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ALECA

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La coopération Tunisie-UE, l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) et les réformes fiscales et économiques opérées par la Tunisie ont été au centre d’une rencontre, mardi, au parlement, entre les membres de la commission des droits, des libertés et des relations extérieures et les membres de la commission des Affaires étrangères du parlement européen.

Selon un communiqué de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), la rencontre a porté sur les défis socio-économiques auxquels fait face la Tunisie et la nécessité d’associer la classe politique et la société civile au projet d’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA).

” L’appui de l’Union européenne à la Tunisie dans ce domaine a été évoqué “, d’après la même source.
Les membres de la délégation européenne ont insisté sur la nécessité de parachever les actions entreprises par la Tunisie dans le domaine sécuritaire, citant à ce propos, la sécurisation des frontières et la mise en place d’une stratégie efficiente en matière de lutte antiterroriste.

Lors de sa visite de travail pendant quatre jours en avril 2018 à Bruxelles, le chef du gouvernement Youssef Chahed avait annoncé que l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) sera signé en 2019. « Les négociations entre la Tunisie et l’UE au sujet de cet accord avaient démarré en 2015. Sa mise en œuvre devrait avoir lieu progressivement »a-t-il dit.

Et d’affirmer que « cet accord est très délicat et sa mise en œuvre devrait se concrétiser par étape car les pays de l’Union européenne et la Tunisie ne sont pas « au même niveau de développement. Nous ne sommes pas égaux face aux défis économiques », a-t-il ajouté.

On rappelle que depuis 2015, l’Union européenne exhorte avec insistance la Tunisie à négocier un nouveau traité de libre-échange, en l’occurrence l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), lequel accord concernerait tous les secteurs de l’économie, y compris l’agriculture, l’énergie ou les services –considérés comme des secteurs essentiels de l’économie tunisienne. Or ces derniers, notamment l’agriculture, ne semblent pas être en mesure de faire face à la productivité européenne, 7 fois supérieure dans le cas d’une agriculture massivement subventionnée.

Une telle ouverture pousserait la Tunisie à se spécialiser dans des produits d’exportation, et à être totalement dépendante des importations européennes. Cela pourrait signifier de nombreuses pertes d’emplois en Tunisie, alors que le chômage est un problème essentiel. D’autant que l’ouverture des marchés tunisiens aux entreprises étrangères ne sera pas soumise à l’obligation de recruter le personnel localement, de soutenir le tissu industriel local, ou encore de transférer les technologies.

L’accord donnerait aussi plus de droits aux entreprises étrangères, en conditionnant les futures politiques publiques tunisiennes à la protection de leurs investissements, au détriment de mesures de santé publique, de protection de l’environnement ou de bien-être social.

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L’AHK Tunisie a organisé en collaboration avec la Fondation Bertelsmann Stiftung, deux rencontres débat, les 27 et 28 juin 2018, la première à Tunis, la deuxième à Sfax, avec des experts et négociateurs qui ont contribué à conclure l’accord « Deep and Comprehensive Free Trade Agreements » (DCFTA), entre l’UE et certains pays de l’Europe de l’Est. Cet accord est équivalent à l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA), actuellement en cours de négociation entre la Tunisie et l’UE.

Cet événement a été lancé par Ibrahim Debache, Président de l’AHK, et Christian Hanelt, Expert en chef pour le voisinage méridional et le Moyen-Orient à la Fondation Bertelsmann. En présence de Hichem Ben Ahmed, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère du Commerce tunisien, du Dr. Andreas Reinicke, Ambassadeur de l’Allemagne en Tunisie, et Beatriz Sanchez, Chef de la Section Commerce de la Délégation de l’Union Européenne en Tunisie.

Les intervenants représentant l’Europe de l’Est sont Tamara Kovziridze, ancienne négociatrice en chef de la Géorgie, Veronika Movchan, experte de l’Ukraine, Valeriy Piatnitskyi, ancien négociateur en chef de l’Ukraine et Adrian Lupusor, expert de la Moldavie

Ouvrant le débat, Ibrahim Debache, président de l’AHK Tunisie a déclaré : «En tant que chambre de commerce, nous œuvrons à favoriser la fluidité des rapports et échanges entre les entreprises allemandes et les institutions et entreprises tunisiennes. Les négociations entre la Tunisie et l’UE à propos de l’ALECA sont en cours et nous sommes d’avis que les témoignages et retour d’expérience de pays ayant déjà conclu un accord similaire avec l’Union Européenne, ne peuvent que contribuer à enrichir les négociations entre la Tunisie et l’Union Européenne autour de l’ALECA ».

De son côté, Christian Hanelt, l’expert en chef pour le voisinage méridional et le Moyen-Orient à la Fondation Bertelsmann Stiftung, a affirmé : «Notre Fondation, en tant que centre de réflexion qui s’engage d’une manière particulière pour l’instauration d’une meilleure entente entre les peuples, a jugé utile de créer un échange et un dialogue entre les négociateurs de certains pays de l’Europe de l’Est qui ont déjà conclu un accord de libre-échange avec l’Europe et la Tunisie, ayant elle-même entamé depuis octobre 2015 les négociations autour de l’ALECA ».

Après la présentation des témoignages des différents intervenants, un échange et débat fructueux ont eu lieu entre les présents, faisant ressortir les similitudes entre les expériences, les obstacles à surmonter et les atouts servant de catalyseur susceptible de favoriser l’avancement des négociations autour de l’ALECA, entre la Tunisie et l’Union Européenne.

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Le “Free Visa”, un visa qui permet aux opérateurs économiques tunisiens de se déplacer librement entre les deux continents africains et européens, figure parmi les demandes de la Tunisie et l’un des 12 points à discuter dans le cadre des négociations Tunisie-Union européenne sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA), dont le deuxième round a démarré lundi 28 mai 2018 à Tunis.
Le négociateur en chef au nom de la Tunisie et secrétaire d’Etat au commerce extérieur, Hichem Ben Ahmed, a déclaré aux médias que “l’absence de ce principe de libre circulation impacte négativement la croissance économique et crée un déséquilibre en matière d’échanges commerciaux entre les deux parties“.
Il faut un soutien politique à cette mesure“, a indiqué Ben Ahmed, soulignant que la révision de l’accord conclu en 1998 entre la Tunisie et l’Union Européenne, relatif aux échanges industriels, sera à l’étude.

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La Tunisie entame, lundi 28 mai 2018, un deuxième round de négociations avec l’Union européenne (UE) en prévision d’un Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) avec à l’ordre du jour entre autres des négociations sur l’agriculture, alors qu’une enquête réalisée au mois de mars dernier a révélé que 90% des agriculteurs tunisiens n’ont jamais entendu parler de l’ALECA.

Environ 82% des agriculteurs estiment que l’accord serait bénéfique pour les grands agriculteurs. Pour 34% des interviewés, l’ALECA ne serait pas bénéfique pour les petits agriculteurs et 31% considèrent qu’il n’est pas également bénéfique pour le consommateur tunisien.

L’enquête réalisée du 16 au 30 mars 2018 a montré également que 78% des agriculteurs ne sont pas satisfaits de la politique agricole et 81% vendent leurs produits sans aucune transformation.

Selon l’enquête effectuée auprès d’hommes et de femmes exerçant une activité agricole et disposant d’une terre agricole d’une superficie maximale de 10 hectares, pour développer leurs activités 68% des agriculteurs pensent avoir besoin d’un soutien financier, 52,3% d’aides en nature et 21,3% d’eaux d’irrigation.

L’enquête a indiqué que 75% des moins de 35 ans sont intéressés, au moment de la conversion, par les activités agricoles liées à la transformation, en premier lieu l’élevage et l’apiculture.

En outre, selon une étude intitulée ” l’Aleca, une opportunité pour moderniser l’agriculture en Tunisie “, le secteur subit plusieurs contraintes dont la première et non des moindres est la crise économique et sociale qui restreint la marge de manœuvre du gouvernement.

L’étude effectuée par Ghazi Ben Ahmed, directeur de l’association Méditerranean, Développement initiative, note que parmi les contraintes figurent l’augmentation de la pression sur les ressources naturelles fragilisées en raison du réchauffement climatique et un accès limité au financement bancaire. Ainsi 7% seulement des agriculteurs bénéficient de prêts bancaires et 70% sont financés sur ” fonds propres “, ce qui implique un grand volume de crédits fournisseur et acheteur. L’étude évoque la taille des exploitations agricoles marquée par une forme de dualisme entre de grandes exploitations agricoles et d’autres de petite tailles. “Une nouvelle forme de dualisme est née en 2010 avec un accès différencié aux ressources naturelles, aux sources de financement et à l’information“, d’après le document.

Quant aux aspects sociaux de la politique agricole, un rapport publié par la Banque mondiale (BM) en 2006, cité dans l’étude, montre que ceux qui dépendent de l’agriculture sont souvent les franges les plus pauvres et les plus vulnérables de la société. Par ailleurs, les objectifs de la politique agricole en Tunisie ont été, depuis l’indépendance, davantage d’ordre social, en l’occurrence maintenir la stabilité sociale et la sécurité alimentaire, ce qui s’est traduit par ” des prix de production déconnectés de la réalité des coûts de revient ” et a défavorisé les producteurs agricoles.

L’étude, qui se réfère dans cette partie aux réflexions d’un groupe de travail composé d’experts de l’AFD et du ministère de l’Agriculture, met l’accent sur une forte croissance des importations, notamment pour certains produits de base afin d’atteindre la sécurité alimentaire, le déficit de la compétitivité ” prix ” et ” hors prix ” de l’offre agricole nationale par rapport aux denrées alimentaires importées et la difficile maîtrise des marchés à l’exportation, dont la volatilité des prix et la stagnation dans certains cas mettent en péril les stratégies des producteurs pour une meilleure valorisation des produits exportés.

Dans sa conclusion, l’étude estime que le pays a un intérêt à profiter de 10 ans de répit pour repenser le modèle de développement agricole trop coûteux en ressources et pas assez efficace.

Elle appelle à élaborer une véritable politique agricole moderne qui aura pour objectif de produire plus avec moins de ressources et à utiliser des technologies respectueuses de l’environnement
Elle reprend également, pour son compte, les recommandations de l’Institut de prospective économique et du monde méditerranéen (IPEMED).

Ces dernières portent notamment sur la création d’un statut professionnel et social pour les travailleurs agricoles, la sécurisation du foncier, de manière à faciliter l’accès à la propriété ou à un faire valoir direct attractif pour les petits et moyens agriculteurs.

L’IPEMED recommande l’amélioration des revenus des producteurs à travers l’adoption de prix attractifs, l’appui à une gestion performance des exploitations agricoles, à l’intensification de l’effort en matière de recherche/développement et à l’appui à l’organisation des producteurs agricoles et des filières agroalimentaires.

TAP

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La Tunisie se défend bien à l’export en ce moment, en tout cas beaucoup mieux que ces dernières années, avec une balance commerciale tourmentée par les importations massives. Les choses vont mieux actuellement, à en croire les dernières données, grâce aussi aux exportations agricoles (l’huile d’olive, les dattes, les produits bio…). Les agrumes, un secteur florissant, auraient pu faire partie de ces champions de l’export, mais voilà… La Tunisie exporte seulement 5%, de la production nationale d’agrumes alors que le reste de la production est destiné à la consommation nationale, a indiqué mercredi 16 mai 2018 l’expert Mehdi Ben Mimoun, appelant à varier les variétés d’agrumes à l’exportation et à multiplier les destinations de ces exportations.
Intervenant lors d’un atelier de travail organisé à Tunis, sur “l’étude d’évaluation de l’impact de l’ALECA sur la filière des agrumes en Tunisie“, l’expert a affirmé que “les exportations tunisiennes dans la filière des agrumes sont très limitées puisqu’on exporte pratiquement un seul produit, l’orange maltaise, vers un seul pays qui est la France alors qu’il est possible d’exporter 39 mille tonnes d’oranges vers l’Europe exemptés de droits de douane dans le cadre du futur accord de l’ALECA“.

Ces exportations sont en baisse depuis 10 ans, puisqu’elles sont passées de 28 mille tonnes en 2008 à moins de 19 mille tonnes en 2017“, a-t-il précisé, soulignant une prédominance du marché français, alors que les importations de ce dernier, de maltaises de Tunisie, sont en diminution.
Les contraintes qui entravent les exportations des agrumes tunisiens à l’étranger se résument surtout en les difficultés à respecter les normes, le manque important de moyens logistiques pour l’exportation et surtout la forte concurrence du marché national qui peut freiner le recours à l’exportation, a-t-il dit.
Le marché européen connait une demande de plus en plus importante pour les produits sains, naturels et sans pesticides, répondant à des normes spécifiques. Il exige des fruits faciles à consommer en plus d’une offre qualitative avec un calendrier de production plus allongé, a-t-il souligné.

Une étude indique la voie

L’étude montre que la commercialisation des oranges “Thomson” sera plus rentable à l’exportation que celle des maltaises étant donné que le coût de production des oranges “Thomson” est de 0,276 D/kg, pour un prix de vente de 0,964 D/kg (moyenne annuelle 2014/2017) contre 0,473 D/kg pour la maltaise, pour un prix de vente 0,590 D/kg, a indiqué Lamia Arfa, consultante ENPARD (programme européen de voisinage pour l’agriculture et le développement rural) pour l’étude de l’impact de l’ALECA sur la filière agrumes en Tunisie et docteur agro-économiste.
Elle a évoqué l’augmentation des superficies consacrées à la culture et la production des agrumes, au cours des 15 dernières années ainsi que du rendement du secteur. Pourtant, “cette augmentation ne signifie pas la progression des exportations, lesquelles sont basées sur un seul produit, à savoir les maltaises (46%)” a-t-elle précisé.
Les difficultés liées à la mise sur le marché des agrumes consistent en la perte de grandes quantités de produits dans les circuits de distribution puisque 80% des quantités commercialisées transitent par le circuit informel alors que seulement 20% transitent par les marchés de gros“, a-t-elle dit.

“Ce domaine nécessite l’analyse des options de négociation dans le cadre de l’ALECA, pour bénéficier d’une ouverture accrue du marché européen et la réflexion sur une stratégie globale sur la filière agrumes outre des mesures d’accompagnement pour les exportateurs” a dit Mme Arfa.
Elle a fait savoir que les plus importantes contraintes à l’exportation des agrumes tunisiennes vers les marchés internationaux sont la multiplicité des institutions intervenantes dans cette filière à l’exportation, l’absence de stratégie, le faible encadrement des agriculteurs et l’absence de l’innovation privée et de la recherche-développement.
Cette étude est élaborée dans le cadre du projet d’appui à l’Initiative ENPARD Méditerranée, mis en œuvre par le CIHEAM-Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (CIHEAM-IAMM).

TAP

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La quatorzième session du Conseil d’Association entre l’Union européenne et la Tunisie s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2018. Elle a été co-présidée par Madame Federica MOGHERINI, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission et par Monsieur Khémaies Jhinaoui, Ministre des Affaires Etrangères de la République tunisienne. M. Johannes Hahn, Commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, a aussi pris part aux travaux de cette session.

A cette occasion, nous nous félicitons de la visite en Tunisie de Monsieur Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, prévue les 23 et 24 juillet 2018, en réponse à l’invitation qui lui a été adressée par Monsieur le Président de la République tunisienne.

Cette session nous a permis de faire le point sur nos objectifs communs et de saluer les nombreuses avancées depuis la session précédente du 11 mai 2017. Notre coopération s’est notamment intensifiée autour de questions essentielles comme l’employabilité des jeunes et les réformes, la consolidation démocratique et la promotion de la bonne gouvernance – avec le rôle toujours essentiel de la société civile, la réponse aux défis sécuritaires communs et la gestion concertée de la migration. Nous nous sommes engagés aujourd’hui à fixer des objectifs encore plus ambitieux pour le futur.

Les priorités stratégiques 2018 – 2020 sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord reflètent notre détermination à consolider notre partenariat en visant des résultats concrets et visibles au profit des citoyens. Les priorités cibleront le développement socio-économique inclusif et durable ; la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme, le rapprochement entre les peuples, la mobilité et la migration; ainsi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme.

Les deux parties ambitionnent d’approfondir davantage leur rapprochement au-delà de 2020 et ont convenu de poursuivre leur réflexion sur la vision future pour le partenariat d’ici la prochaine session du Conseil d’Association en 2019.

Les deux parties ont convenu de la mise en place d’un mécanisme d’alerte précoce de manière à rendre plus efficace leur coopération et à améliorer leurs méthodes de travail.  Au vu des résultats positifs réalisés dans de nombreux domaines, nous allons encore renforcer l’impact et la visibilité de nos efforts conjoints.

L’annonce par l’Union européenne d’une enveloppe supplémentaire sous forme de dons pour 2018 qui atteindra, encore une fois, la somme maximale possible de 300 millions d‘euros illustre l’importance accordée par l’UE au partenariat privilégié.

L’élargissement des perspectives d’avenir pour la jeunesse constituera une composante majeure de nos efforts. En plus du programme de 25 millions d’euros qui permettra la création de 1000 startups tunisiennes, notamment au profit des jeunes, l’UE financera un nouveau programme dédié à la jeunesse axé sur l’emploi, l’employabilité et les initiatives innovantes des jeunes tunisiens pour la relance socio-économique du pays.

L’UE se félicite de la réussite  des élections municipales tenues en Tunisie le 6 mai 2018 et s’engage à soutenir la Tunisie dans le parachèvement de la mise en place de la démocratie dans sa dimension locale et du processus de décentralisation en tant que vecteur important de développement régional. Au-delà des programmes en cours, nous œuvrerons au renforcement des capacités des municipalités nouvellement créées et au développement régional. Une enveloppe additionnelle sera allouée à ce volet de coopération.

Nous nous félicitons des programmes d’appui annoncés au profit des régions défavorisées, au développement du tourisme avec de plus fortes retombées économiques locales. Aux secteurs prioritaires comme l’agriculture et le tourisme s’ajoutera un soutien à la modernisation de l’économie, avec un accent particulier sur l’innovation, l’économie numérique, les énergies renouvelables, la recherche et la spécialisation intelligente qui fera l’objet d’un accord spécifique à conclure prochainement.

La feuille de route qui a récemment été adoptée par le Conseil des Ministres tunisiens, et présentée à l’UE lors de la visite du Chef du Gouvernement Youssef Chahed à Bruxelles, reprend les mesures les plus urgentes (législatives, stratégiques et opérationnelles) nécessaires à la relance socio-économique du pays et servira comme outil opérationnel pour assurer leur mise en œuvre rapide, y compris les mesures d’appui financées par l’UE.

Monsieur Johannes Hahn, Commissaire européen pour le voisinage et les négociations d’élargissement, conduira une mission en Tunisie avec les institutions financières courant 2018 pour discuter des réformes en cours et de l’appui nécessaire pour accompagner ces réformes.

L’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) contribuera de manière structurelle à l’ancrage de la Tunisie à l’espace européen et à la modernisation de l’économie tunisienne, et nous nous félicitons de notre décision commune de fixer un agenda de négociations ambitieux sur l’ensemble des chapitres en vue de conclure les négociations dans les meilleurs délais.

Eu égard aux opportunités et défis posés par la migration, nous avons réitéré notre engagement à avancer dans les négociations sur la facilitation des visas et l’accord sur la réadmission afin de les conclure dans les meilleurs délais. Les synergies possibles entre ALECA et la facilitation des visas ont été discutées.

Nous avons convenu de continuer notre coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme, tout en promouvant le plein respect de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Nous avons à cet effet noté avec satisfaction la reprise de l’activité économique dans le domaine touristique grâce aux efforts constants de la partie tunisienne à améliorer la situation sécuritaire. Nous comptons sur les mesures annoncées pour avancer dans la mise en œuvre du programme-phare sur la réforme du secteur de la sécurité.

Nous poursuivrons nos efforts conjoints afin de soutenir les réformes tunisiennes pour répondre aux normes internationales et européennes en matière de gouvernance fiscale et de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Notre objectif commun est que la Tunisie remplisse rapidement ses engagements au titre du plan d’action agréé avec le Groupe d’action financière (GAFI), et sorte de la liste du GAFI, ainsi que de la liste de l’Union européenne, aussi vite que possible.

Le lancement d’un programme de coopération et d’échange diplomatique entre le Service européen pour l’Action Extérieure et le Ministère tunisien des Affaires Étrangères permettra un partage d’expertises et une meilleure connaissance des méthodes de travail respectives. A cet égard, nous nous sommes félicités de la signature de l’accord administratif relatif aux stages de diplomates.

La coopération dans le domaine de la valorisation notamment économique du patrimoine culturel tunisien et la diplomatie culturelle est une autre action inédite illustrant la place de la culture dans le partenariat Tunisie – UE, en vue de la mise en place à terme d’une stratégie nationale de diplomatie culturelle en Tunisie.

Par ailleurs, nous avons souligné l’importance que nous accordons à la dimension parlementaire de notre partenariat privilégié.

Nous avons continué nos échanges sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye, en Syrie, au Moyen-Orient ainsi qu’au Sahel.

Le Ministre tunisien des Affaires Etrangères a réitéré les remerciements de la Tunisie pour l’appui qu’apporte l’UE à la transition démocratique ainsi que pour son soutien à la réussite des réformes économiques. La Haute Représentante a renouvelé  l’engagement de l’UE à poursuivre et à renforcer son appui à la Tunisie.

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Youssef Chahed est depuis deux jours en tournée européenne et nul ne sait pourquoi, puisqu’il ne l’a pas dévoilé lui-même. Mises à part les photos et les vidéos sur sa page, les annonces politiquement correctes d’un soutien européen qui serait indéfectible, d’un contingent supplémentaire d’huile d’olive à exporter et des Hollandais qui ne seront plus interdits de voyage en Tunisie, on ne comprend toujours pas ce qu’il était allé chercher sur le vieux continent. Et on est tenté de penser qu’il n’y avait pas de quoi faire un plat … tunisien !

  • Ouverture tous azimut à une Europe qui restera fermée

On va donc prendre pour guide les thèmes qu’il a développés lors de son discours, ou séance d’échanges, au Parlement européen. Sur l’ALECA par exemple, le chef du gouvernement tunisien semblait avoir accepté telle quelle, même s’il avait demandé «l’asymétrie et la progressivité», l’ouverture complète du marché tunisien aux produits européens. Il n’a ainsi pas parlé de la mobilité, malgré une question bien précise à ce sujet d’une des députés présents, qui demandait plus de visas pour les Tunisiens. Et c’est justement le silence, aussi bien du chef du gouvernement que des Européens, sur cette question essentielle pour un vrai partenariat, qui fait de l’ALECA un véritable marché de dupes. «Nous avons demandé un quota supplémentaire en huile d’olive, mais nous ne le mettons pas en donnant-donnant contre l’ALECA», avait dit Youssef Chahed devant le Parlement Européen avec le sourire gêné de celui qui savait très bien ce qu’il disait.

La Tunisie s’ouvre complètement et dans tous les secteurs, dont l’agriculture et les services, à l’Europe. Cette dernière restera fermée à tous les Tunisiens qui voudraient prospecter et vendre leurs services ou y exercer un métier de services. Idem pour l’agriculture, où les produits européens restent hautement compensés, en face d’une agriculture tunisienne à peine soutenue et qui a même du mal à vendre localement ses produits à prix convenables. Pour toute réponse, Youssef Chahed se contente de rappeler aux Européens qu’ils doivent nous ménager, procéder progressivement pour ne pas nous faire trop mal, «car nous restons un pays en développement» dit-il. Une députée européenne l’interpelle sur cette question de l’agriculture. Il ne répondra pas.

Comme pour l’ALECA, le chef du gouvernement accepte sans broncher aussi l’Open Sky. «La Tunisie a fait beaucoup d’efforts pour le signer. Je crois que la balle est dans le camp européen», dit-il avec un léger sourire. Il oubliait pourtant que sa compagnie nationale de transport aérien est loin, très loin, d’être prête, surtout que l’Etat propriétaire lui refuse toute assistance et la laisse péricliter, sourd au cri d’alarme d’Elyes Mnakbi qui disait en novembre dernier que «l’Open Sky est la faillite de Tunisair».

  • Il leur parle du FMI, ils lui parlent de Sihem Ben Sedrine

Suivant toujours le guide du discours du chef du gouvernement devant le Parlement européen, on comprendrait qu’il était venu demander l’aide pour un pays obsédé par les augmentations et pas amateur du travail, et commence son discours par les relations FMI-Banque Mondiale. «Nous avons eu une revue très positive en mars dernier. Une autre revue est en cours pour le mois de juin et je pense que nous serons en mesure de confirmer les engagements sur les principales réformes. En cours, celle des Caisses, celle des entreprises publique et celle de la fonction publique et la caisse de compensation ».

Préférant certainement laver son linge sale en famille, Youssef Chahed oublie de parler de l’UGTT et sa campagne anti-réformes et s’attarde encore sur le FMI, avec lequel l’accord conditionne aussi l’aide européenne. «C’est un accord FMI un peu pressant pour la Tunisie, mais nous nous sommes engagés à le faire et nous allons le faire», tente-t-il de les tranquilliser. Se rappelant, peut-être, que même le FMI est pressé de voir son débiteur faire ce qu’il faut pour rester capable de le rembourser, il demande que «il ne faut cependant pas que les contraintes du FMI ralentissent la croissance et cassent le retour de cette croissance que nous sommes en train d’observer».

Et lorsqu’il évoque le manque de communication avec l’Union Européenne, l’ambassadeur qui était à ses côtés, et qui quelques secondes plus tôt se massait l’œil d’un doigt, se penche en avant, pose ses bras sur la table et hoche la tête, comme s’il se sentait concerné par les propos, ou dirions-nous, les reproches indirects du chef du gouvernement, qui ajoute : «nous pouvons valoriser encore plus ce qui est en train d’être fait. On peut trouver des outils pour mieux vulgariser l’aide européenne». Et lorsque Chahed passe à un autre sujet, l’ambassadeur prend un verre d’eau comme pour se dire «Ouf !»

Les députés européens le mettront un peu mal à l’aise sur le sujet de l’IVD, jusqu’à l’obliger à sortir du silence qu’il s’est imposé en tant que chef de gouvernement, sur un dossier entre les mains de son patron BCE. Il dira d’abord que «ce processus [Ndlr : de la justice transitionnelle] a été, je dirais, mal conduit sur les sept dernières années, par plusieurs actions probablement mal coordonnées (…). Ce n’est pas parce que l’IVD s’arrêtera le 31 mai que cela signifierait la fin de la justice transitionnelle en Tunisie». Il ne donnera, à ce sujet, aucune autre explication. Rappelé par une autre question sur le même sujet, il préfère rejeter la patate chaude et précise que «l’arrêt [Ndlr : du mandat de l’IVD] a été décidé par les députés et je pense que s’ils en ont décidé ainsi, c’est parce qu’ils pensent qu’elle a dévié de sa fonction principale». L’ambassadeur lui tend une petite feuille et YC ajoute que «tous les dossiers, les résultats et les recommandations ont été transmis à la justice pour traiter l’ensemble de ces cas».

On s’étonnera enfin que le chef du gouvernement ne connaisse manifestement rien sur la question du Carbonne et donc de l’énergie verte, lorsqu’un député espagnol lui pose une question. «Sur la question du Carbonne, je ne saurais vous répondre, c’est une question très compliquée» dit-il avec un sourire gêné. L’ambassadeur lui souffle alors qu’il va répondre au député. Le président de l’Assemblée européenne lui sauve enfin la mise, lorsqu’on l’entend interpeller le député espagnol en Anglais par un «This Is not the Tunisian Parlement» ou [Ndlr : Traduisez : Ici ce n’est pas le Parlement Tunisien]. Et Chahed, qui ne comprend pas l’allusion du président de la séance aux questions facétieuses et sans respect du temps accordé des députés de l’ARP tunisienne, marque un petit temps d’hésitation par un «Euh …» et passe !

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a entamé mardi 24 avril 2018 une visite de travail (23-27 avril) dans les pays du Benelux (Belgique-Pays Bas-Luxembourg).

A son arrivée à Bruxelles, il a été reçu par la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini.

Selon Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, la rencontre a porté sur les grandes réformes entreprises par la Tunisie, les élections municipales en cours, le classement, par l’UE, de la Tunisie sur la liste des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, la lutte antiterroriste et l’émigration irrégulière.

Les deux parties ont, également, discuté de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi ( ALECA) en prévision du prochain round de négociations entre la Tunisie et l’UE et de discuter du plan d’urgence permettant l’importation en franchise de droits de 35 mille tonnes supplémentaires d’huile d’olive vierge tunisienne dans l’UE, sur les deux prochaines années.

Le chef du gouvernement est accompagné du ministre de la Relation avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et des Droits de l’homme Mehdi Ben Gharbia, du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Sabri Bachtobji ainsi des conseillers chargés de l’investissement et des affaires diplomatiques.

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Un nouveau round de négociations entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) se tiendra à Tunis, dans 15 jours, a indiqué Sophie Vanhaeverbeke, chef de la coopération à la délégation de l’UE à Tunis.

Le nouveau round qui va avoir lieu la semaine du 23 avril sera précédé par la tenue le 16 avril d’une rencontre avec la société civile.

L’ordre du jour du nouveau round de négociations n’a pas été encore arrêté selon une source tunisienne proche de ce dossier. Cependant, une réunion intersession s’est tenue en janvier 2018, pour discuter des aspects techniques relatifs aux questions de la synergie et de la mobilité.

Le rapprochement des services tunisiens des normes européennes sont au centre des négociations sur l’ALECA, dont le premier round s’est tenu du 18 au 21 avril 2016, .

La Tunisie bénéficie depuis novembre 2012, du statut de partenaire privilégié de l’UE, son premier partenaire commercial et économique.

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Le membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) chargé de la coopération internationale et du commerce extérieur, Abdelkhalek Ijlani, a souligné que l’Organisation agricole ne refuse pas catégoriquement la libéralisation du secteur agricole dans le cadre de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) avec l’Union européenne (UE) mais demande l’examen des répercussions attendues de cet accord sur l’agriculture tunisienne.
Ijlani a souligné, mercredi, à l’occasion d’un atelier organisé par la Fondation Rosa Luxemburg avec le concours de l’UTAP dans le cadre de la 13ème édition du SIAMAP 2017 la nécessité d’approfondir les études scientifiques et économiques concernant l’ALECA et de faire preuve de pondération afin de prendre une décision servant l’intérêt de l’agriculteur tunisien.

De son côté, le professeur d’économie et membre du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) Abdejalil Bédoui a mis en garde contre le danger que constitue l’ALECA et ses répercussions négatives sur l’agriculture tunisienne.
Il a rappelé, dans son intervention, que la même expérience a eu lieu entre le Mexique et les USA et a eu, selon ses dires, des effets désastreux.

Le représentant du ministère du commerce, Nabil Arfaoui, a mis en exergue les dangers de l’ALECA, expliquant que la Tunisie s’attache dans le cadre de cet Accord à certains principes dont la période de 15 ans nécessaires à la préparation du secteur agricole, recommandant, cependant de considérer l’ALECA comme un accord ouvrant des perspectives prometteuses pour le secteur agricole tunisien, d’autant que la plupart des accords commerciaux conclus entre la Tunisie et plusieurs pays ont excepté l’agriculture.
Les produits agricoles tunisiens, a-t-il dit, connaissent des difficultés d’accès aux marchés européens en raison du taux des tarifs douaniers qui dépasse 14%.
Au sujet de l’évaluation de l’accord de partenariat Tunisie-UE, Arfaoui a fait savoir qu’un bureau d’études spécialisé a récemment été chargé de réaliser cette évaluation et d’examiner les répercussions de l’ALECA sur le secteur agricole.

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Le niveau des investissements orientés vers le secteur agricole reste très en-deçà des attentes et du potentiel de ce secteur, se situant entre 8 et 10% de l’ensemble des investissements réalisés durant la dernière décennie“, a regretté, mercredi 1er novembre 2017, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, invitant les investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers à saisir les larges opportunités d’investissement qu’offre l’agriculture.
Présidant l’ouverture d’une journée de rencontres de partenariat B2B entre les investisseurs agricoles tunisiens et leurs homologues d’autres pays (Qatar, Côte d’Ivoire…), tenue dans le cadre du Salon international de l’agriculture, du machinisme agricole et de la pêche (SIAMAP 2017), organisé par l’UTAP, du 31 octobre au 5 novembre 2017 au palais des expositions du Kram, Taieb a affirmé l’engagement des autorités à intensifier les efforts visant à améliorer le positionnement du secteur agricole sur la carte des investissements et à renforcer sa contribution au développement régional et rural et à la garantie de la sécurité alimentaire.

Lesquels efforts ont permis selon le ministre d'”accélérer le rythme des investissements privés dans ce secteur qui ont atteint 58% de l’ensemble des investissements réalisés dans le secteur agricole durant les 5 dernières années
Le ministre a par ailleurs souligné que “grâce aux incitations spécifiques accordées aux investisseurs étrangers, le volume des investissements à participation étrangère dans le secteur agricole a atteint, à fin 2016, 540 millions de dinars, soit 6% de l’ensemble des investissements approuvés. L’Espagne, la France, l’Italie, la Hollande, l’Allemagne, l’Arabie saoudite et le Maroc sont les premiers investisseurs dans ce sens, et nous espérons pouvoir attirer d’autres pays“.
Pour ce faire, les autorités comptent beaucoup, selon le ministre, sur le nouveau lot d’incitations dédiées au secteur agricole inscrites dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, mais aussi sur les atouts de la Tunisie dans ce domaine, son positionnement stratégique en tant que trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, mais aussi sur les opportunités qu’offrira l’ALECA dont les négociations sont en cours entre la Tunisie et l’Union européenne.

De son côté, le directeur général de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), Abderrahmane Shafai, a estimé qu’au-delà des incitations fiscales et autres, l’investisseur aussi bien national qu’international s’intéresse en premier lieu au climat des affaires, qui doit être amélioré davantage pour attirer plus d’investissements.
Il a aussi fait un rappel des principales incitations fiscales et financières accordées aux investissements dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement dont les dégrèvements fiscaux, l’exonération des droits de douanes pour les importations des équipements, les primes d’augmentation de la valeur ajoutée et de la compétitivité, de rendement économique, de développement de l’employabilité, de développement régional, de développement durable….

A l’extérieur des salles abritant les conférences organisées en marge du salon se poursuivent les diverses activités et expositions meublant le SIAMAP 2017, avec une organisation qui laisse beaucoup à désirer et une communication défaillante livrant les visiteurs du salon à eux-mêmes et les obligeant à user les semelles de leurs chaussures, pour explorer les accès du labyrinthe qui leur fait face.

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Hichem Ben Ahmed, secrétaire d’Etat au Commerce international et principal négociateur de l’ALECA (Accord de libre-échange complet et approfondi, avec l’Union européenne), est passé ce jeudi 26 octobre 2017 dans les studios d’Express FM pour évoquer, entre autres, les avancées en la matière. il a indiqué ceci : “Cet accord n’englobait pas les services et l’agriculture. Avec l’ALECA, nous remettrons sur la table cet argument. Cela dit, il s’agit de négocier un accord avec l’Europe et comme pour chaque négociation il y a des possibilités d’échec. Par exemple on ne peut pas parler de libérer les services tout en n’autorisant pas la libre circulation des professionnels et des fonds».

Enfin il a affirmé que les deux parties prendront le temps nécessaire pour évoquer tous les sujets…

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Suite aux rumeurs concernant les prix des produits subventionnés, Hichem Ben Ahmed, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, a tenu à apporter les clarifications nécessaires lors de son intervention ce jeudi sur Express Fm.

Il a par ailleurs expliqué qu’il n’y aura aucune augmentation du prix du pain. Quant au prix du sucre, Ben Ahmed a précisé qu’il y aura, désormais, deux catégories dans les grandes surfaces. Une subventionnée et revendu au prix habituel et une autre présentée dans un emballage autre avec un prix ajusté.

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L’ouverture sur le marché européen préconisée par l’Accord de Libre échange complet et Approfondi (ALECA) pose inévitablement la question du degré de libéralisation que le secteur privé en Tunisie est prêt à supporter face à la concurrence internationale. Dans ce cadre l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a élaboré un indice de perception qui a pour objectif de déterminer quels sont les secteurs d’activité qui sont prêts à la libéralisation et dont la compétitivité sera préservée et quels sont ceux pour lesquels cette ouverture constitue une menace face à la concurrence que représente le marché européen. En effet, la Tunisie les gaps de compétitivité des trois secteurs demeurent différents rendant nécessaire de les considérer individuellement dans un contexte de libéralisation.

L’indice se base sur d’autres piliers majeurs permettant de déterminer des scores pour chaque secteur d’activité. Chaque pilier mesure un aspect différent de l’avis du secteur privé vis-à-vis de l’ALECA. Il s’agit de la position concurrentielle, la connaissance de l’Aleca, l’impact perçu et l’adoption de l’Aleca. Pour assurer une bonne représentativité de la population des entreprises, l’IACE a eu recours à un échantillonnage stratifié proportionnel par taille et par secteur d’activité.

Résultat, la majorité des chefs d’entreprise affirment avoir eu connaissance de l’ALECA par les médias (presse, radio, télé) avec une part de 51,60%, suivis par les associations professionnelles avec 35,50%, et enfin les structures gouvernementales avec 9,70%. Avec un score global de 44 , le secteur agricole se prononce contre l’adoption de l’ALECA en Tunisie. Avec un score de 53, le secteur des services est celui qui s’avère être le plus informé du stade d’avancement de l’ALECA, suivi par l’industrie avec un score de 50 et enfin l’Agriculture avec un score de 33. Les entreprises du secteur agricole sont celles qui connaissent le moins le stade d’avancement de l’ALECA. L’étude a également signalé qu’avec un score de de 31, les entreprises du secteur agricole sont celles qui perçoivent l’impact de l’ALECA sur leur activité plutôt négativement alors qu’avec un score de 91, les entreprises industrielles sont celles qui perçoivent le plus favorablement l’impact de l’ALECA. Les entreprises industrielles se classent en première position avec un score de 100, ce qui signifie que les répondants du secteur industriel sont favorables à l’adoption de l’ALECA. D’ailleurs c’est ce qui explique que l’industrie possède le score le plus élevé dans le troisième pilier : impact positif perçu de l’ALECA, à court terme et davantage à long terme.

Toujours selon l’étude de l’IACE, les scores de cette 2ème édition montrent que la perception des chefs d’entreprise par rapport à l’ALECA s’est dépréciée, à l’exception du secteur agricole. Et c’est le secteur des services qui enregistre la plus grande dépréciation, avec une baisse de l’indice de 8 points, passant de 59 en 2016 à 51 en 2017.

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Des experts allemands et nord africains dont des Tunisiens ont souligné ce vendredi 27 janvier 2017 que les gouvernements européens ne doivent pas dicter un nouvel accord de libre échange complet et approfondi (ALECA) à la Tunisie, lequel risque de saper la base matérielle de la démocratie naissante.
Lors d’une conférence organisée à Tunis, pour présenter le livre ” Développement à travers le libre échange ” par la fondation allemande Rosa Luxemburg, l’économiste tunisien Sami Aouadi a souligné que le plus important défi auquel est confronté aujourd’hui la Tunisie c’est l’incapacité de l’économie à se positionner comme un véritable partenaire.
” Il existe une asymétrie flagrante. Le géant européen négocie avec le nain économique qui est la Tunisie “, a-t-il souligné.
Selon Sami Aouadi, le projet actuel d’ALECA en négociation, introduit de véritables défis pour des secteurs névralgiques comme l’agriculture, plusieurs services et les marchés publics sur lesquels désormais les multinationales européennes vont pouvoir concurrencer les producteurs locaux, lesquels ne sont guère préparés et ont besoin au préalable d’une véritable mise à niveau qualitative et significative.
Dans ce sens, il a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre une politique agricole active et réelle et de soutenir les petits agriculteurs pour dépasser le caractère traditionnel et saisonnier de la production vers une agriculture plus compétitive, plus diversifiée et à fort contenu en termes de progrès technique.

De son côté, l’économiste tunisien Abdeljelil Bedoui a indiqué qu’avant d’entamer les négociations sur l’ALECA, il faut procéder à une évaluation du partenariat entre la Tunisie et l’UE depuis 1995 et une évaluation du nouveau projet de partenariat proposé par l’UE outre l’identification des besoins de l’économie tunisienne et l’élaboration d’un nouveau modèle de développement.
Résumant les interventions contenues dans le livre, Werner Ruf, universitaire allemand a souligné que les principes de libre échange ont déjà fait perdre à la Tunisie d’importants revenus après la renonciation aux douanes.
” Ces revenus ne sont plus disponibles pour des investissements d’infrastructure comme les écoles, les universités, les hôpitaux, etc “, -a-t-il cité comme exemple.
L’intervenant a fait remarquer que six ans après, ” les raisons profondes de la révolution du 14 janvier 2011, 17 décembre 2010, sont toujours là, elles sont même en train de se renforcer “, a-t-il dit.
La situation économique et sociale c’est-à-dire les conditions de vie de la majorité de la population ne se sont guère améliorées notamment, dans le sud et dans l’ouest du pays. Les couches moyennes connaissent une stagnation de leur revenu alors que les prix montent. La masse de jeunes reste sans perspective aucune. La qualification et les études souvent mènent directement au chômage.
” La demande des citoyens pour une vie digne s’avère irréalisable sous le régime néo-libéral “, a-t-il souligné.
Et d’ajouter : ” la conséquence c’est l’attractivité du salafisme radical et le jihad offre souvent un certain revenu “.

Selon Werner Ruf et d’autres économistes cités dans le livre présenté, la lutte contre le terrorisme ne peut être efficace sans la lutte contre la misère.
” Il faut que l’Etat soit capable de servir les besoins des citoyens pour rendre le concept de la démocratie crédible “, a estimé l’intervenant, faisant observer que ce but ne pourra être atteint que par le renforcement des capacités distributives de l’Etat et non pas par une politique de privatisation au profit surtout des capitaux étrangers.
” Si l’on veut réellement stabiliser la démocratie en Tunisie, il faut laisser de l’oxygène à son économie et il faut créer des conditions pour que le revenu des ménages garantisse une vie digne aux citoyens “, a-t-il conclu sa présentation.
Pour sa part, Khaled Chaâbane, représentant de la fondation Rosa Luxemburg, a souligné que le livre “Développement à travers le libre échange : les enjeux de l’agenda néolibéral de l’Union européenne pour les pays de l’Afrique du Nord” est le résultat des travaux du colloque international organisé en octobre 2015.
Le livre de 282 pages comporte des interventions d’économistes et universitaires tunisiens, marocains, algériens et allemands durant ce colloque. Il est publié en deux langues français et anglais avec une introduction en anglais et en allemand.
Réalisé par Gisela Baumgratz, Khaled Chaâbane et Werner Ruf, ce livre comporte trois chapitres sur l’UE comme actrice d’une politique économique néolibérale dans ses relations extérieures avec les pays de l’Afrique du Nord, la perception critique des accords de libre échange par des chercheurs tunisiens, marocains et algériens et le développement : alternatives à l’agenda néolibéral.

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Les propositions européennes formulées dans le cadre des négociations sur le futur Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), sont loin de satisfaire la centrale syndicale, a affirmé Kacem Afaya, secrétaire général adjoint de l’Ugtt chargé des relations internationales, arabes et migation, lors d’un atelier de travail, organisé mercredi à Tunis, sur les résultats préliminaires de l’étude sur ” l’Impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca “.
Invité à prendre part au débat sur l’étude élaborée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), Afaya, a souligné que ” L’UGTT considère que les propositions européennes ne sont pas adaptées à la réalité des difficultés de l’économie tunisienne et ne prennent pas en compte l’asymétrie de développement entre les deux économies, ce qui engendrera inéluctablement la fragilisation des micro et petites entreprises et la destruction des emplois en sus de l’impact sur le déficit de la balance de paiement ” a-il-précisé.
Et d’expliquer ” à titre d’exemple et concernant le volet investissement, l’offre actuelle stipule que la Tunisie ne peut pas pratiquer de limitations concernant le nombre d’entreprises européennes qui désirent s’implanter sur son territoire, ni même procéder à la limitation de la valeur totale des transactions ou des avoirs. La Tunisie ne pourra pas non plus limiter la participation maximale des capitaux étrangers dans une entreprise. De surcroit, vu le système des échanges, des pressions seront exercées pour que le rapatriement des capitaux soit facilité. De plus, la Tunisie se trouvera dans l’impossibilité d’exiger un transfert technologique ce qui représenterait une véritable menace pour l’emploi en cas de retrait des investissements étrangers. ”
Il a, par ailleurs, critiqué et la démarche et le contenu de l’étude présentée affirmant que “si certains pays utilisent le modèle d’équilibre général pour le calcul des impacts de la libéralisation sur l’activité économique, ces modèles demeurent fortement critiqués par plusieurs économistes en raison de leur aspect statique. Secundo, les données utilisées sont celles de l’année 2010, or la situation de l’économie tunisienne notamment certains services comme le tourisme, a fortement changé, ce qui pourrait à notre avis biaiser les résultats ” a-t-il noté.
A cet effet, le responsable syndicale estime ” nécessaire d’emprunter des voies complémentaires à travers l’utilisation d’autres instruments d’analyse afin de parfaire l’étude d’évaluation de l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’ALECA “. Il a recommandé à ce titre de ” réaliser des études sur certains secteurs comme par exemple les grandes surfaces, les banques, les assurances, le télécom et l’informatique qui sont déjà engagés dans un processus de libéralisation “.
Dans cet ordre d’idées, l’approche proposée par l’UGTT consiste, selon Afaya, ” à commencer par une évaluation nationale et indépendante de l’accord d’association déjà en vigueur depuis 20 ans, sans oublier l’évaluation du Programme de mise à niveau (PNM) et du programme de modernisation industrielle afin de dégager les points forts et les points faibles de cet accord. L’UGTT estime que cette évaluation est une condition préalable à remplir avant d’engager toute négociation avec l’Union Européenne “, a-t-il encore souligné.
Les résultats préliminaires de l’étude sur ” l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca ” ont été présentés mercredi, dans le cadre des préparatifs de la poursuite des négociations sur le futur accord avec l’Union européenne lancées officiellement en ocotobre 2015. L’étude donne un aperçu de la compétitivité externe des services en Tunisie via une description de l’évolution des échanges et des parts de marché de la Tunisie dans les différents secteurs des services et une analyse de la compétitivité en termes de demande adressée.
Elle fournit également, une évaluation de l’impact macroéconomique et sectoriel d’une libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca via un modèle d’équilibre général calculable qui permet de déduire les conséquences ex-ante de cet accord sur la valeur ajoutée, l’emploi, les échanges internationaux et le pouvoir d’achat.

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Les résultats préliminaires de l’étude sur ” l’impact de la libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca ” (Accord de libre-échange complet et approfondi) montre un impact globalement positif (de l’accord) au niveau de la croissance économique, la consommation, l’emploi -des qualifiés surtout- et le pouvoir d’achat mais également, une vulnérabilité au niveau de la balance courante, selon le directeur général Habib Zitouna, DG de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ), auteur de cette étude.

“Au niveau sectoriel, la libéralisation des services aurait un effet positif sur la valeur ajoutée et l’emploi dans les services marchands, l’industrie et l’agriculture. En revanche, elle aurait un effet négatif sur la balance des biens, a-t-il dit lors d’un atelier de travail organisé mercredi à Tunis, par (ITCEQ), ajoutant qu’un accompagnement est ainsi nécessaire pour renforcer la compétitivité externe de l’économie tunisienne.
Il ressort également, de l’étude ” qu’au niveau des différents secteurs des services, l’effet positif sur la valeur ajoutée serait relativement, plus important pour les transports maritimes, les assurances, le transport aérien, les services aux entreprises, le commerce et l’entretien et les télécommunications. L’effet sur l’emploi est quant à lui clairement négatif dans le secteur commerce et activités d’entretien et à un degré moindre les activités de poste et de courrier “.

Pour atténuer les effets négatifs de cette éventuelle ouverture, Habib Zitouna a souligné l’importance de mettre en place des programmes d’accompagnement, de mise à niveau et de modernisation pour les ” perdants ” éventuels de cette libéralisation.
Réagissant aux craintes et appréhensions formulées par la société civile au sujet du futur accord avec l’union européenne, le DG de l’ITCEQ pense que ” ces craintes sont justifiées, mais elles sont focalisées sur le volet risques de cet accord, occultant parfois les opportunités qui pourraient en résulter. Parmi les craintes exprimées, il y en a celles qui sont déjà vécues actuellement, telle que l’implantation étrangère dans les services et la concurrence déloyale qui en découle. Et c’est une question que le futur accord permettra de recadrer ” a-t-il expliqué.

Pour le conseiller économique auprès du Chef du gouvernement Ridha Ben Mosbah, et ” les conclusions préliminaires de cette étude soulignent les éventuels impacts positifs de l’Aleca en termes de Produit intérieur brut et en termes d’emploi sur le long terme, mais aussi les risques éventuels et les besoins en matière d’accompagnement et de restructuration des secteurs vulnérables en vue d’un repositionnement stratégique face à l’ouverture et au surcroit éventuel de concurrence “.

” Tout dépendra du mode d’ouverture qui sera retenu. Il y a aujourd’hui, une très forte recommandation pour bien négocier la question de la fourniture des services tunisiens sur le marché européen et la question de mobilité des compétences et des professionnels sur le marché européen qui y est rattachée. Ces deux questions devraient être négociées d’une manière synchrone ” a fait savoir cet ancien ministre sous Ben Ali .
Il a ajouté à l’agence TAP, que ” l’offre tunisienne en matière de services, dans le cadre des négociations, va être basée sur les résultats de cette étude qui devraient être consolidés et revus après la consultation de la société civile. Cette offre va être conçue compte tenu des risques, des opportunités, des besoins d’accompagnement financier et technique de certains secteurs mais aussi des questions épineuses de mobilité et de reconnaissance des diplômes. C’est une offre à la fois offensive et défensive. Nous essayerons de marquer des points par rapport aux opportunités qui s’ouvrent dans les secteurs sur lesquels nous sommes réellement compétitifs “.

L’étude réalisée par l’ITCEQ, dans le cadre des préparatifs de la poursuite des négociations sur le futur accord avec l’Union européenne, donne un aperçu de la compétitivité externe des services en Tunisie via une description de l’évolution des échanges et des parts de marché de la Tunisie dans les différents secteurs des services et une analyse de la compétitivité en termes de demande adressée.
Elle fournit également, une évaluation de l’impact macroéconomique et sectoriel d’une libéralisation des services dans le cadre de l’Aleca via un modèle d’équilibre général calculable qui permet de déduire les conséquences ex-ante de cet accord sur la valeur ajoutée, l’emploi, les échanges internationaux et le pouvoir d’achat.

Le lancement officiel des négociations sur l’ALECA entre la Tunisie et l’UE a eu lieu le 13 octobre 2015. Cet accord, qui ” sera une partie intégrante de l’accord d’association “, conclu entre les deux parties depuis 1995, couvrira 11 domaines à savoir :la défense commerciale (sauvegarde, antidumping), la transparence, la concurrence, la douane et la facilitation des échanges.
Il portera, également, sur “des questions liées à l’énergie”, les obstacles non tarifaires au commerce, le
commerce et le développement durable, les droits de propriété intellectuelle, les mesures sanitaires et
phytosanitaires, les services et le droit d’établissement, les marchés publics.

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Les effets pervers de l'Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) inquiète l’UTAP.

L’Union tunisienne de l’Agriculture et de la pêche (UTAP) a fait part, samedi, lors d’un débat, de son inquiétude concernant les effets pervers de l’Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) avec l’Union Européenne sur le secteur agricole tunisien. La partie européenne aspire, à travers cet accord, à un démantèlement des tarifs douaniers sur tous les produits échangés y compris ceux de l’agriculture, ont rappelé les intervenants. La Tunisie veut, de son côté, fixer une liste de produits qui ne feront pas l’objet de la libéralisation totale afin de protéger l’agriculture tunisienne, pas encore prête à la concurrence européenne.

D’après des statistiques de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), 75% des exploitations agricoles sont de petite taille (10ha par exploitant) et 80% des éleveurs tunisiens sont des petits éleveurs (3 vaches par éleveur), alors qu’en France, la taille moyenne de l’exploitation est de 50 ha et 50 vaches pour chaque agriculteur. Autre disparité, celle des subventions. La Tunisie consacre 350 MD (près de 160 millions d’euros) à plus de 517 mille agriculteurs, alors que la France mobilise 8 millions d’euros pour un nombre similaire d’agriculteurs.

« Il ya, d’un côté, une agriculture efficace et de l’autre une agriculture non-modernisée caractérisée par une moyenne d’âge élevé et un niveau de compétitivité d’agriculteurs faible », a commenté Amor Béhi, vice-président de l’UTAP. La libéralisation des échanges des produits agricoles sera dans ce cas « catastrophique » pour les agriculteurs tunisiens et du coup sur le tissu rural dans les zones rurales, ont jugé des intervenants à ce débat.

Encore, selon les résultats d’une récente étude réalisée par l’IACE, le secteur agricole tunisien doit, pour supporter les effets de cette ouverture, augmenter ses exportations de 8% par an, et ce, à travers l’augmentation du total de la superficie des terres arables de 19%à 25% (soit l’équivalent de 0,26 ha par habitant à 0,28 ha par habitant). Sa productivité doit s’accroitre de 5% annuellement, le taux de la valeur ajoutée du secteur doit atteindre 13% contre 10,8% avec une réduction des taxes douanières de 12% contre 14,22%.

Pour Leith Ben Bechr, président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (SYNAGRI), le développement du secteur agricole en Tunisie nécessite l’adoption de réformes visant l’amélioration de la compétitivité des agriculteurs tunisiens. Il s’agit en outre d’accorder des avantages à cette catégorie afin de permettre aux agriculteurs de résister à la concurrence de leurs homologues européens.

Le syndicat préconise en outre de lutter contre le morcellement des terres agricoles, de résoudre les problèmes de certaines filières (lait et céréales) et de regrouper les agriculteurs au sein de coopératives, ce qui permettra de mobiliser un appui financier et de résister à la concurrence internationale.

Pour Aboubaker Karray, directeur général des études de planification au ministère de l’Agriculture, l’ALECA n’est pas un objectif en lui-même, il devait plutôt être un moyen de renforcer les performances de secteur agricole.

Pour ce faire, il a recommandé de faire participer les organisations professionnelles et la société civile aux négociations officielles sur l’ALECA afin d’aboutir à des recommandations pratiques susceptibles d’éviter les risques inattendus de la libéralisation totale du secteur agricole.

Karry a souligné encore la nécessité de mettre en œuvre un dispositif performant pour conformer les produits agricoles aux exigences phytosanitaires et assurer par conséquent le devenir des filières agricoles.

Evoquant le cas de l’huile d’olive, Abdellatif Ghédira, directeur exécutif du conseil oléicole international à Madrid, a affirmé que le produit tunisien est très compétitif, mais les exploitations sont les moins rentables dans le monde, parce que la filière oléicole n’a pas la capacité de stabiliser le rendement en raison de la rareté de l’eau (8% seulement des oliveraies se situent dans des périmètres irriguées). Pour cela, il a recommandé d’intégrer les volets de l’investissement, de la qualité et du contrôle sanitaire dans les négociations officielles sur l’ALECA.TAP

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L’Union tunisienne de l’Agriculture et de la pêche (UTAP) a fait part, samedi, lors d’un débat, de son inquiétude concernant les effets pervers de l’Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) avec l’Union Européenne sur le secteur agricole tunisien. La partie européenne aspire, à travers cet accord, à un démantèlement des tarifs douaniers sur tous les produits échangés y compris ceux de l’agriculture, ont rappelé les intervenants. La Tunisie veut, de son côté, fixer une liste de produits qui ne feront pas l’objet de la libéralisation totale afin de protéger l’agriculture tunisienne, pas encore prête à la concurrence européenne.

D’après des statistiques de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), 75% des exploitations agricoles sont de petite taille (10ha par exploitant) et 80% des éleveurs tunisiens sont des petits éleveurs (3 vaches par éleveur), alors qu’en France, la taille moyenne de l’exploitation est de 50 ha et 50 vaches pour chaque agriculteur. Autre disparité, celle des subventions. La Tunisie consacre 350 MD (près de 160 millions d’euros) à plus de 517 mille agriculteurs, alors que la France mobilise 8 millions d’euros pour un nombre similaire d’agriculteurs.

” Il ya, d’un côté, une agriculture efficace et de l’autre une agriculture non-modernisée caractérisée par une moyenne d’âge élevé et un niveau de compétitivité d’agriculteurs faible “, a commenté Amor Béhi, vice-président de l’UTAP. La libéralisation des échanges des produits agricoles sera dans ce cas ” catastrophique ” pour les agriculteurs tunisiens et du coup sur le tissu rural dans les zones rurales, ont jugé des intervenants à ce débat.

Encore, selon les résultats d’une récente étude réalisée par l’IACE, le secteur agricole tunisien doit, pour supporter les effets de cette ouverture, augmenter ses exportations de 8% par an, et ce, à travers l’augmentation du total de la superficie des terres arables de 19%à 25% (soit l’équivalent de 0,26 ha par habitant à 0,28 ha par habitant). Sa productivité doit s’accroitre de 5% annuellement, le taux de la valeur ajoutée du secteur doit atteindre 13% contre 10,8% avec une réduction des taxes douanières de 12% contre 14,22%.

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Dans une déclaration accordée ce vendredi 20 mai 2016 à Africanmanager, l’économiste et universitaire Faycel Derbal a annoncé que l’entrée en vigueur de l’ALECA est actuellement impossible. “La Tunisie n’est pas encore prête ni au niveau des services ni au niveau de l’agriculture”, a déclaré Derbal, avant de s’interroger : “Est-ce qu’on a établi un vrai bilan comptable sur l’accord d’association signé en 1995 touchant le secteur industriel?”.

Pour lui, la signature de tel accord est une question fondamentale qui nécessite des négociations de plusieurs années. ” Il faut savoir négocier ce genre d’accord et trouver les solutions adéquates pour les problèmes confrontés”, a t-il dit.
Pour se faire, Faycel Derbal a affirmé que cet accord ne peut être signé que si on assure la mise à place des législations et on améliore la compétitivité de nos entreprises agricoles ainsi que celles actives dans le secteur des services.
Il a par ailleurs fait remarquer que le forum qui se tiendra les 27 et 28 mai au siège de l’IACE courant sera une occasion pour débattre cette question.

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