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Afrique du Nord

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L’EnergyWeek Morocco se déroulera les 14 et 15 novembre à Marrakech. L’événement est une plateforme destinée aux décideurs du secteur énergétique, qui feront le point sur l’état d’avancement des projets électriques régionaux en Afrique du Nord et de l’Ouest

Deux réunions d’investissement seront organisées durant cette semaine (le 3e forum annuel sur les énergies renouvelables en Afrique http://www.Africa-Renewable-Energy-Forum.com/ et le 2e sommet annuel Options pour le secteur gazier : Afrique du Nord et de l’Ouest http://www.GasOptions-NWAfrica.com/) pour explorer les opportunités de développement pour les projets gaziers et d’énergies renouvelables.

L’évenement est parrainé par les ministères de l’Énergie du Maroc, du Burkina Faso, du Ghana, du Gabon, du Liberia, du Mali,  de la Mauritanie et de la Sierra Leone, avec le soutien d’organisations marocaines phares, comme ONEE, ONHYM, MASEN et AMEE, ainsi que de chefs de file du secteur privé, comme BP, Cheniere, Fieldstone, Skypower, ENGIE, Wartsila, Acwa Power, Ibvogt et Larsen & Toubro.

Montée en puissance des énergies renouvelables dans toute l’Afrique

De récentes estimations de l’IRENA indiquent que 32 milliards de dollars ont été et seront nécessaires chaque année, sur la période 2015-2030, pour exploiter pleinement le potentiel d’énergies renouvelables en Afrique.  Avec de nombreux pays nord et ouest-africains disposant d’importantes ressources naturelles inexploitées, un potentiel considérable se profile pour un investissement continu dans les projets d’énergies renouvelables. Des objectifs ambitieux ont été fixés par des gouvernements afin d’accroître la production d’énergies renouvelables, comme le pari marocain d’atteindre, à l’horizon 2030, 52 % d’énergie propre provenant par exemple de sources solaires et éoliennes, ou celui du Nigeria d’arriver à 10 % d’énergies renouvelables dans sa consommation énergétique totale d’ici 2025.

Des projets phares alimentent à présent cet élan général, comme celui de la centrale électrique Noor Ouarzazate IV (580MW) au Maroc, dont la commande devrait être passée courant octobre 2018, ou celui de la centrale photovoltaïque solaire Senergy 1 (29 MW) au Sénégal, plus grand parc solaire en Afrique de l’Ouest à l’heure actuelle.

L’avenir du gaz en Afrique

Le gaz étant largement considéré comme une source énergétique propre et la plus abordable, de nouvelles découvertes dans le secteur gazier stimulent la croissance et le développement des infrastructures, ouvrant ainsi la voie à l’émergence de nouveaux acteurs, comme le Sénégal et la Mauritanie. Avec des pays africains qui se retrouvent à la fois importateurs et exportateurs de gaz,  le développement de projets régionaux est en passe de profiter aussi bien aux pays producteurs que non producteurs de gaz, sous la forme d’une contribution au développement industriel et économique.

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L’une de principales agences de services pour les superyachts, BWA Yachting, s’est implantée en Afrique du Nord en ouvrant un nouveau bureau en Tunisie. Avec des bureaux en Espagne, en Corse, à Malte, en France et à Monaco, cette initiative devrait renforcer la présence de BWA Yachting en Méditerranée occidentale.

Hatem Mrabet, un ancien agent maritime local avec plus de deux décennies d’expérience nautique et hôtelière, sera le fer de lance des opérations en Tunisie. Mrabet semble confiant dans la décision de BWA Yachting, car il estime que cette ouverture vient au bon moment au bon endroit.

«Partout où les voiliers naviguent, nous existons pour les accompagner avec notre large gamme de services de qualité disponibles dans toutes les marinas tunisiennes. En utilisant BWA Yachting Tunisia, nos clients n’ont pas besoin de réserver un port car le dédouanement peut être effectué en moins d’une heure au mouillage de Sidi Bou Saïd. Le mazoutage facile peut aussi être organisé avec du carburant de haute qualité, soit à la Marina de Bizerte par camion, soit à Marina Gammarth à partir d’un quai ou d’un camion », explique Mrabet.

“La Tunisie pourrait bien n’être qu’une petite portion de l’Afrique du Nord, mais elle possède de nombreux sites naturels exceptionnels, riches d’une incroyable histoire méditerranéenne à explorer”, poursuit-il. «Du nord au sud, des souks au désert, avec tant de parfums et d’espèces, de jasmin et de brises de mer partout, c’est l’endroit idéal pour les romantiques, les amoureux de la plage et les aventuriers.

Paschalis Patsiokas, PDG de BWA Yachting, affirme que la société est emballée par le potentiel de croissance de la région et se réjouit de pouvoir offrir à ses clients une gamme complète de services maritimes à partir de sa nouvelle base en Tunisie. «Nous passons beaucoup de temps à parler à nos clients, nous les écoutons et cela a été un geste naturel pour BWA Yachting, une entreprise qui prend de l’envergure au profit de ses clients. Nous pensons que simplifier la vie des capitaines en Tunisie et l’ouvrir à la navigation de plaisance est vraiment important », explique Patsiokas.

Le bureau principal tunisien de l’agence sera situé à La Goulette et BWA Yachting couvrira tous les principaux ports de plaisance tels que Hammamet, Bizerte, Sidid Bou Saïd, Monastir, Tabarka, Gammarth, Sousse et Djerba.

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La Banque africaine de développement a organisé, ce 27 juillet 2018 à Casablanca, au Maroc, un atelier de présentation de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com).

Troisième étape d’un roadshow en Afrique du Nord après Tunis et Le Caire, cette présentation avait pour objectif de mobiliser les acteurs de l’investissement public et privés. L’objectif de cette rencontre était de mettre en place une réserve de projets bancables en amont de l’Africa Investment Forum, qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud.

C’est Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord qui a prononcé l’allocution d’ouverture. Il a notamment souligné la finalité de cette initiative pour la Banque : « L’AIF constitue une réponse concrète aux défis du financement de l’investissement et du développement auxquels l’Afrique est confrontée ». Il a été rejoint par la responsable pays pour le Maroc, Leila Farah Mokaddem, qui a réitéré « le rôle moteur du Maroc dans la dynamique d’investissement, d’intégration et de coopération Sud-Sud ».

Faouzia Zaaboul, directrice du trésor et des finances extérieures au ministère marocain de l’Économie et des Finances, a, au nom des autorités du Royaume, exposé l’agenda du développement du Maroc et mis en évidence l’importance de cette nouvelle approche pour combler les besoins en financement de l’investissement en Afrique : « Le Maroc adhère à cette nouvelle initiative de grand intérêt. Faire rencontrer les besoins en financement et les capitaux n’est pas chose évidente. L’Africa Investment Forum est une plateforme qui va pouvoir y répondre en apportant des solutions ».

Olivier Eweck, directeur des syndications, cofinancement et solutions client à la Banque, a procédé à un exposé détaillé du fonctionnement de l’Africa Investment Forum. Il a souligné le rôle de l’AIF en tant que nouvelle plateforme d’investissement via laquelle, la Banque, aidée de ses partenaires, aidera à sélectionner les projets, à attirer les investisseurs, et à structurer les transactions pour impulser une nouvelle dynamique d’investissement sur le continent. « À travers l’AIF, nous voulons renouveler nos manières de réfléchir et d’agir pour porter l’investissement en Afrique à un palier supérieur » a-t-il déclaré.

S’en est suivi un échange interactif avec les quelques 100 participants venus assister à l’exposé et représentant les principales parties prenantes dans l’écosystème de l’investissement. De fortes attentes ont ainsi été formulées à l’égard de cette initiative de la Banque, qualifiée par tous de bienvenue : « Ce nouveau forum est pour nous l’opportunité d’améliorer la préparation des projets, de faciliter leur structuration et de financer des transactions. Nous avons besoin de connaitre le mécanisme et le fonctionnement de cette nouvelle plateforme pour en tirer profit ».

Des rencontres B2B entre différents opérateurs du secteur privé ont suivi la présentation formelle, ouvrant ainsi la voie aux mises en relations fructueuses qu’entend favoriser l’Africa Investment Forum entre porteurs de projets et investisseurs.

Le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement, qui dure depuis près d’un demi-siècle, compte plus de 160 projets et programmes totalisant un engagement financier de près de plus de 10 milliards de dollars. Ces financements, dont plus de 80% sont dédiés aux infrastructures de base, couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture, ainsi que le développement social.

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Les pays de la région du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) font face à de nombreux défis communs pour améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement agricole inclusif. Les conflits récents et l’instabilité civile dans certains pays de la région, ainsi que la croissance démographique rapide, l’urbanisation croissante, la faible croissance de la production alimentaire, la rareté et la fragilité des ressources naturelles, et la menace du changement climatique aggravent la situation. Ceci dit, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a tiré la sonnette d’alarme hier.

« Consolider la résilience et maintenir la paix sont essentiels pour atteindre la «Faim zéro», et améliorer le bien-être des populations dans la MENA. Sans cela, la région ne peut pas mettre un terme à la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable, facteurs essentiels pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), d’ici 2030. Tout besoin humain tombe devant la faim », souligne Abdessalam Ould Ahmed, Sous-Directeur général de la FAO et Représentant régional de la MENA.

Le responsable onusien s’est exprimé, aujourd’hui, lors de la 34ème session de la Conférence régionale pour le Proche-Orient (#NERC34), où environ 150 participants, dont des ministres et des délégations de tous les pays de la région, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile et du secteur privé. L’objectif: élaborer une feuille de route pour les futurs travaux sur les défis communs en matière de sécurité alimentaire.

Initiatives régionales de la MENA
« La FAO est restée dans des pays déchirés par des conflits, tenant ainsi ses promesses. Nos équipes ont travaillé, sans relâche, pour faire avancer le programme de résilience, en soutenant, non seulement les opérations d’urgence, mais également les moyens de subsistance durables, le renforcement des capacités et la gestion durable des ressources naturelles », a ajouté Ould Ahmed, lors de son discours d’ouverture.

Le travail de la FAO, dans les pays en conflit et hors conflit, s’inscrit dans le cadre des trois initiatives régionales: la pénurie d’eau, l’agriculture familiale à petite échelle, et le renforcement de la résilience pour la sécurité alimentaire et la nutrition.

Depuis leur lancement, les initiatives régionales ont guidé le travail de l’organisation dans la région MENA, et ont fourni une référence pour les cadres de programmation par pays. Le soutien aux Etats membres a pris de nombreuses formes, à savoir: le plaidoyer, le développement de politiques et la création de capacités, l’échange de connaissances et d’expériences, et le soutien aux projets et programmes spécifiques aux pays.

Agroécologie, transformation de l’agriculture et Santé Unique
Le programme de la conférence aborde, également, la transformation agricole dans la région, et le défi de l’emploi des jeunes et de la migration, l’adaptation au changement climatique dans les zones semi-arides grâce à l’agroécologie, le défi des tempêtes de sable et de poussière dans la MENA, ainsi que la coopération régionale pour lutter contre les ravageurs et les maladies des plantes transfrontières, des animaux et des poissons, grâce à l’approche Santé Unique.

“Ce sont des questions qui figurent en tête du programme mondial de la FAO, mais qui présentent, également, un intérêt particulier pour la région et chacun de nos pays membres”, a signalé le Sous-Directeur général.

Partenariats

“L’immensité des défis auxquels la région est confrontée nécessite des partenariats audacieux et multidimensionnels. Dans ce contexte, le bureau régional de la FAO élargit et renforce ses partenariats avec les institutions régionales et internationales “, a déclaré Ould Ahmed.

Actuellement, la FAO travaille, en étroite collaboration, avec, entre autres, la Ligue des États arabes, l’Organisation Arabe pour le Développement Agricole (OADA), le Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Centre International pour la Recherche Agricole dans les Zones Arides (ICARDA), le  Centre International des Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes (CIHEAM), le Centre International pour l’Agriculture Biosaline (ICBA) et le Prix Khalifa pour l’Education. Le but de cette collaboration est de faire avancer les Objectifs de Développement Durable (ODD) dans la région.

ODD 2: «Faim zéro»

Le NERC 34 s’inscrit dans le cadre de la réalisation des ODD, en particulier le ODD 2 «Faim zéro». Le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, et l’Ambassadrice de bonne volonté de la FAO pour la MENA, Darine El-Khatib, participeront à une table ronde ministérielle sur la «Faim zéro», le jeudi 10 mai. Ils examineront, avec les participants, les défis à relever pour atteindre la «Faim zéro» dans les zones de conflit, et élaborer des recommandations pour renforcer l’action collective.

La célébration de 40 ans de représentation nationale dans la MENA

En marge de la NERC 34, la FAO célèbrera le 40e anniversaire de neuf représentations dans des pays de la région, à travers une exposition de photos, mettant en lumière les étapes importantes et les réussites entre les pays membres et l’Organisation.

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Le taux de croissance réel du PIB de la Tunisie pourrait atteindre 2,8 % en 2018 et 3,5 % en 2019. Toutefois, cette tendance haussière “demeure encore faible“, a indiqué Assitan Diarra -Thioune, économiste régional pour l’Afrique du Nord à la Banque africaine de développement (BAD), en présentant, lundi 13 mars 2018, le rapport sur “les Perspectives économiques en Afrique 2018”, dédié à l’Afrique du Nord. “Cette réalisation est sous réserve d’une accélération des réformes structurelles, d’une montée en puissance de l’appareil industriel pour répondre à la demande extérieure et de l’atténuation du caractère cyclique de la croissance du secteur agricole“, lit-on dans le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2018 dédié à l’Afrique du Nord et couvrant l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.
D’après le rapport, atteindre les taux de croissance ambitionnés sera conditionné par la capacité du pays à conforter et poursuivre la croissance, notamment de l’industrie manufacturière et non manufacturière (phosphate, pétrole et gaz) ainsi que des services marchands.

Les bons points

Le rapport montre que plusieurs facteurs positifs devraient soutenir la croissance de la Tunisie en 2017 puis en 2018-2019. La politique de sécurité instaurée après les attentats de 2015 a clairement porté ses fruits, s’agissant surtout du tourisme avec une augmentation du flux touristique de 32 % en 2017, ce qui devrait améliorer la balance des paiements et contribuer à stabiliser le dinar. La production et les exportations de phosphate ont fortement rebondi et l’investissement (étranger et national) commence à afficher des signes de reprise. La Tunisie continue également à bénéficier d’un solide appui de la communauté internationale. La croissance devrait également bénéficier de la poursuite de la reprise dans la zone euro, amorcée en 2012, en particulier en Espagne, Allemagne et France, et qui devrait tirer les exportations à la hausse.
Enfin, la Tunisie pourrait également toucher les dividendes de certaines réformes stratégiques adoptées depuis 2015, telles que la loi du 27 novembre 2015 sur les partenariats public-privé et celle du 30 septembre 2016 sur l’investissement visant à dynamiser le taux d’investissement, conformément au Plan de développement 2016-2020, taux dont la part qui était de 19 % du PIB en 2016 passerait à 24 % en 2020.

Les motifs d’inquiétude

En contrepartie, le rapport a cité les facteurs négatifs, indiquant, à cet effet, que depuis 2011, les comptes publics du pays ont continué à se détériorer. Dominée par les dépenses courantes (72 % du budget en 2017), la dépense publique ne correspond pas aux besoins d’investissement, notamment dans les infrastructures. Malgré quelques avancées, les progrès des réformes structurelles engagées, depuis 2013, demeurent limités en raison de la résistance au changement du modèle de développement qui a accompagné l’économie tunisienne depuis les années 70.
L’accélération des réformes demeure incontournable pour que la Tunisie continue de bénéficier de l’appui des partenaires au développement et de la confiance des marchés pour le (re)financement de sa dette.

Les autres facteurs négatifs à moyen terme sont une détérioration de la sécurité due à la crise libyenne et une possible résurgence de conflits sociaux liés à la réforme du secteur public et à la détérioration du pouvoir d’achat. Les vulnérabilités macroéconomiques se sont aggravées.
La dette publique était estimée à 70 % du PIB à la fin de 2017, le compte courant affiche un déficit à deux chiffres et les réserves en devises de la Banque centrale ont baissé. En outre, la loi de finances 2018 vise à réduire le déficit budgétaire à moins de 5 % du PIB, mais cet ambitieux objectif ne sera pas facile à atteindre. La stratégie fiscale de l’Etat et une réforme complète de la fonction publique devront être mises en œuvre. Une réduction des subventions à l’énergie, qui profitent de manière disproportionnée aux plus riches, et la poursuite de la réforme de la sécurité sociale peuvent aider à stabiliser les déficits publics et la dette.

Un autre défi majeur pour les années à venir est de lever les principaux obstacles à la croissance et à la création d’emplois – notamment en simplifiant le cadre réglementaire pour résoudre les problèmes de prêts non productifs et de gouvernance des banques publiques, et ainsi élargir l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement bancaire. La Tunisie pourrait également adopter un plan pour stimuler de nouvelles industries à fort potentiel compétitif, susceptibles d’absorber le vaste réservoir de travailleurs qualifiés sous-employés du pays.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, qui assistait au lancement du dit rapport, a mis l’accent sur l’impératif de s’orienter vers le marché africain pour mieux renforcer les échanges commerciaux et la coopération économique, qui est un choix stratégique pour le pays. L’économie africaine est une économie vitale et sera plus dynamique au cours des prochaines années, d’autant plus que la croissance mondiale sera tirée principalement du continent africain.
De son côté Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour la Région Afrique du nord, a fait savoir que la stratégie de la banque en Tunisie est de se focaliser sur les secteurs industriels, notamment dans les régions intérieures, pour y promouvoir la création d’emplois.

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Lors du lancement de l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique, le rapport phare que produit chaque année la Banque africaine de développement, il avait été annoncé que la publication serait étoffée, dès cette année et pour la première fois depuis 15 ans qu’elle existe, de focus régionaux – un pour chacune des cinq grandes régions d’Afrique.

Gros plan sur la région Afrique du Nord : une première

L’Afrique du Nord a donc droit à une analyse distincte, qui passe en revue les spécificités de la région, entre défis et opportunités, succès et perspectives. « Perspectives économiques en Afrique est une publication phare de la Banque, très appréciée des décideurs, des chercheurs et des experts, pour sa qualité d’analyse et ses recommandations pratiques sur la manière de traiter les questions cruciales de développement. Elle fournit également une vue d’ensemble des économies des 54 pays africains », souligne l’économiste en chef et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la gestion du savoir Célestin Monga. Et d’ajouter : « En proposant pour la première fois des approches régionales, nous souhaitons mettre à profit l’expertise de la Banque et donner plus de profondeur d’analyse et de pertinence à cette publication. »

L’Afrique du Nord, au 2e rang des régions d’Afrique les plus performantes

L’année 2017 s’est conclue en Afrique du Nord sur une croissance de 4,9 % du PIB réel, en hausse par rapport aux 3,3 % enregistrés en 2016. Cette performance économique est d’ailleurs supérieure à la moyenne affichée par le continent dans son ensemble (3,6 %) et place la région de l’Afrique du Nord en deuxième position en Afrique, derrière l’Afrique de l’Est (5,9 %). Ces chiffres s’expliquent notamment par une production de pétrole plus importante que prévue en Libye, qui a permis au pays de voir son PIB bondir de 55,1 % en 2017. Mais aussi par la performance du Maroc, qui a vu son taux de croissance passer de 1,2 % en 2016 à 4,1 % en 2017, car stimulé par la hausse de la productivité agricole, qui a profité d’une bonne saison des pluies conjuguée aux impacts positifs du déploiement du Plan Maroc Vert. Portée par son programme de réformes macroéconomiques et structurelles, l’Égypte affiche elle aussi une croissance enviable de son PIB, de l’ordre de 4 % en 2017.

D’un point de vue global, la croissance de la région Afrique du Nord est nourrie principalement par le secteur réel, dont de nouveaux secteurs à haute valeur ajoutée comme l’électronique et la mécanique ainsi que par la consommation privée et publique. Les perspectives demeurent positives pour 2018 et 2019 grâce, notamment, aux réformes engagées dans l’ensemble des pays de la région. Selon les projections, la croissance de l’Afrique du Nord devrait atteindre respectivement 5 % et 4,6 % en 2018 et 2019.

Le rapport rendu public le 12 mars à Tunis

« Perspectives économiques en Afrique est le fruit de recherches poussées, qui incluent la collecte de données, l’analyse et des projections. Les économistes de la Banque ont redoublé d’efforts pour produire ces rapports économiques régionaux, qui enrichissent davantage les produits du savoir de la Banque », indique Shimeles Abebe, directeur par intérim chargé de la Politique macroéconomique, des prévisions et de la recherche à la Banque.
Le rapport Perspectives économiques en Afrique 2018 dédié à l’Afrique du Nord sera dévoilé le lundi 12 mars 2018 à 14 h à Tunis, en Tunisie, dans les locaux du Bureau régional de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. La présentation de ce nouveau rapport sera faite par Assitan Diarra-Thioune, économiste régionale pour l’Afrique du Nord, au nom de l’économiste en chef et vice-président de la Banque Célestin Monga, et en présence du directeur général de la Banque pour la région Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Des représentants des autorités du pays, ainsi que du secteur privé et des organisations partenaires, outre des membres de la société civile et des journalistes sont conviés au lancement de la publication. Les cinq rapports régionaux seront tous lancés à la même date, dans les différentes régions du continent.

Communiqué

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: Réunis du 1er au 2 mars dans le cadre du Mécanisme sous régional de coordination pour l’Afrique du Nord des Nations Unies, vingt-quatre organisations onusiennes, institutions internationales et bailleurs de fonds opérant en Afrique du Nord se sont accordés sur un projet de feuille de route conjointe pour le suivi et le soutien à la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) en Afrique du Nord.
Ayant partagé leurs expériences et échangé sur les défis rencontrés dans la mise en œuvre des ODD dans la région, les participants ont convenu de la nécessité d’améliorer la coordination de leurs actions et saisir les opportunités de synergies.

L’Agenda de développement 2030 entré en vigueur le 1er janvier 2016 est le cadre de référence mondial qui oriente les politiques et actions de développement au niveau national, régional et international. Il focalise ces efforts autour de 17 objectifs clés, connus sous le nom d’Objectifs de Développement Durable. Dans le cas des pays africains, ces objectifs convergent à plus de 90% avec ceux de l’Agenda 2063 fixé par l’Union Africaine.

Toutefois, deux ans après leur lancement, les ODD restent à ce jour mal connus de la majorité des acteurs. « Leur appropriation reste encore marginale, que ce soit au niveau des individus, des communautés ou des institutions nationales ou locales. Les mécanismes de concertation impliquant des acteurs multiples, quand ils existent, sont souvent peu opérationnels », a déclaré Mme Lilia Hachem Naas, Directrice du Bureau de la CEA en Afrique du Nord, qui a souligné que « la réalisation des ODD, compte tenu des multiples enjeux qui leur sont liés, appelle un effort régional concerté qui doit nous amener à approfondir la réflexion et apporter les réponses adéquates aux priorités nationales et aux problématiques régionales d’intérêt commun pour les pays ».

La feuille de route discutée à l’occasion de cette rencontre considère plusieurs domaines  d’intervention communs tels que le renforcement de la compréhension et de l’appropriation des ODD par l’ensemble des acteurs concernés, l’intégration des ODD dans les politiques publiques, le renforcement des capacités statistiques et le suivi de la mise en œuvre des ODD ainsi que l’exploitation du potentiel de coopération Sud-Sud.  Parmi les 17 Objectifs de Développement Durable identifiés dans le monde, les participants en ont identifié plusieurs qu’ils considèrent prioritaires pour l’Afrique du Nord. Parmi ces derniers figurent la sécurité alimentaire, la création d’emplois décents pour les jeunes et les femmes, l’intégration du genre en tant que dimension transversale des politiques de développement, la transition énergétique, l’intégration régionale, la résorption des inégalités, la gestion des ressources en eau et la lutte contre le changement climatique. La feuille de route régionale 2018-2019 se concentrera sur les multiples thématiques liées à la sécurité alimentaire et l’emploi.
Ayant pour ambition de couvrir l’ensemble de l’Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Lybie, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie), la mise en œuvre de la feuille de route se fera sous le pilotage
d’un comité conjoint UMA-CEA en concertation avec les points focaux des différentes
institutions.

En plus de la participation de l’Union du Maghreb Arabe, plusieurs agences des Nations Unies ont pris part à cette rencontre. Parmi elles, les représentants régionaux de la FAO et du FIDA, les coordinateurs et représentants du Système des Nations Unies en Algérie, Egypte, Maroc, Mauritanie, l’ESCWA, l’OIT, l’ONUDI, le PNUD Maroc et Mauritanie, l’UNESCO et l’UNICEF. Ont également participé des acteurs de développement clés tels que l’AIDMO, la BAD, la BID, le CIDC, l’ISESCO, l‘ITFC et l’OADA.

Piloté par la Commission économique pour l’Afrique, qui en assure le secrétariat, le Mécanisme sous régional de coordination Afrique du NORD (MSRC) est une émanation du Mécanisme Régional de Coordination Afrique (MRC). Le SRCM a ainsi pour rôle de faciliter la concertation entre les agences du Système des Nations Unies dans la sous-région.

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Le tourisme international au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a montré des signes clairs de redressement en 2017 avec des taux de croissance de 5 % et de 13 %, respectivement. C’est dans ce contexte que les ministres du tourisme, les autorités espagnoles et le secteur privé se sont réunis pour débattre des perspectives d’avenir du tourisme lors de la Table ronde ministérielle sur le développement du tourisme dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au salon international du tourisme de Madrid (18 janvier, FITUR Madrid).

La rencontre, organisée par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et Casa Árabe, consortium public relevant du Ministère espagnol des affaires étrangères, était axée sur les tendances actuelles et les perspectives à court terme de la région. Elle a permis de débattre des politiques et des stratégies pour consolider le relèvement et pour accroître la contribution du tourisme à un développement socioéconomique partagé et durable.

Lors de l’ouverture de la rencontre, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré : « La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord possède un fort potentiel touristique. Elle a prouvé, une fois de plus, sa résilience et la reprise de la demande va se poursuivre à mesure que la confiance des consommateurs progresse. Il y a de nombreuses raisons d’être optimiste et vous me voyez aujourd’hui confiant dans l’avenir de la région. D’après les prévisions de l’OMT, la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord devrait recevoir 195 millions de touristes internationaux d’ici 2030. ». D’après le dernier numéro du Baromètre OMT du tourisme mondial, les arrivées internationales ont augmenté, en 2017, de 5 % au Moyen-Orient et de 13 % en Afrique du Nord.

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Le Bureau de la FAO pour l’Afrique du Nord organise sa réunion annuelle de l’équipe multidisciplinaire aujourd’hui lundi 13 Novembre 2017 à Gammarth (banlieue nord de Tunis) qui se poursuivra jusqu’au 15 Novembre courant. L’objectif premier de cette réunion est de développer et d’aboutir à une compréhension commune des défis alimentaires et agricoles prioritaires pour les pays d’Afrique du Nord.
Les travaux de cette réunion permettront de définir les programmes et activités à conduire pour le prochain biennium 2018-2019, afin de fournir des appuis ciblés et adaptés aux attentes des pays membres.
L’accent sera accordé à une meilleure articulation et alignement des priorités nationales aux Cadre Programmation Pays (CPP), des pays respectifs ; aux Programmes Stratégiques de la FAO (SPs) ; aux Initiatives Régionales relatives à la région Proche Orient Afrique du Nord ainsi qu’aux Objectifs de Développement Durable (ODDs).
A cet effet, le lancement des travaux de cette réunion fera l’objet d’une cérémonie inaugurale avec la participation du Ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, l’Union du Maghreb Arabe (UMA), compte tenu de l’Accord de coopération signé avec la FAO, les Ambassadeurs des pays du Maghreb en Tunisie, les Représentants de la FAO en Algérie, au Maroc, en Mauritanie et en Libye sont également conviés, avec leurs assistants chargés des programmes au niveau des pays, le Coordinateur de la Commission de Lutte contre le Criquet Pèlerin en Afrique Occidentale (CLCPRO), les professionnels et les experts du Bureau régional pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord ainsi que ceux du siège de la FAO à Rome comme, le représentant de l’Office d’appui à la décentralisation (OSD), le représentant du Centre d’investissement (TCI) et les représentants des Programmes Stratégiques.

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La Tunisie est le pays le plus performant en Afrique du Nord, étant donné que les échanges commerciaux ont atteint 10% des échanges intra-régionaux, a indiqué Lilia Hachem Naas, directrice à la Commission économique pour l’Afrique (CEA) lors d’une conférence tenue en marge des travaux de l’édition 2017 du “Tunisia Investment Forum”.

Selon l’indice africain d’intégration régionale, développé par la CEA, la Tunisie est la plus performante en termes d’intégration régionale, avec un indice de 0,97 suivie du Maroc (0,80), de la Libye (0.75) et de l’Algérie (0.64).

Cette performance se traduit aussi bien en termes d’importation intra-régionale des biens avec un taux de 3,5% du PIB de la Tunisie ainsi qu’en matière d’exportations intra-régionales.

“En contrepartie, le commerce en Afrique du Nord reste bien en deçà de son potentiel, soit seulement 5 % d’échanges entre les pays d’Afrique du Nord, en dépit d’une zone économique naturelle, une continuité géographique, un revenu moyen de 5 mille dollars par an et une population de 230 millions d’habitants “, a indiqué la responsable.

Naas, qui s’est référée à une étude réalisée par la CEA, a rappelé que l’intégration régionale aide à l’amélioration des relations économiques entre les pays et contribue à la transformation structurelle au niveau de l’espace régional.

“La Tunisie dispose d’un bon tissu productif, notamment dans les secteurs du textile-habillement, des industries de l’automobile, mécanique et électronique, des énergies renouvelables, des TIC et des industries agroalimentaires, qui lui permet de développer une chaîne de valeurs au niveau régional et d’exploiter ses atouts uniques (position géographique, proximité de l’Europe et de l’Afrique).

“Ainsi pour pouvoir exploiter ce potentiel, il faut favoriser la mise en place des plateformes industrielles et logistiques régionales qui pourraient encourager cette intégration et aussi la co-production des biens pour obtenir une plus grande valeur ajoutée “, a-t-elle poursuivi.

Selon Naas, deux facteurs sont essentiels pour créer ces plateformes d’intégration régionale. Il s’agit de développer les méthodes d’incitation à l’investissement dans ces régions, à travers un cadre institutionnel et réglementaire incitatifs de ce genre d’investissement parce que les retombées en termes d’ouverture et d’opportunités seront bénéfiques aussi bien pour la Tunisie que pour les autres pays de la région.

La responsable à la commission économique pour l’Afrique a recommandé également de lever les obstacles entre les pays et de ne pas prendre de mesures interdisant les importations ou les exportations.

La commission économique pour l’Afrique publiera une autre étude plus approfondie sur l’intégration régionale au niveau sectoriel. Cette étude permettra d’établir un diagnostic des principaux obstacles, de développer un plan d’action régional qui pourrait être adopté par plusieurs pays.

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La Tunisienne Lilia Hachem Naas vient d’être nommée nouvelle directrice du bureau d’Afrique du Nord de la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), a annoncé mardi, à Rabat, la secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, lors de l’ouverture de la 32éme réunion du comité intergouvernemental d’experts (du 3 au 6 octobre 2017).

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Le chef d’Etat-major de l’armée de l’air italienne (CEMAA), Enzo Vecciarelli a affirmé, mercredi 22 mars 2017, l’engagement de l’Italie à renforcer sa coopération militaire avec la Tunisie particulièrement en matière de formation et d’entraînement.
Reçu par le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani, le Chef d’Etat-major de l’Aeronautica Militare a également souligné la volonté de son pays d’identifier de nouvelles perspectives de coopération avec la Tunisie.
Au cours de cette rencontre, Viecciarelli a tenu à saluer le rôle important des pays de l’Afrique du Nord, dont en premier lieu la Tunisie, dans le règlement de la situation en Libye.
A ce sujet, Horchani a plaidé en faveur d’un règlement politique en Libye.” Le règlement politique est la meilleure solution pour surmonter la crise dans ce pays. Il s’agit là de la meilleure voie pour rétablir la paix et la stabilité dans la région “, a-t-il dit.
” La Tunisie et l’Italie sont confrontées aux mêmes menaces et aux mêmes défis “, a-t-il indiqué, mettant l’accent, à ce propos, sur la volonté de la Tunisie de renforcer sa coopération avec l’Italie particulièrement en matière de formation et d’échange de visites et d’expertises.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La Banque africaine de développement (BAD) lancera demain, jeudi 17 novembre 2016, à Tunis, sa stratégie régionale pour l’Afrique du Nord « Nourrir l’Afrique 2016-2025 ».

Cette stratégie repose sur quatre grands axes pour contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique d’ici 2025 : contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique à l’horizon 2025; éliminer la famine et la malnutrition en Afrique à l’horizon 2025; faire de l’Afrique un continent exportateur net de produits alimentaires; et faire remonter l’Afrique au sommet des chaînes de valeur mondiales axées sur les exportations, où elle dispose d’un avantage comparatif.

L’enjeu de la transformation de l’agriculture africaine est de taille. L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique, mais le faible développement de son potentiel explique en partie la persistance de la pauvreté et la détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent. La conséquence directe en est l’augmentation prévue du nombre de personnes touchées par la malnutrition en Afrique pour passer d’environ 240 millions d’habitants en 2014 à environ 320 millions à l’horizon 2025.

L’Afrique est par ailleurs actuellement confrontée à une facture d’importation alimentaire exorbitante de 35,4 milliards de dollars par an, une ardoise qui devrait augmenter à 110 milliards de dollars d’ici 2025 si les pays africains et leurs partenaires ne se mobilisent pas dès maintenant.

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La Tunisie a été classée 93ème parmi les pays les plus prospères au monde en 2016, selon le rapport établi par “Legatum Prosperity Index”, publié jeudi 3 novembre par la société d’investissement et think-tank Legatum Institute, basé à Dubaï. En tête du classement, la Nouvelle-Zélande, la Finlande et la Norvège  sont les trois pays les plus prospères de la planète.

Dans ce classement, la Tunisie devance le Maroc, (101ème à l’échelle mondiale) et l’Algérie (111ème) qui se place troisième pays maghrébin et nord-africain plus prospère, devant la Libye et l’Egypte. Selon les critères signalés dans le rapport, l’Algérie est 53ème en matière de santé (63ème en 2015), 60ème pour la sécurité (82ème en  2015), 75ème pour l’environnement naturel (pas de données en 2015), 90ème pour l’éducation (81ème en 2015), 116e pour l’ouverture économique (50ème en 2015) et 120ème pour la gouvernance (102ème en 2015).

 Quant à la Tunisie, le pays perd ainsi une place par rapport au classement de l’année 2015 à cause principalement de la détérioration de ses indicateurs économiques et l’instabilité politique et sociale.

Au niveau arabe, la Tunisie occupe la sixième place. Elle est devancée par les Emirats Arabes Unis qui figurent à la première position dans le monde arabe en étant 41ème du classement, le Qatar 46ème, le Bahreïn 67ème, Oman 70ème et le Koweït 71ème.

En tête du classement, on retrouve principalement des pays d’Europe occidentale, la première place étant toutefois occupée par la Nouvelle Zélande, suivie de la Norvège et de la Finlande. Le Royaume-Uni est 10ème, la France 18ème et les États-Unis 17ème.

En bas du classement, on trouve principalement des pays africains et les pays en proie aux conflits au Moyen-Orient, parmi lesquels le Nigeria, la Libye, l’Irak, le Soudan, la République centrafricaine, l’Afghanistan et le Yémen.

Legatum Institute classe dans ce Prosperity Index 149 pays en se basant sur plus de 90 critères. Cette société d’investissement les regroupe en plusieurs grandes catégories, dont l’économie, le climat des affaires, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et le capital social. Cet indice de prospérité vise à évaluer le succès national et la prospérité en fonction non seulement de la richesse matérielle, mais aussi des perspectives d’avenir.

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La Banque africaine de développement (BAD)

“L’agitation sociale qui a commencé fin 2010 en Tunisie, puis s’est étendue à d’autres pays, a également attiré l’attention sur l’importance de l’agriculture. Les jeunes ont réclamé l’inclusion économique et une plus grande justice sociale. Pour atteindre ces objectifs, il faut accorder une attention particulière à l’arrière-pays qui dépend principalement de l’agriculture (directement ou indirectement) pour des moyens de subsistance”, souligne un rapport que vient de publier la BAD.

Intitulée “Production agricole, sécurité alimentaire et haute valeur ajoutée en Afrique du Nord”, la publication de la Banque Africaine de Développement propose une stratégie visant à améliorer la sécurité alimentaire, tout en réduisant la pauvreté rurale et l’inégalité rurale-urbaine, en augmentant la part de la valeur ajoutée qui revient aux agriculteurs.

La stratégie proposée s’articule autour de quatre composantes : une participation optimale aux marchés mondiaux et la mise en place d’une réserve alimentaire de sécurité, un soutien plus fort aux producteurs nationaux (en particulier les petits exploitants familiaux), pour mieux les relier aux marchés nationaux et internationaux, l’introduction de nouveaux programmes de filets de sécurité sociale fondés sur les transferts en espèces et la mise en place de nouvelles institutions économiques inclusives qui représentent les petits agriculteurs et assurent leur participation active au processus d’élaboration des politiques.

Partant du constat que ” la consommation calorique des pays nord-africains dépend environ pour moitié des importations de denrées alimentaires “, la BAD a estimé qu’une panoplie de mesures s’impose pour augmenter la production nationale. Il s’agit de renforcer les incitations pour les producteurs locaux, dont la vaste majorité sont des petits exploitants et des familles d’agriculteurs, d’améliorer leur connexion aux chaînes de valeurs et aux marchés nationaux et internationaux et leur assurer un meilleur accès au crédit, à la terre, aux facteurs de production et à la technologie.
Des programmes dédiés spécialement aux jeunes agriculteurs et aux agricultrices sont en outre nécessaires pour aider ces derniers à accroître leur productivité.

Toujours d’après le document, il serait plus judicieux, également, d’élaborer des politiques sociales qui dépendent moins des contrôles et des subventions de prix mais plus des transferts directs d’argent vers les foyers pauvres seraient plus appropriées.
Dans ce cadre, la BAD révèle que pour certains observateurs les hausses de prix des denrées alimentaires comptent parmi les facteurs à l’origine des révolutions survenues en Egypte, au Maroc et en Tunisie, au vu que la part moyenne du budget des ménages consacrée à l’alimentation est de 43,8 % en Algérie, 40,8 % au Maroc, 38,3 % en Egypte et 35,8 % en Tunisie.

Les changements climatiques rendent la situation encore plus difficile

Par ailleurs, l’institution financière africaine a recommandé de procéder à des investissements pour renforcer l’efficience des systèmes d’irrigation et accroître les rendements, d’autant plus que les changements climatiques rendent la situation encore plus difficile en Afrique du Nord.
En fait, les températures moyennes dans cette région ont déjà augmenté d’un ou de deux degrés Celsius entre 1970 et 2004 et sont susceptibles d’augmenter de 0,9 à 4,1 °C supplémentaires d’ici la fin du siècle.
Le volume de précipitations risque de baisser de 25 % et avec la hausse des températures, le taux d’évaporation risque d’augmenter de 25 %. Cela signifie que la disponibilité des eaux de pluie pourrait diminuer de 50 %, ce qui risquerait d’entraîner une baisse supplémentaire de 15 à 25% des rendements céréaliers en Afrique du Nord.

Le rapport de la BAD pointe également d’autres problèmes de l’agriculture en Afrique du Nord, tel que le fait que la majorité des exploitations fait l’objet d’une gestion familiale, et ne contrôlent qu’une faible proportion de la superficie totale de terres agricoles.
Il ressort, également, que la part de financement de l’agriculture est extrêmement faible par rapport à la contribution de l’agriculture dans l’économie. Beaucoup de familles d’agriculteurs en Afrique du Nord ne possèdent pas de titres de propriété pour leurs exploitations de très petite taille.

Beaucoup d’études montrent que le retour sur investissement dans la recherche agricole est généralement très élevé et se situerait, selon les estimations, à 36 % pour les pays arabes. Cela étant, l’investissement de l’Afrique du Nord dans la recherche se situe entre 0,4 et 0,9 % du PIB agricole, ce qui est largement inférieur au taux d’environ 2,4 % observé dans les pays de l’OCDE et de 1,5 % observé dans les pays performants d’Amérique latine.

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Selon des informations rapportées par les médias français, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est inquiété du fait que des cellules du groupe Etat islamique, chassées de leur fief de Syrte, s’implantent ailleurs en Libye ou en Afrique du nord.

En réaction à cette annonce, le spécialiste de la Libye, Ghazi Moalla, a affirmé ce mardi 19 juillet 2016 à Africanmanager que « les craintes concernant la prolifération des membres de l’organisation terroriste Daech sur le territoire tunisien ou d’autres pays voisins sont justifiées depuis que les forces gouvernementales ont décidé d’arracher Syrte des mains de l’organisation de l’État islamique en Libye, qui ne cesse de perdre du terrain”.

L’expert a dans ce contexte ajouté que « les terroristes en Libye sont devenus très isolés et qu’ils se déplacent par petits groupes car ils ont perdu tous les moyens logistiques pour conquérir d’autres régions”.

Et d’affirmer : « En Tunisie, les autorités sécuritaires et les services de renseignement ont mené des efforts louables qui ont débouché sur l’arrestation de plusieurs terroristes et le démantèlement  des cellules dormantes, néanmoins le danger existe encore en Tunisie », a-t-il précisé.

Sur un autre volet, il a déclaré : « Ce qui se passe actuellement dans les pays occidentaux était attendu  et nous incite à prendre les précautions nécessaires et d’être plus vigilants. Je considère que l’opération réussie de nos sécuritaires à Ben Guerdane témoigne du fait que la Tunisie est capable d’éradiquer le terrorisme et ce à long terme étant donné que ce combat est de longue haleine », a-t-il dit.

5000 combattants de l’EI originaires de la Libye et de la Tunisie

Des médias libyens avaient annoncé que les forces du gouvernement libyen d’union nationale avaient gagné du terrain dans les quartiers périphériques de Syrte, dont le centre reste aux mains des jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI). De nombreux terroristes ont été abattus alors que plusieurs d’entre eux avaient réussi à rejoindre le Mali, l’Algérie ou l’Egypte.

Selon un rapport confidentiel du Conseil de sécurité publié récemment, 2000 à 5000 combattants de l’EI, originaires de Libye, de Tunisie, d’Algérie, d’Egypte, mais aussi du Mali, du Maroc et de la Mauritanie, se trouvent à Syrte, Tripoli et Derna.

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La Banque africaine de développement (BAD) présente demain vendredi 3 juin 2016 à Tunis les conclusions du rapport 2016 sur les “Perspectives économiques en Afrique pour la région de l’Afrique du Nord”.
D’après un communiqué de presse dont Africanmanager a reçu une copie, ce document, publié chaque année par BAD, le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), analyse les progrès du continent sur le plan économique et social et en matière de gouvernance, en soulignant les perspectives encourageantes à court terme.
Cette présentation sera axée sur les pays de l’Afrique du Nord, en mettant l’accent sur l’économie tunisienne en particulier. Objectif : débattre de manière approfondie des performances économiques et des perspectives sur deux ans, dans un contexte d’atonie de l’économie mondiale et de chute des prix des matières premières, toujours selon la meme source.
Le rapport 2016 révèle que les pays de l’Afrique du Nord enregistrent une hausse de leur croissance économique moyenne grâce à l’amélioration de leur stabilité politique et économique : 3,2 % en 2015, contre 1,4 % en 2014. On table sur un redressement progressif de l’économie mondiale et un redressement du cours des matières premières pour favoriser la reprise – escomptée vraiment en 2017 –, puisque les projections anticipent 2,9 % de croissance en 2016 et 3,6 % en 2017 en Afrique du Nord.
En fournissant des données précises, actualisées ainsi que des projections et des analyses pertinentes, “Perspectives économiques en Afrique” met en lumière les facteurs de performance, les défis ainsi que les horizons pour chacun des 54 pays du continent. Il constitue un outil de travail idéal pour identifier les meilleures options à même d’améliorer les performances économiques des pays de l’Afrique du Nord.

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