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C’est la fin d’une époque en Allemagne. La chancelière Angela Merkel a finalement enterré sa politique d’asile très généreuse, bousculée par ses alliés très encombrants de la droite, qui menaçaient de faire exploser le gouvernement qu’elle a eu tant de mal à monter. Désormais on pourra, en toute légalité, fermer les portes aux migrants qui débarquent en Allemagne, sans ménagement, rapporte l’AFP. L’Italie, que cette ligne dure démange, notamment depuis l’arrivée de la droite extrême au pouvoir, doit jubiler…

Après des semaines de tensions dans sa coalition, Merkel n’a trouvé que ce moyen là pour sauver sa tête, et une carrière politique que beaucoup d’observateurs disent déjà sur le déclin. Reste maintenant à régler ses problèmes avec les autres pays européens et son voisin, l’Autriche. En effet l’accord signé par Merkel et ses alliés stipule que Berlin pourra renvoyer les demandeurs d’asile déjà recensés ailleurs dans l’UE vers le pays d’entrée, ou vers l’Autriche, ce que la coalition de l’extrême droite et des conservateurs voit d’un très mauvais oeil. Vienne a fortement réagi ce mardi 03 juillet 2018 : “A aucun moment nous n’avons été consultés“, a déclaré la patronne de la diplomatie autrichienne, Karin Kneissl. Le gouvernement autrichien organise déjà la résistance et se dit “prêt à prendre des mesures pour protéger” ses “frontières sud en particulier“, avec l’Italie et la Slovénie, pour réserver le même traitement aux migrants que l’Allemagne.

En dépit de ce virage qui nous éloigne définitivement de la parenthèse enchantée de 2015-2016, quand l’Allemagne avait absorbé 1,2 millions de réfugiés, Merkel n’est pas tirée d’affaire pour autant. Maintenant qu’elle a réussi à calmer ses alliés de droite, reste à faire avaler la pilule aux partenaires du centre-gauche. Et si elle échoue avec le parti social-démocrate (SPD), c’est reparti pour un tour dans la crise gouvernementale…

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La Suisse et l’Allemagne constituent pour la Tunisie deux marchés porteurs pour développer l’exportation d’huile d’olive, notamment les variétés douce et fruitée mûre“, a affirmé le Directeur pays du programme “Swiss Import Promotion Programme” (SIPPO) en Tunisie, Mohamed Jouneidi Abderrazak.
Il a ajouté, lors d’un workshop, sur l’accès de l’huile d’olive tunisienne aux marchés suisse et allemand : difficultés et opportunités, organisé, mardi 26 juin 2018, au Centre de promotion des exportations (CEPEX), que les exportations tunisiennes vers ces deux marchés sont encore faibles en dépit de la forte consommation de l’huile d’olive dans ces deux pays.

Et de rappeler qu’en 2017, la Tunisie a exporté vers le marché suisse entre 250 à 300 tonnes d’huiles d’olive alors que le volume des importations suisses de ce produit s’élève à 15 mille tonnes.

Pour le marché allemand, la Tunisie y a exporté, en 2017, seulement 100 tonnes de l’huile d’olive alors que le volume des importations allemands en ce produit a atteint 62 mille tonnes.

Le responsable a encore souligné que le programme SIPPO a choisi 11 pays en transition dont la Tunisie pour faciliter leurs importations vers les marchés suisse, européens et internationaux.
Pour la Tunisie trois secteurs économiques sont concernés par les actions du programme SIPPO : les produits de la pêche, les aliments transformés et les ingrédients naturels.

Ce programme assurera, ainsi, l’accès des entreprises tunisiennes prêtes à l’export aux nouveaux marchés par le biais du renforcement des compétences des institutions d’appui (CEPEX , CCIT, APIA..) en matière d’exportation. Concrètement, il s’agit de relier les entreprises tunisiennes exportatrices aux importateurs en Suisse, en Europe et dans d’autres marchés-ciblés importants.

Pour Samir Azzi, président directeur général par intérim du CEPEX, les producteurs et exportateurs de l’huile d’olive tunisienne sont appelés à accroitre le volume des exportations sur les marchés suisse et allemand, surtout l’huile d’olive conditionnée.
Il est à noter que la commission européenne a offert une occasion supplémentaire aux exportations tunisiennes d’huile d’olive vers l’Europe. En septembre, la commission a proposé un quota supplémentaire exonéré de droits de 35 mille d’huile vers l’UE.
Par ailleurs, l’expert en développement des exportations et accès aux marchés SIPPO, Udo Bürk, a appelé les institutions d’appui à aider les producteurs de l’huile d’olive à identifier des partenaires en Europe et à éviter de cibler des marchés de masse lesquels sont tenus par les italiens et les espagnols.
La Tunisie dispose déjà d’un avantage par rapport aux autres pays (Portugal, Turquie, Maroc…), à savoir une huile d’olive douce, de très bonne qualité et très connue par les consommateurs des pays importateurs“, a-t-il dit.

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L’AHK Tunisie, en partenariat avec Afrika-Verein (l’association de l’économie allemande pour l’Afrique), a organisé un voyage sur le thème de la gestion des déchets et du recyclage du 25 au 29 juin 2018 à Tunis. Cette initiative était soutenue par le Ministère fédéral allemand de l’Economie et de l’Energie. Plusieurs rencontres bilatérales B2B et avec des institutions nationales (Agence Nationale de Protection de l’Environnement Tunisienne, Centre international des Technologies de l’Environnement de Tunis, Municipalité de Tunis) ainsi que des visites de sites, tels que la décharge de Borj Chakir à Tunis, ont eu lieu au cours de ce séjour.

La problématique de la gestion des déchets est en effet au cœur des préoccupations des autorités tunisiennes. Chaque année, 2,2 millions de tonnes de déchets ménagers et 2,5 millions de mètres cubes de déchets de construction sont générés en Tunisie. Certaines initiatives gouvernementales telles que la filière ECO-LEF, lancée en avril 2001 et ayant pour objectif de maîtriser davantage la pollution engendrée par les déchets plastiques, sont à saluer.

Néanmoins, le système de collecte et de recyclage étant loin d’être efficient, des quantités importantes de déchets jonchent la voie publique ou s’entassent dans des décharges sauvages. Désormais, la lutte contre cette pollution quotidienne est l’un des défis prioritaires que le ministre des affaires locales et de l’environnement ainsi que les municipalités vont devoir relever.

Comme l’a souligné Madame Ben Aïssa d’Afrika-Verein, le but de ce voyage était de permettre une prise de contact individuelle entre entrepreneurs tunisiens et spécialistes allemands, dont l’expertise et le savoir-faire en la matière pourrait permettre la modernisation rapide des infrastructures du pays. «Forte de l’expérience allemande, la Tunisie pourrait envisager d’adopter des techniques plus sophistiquées pour recycler ses déchets » a poursuivi Monsieur Debache, le président de l’AHK Tunisie, avant de citer quelques exemples de techniques applicables dans les décharges et usines tunisiennes, telles que le traitement mécano-biologique, au cours duquel les déchets ménagères sont séparées en différentes fractions afin de recycler de manière plus adaptée chaque catégorie de résidus (plastiques, papiers, cartons, métaux, déchets organiques…).

Enfin, il a été rappelé que la sensibilisation du public à cette problématique était capitale si l’on souhaitait qu’un changement de paradigme ait lieu rapidement. Monsieur Debache a de ce fait conclu en expliquant qu’il ne tient qu’aux citoyens et entrepreneurs tunisiens de s’emparer de la gestion et du recyclage des déchets, s’ils veulent assurer le bon fonctionnement de ce service d’utilité publique dans le pays.

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Ça se corse pour un Tunisien de 29 ans, qui a été cueilli mercredi 13 juin 2018 dans son domicile à Cologne par les forces spéciales. Il a été formellement inculpé ce jeudi pour avoir tenté de fabriquer des “armes biologiques“, rapporte l’AFP. Mais la justice allemande précise qu’elle n’a pas suffisamment de preuves indiquant qu’il allait passer à l’acte…

On a découvert chez lui de la ricine, un poison foudroyant, 6000 fois plus fort que le cyanure. Le ressortissant tunisien était parvenu, début juin, à mettre au point cette substance hautement mortelle. Mais à ce stade les enquêteurs sont incapables de déterminer s’il avait réellement l’intention de s’en servir ou s’il y a des motivations djihadistes derrière. Aucun indice reliant cet homme à une quelconque organisation terroriste n’a été découvert, encore moins une date ou un endroit pour une éventuelle attaque terroriste…

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L’Union européenne, l’Allemagne et la France réaffirment leur engagement dans le secteur de la santé en Guinée et se réjouissent de pouvoir le faire en partenariat dans le cadre du nouveau “Programme d’appui au renforcement du système de santé (PASA2)“.

La cérémonie de signature de la Convention de Financement entre l’Union européenne et la République de Guinée a été présidée à l’Hôtel Noom par Mme la Ministre de l’Économie et des Finances, M. le Ministre de la Santé et son Excellence l’Ambassadeur de l’Union européenne en Guinée, en présence de son Excellence l’Ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, et du représentant de la Coopération Allemande auprès de l’Ambassade d’Allemagne à Dakar, le Directeur Général Adjoint d’Expertise France – Paris et le Représentant de GIZ Guinée.

Tel qu’expliqué par l’Ambassadeur  Gerardus GIELEN, l’Ambassadeur de l’Union européenne en République de Guinée: “Le Programme d’appui au renforcement du système de santé (PASA2) est l’expression de la volonté  de l’Union européenne, de l’Allemagne et de la France à contribuer au relèvement du secteur de la Santé de façon conjointe en plein respect des principes d’efficacité de l’aide auxquels nous souscrivons pleinement” .

Le Programme d’appui au renforcement du système de santé (PASA2) bénéficie d’une contribution de 23 000 000 d’euros du Fonds européen de Développement, ainsi que d’un co-financement de 2 000 000 euros de la Coopération allemande et de 1 000 000 euros de la Coopération française, soit un montant total de 26 millions d’euros (286 milliards GNF).

Tout en capitalisant sur les acquis des programmes d’appui à la santé financés par l’Union européenne, la France et l’Allemagne, le nouveau programme vise à renforcer la gouvernance du secteur de la santé afin d’améliorer l’accès de la population à des soins de santé de base de qualité qui permettront de réduire la mortalité infantile et d’améliorer la santé maternelle ainsi que sa résilience aux crises épidémiologiques.

L’amélioration de la gouvernance du secteur de la santé est particulièrement attendue en matière de gestion financière et de gestion des ressources humaines ainsi que l’augmentation de l’offre de soins de qualité et de l’utilisation des services de santé par les mères et les enfants de moins de cinq ans et l’amélioration de l’infrastructure sanitaire dans la région administrative de N’zérékoré ainsi que les préfectures avoisinantes de Kérouané et Kissidougou.

La mise en œuvre sera déléguée à la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et à Expertise France (EF), les deux agences de coopération publiques d’Allemagne et de France, deux partenaires – tels que définis par M. GIELEN “techniquement et financièrement solides, expérimentés et déjà actives dans le domaine de la santé en Guinée, qui pourront assurer une mise en œuvre efficace”.

L’ensemble des activités prévues dans ce programme devrait démarrer en janvier 2019.

L’Ambassadeur  Gerardus GIELEN, Chef de Délégation de l’Union européenne en République de Guinée, a déclaré ” Affectée par l’épidémie à virus Ébola, la Guinée a vécu une période très difficile, mais aidée de ses partenaires, elle s’est dignement battue pour venir à bout de la pandémie dont nous parlons aujourd’hui au passé. S’il y a une leçon majeure à retenir, c’est bien la nécessité absolue de renforcer, de manière durable, le système de santé dans son ensemble et les capacités d’alerte et de riposte en particulier. Pour pérenniser les multiples investissements en cours dans le système de santé, il est essentiel que la gouvernance soit renforcée, notamment dans ses dimensions de gestion financière et des ressources humaines, et que la part du secteur de la santé dans le budget national continue encore à croître, pour garantir le futur fonctionnement du système sanitaire à partir des ressources nationales.”

Ce projet est complémentaire à l’appui fourni par l’Union européenne au relèvement du secteur de la santé sous forme d’aide budgétaire.

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L’Allemagne a remis ce mercredi aux autorités tunisiennes l’élément impliqué dans des crimes terroristes, le dénommé Haykal Saidani.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le porte-parole du Tribunal de première instance et du pole judiciaire de lutte antiterroriste, Sofien Selliti, a expliqué que l’extradition a eu lieu sur la base d’un mandat de dépôt émis par le juge d’instruction et d’une demande de remise du suspect aux autorités tunisiennes, adressée par la direction des affaires pénales relevant du ministère de la Justice.
Selliti a indiqué que Haykal Saidani est impliqué dans plusieurs actes terroristes et fait l’objet de nombreux mandats de recherche émis par les unités de lutte contre le terrorisme.

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e climat des affaires s’est dégradé pour le cinquième mois consécutif en Allemagne en avril, montre mardi 24 avril 2018 l’enquête mensuelle de l’institut Ifo qui confirme le moindre dynamisme de la première économie d’Europe depuis le début de l’année.

L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo, qui y a intégré pour la première fois des données du secteur des services, a reculé à 102,1 contre 103,3 (révisé) en mars. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 102,7.

Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a fléchi à 105,7 contre 106,6 (révisé) en mars et celui sur les anticipations a reculé à 98,7 contre 100,0 (révisé). Les économistes anticipaient respectivement 106,0 et 99,5.

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Au sein de l’unité de production à l’usine Kromberg & Schubert, Béja, l’écho était assez intense, entre le son des machines en marche et le haut parleur d’où parvenait une voix féminine souhaitant la bienvenue, en arabe, français et allemand, aux journalistes de TAP en visite sur les lieus, en prévision d’autres reportages dans cette région du Nord-Ouest tunisien.

Déjà depuis l’entrée principale de l’usine où est fièrement exposé le certificat statuant que la duale Béja est classée usine de l’année 2017 de toutes les filiales Kromberg & Schubert, les mots de bienvenue ne cessaient de se faire entendre pour les hôtes du géant allemand actuellement implanté dans les quatre coins du monde, avec un nombre total d’employés qui avoisine les 48 000.

Au milieu des drapeaux allemand et tunisien, se place le drapeau du groupe mondial dont la devise du leader privilégie le principe “Future Success depends on our flexibility” (Notre futur succès va avec notre adaptation à être assez flexibles) et les valeurs de travail adoptées ont considérablement impacté positivement le vécu de la région de Béja et zones avoisinantes, telles Amdoun, Nefza et Béni Mtir.

Le bien-être des employés, élément phare d’un investissement pérenne

La rigueur et la discipline allemandes sont palpables dans l’ordre établi et la répartition méticuleuse des tâches de travail, aussi bien chez le personnel qu’au niveau de l’environnement de travail, sain et encourageant, qui colle bien aux valeurs germaniques reconnues. Les rencontres avec les cadres dirigeants et les employés à l’usine avaient permis de cerner les grandes lignes d’un monde calqué sur le très apprécié modèle allemand.

De la vue panoramique à l’étage, à perte de vue, les rayons de l’usine et les employés, majoritairement des femmes, sont inlassablement chacun en train d’effectuer la tâche qui lui est confiée. Les identifier semble aussi simple : entre ceux qui sont habillés en mauve, jaune ou blanc, la blouse est le premier degré de repérage, ensuite il y a le type de galons qui différencie un agent d’un rayon d’un autre.

Assise devant son écran de travail en train de s’assurer du fonctionnement et emplacement de toutes les pièces qu’elle devra insérer sur la boîte à fusibles, “Sawssen” affiche un sourire de satisfaction. Sous son allure juvénile et ses yeux à peine visibles sous son foulard, elle dissimule une volonté d’aller de l’avant dans son parcours professionnel qu’elle avait entamé en 2010. Elle avait, à l’époque, intégré l’usine suite à une formation dispensée au siège de l’usine située dans les Faubourgs de la ville de Béja. Des horaires de travail entre 14h et 22h – à raison de 5 jours par semaine – et bénéficiant d’un congé annuel qui avoisine les 30 jours, le salaire, pour cette jeune femme aussi bien que celui de ses autres collègues, semble raisonnable, sachant que l’entreprise assure un carnet de soins, les bons de restauration et le transport, retranchés sur son salaire, pour se retrouver avec 620 dinars net. Des conditions de travail et des tâches assez simples qu’elle effectue chez le leader de la câblerie. Point de bonus pour elle, un conjoint qui travaille dans la même usine. Le lieu de résidence est un peu loin de la ville mais le couple n’a aucun souci à se déplacer chaque jour pour regagner son travail puisque le transport est assuré. Des bus sont mis à la disposition des employés et agents de l’usine qui sont déposés jusque devant chez eux. A peine 26 ans, fraîchement mariée, la jeune femme fait partie des employés, femmes et hommes, qui ont survécu et assisté à un épisode douloureux dans l’histoire, 2012 et 2013, de la filiale Tunisie de cette jeune entreprise allemande qui avait commencé sa production effective en 2008.

Selon Tarek Chabir, chargé de Communication, “le taux d’embauche pour les femmes est à 85 pc, une orientation adoptée par le leader allemand dans la région avec pour premier souci la nature de la câblerie qui nécessite à la foi  habileté et finesse que seules les femmes sont capables d’effectuer.”
Côté parité salariale, homme femme dans l’usine, le chargé de communication assure que les salaires sont “identiques” entre genres et qu'”aucune discrimination entre eux, pour une même tâche effectuée, n’est envisageable“.

A cela s’ajoute que l’usine dispose de divers clients et partenaires, dont la société régionale de transport à Béja, à travers l’usage d’une bonne partie du parc national dans le transport quotidien de ses employées.

Une radio et un magazine internes épaulent les activités multidisciplinaires qui seront aussi spécialement orientées vers les femmes, majoritaires au sein de cette entreprise.

Compétitif, avec un CA de 120 Millions par an

Comme beaucoup d’entreprises économiques dans le pays au lendemain de la révolution de 2011, ces deux années de turbulences et d’agissements tumultueux ont été aussi violentes pour les employés que pour les cadres qui notamment ont dû subir la violence verbale et physique de certains grévistes indisciplinés travaillant dans le groupe.

Une période assez fatale pour l’économie et la marche du développement de la région, déjà fragiles de nature et une situation qui avait à l’époque nécessité l’intervention conjointe de l’UTICA, l’UGTT, et le Gouvernement tunisien pour préserver cet acquis économique porteur d’emplois.

Un plan de sauvetage avait alors permis à l’entreprise de se repositionner et de réaliser un chiffre d’affaires qui avoisine actuellement les 120 millions d’euros par an, selon des données estimatives de Wissem Badri, Directeur commercial à Kromberg & Schubert Tunisie.

Ce jeune directeur, ancien cadre à l’usine, avait repris ses fonctions après y avoir travaillé entre 2008 et 2010. Aujourd’hui, il gère l’usine d’une mer de fer et dans la transparence totale dans ce poste clé dans lequel l’a directement désigné la direction mère en Allemagne.

L’usine offre actuellement 4000 postes pour la Tunisie – dont 200 cadres -, ce qui a permis de placer le leader Allemand en tête des employeurs dans la région de Béja et de presque tout le Nord-Ouest, selon Wissem Badri.

Pour l’approvisionnement en matière première en usage dans l’usine, il est à 50 pc en provenance d’Europe et les 50 autres sont de provenance locale.

Fini le fantôme de la perte noire des deux années suivant la révolution, période durant laquelle le groupe a dû encaisser une perte de l’ordre de 20 millions d’Euros (60 millions de dinars). Wissem Badri estime que le propriétaire allemand n’avait, à l’époque, “pas d’intérêt à garder une usine dont le coût d’installation n’est pas aussi élevé ; un bâtiment acquis grâce au soutien de l’Etat tunisien, un terrain au dinar symbolique et des machines, importées sinon subventionnées…

Avant de se rattraper, “pour la région comme pour ses habitants, il est question de s’estimer heureux que l’usine n’ait pas fermée ses portes suite à toutes les conditions défavorables qui y régnaient“. Un passage à vide dans l’histoire de l’usine qui avait, par la suite, permis de regagner la confiance de ses clients comme celle des populations locales qui bénéficient d’un taux employabilité assez élevé dans les rangs des jeunes.

L’usine avait depuis repris sa place de concurrent redoutable, faisant ainsi volte face, en intégrant un nouveau cadre directeur et une équipe à 100 pc tunisienne, ce qui n’était pas le cas avant, selon le directeur actuel de l’usine.

Une stratégie et un plan Com bétons

Côté services offerts à des tiers, la relation de l’usine avec les autres multinationales implantées sur le sol Tunisien couvre Audi, Wolkswagen, BMW et Mercedes pour lesquels elle commercialise une gamme variée de câbles de haute qualité.

S’agissant du recrutement des cadres, le Directeur parle d’une usine “complètement autonome” vis-à-vis du siège général, permettant ainsi de conclure des “conventions avec des universités tunisiennes d’ingénierie et de formation de techniciens supérieurs dont l’UNIT Tunis et l’lSET Béja“, sachant que les initiatives sont ouvertes pour les autres universités privées.

Au delà du cadre productif et financier, l’entreprise cherche aussi à se faire une image d’entreprise impliquée dans la vie sociale de son entourage direct, avec des actions de soutien à des associations sportives, le réaménagement d’une école en mauvais état…

Une convention de partenariat culturel devrait bientôt être conclue entre l’usine et la maison de la culture de Béja pour accueillir des manifestations et spectacles à la salle de 600 sièges.
Une action parmi d’autres dans l’agenda assez chargé de l’usine, visant à assurer une plus grande “proximité et répondre aux besoins de ses employés et habitants locaux, sans pour autant que cette aide se transforme en une action à but lucratif“, selon le cadre dirigeant.

Une nouvelle stratégie et un vaste plan de Communication ont été mises en place, tout en prenant en compte la dimension sociale et la relation de l’usine avec son environnement local et national, animée par une volonté d’inter-échange profitant à toutes et tous.

Une stratégie soucieuse de renforcer chez les agents ce sentiment d’appartenance à leur lieu de travail qui leur offre les moyens de mener un rythme de vie assez convenable dans une région qui a longtemps été en dehors du circuit de développement national plutôt axée sur la côte et d’autres gouvernorats dont le Sahel et le Grand Tunis.

TAP

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Le problème de la fuite des médecins tunisiens, pour moult raisons, vers des cieux plus cléments, notamment la France, ne date pas d’aujourd’hui. Bon, il s’est accéléré depuis la dite Révolution, à la faveur de la paupérisation des structures de santé, du sous-équipement endémique des établissements de soins publics, de la montée des violences contre le personnel soignant, des poursuites judiciaires pour faute médicale, du lynchage médiatique au moindre petit écart, etc. Par contre ce qui est nouveau, c’est que la France est maintenant fortement concurrencée par la première économie européenne, l’Allemagne, pour capter les médecins tunisiens. Et ça c’est très inquiétant pour l’avenir du secteur de la santé local, car des moyens et des carottes qu’on peut agiter sous le nez des compétences étrangères, les Allemands en ont des tonnes. Et ce qui est encore plus terrifiant, c’est que la Tunisie n’a pas grand chose à opposer à cette concurrence “déloyale” et, disons-le franchement, criminelle pour un pays qui se débat dans des difficultés post-révolutionnaires de toutes sortes et qui a plus que jamais besoin de ses enfants, notamment les plus qualifiés. Le plus navrant dans cette affaire c’est que les coups viennent de l’Allemagne, qui pourtant multiplie les gages et actes de soutien de la transition politique et économique en cours au berceau du printemps arabe…

Près de 250 médecins tunisiens ont pris part samedi 24 mars 2018 à une journée d’information sur les opportunités de travail en Allemagne, organisée par Freiburg international Academy, à l’occasion de la tenue de son premier congrès, rapporte la TAP. 250 c’est pas peu, si on se dit qu’un bon paquet sera sûrement tenté par l’aventure et pourrait prendre le large.

Le directeur de l’Académie, Nebil Farhan, a déclaré à l’occasion que l’organisation de cette manifestation avec les médecins tunisiens a pour but l’identification du cadre législatif et la présentation des différents aspects du système de santé allemand. Cette rencontre, a-t-il ajouté, a aussi pour objectif, et il le dit sans prendre de gant, d’orienter les médecins voulant s’insérer dans le marché de l’emploi en Allemagne. Cela a au moins le mérite d’être clair !

L’Académie met le paquet

Freiburg international Academy sort le grand jeu pour appâter les candidats potentiels : Il prend en charge la mise à niveau, indispensable vu les décalages et la formation des médecins désirant s’implanter en Allemagne ; à terme des certificats homologués leur sont délivrés pour exercer leur métier dans différentes spécialités dans les hôpitaux allemands, a indiqué la même source. A noter que Freiburg international Academy ratisse large et ne pioche pas seulement en Tunisie, il fait le même “travail” chez les médecins migrants dans les pays émergents pour les aider, dit-il, à trouver du boulot en Allemagne, a indiqué la même source.

Le Dr Amine Kouki, médecin résident en Allemagne, a précisé que les médecins migrants ont à leur disposition des bourses pour achever leur formation en Allemagne. Le montant de cette bourse est estimé à 10 mille euros par médecin alors que le coût de la formation au sein de l’Académie est estimé à 4 mille euros, a ajouté Dr Kouki. Il y a donc une marge assez confortable pour les aspirants médecins. Ces bourses, a-t-il dit, sont octroyées principalement par le Bureau de l’emploi en Allemagne, le ministère de la Migration et des Réfugiés ainsi que des organisations non gouvernementales allemandes.

Zeineb Houli, médecin résident en Allemagne, a confié que son échec, deux ans de suite au concours de spécialisation en médecine, est la raison de son installation en Allemagne. Près de 2000 médecins sont recalés à ce concours, a-t-elle déploré, indiquant que seuls 500 médecins sont admis par an.

La résistance ne s’organise pas en Tunisie

Au sommet, je parle du ministre tunisien de la Santé, c’est presque le défaitisme total face à ce fléau qui gagne du terrain. Aujourd’hui l’Allemagne, demain ce sera d’autres pays développés qui viendront piller la Tunisie. Imed Hamammi a déclaré dernièrement, sans détours, que la Tunisie n’avait pas les moyens de retenir ses médecins, notamment les plus chevronnés. Tout ce que son département a trouvé pour retarder l’inévitable, c’est astreindre les jeunes médecins à un service d’au moins trois ans en Tunisie. Après advienne que pourra. Autant dire un pansement sur une jambe en bois. Et les bruits qu’on entend ne sont pas de nature à rassurer les étudiants en médecine et les inciter à envisager leur avenir dans leur pays. Ce n’est que le samedi 24 mars 2018, au terme de longues semaines de grève et sit-in, que les médecins résidents et internes ont pu trouver un accord avec le ministère de tutelle pour cesser leur mouvement à partir de ce dimanche. Pourvu d’ailleurs que cet accord tienne. Et que dire de cette atmosphère anxiogène de corruption et de trafic de médicaments vers des pays étrangers, pour laquelle le ministre de la Santé fait des aveux sans difficulté, froidement, comme s’il parlait de la pluie et du beau temps. Bref, on fait pas grand chose pour soigner le moral des troupes. Les Occidentaux eux savent quoi faire, et en ont les moyens. C’est toute la différence.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, est en train d’atteindre les limites de ce qu’elle peut encore faire pour le pays, après 12 ans de pouvoir. Elle qui a, contre vents et marées, imposé l’accueil et l’intégration de plus d’un million de migrants syriens et irakiens en 2015 et 2016, pourrait avoir beaucoup de mal à gérer la coalition qu’elle a difficilement installée à la tête de l’Allemagne, après d’âpres négociations suite à sa victoire aux dernières législatives. Beaucoup lui ont soufflé l’idée de se retirer dignement de la politique, au lieu de s’accrocher au pouvoir au risque de perdre le contrôle sur ses troupes. Manifestement on y est déjà, avec la déclaration fracassante du nouveau ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, dirigeant de l’Union chrétienne-sociale (CSU) bavaroise, dans un entretien avec le quotidien Bild paru ce vendredi 16 mars : “L’islam n’appartient pas à l’Allemagne“. On est loin de l’esprit d’ouverture de 2015, quand Merkel disait “l’islam appartient désormais à l’Allemagne“.

L’Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël en font partie“, a déclaré Seehofer, rapporte Reuters. “Evidemment, les musulmans qui vivent ici appartiennent bien à l’Allemagne” mais “ils doivent vivre avec nous, pas à côté de nous ou contre nous“, a-t-il ajouté. Les 4,4 à 4,7 millions de musulmans qui vivent dans le pays ont du souci à se faire…

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En général les Etats ont des problèmes d’emplois insuffisants, de gonflement trop rapide du paquet de demandeurs d’emplois par rapport aux postes disponibles, l’Allemagne elle a des soucis de pénurie de main d’oeuvre, et pas peu ! Les entreprises allemandes n’arrivent pas à trouver des candidats pour près de 1,6 million d’emplois vacants, a déclaré mardi 13 mars 2018 la fédération allemande des chambres de commerce et d’industrie (DIHK), rapporte l’agence Reuters. Cette affaire serait des plus sérieuses et risque de saper carrément les fondements de la première économie d’Europe.

Dans le détail, près d’une entreprise allemande sur deux n’arrive pas à dénicher les profils qui cadrent avec ses besoin et 6 patrons d’entreprise sur 10 sont d’avis que la pénurie de personnel qualifié est un danger pour leur business, indique une enquête de la DIHK auprès d’à peu près 24.000 sociétés. “Un nombre croissant d’entreprises allemandes sont confrontées à des pénuries de travail qualifié et c’est en train de devenir un défi pour l’ensemble de l’économie“, a affirmé Achim Dercks, de la DIHK. Le gouvernement doit se tourner davantage vers les femmes pour oxygéner le marché du travail, hausser le niveau de la formation professionnelle et doit ouvrir les portes aux travailleurs étrangers qualifiés, a-t-il conclu.

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Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a donné, mercredi 07 mars 2018, le coup d’envoi au programme d’entrepreneuriat agricole “Agripreneur 2.0”.

Initié par le ministère en collaboration avec l’Agence Allemande de la Coopération Internationale (GIZ) et l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), ce programme vise à promouvoir l’auto-emploi et l’entrepreneuriat agricole dans les zones rurales du nord-ouest et du centre-ouest de la Tunisie.
Le ministre de l’Agriculture a fait savoir, à cette occasion, qu'”une caravane d’information et de sensibilisation des jeunes ruraux, au programme “Agripreneur 2.0” a démarré mercredi, du ministère de l’agriculture, pour sillonner pendant deux semaines (jusqu’au 20 mars), 27 délégations dans 7 gouvernorats (Béja, Jendouba, Kef, Siliana, Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine). L’objectif est de rencontrer des jeunes des deux sexes âgés entre 18 et 40 ans, diplômés et non diplômés, en vue de favoriser le développement d’idées créatives, pour la réalisation de start-ups dans les secteurs agricole, agroalimentaire et les services liés “.

Taieb a indiqué que la spécificité de ce projet, c’est qu’il cible les jeunes qui maîtrisent bien l’outil informatique, les nouvelles technologies et les applications numériques. Il les encourage à mobiliser leurs acquis, dans la réalisation de projets agricoles. Une approche qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du principe de discrimination positive en faveur des régions et du développement régional.

Matthias Schnier, conseiller entrepreneuriat et emploi rural auprès de la GIZ Tunisie, a fait savoir que le projet consiste à sensibiliser 10 000 personnes à l’esprit entrepreneurial, via cette caravane. Il prévoit de découvrir environ 2000 idées de projets, dont la moitié peuvent faire l’objet d’un accompagnement.
” Sur ces 1000 projets, 250 seront retenus et bénéficieront d’un appui et d’un encadrement de la part de la GIZ (formation, coaching, incubation…), jusqu’à ce que les idées se concrétisent en des projets réels”, a-t-il ajouté.

De son côté, Matthias Giegerich, directeur régional de la GIZ Tunisie-Libye, a souligné que la GIZ cible toujours les jeunes, dans ses différents actions, étant donné qu’ils sont les acteurs du changement au sein d’un pays à court, moyen et long termes. Le responsable a mis l’accent également, sur l’importance d’orienter les jeunes tunisiens vers le secteur agricole, étant donné que cette activité a besoin d’être rajeunie et modernisée.

Le projet Agripreneur 2.0, qui mobilisera une enveloppe de 15 millions de dinars, financée par le gouvernement allemand, s’inscrit dans le cadre du projet Promotion de l’agriculture durable et du développement rural (PAD II), mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture.
PAD II (juillet 2016- juin 2019) vise à renforcer les acquis déjà obtenus grâce au PAD I (2013-2016), en axant ses interventions sur l’amélioration durable des revenus de la population rurale, en particulier les jeunes et les femmes et le développement d’une agriculture durable.

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Le ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) ont signé, mardi 20 février 2018, quatre conventions de coopération en matière d’appui à la création et d’accompagnement des PME.
Intervenant lors de la cérémonie de la signature des accords, le ministre de l’Industrie et Petites et Moyennes Entreprises, Slim Feriani, a fait savoir que la première convention s’inscrit dans le cadre de la 2ème phase du programme “ISECO” (Initiative pour la stabilisation économique et l’emploi des jeunes) financé grâce à un don de 4 millions d’euros (environ 12 millions de dinars).
La première phase du programme (2015/2017), précise encore le ministre, a permis de garantir un appui technique et financier au profit de 308 entrepreneurs dans 14 gouvernorats de l’intérieur, la création de 828 postes d’emploi et l’entrée en production de plus de 90 entreprises.
S’agissant de cette 2ème phase qui se poursuivra jusqu’à 2021, le ministre a souligné qu’elle favorisera l’appui technique à près de 500 jeunes entrepreneurs, outre l’accompagnement des PMEs durant la phase post-création et l’entrée en production de 150 nouvelles entreprises avant la fin 2021.
Et d’ajouter que l’objectif final du programme ISECO est de garantir un appui à 800 jeunes entrepreneurs, favoriser l’entrée en production de plus de 240 entreprises et créer 2300 emplois à l’horizon 2021.

Pour sa part, l’ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, Andreas Reinicke a mis l’accent sur la réussite de la première phase du programme ISECO, notamment dans les régions. L’importance de ces conventions, a-t-il avancé, réside dans l’accompagnement des jeunes non seulement au niveau financement.
Les accords conclus favoriseront une gestion plus rapide des dossiers présentés aux banques concernées, appelées (banques) à donner une réponse soit positive ou négative aux jeunes porteurs d’idées qui ont déjà développé leurs business plans et l’ont soumis aux banques pour bénéficier des financements. Le délai de réponse ne doit pas dépasser un mois, a-t-il encore précisé.
Une fois le financement accordé, les jeunes bénéficieront également de l’accompagnement, a souligné le diplomate, rappelant que les trois premières années de la vie d’une jeune entreprise sont très importantes pour sa survie et sa pérennité.

Au cours de la même cérémonie, les 4 parties ont signé une convention en vertu de laquelle sera achevée la deuxième phase du programme de coopération Innovation, Développement économique régional et Emploi (IDEE) qui s’étale sur la période 2018 /2021 avec un budget total de 11,9 millions d’euros.
Ce programme a permis dans sa première phase de présenter l’appui technique à 49 entreprises en matière de gestion des ressources humaines, 40 entreprises opérant dans le domaine de commercialisation et 31 entreprises spécialisées dans le secteur du transfert technologique.
Il s’agit en outre de la réalisation d’une opération de diagnostic de quatre secteurs industriels (industries électroniques et électriques, textile et habillement, industries agroalimentaires et industries pharmaceutiques), outre l’élaboration des études de diagnostic de 10 chaines de valeur.

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L’Allemagne et l’Europe ont grand intérêt à ce que la Tunisie continue de lutter contre les passeurs criminels et l’infiltration terroriste à travers les frontières maritimes et terrestres. C’est dans ce contexte que le gouvernement allemand a annoncé qu’il veut intensifier sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme international et pour développer les capacités opérationnelles de l’armée nationale par la formation et  la fourniture de matériel.

La Tunisie, de son côté, apporte depuis quelques années un soutien aux efforts internationaux visant à réunir les conditions de sécurité sur ses frontières, à garantir sa stabilité  et à lutter contre le terrorisme.

Selon des données dévoilées vendredi 16 février 2018 par plusieurs supports médiatiques allemands, le gouvernement d’Angela Merkel a décidé de débloquer 34 millions d’euros pour la Tunisie.

Cette initiative a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la traite des êtres humains, essentiellement au niveau des frontières tuniso-libyennes.

La chancelière allemande a, dans ce contexte, précisé que cette mesure préventive vise également à assurer la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe contre toute infiltration terroriste ou autre.

D’après la même source, l’Allemagne compte installer au niveau des frontières tuniso-libyennes des systèmes sécuritaires électroniques sophistiqués, mettre en place des patrouilles mobiles,           des postes de police et militaires  sur les frontières           et même dans quelques sites sahariens et installer des satellites.

On rappelle que des aides financières allemandes ont été versées au profit de la Tunisie. En 2016, 10 millions d’euros ont été alloués à la Tunisie pour acheter des véhicules blindés qui aident à sécuriser les frontières avec la Libye face au danger que représente l’organisation terroriste Daech.

Le gouvernement fédéral s’est dit également prêt à envoyer des officiers instructeurs en Tunisie afin de participer à la formation de militaires tunisiens dans leur lutte contre “l’Etat islamique».

De nombreux Tunisiens expulsés depuis l’attentat de Berlin

Les autorités allemandes ont procédé depuis 2016/2017 à l’extradition d’un grand nombre de Tunisiens suspectés d’extrémisme ou d’avoir des liens avec des groupes terroristes. Ces mesures sécuritaires ont été prises par le gouvernement de Merkel suite à l’attentat de Berlin, qui a coûté la vie à 12 personnes au mois de décembre 2016, exécuté par le ressortissant tunisien Anis Amri, demandeur d’asile en Allemagne.

L’Allemagne est partenaire de la Tunisie en matière de développement. Suite à la «révolution de jasmin» en 2011, les aides allemandes sont passées de 37,5 millions d’euros en 2010 à 215 millions d’euros en 2015. Elles s’élèvent actuellement à plus de 250 millions d’euros.

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Après le succès de la première édition du CORP Tour, qui a ciblé pas moins de huit gouvernorats (Béja, Gafsa, Kébili, le Kef, Tataouine, Médenine, Siliana et Tozeur ), le CORP (Centre d’Orientation et de Reconversion Professionnelle)  a décidé, cette année encore, de renouveler l’aventure en lançant le 2ème CORP Tour qui touchera cette fois neuf nouveaux gouvernorats.

En effet, cette année la tournée aura lieu les 20, 21 et 22 février 2018 dans les régions suivantes :

  • Jendouba, Bizerte, et Monastir (le 20 février 2018).
  • Kasserine, Tunis et Sousse (le 21 février 2018).
  • Gabès, Nabeul et Mahdia (le 22 février 2018).

Fruit de la coopération entre le projet Fonds pour la promotion de l’Emploi des Jeunes en Tunisie de la Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie), le CORP continue ainsi à être un acteur majeur de l’emploi en Tunisie. En effet, les chiffres réalisés jusque-là témoignent de l’impact de ce dernier sur l’employabilité des jeunes en Tunisie :

  • +1800 bénéficiaires des sessions d’orientation et de l’expertise des conseillers du CORP
  • 1243 personnes formées en Soft- Skills
  • Plus de 110 conférences effectuées dans les universités du pays touchant plus de 15.000 étudiants
  • 1114 placements en entreprises
  • 203 personnes ayant suivi une reconversion professionnelle
  • 1.200 organismes et entreprises atteints,

Un programme riche et varié

Fort du succès de  la première édition qui a rassemblé plus de 1000 jeunes Tunisiens à travers 8 régions de la Tunisie, le CORP envisage donc de lancer cette  deuxième édition en partenariat avec le Centre Tuniso-Allemand d’Information pour l’Emploi, la Migration et la Réintégration, l’Agence Tunisienne pour l’Emploi et le Travail Indépendant (ANETI) et le Centre de Carrières et de Certification des Compétences (4C).

Le programme de ce nouveau CORP Tour prévoit de nombreuses conférences qui se tiendront dans plusieurs régions afin de sensibiliser les jeunes au concept de l’employabilité et leur transmettre les outils nécessaires pour faire face au monde de l’emploi et mieux cerner les défis auxquels ces jeunes sont confrontés.

Des salons d’emploi régionaux seront également organisés simultanément dans le but de créer un espace de rencontre entre les entreprises et les jeunes chercheurs d’emploi pour discuter des postes disponibles et envisager d’éventuels entretiens d’embauche.

Plus d’informations sur les horaires, les lieux et les inscriptions (gratuites) :

A propos du CORP 

Le Centre d’Orientation et de Reconversion Professionnelle est un projet exécuté par la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) et financé par le Fonds Emploi de la GIZ en Tunisie dans le but de rapprocher les qualifications des chercheurs d’emploi aux réels besoins des entreprises en Tunisie.

Le CORP œuvre via l’ensemble de ses services à outiller les chercheurs d’emploi pour l’amélioration de leur employabilité et travaille constamment à réaliser le matching adéquat entre le profil du candidat et les attentes des entreprises. Le CORP répond à un besoin réel et prioritaire à savoir l’accompagnement des chercheurs d’emploi comme celui des entreprises pour leur permettre d’affronter plus sereinement les défis du marché de l’emploi.

Les services du CORP sont :

  • L’orientation professionnelle
  • La reconversion professionnelle
  • Les sessions de formation Work Force
  • Une mission d’intermédiaire entre offre et demande d’emploi

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La chaîne Allemande de télévision publique WDR a visité la Tunisie pour montrer aux téléspectateurs de l’Allemagne le processus de production des framboises tunisiennes, reconnues pour leur exceptionnel goût et qualité dans les marchés Européens. Une équipe de WDR a voyagé jusqu’au Nord du pays, près de Bizerte et à seulement 2 kilomètres de la ville d’El Alia, pour filmer sur terrain les framboises que l’entreprise SanLucar cultive à la ferme Flor’Alia.
Il s’agit de la première plantation de framboises à grande échelle en Tunisie, grâce à l’initiative et l’esprit d’entreprise ainsi qu’au soutien de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) qui a financé une partie du projet.

Au total 30 hectares de la ferme sont consacrés aux meilleures variétés de framboises, une production qui s´étend du mois d’octobre jusqu’au mois de juin, ce qui permet de compléter la production de l’Allemagne qui commence en juillet. Le marché Allemand reçoit 90% de la production des framboises, alors que les 10% restants sont exportés vers l’Autriche.
La journée du tournage de la télévision Allemande s’est clôturée au port de Tunis pour montrer au public le transport des framboises jusqu’au port de Marseille. De là, les fruits sont distribués pour arriver aux rayons des supermarchés de l’Allemagne et de l’Autriche.
Rappelons que la société espagnole a commencé son activité en Tunisie en 2008 lorsqu’elle découvre l’une des meilleures régions du monde pour cultiver les tomates : la région de Gabès, plus précisément El Hamma, au sud du pays. Là-bas se trouve la ferme de La Cinquième Saison, dont les terres bénéficient de la présence d’une source d’eau géothermique, qui confère aux tomates une saveur unique grâce à la combinaison des substances minérales d’origines naturelles. Elle est la première entreprise à obtenir en Tunisie le certificat d’évaluation GRASP qui reconnaît les bonnes pratiques sociales dans le secteur agricole. L’entreprise a ses sièges sociaux en Tunisie, Espagne, Allemagne, Autriche, Afrique du Sud, Equateur et Benelux. La multinationale compte 2 500 employés, dont la plupart travaillent dans les fermes qui sont répartis sur trois continents, avec une offre qui comprend près de 90 fruits et légumes provenant de plus de 35 pays,

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Un accord-mixte entre la Tunisie et l’Allemagne visant à éviter la double imposition sur le revenu et la fortune a été signé, jeudi, au siège du ministère des Finances par le ministre des Finances Ridha Chalghoum, et l’ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, Andreas Reinicke.
Chalghoum a, à cette occasion, souligné que cette convention a pour objectif de consacrer les relations de coopération entre les deux pays et permettra de réviser la convention relative à la double imposition conclue depuis le 23 décembre 1975 entre les deux pays.
Il a, par ailleurs, fait remarquer que les relations entre la Tunisie et l’Allemagne se portent bien et que des négociations sont en cours avec des investisseurs allemands pour venir investir en Tunisie.
Dans une déclaration à l’agence TAP, il a affirmé que le gouvernement étudie les possibilités de retirer la Tunisie de la liste noire des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme votée, le 7 février, par le parlement européen, estimant que l’accord signé avec l’Allemagne prouve que le partenaire européen a confiance dans l’engagement de la Tunisie dans sa lutte contre le blanchiment d’argent.
De son côté, l’ambassadeur allemand a indiqué que son pays est engagé à poursuivre la coopération avec la Tunisie dans tous les domaines, notamment financier.

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L’Office National de l’Artisanat Tunisien (O.N.A.T) prend part cette année au salon Salon des Biens et Consommation «Ambienté», du 9 au 13 Février 2018 à Frankfurt, en Allemagne, pour l’encadrement de la participation des entreprises artisanales réunies dans un Stand National

La participation tunisienne vise essentiellement à promouvoir l’Artisanat d’Art Tunisien pour mieux accéder au marché européen et bien se positionner, surtout dans les familles des produits de la décoration intérieure, du design et du Lifestye existant sur le marché.

Le stand de la Tunisie, de 92 m2, accueillera une belle combinaison de nouveaux articles d’entreprises, avec la participation du centre technique de création d’Innovation et d’Encadrement du Tapis et Tissages qui exposera le tapis tunisien.

L’ONA organise également et en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC) des rencontres B to B au profit des exposants tunisiens.

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Selon des informations dévoilées Deutsche Welle et rapporté par le site TSA, l’Algérie a gardé la première place dans le classement des pays importateurs d’armes de l’Allemagne en 2017, avec un montant global de 1,36 milliard d’euros.

Cette position ne réjouit pas tous les partis politiques allemands, « en raison du non-respect des droits de l’Homme en Algérie. », selon la même source.

Pour Stefan Lebisch, spécialiste en affaires étrangères au Parti de gauche, il n’y a toujours pas de “politique économique pure pour exporter des armes”, selon DW.

De son côté, Omid Noribor, spécialiste de la défense au sein des Verts, a critiqué la hausse des exportations d’armes allemandes sous la Grande Alliance des partis politiques au pouvoir dont fait partie le parti de la chancelière Angela Merkel.

L’Allemagne a exporté pour 25,1 milliards d’euros d’armes entre 2014 et 2017, selon DW.

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La Tunisie participera, en tant qu’invitée d’honneur, le 22 janvier 2018 à Berlin au 4ème forum agroalimentaire germano-africain sur le thème “Les opportunités et les défis de la chaîne de valeur, de l’agriculture à l’agro-alimentaire et à la distribution” .
Le ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, présentera à l’occasion de ce forum, qui se tient dans le cadre de la 83ème semaine internationale verte (IGW), les avantages de la destination tunisienne.
Il passera également en revue les incitations adoptées dans le cadre de la loi sur l’investissement et à même de favoriser le développement des investissements allemands en Tunisie.

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