ou s’agit-il simplement de faire du populisme avec de simples paroles pour la consommation politique locale… Qu’attendez-vous… Nous n’aimons pas la rhétorique de la franchise, et nous interagissons avec de fausses promesses. Nous avons un discours avec des langues fourchues. Nous voulons éliminer l’endettement, et nous implorons la Banque mondiale pour un prêt de 300 millions de dollars à dépenser sous forme de transferts sociaux, alors que ce prêt devait ouvrir la porte à la résolution de la question de la compensation de consommation.

Nous prenons ainsi crédits, et nous disons que la dette a augmenté. On fait fonctionner la planche à billet pour environ 5000 millions de dinars pour financer les dépenses budgétaires. Nous recherchons des financements des pays du Golfe pour nos augmentations de salaires, de subventions, de carburant, etc… En réalité, personne en Tunisie ne veut faire des réformes, aucun leader politique et syndical ne les aime, et le discours populiste ne peut donc pas mettre en œuvre ces réformes.

Les forces politiques et sociales, en présence depuis les élections de 2014 et jusqu’à aujourd’hui, vont à l’encontre des réformes des finances publiques et des réformes en général. Peu importe ce que vous planifiez et essayez de mettre en œuvre, ce sont les forces du rejet des réformes qui dominent la scène et empêchent ces réformes, et elles continuent à « vendre le singe et à se moquer de ses acheteurs », comme dit le proverbe local. C’est un mélange de mafia politique, de chantage syndicaliste et d »intimidation populiste. L’économie est une question rationnelle qui n’est pas à laisser aux amateurs et aux stagiaires.

Je n’ai jamais changé mon discours … le discours des réformes. Et si les réformes que j’avais esquissées avaient été mises en œuvre, nous ne serions pas arrivés à cet état. Tant qu’on est comme ça, il est inévitable d’aller petit à petit au bas du classement. Que Dieu aide la Tunisie

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