Un dispositif pour maitriser les risques chimiques, financé par l’UE

Un dispositif pour maitriser les risques chimiques, financé par l’UE

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La Tunisie accueillera, à Tunis, la cérémonie de lancement d’un nouveau projet de coopération régionale financé par l’Union européenne pour une meilleure maîtrise du risque lié aux produits chimiques et biologiques dangereux. Le projet SECTRANS-NAS porte sur le développement et renforcement des capacités de gestion des risques liés au transport terrestre de matières chimiques et biologiques en Afrique du Nord et dans la région du Sahel. Cette cérémonie réunie des experts des six pays participants au Projet ainsi que des représentants de la Délégation de l’Union Européenne, des ambassades des Etats membre de l’Union Européenne et des pays partenaires.

Les actions de ce projet visent à renforcer les compétences et la coopération des différentes parties prenantes des six pays africains qui sont : la Tunisie, l’Algérie, le Burkina Faso, le Mali, Le Maroc et le Niger. Elles ont été développées par les autorités compétentes de ces pays dans le cadre de l’Initiative des Centres d’Excellence de l’Union européenne pour la réduction des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (CdE NRBC UE). Ce programme de coopération de l’UE en matière de sécurité civile rassemble 61 pays répartis autour de huit bureaux régionaux dont celui des pays de l’Afrique du Nord et du Sahel, basé à Alger.

Il est attendu que le projet SECTRANS-NAS contribue, en étroite coopération avec chacun des pays bénéficiaires, à la mise à jour des cadres juridiques nationaux, au développement d’outils méthodologiques et au renforcement des capacités des différents acteurs de la prévention, la préparation et la réponse aux accidents/incidents liés au transport terrestre de marchandises dangereuses.

Le projet SECTRANS-NAS, doté d’un budget de 2,2 millions d’euros, est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par un consortium dirigé par la Fondation internationale et ibéro-américaine pour l’administration et les politiques publiques-FIIAPP(Espagne) et ses partenaires de l’Association pour le Développement, l’Éducation, le Droit, la Formation, l’Art et la Sécurité – ADELFAS (Espagne) et l’Institut Militaire d’Hygiène et d’Épidémiologie – MIHE (Pologne).

La cérémonie d´ouverture du lancement du Projet est ouverte aux médias. La réunion se tiendra au sein de l´hôtel la Maison Blanche (45 avenue Mohamed V). Le Point focal de la Tunisie, Monsieur le Général-Major Lassaad Bechouel est le point de contact médias pour toute participation : +216 99932111

Contexte:

L’initiative des Centres d’Excellence pour la réduction des risques chimiques, biologiques, radiologiques, et nucléaires (NRBC) a été lancée par l’Union européenne (UE) en 2010. Elle a pour objectif, la prévention, la préparation et la gestion d’après-crise des incidents NRBC. Ceux-ci peuvent être de nature criminelle (trafic, vol, prolifération, sabotage), accidentelle (catastrophes industrielles, traitement des déchets) ou naturelle (pandémies, etc.). Cette action a pour but de promouvoir la coopération politique et opérationnelle aux niveaux national, régional et internationale.

Les pays participants désignent un point focal national chargé de coordonner une équipe nationale composée de représentants de toutes les autorités concernées. Par le biais de cette équipe, chaque pays s’engage à réaliser une évaluation de ses besoins, élaborer un plan d’action national, ainsi qu’à identifier et mettre en œuvre des projets régionaux.

La valeur ajoutée de l’Initiative de l’UE par rapport à d’autres démarches vient de sa vision holistique des risques et des menaces NRBC, le plus souvent abordés séparément, et de sa capacité à mettre à la disposition des participants un réseau international d’autorités et d’experts se réunissant régulièrement.

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L’initiative CdE NRBC UE est financée par l’Union européenne par l’intermédiaire de son Instrument contribuant à la stabilité et à la paix (IcSP) et mise en œuvre en coopération avec l’Institut interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la justice (UNICRI). L’initiative est agie avec le soutien technique d’organisations internationales et régionales compétentes ainsi que les pays membres de l’UE et d’autres parties prenantes concernées au moyen d’une approche cohérente pour promouvoir une coopération efficiente et efficace aux niveaux national, régional et international. L’initiative compte soixante et un pays répartis sur huit régions du monde et est le plus grand programme de sécurité civile extérieure de l’UE.

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