La célèbre journaliste américaine Christiane Amanpour, vedette de CNN, a interviewé le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, lors de son voyage à New York où il a assisté à l’assemblée générale de l’ONU.
Dans cette interview diffusée, mercredi, sur CNN, il a affirmé que « Le printemps arabe ne va pas mourir en Tunisie, où tout a commencé » ajoutant : « Je suis très, très confiant.»
« La situation en Tunisie est beaucoup plus facile parce que tout d’abord, nous avons une société homogène, ce qui est extrêmement important », a indiqué Marzouki. «Même sous la dictature nous avions l’habitude d’avoir une société civile très forte. »
Néanmoins, a-t-il dit, il y a «beaucoup de forces», tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, qui ne veulent pas voir une réussite tunisienne.
« La Syrie est en train de devenir un problème interne, un problème interne pour la Tunisie », a-t-il souligné, « parce que nous avons environ entre cinq cents ou huit cents jeunes tunisiens, qui y vont pour le jihad. Et je suppose que certains d’entre eux, disons deux cents ou trois cents, sont revenus en Tunisie où ils pourraient constituer une menace. »
« Maintenant, tous les terroristes viennent de la Libye », ajoute Marzouki qui précise que la Tunisie travaille avec la Libye et l’Algérie pour contrôler ses frontières, mais « nous avons un cruel besoin de l’aide de la communauté internationale. »
« Pour la première fois, » a-t-il dit à Amanpour, nous pensons que nous sommes menacés en Tunisie par les terroristes. »
Parlant des Libyens, Marzouki a noté qu’« ils avaient vraiment eu à recommencer à partir de zéro » ajoutant que « Mouammar Kadhafi était un fou, et il a tout interdit. »








