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C’est un petit séisme politico-financier qu’a connu hier la Tunisie à l’annonce de son nom sur la liste européenne des paradis fiscaux. Premier partenaire économique et commercial de la Tunisie, l’Union Européenne (UE) couche son compagnon qu’il vouait à des relations plus profondes sur la liste des paradis fiscaux.

La crainte était que l’Europe suspende toutes ses aides à une Tunisie qui est désormais sous perfusion financière internationale, que le FMI, dont une équipe est dans les murs pour la révision, ne débloque plus la 3ème tranche du crédit et qu’enfin les IDE (Investissements directs étranger) ne tarissent de peur d’être montrés du doigt et même d’être sanctionnés.

La première réaction (maladroite par ailleurs, comme l’est toute la politique de communication du gouvernement de Youssef Chahed) de la Tunisie était d’invoquer la théorie d’un complot de certains pays européens qu’elle ne nomme bien sûr pas, et d’en faire une question de souveraineté nationale. La réalité des choses, on l’entendra le lendemain (mercredi 6 décembre 2017) sur les ondes de la Radio nationale, de la bouche même de l’ambassadeur de l’UE, Patrice Bergamini.

  • Pris en faute grave, le GUN réagit mal

Perçue par la Tunisie comme un coup de poignard dans le dos, une mesure injuste et disproportionnée, pénalisante sur le volume, la qualité des IDE ainsi que pour le système bancaire tunisien qui aura désormais du mal à garder ses correspondants à l’étranger, et enfin loin d’être à la mesure du statut privilégié de la Tunisie avec l’Europe, le placement de la Tunisie sur la liste des 17 était pourtant attendue en termes de calendrier. «Elle est sur la table depuis septembre 2016. En janvier 2017, une liste de 92 pays, la moitié de la planète, a été identifiée comme devant s’engager sur la lutte en matière d’évasion et non-équité fiscale et de lutte contre le financement du terrorisme. 20 pays ont répondu clairement et immédiatement. 47 pays se sont engagés ensuite sur un calendrier, à partir du mois de juin, à donner soit des réponses précises soit s’engager sur un calendrier de clarification et de réformes, avant le 17 novembre de cette année», a précisé Patrice Bergamini sur les ondes de la Radio nationale tunisienne. On comprenait alors que les autorités tunisiennes étaient au courant de ces délais. Elles se devaient, avant le 17 novembre 2017, de donner des explications aux ministres des Finances européens, sur des questions relatives à la situation des entreprises offshores et celle des prestataires des services financiers. D’autres, comme la Turquie, la Serbie et le Maroc, ont donné ces explications dans les délais et ont été sortis de la liste des 92 pays short-listés pour la 1ère version de la liste des paradis fiscaux.

Ne prenant certainement pas la menace européenne au sérieux, comptant peut-être aussi un peu trop sur la sympathie de son partenaire ou ayant d’autres chats à fouetter à l’ARP avec les lois de finances et le budget, la Tunisie ne l’a pas fait à temps et a vite fait de recevoir la monnaie de sa pièce.

Diplomatiquement correct, Patrice Bergamini se limitera, sur les ondes de la radio publique, à se demander «est-ce que si on avait pu travailler plus rapidement et en meilleure coordination, on aurait pu empêcher d’être sur la liste des 17 derniers pays qui n’ont pas donné d’explication dans les délais ? C’est regrettable, mais c’est un fait». L’Ambassadeur européen, lui-même surpris et très touché semble-t-il par la décision des ministres européens des Finances, tient à relativiser et rester optimiste, et peut-être que le ministère tunisien des Finances rattrapera le coup, d’ici le 23 janvier 2018, comme l’a laissé entendre Bergamini. Toujours est-il bon de tirer les conclusions de ce coup de semonce européen et de cette gifle au GUN (Gouvernement d’union nationale) de Youssef Chahed et à toute son administration. Etre à la tête d’un gouvernement n’est-ce pas aussi en porter toute la responsabilité ? Ce n’est pas de l’autoflagellation que de l’avouer.

  • Gouverner c’est prévoir, savoir s’entourer et déléguer

On ne sait pas si le GUN a été distrait jusqu’à oublier de répondre aux questions de son partenaire, s’il a aussi oublié qu’après 7 ans de sympathie et l’empathie à l’égard du dernier exemple en démocratie dans le monde arabe, ses partenaires passeront immanquablement au questionnement ou que le meilleur des bienfaiteurs finira par demander des comptes. Ce qui est sûr, c’est que Youssef Chahed n’a pas su gouverner, car «gouverner, c’est prévoir» [cf. : Emile de Girardin]. Le chef du gouvernement a oublié de prévoir un responsable gouvernemental des relations et négociations avec l’Europe. Ce n’est en effet qu’une année après le départ de Ridha Ben Mosbah que Hichem Ben Ahmed a été chargé du dossier pour en faire le suivi, comme on surveillerait le lait sur le feu. Il fallait pourtant prévoir que l’UE ne donnera pas indéfiniment ses aides sans poser ses conditions et engager des actions de lobbying et même envoyer une délégation officielle à Bruxelles. Cela n’a pas été fait. Il fallait prévoir, les membres du Conseil des analyses économiques existant, que l’Europe s’inquiètera des délocalisations et de l’évasion fiscale chez elle et qu’elle demandera des comptes à ses partenaires dans sa lutte contre l’évasion fiscale et notamment celle des entreprises off-shore et des filiales des multinationales implantées en Tunisie. Cela n’a pas été fait.

Il fallait aussi prévoir que la guerre contre la corruption n’éludera pas indéfiniment la guerre contre l’évasion fiscale et qu’à force d’incitation fiscales pour seul modèle d’incitation à l’investissement on finira par être accusé de dumping fiscal. Prévoir c’est dans ce cas préparer ses réponses, affuter ses arguments et savoir convaincre de la justesse de la démarche dans un pays en transition de tous genres – politique, sociale, économique et même culturelle. Cela n’a pas été prévu. Il faudrait donc à Youssef Chahed savoir mieux s’entourer et déléguer aux bonnes compétences qui, comme lui, aimeraient «se lever pour la Tunisie».

  • La Tunisie s’est faite ramasser par l’UE, mais il lui faudra se ressaisir et vite

La dernière gifle européenne viendra ainsi rappeler à Youssef Chahed l’urgence de la guerre contre l’évasion fiscale qu’il semble jusqu’ici reléguer au second plan de ses batailles pour sauver le pays dont il a accepté la charge. Peut-être qu’elle lui rappellera aussi d’autres prévisions à faire, comme celle des suites, urgentes, de l’affaire de la BFT et la prochaine sanction financière du Cirdi.

Mais aussi de mettre en place, dès maintenant, des équipes de suivi de la présence tunisienne dans différents rapports internationaux, comme celui de «Doing Business» où elle a perdu 11 places en une seule année, celle justement de son gouvernement, et penser à faire du lobbying pour faire remonter la Tunisie dans ce genre de livres de chevet de tout investisseur averti.

La bonne nouvelle est que la liste des paradis fiscaux sur laquelle a été, peut-être à juste titre, couchée la Tunisie peut être corrigée à tout moment. Une prochaine réunion des ministres européens des finances est prévue pour le 23 janvier 2018 et un plan de sortie de crise est déjà prêt pour cela chez Patrice Bergamini, que Youssef Chahed reçoit ce jeudi.

Il est donc urgent, pour le GUN et son chef, de mieux hiérarchiser ses priorités, de mieux faire travailler ses équipes et de ne pas dormir sur les lauriers des bains de foule et des sondages d’opinion et de s’occuper ou faire s’occuper de tout ce qui bouge, en cette période d’incertitudes, nationales et internationales.

Khaled Boumiza

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En exclusivité sur la Radio Tunisienne Chaine Nationale (RTCN), l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, est intervenu ce mercredi 6 décembre 2017 pour expliquer ce qui s’est passé lors de la dernière réunion des ministres européens des Finances et pourquoi la Tunisie s’est retrouvée sur la liste des 17 paradis fiscaux. Il a surtout indiqué que la Tunisie pourrait être retirée, d’ici le 23 janvier 2018, de cette liste des 17  et annoncé surtout que ce classement n’aura aucun impact sur les aides, les financements et toute la coopération financière de l’Europe avec la Tunisie. Voici ce qu’il a dit, au micro d’Anis Maraï, sur les ondes de la Radio nationale tunisienne :

Depuis plus d’un an que je suis ambassadeur de l’UE en Tunisie, nul ne peut douter de mon engagement sincère envers la Tunisie pour le succès de sa transition sociale et économique. Ce matin je m’engage à ce que, en bonne intelligence avec les autorités tunisiennes, que nous puissions régler ce problème dans les meilleurs délais. J’imagine bien la perplexité du citoyen tunisien par rapport à cette question. En termes de calendrier elle n’est pourtant pas nouvelle. Elle est sur la table depuis septembre 2016. En janvier 2017, une liste de 92 pays, la moitié de la planète, a été identifiée comme devant s’engager sur la lutte en matière d’évasion et non-équité fiscale et de lutte contre le financement du terrorisme. 20 pays ont répondu clairement et immédiatement. 47 pays se sont engagés ensuite sur un calendrier, à partir du mois de juin, à donner soit des réponses précises soit s’engager sur un calendrier de clarification et de réformes, avant le 17 novembre de cette année. La réunion des 26 ministres de l’UE s’est tenue le 5 décembre 2017.

Avec la Tunisie, on a travaillé jusqu’au bout. Est-ce qu’on aurait pu travailler plus rapidement et une meilleure coordination aurait-elle pu empêcher d’être sur la liste des 17 derniers pays qui n’ont pas donné d’explication dans les délais ? C’est regrettable, mais c’est un fait. Nous allons devoir corriger cette question calendaire. La bonne nouvelle c’est que la liste peut être corrigée à tout moment. Une prochaine réunion des ministres européens des Finances aura lieu le 23 janvier 2018.

Sur le fond, il y a deux éclaircissements qui sont espérés et attendus, et je suis convaincu qu’ils viendront et sur lesquels travaille le ministère des Finances. Un sur l’offshore et un sur les prestataires des services financiers. Le ministre tunisien des Finances nous a déjà envoyé deux lettres. La 2ème a été reçue le lundi soir, alors que le deadline était posé à novembre. En travaillant sur ces deux réponses, ici avec mon équipe et à Bruxelles et avec le gouvernement tunisien, nous allons pouvoir avancer rapidement pour réparer cela.

Si les choses ne changeaient pas, qu’elles seraient les incidences sur les aides européennes à la Tunisie ?

Les choses vont changer. Il y a deux questions restées à ce stade sans réponse. La première touche à des questions d’équité fiscale, de redistribution de la richesse et de compétitivité de l’économie tunisienne, et la seconde relative aux risques d’évasion fiscale pour les prestataires de services financiers. Ces deux questions, quand on est à la tête de la seule démocratie de la région, ont trouvé, je n’en doute pas, des réponses et nous avons d’ailleurs déjà un plan de sortie de crise. Demain matin je dois m’entretenir avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed ; à 10 heures 30 minutes j’ai convoqué mes collègues ambassadeurs de l’EU en Tunisie chez moi à la Délégation et dans l’après-midi j’aurais sans doute des discussions avec le ministre des Finances pour voir ce calendrier et comment travailler sur les deux questions de l’offshore et les services financiers et aller de l’avant. Encore une fois, je pense que si nous avions eu un peu plus de temps pour travailler un peu plus en amont, on n’en serait pas là aujourd’hui. Donc je suis confiant sur la sortie de crise.

Les Tunisiens se demandent alors que nous sommes en discussion sur l’ALECA, comment pourrait-on associer, en matière d’image, le partenaire économique de l’EU avec des pays comme le Panama et alors que la décision de la contribution exceptionnelle de 7,5 % a soulevé un tollé général auprès des sociétés offshore travaillant en Tunisie ?

Encore une fois, nous sommes partis d’une liste de 97 et il n’en est resté que 17 sur la liste noire des paradis fiscaux. Il est bien évident que la Tunisie devrait plutôt être sur la liste des 47 qui s’engagent clairement à travailler en fonction de critères internationaux dans la lutte contre le blanchiment et l’évasion fiscale. Bien évidemment la Tunisie ne peut qu’être du bon côté. Mais encore une fois, il reste les deux questions qui n’ont pas trouvé réponse à ce jour. On espérait les avoir avant le deadline de la mi-novembre et on a travaillé d’arrache-pied avec le gouvernement jusqu’à mardi matin, mais il manquait encore des éléments de réponse qu’on va avoir, j’en suis convaincu et la question ne se posera plus. Sur la relation avec l’UE, bien évidemment nous avons un partenariat d’exception et le montant des investissements de l’Europe en Tunisie au service de la croissance, de l’économie sociale, de la redistribution des richesses, des jeunes et des régions intérieures procèdent de la volonté de l’UE d’accompagner la transition de la Tunisie.

La décision d’inclure la Tunisie dans la liste des 17 est tombée hier, mais la décision d’en sortir reste tunisienne, car elle doit et peut répondre aux demandes d’explications de la part de l’Europe.

Dans l’immédiat, est-ce que les engagements financiers de l’EU en faveur de la Tunisie vont être altérés par cette décision ?

La réponse est simple : Aucunement. Aucun des engagements pour l’année 2018, les programmes et les 300 nouveaux millions d’euros de la coopération EU-Tunisie ne sont remis en cause, pour la simple et bonne raison que nous ne doutons pas de la volonté et de la détermination du gouvernement tunisien d’aller de l’avant sur cette question (Ndlr : de la réponse aux questions relatives à l’équité fiscale, de redistribution de la richesse et de compétitivité de l’économie tunisienne, et la seconde relative aux risques d’évasion fiscale pour les prestataires de services financiers). Nous sommes sûrs que l’Europe sera aux côtés de la Tunisie pour travailler sur ces questions sensibles. Au jour d’aujourd’hui, notre coopération n’est pas remise en cause. C’est donc à la Tunisie d’avancer plus vite et nous allons dépasser cette question et dérouler normalement notre programme de coopération pour 2018.

Pour Ecouter l’interview :

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Affaires mondiales Canada a publié aujourd’hui la déclaration suivante sur la nomination par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de Robert Mugabe, président du Zimbabwe, à titre d’ambassadeur pour les maladies non transmissibles en Afrique :

« Le Canada condamne la nomination inattendue par l’Organisation mondiale de la santé de Robert Mugabe à titre d’ambassadeur de bonne volonté pour les maladies non transmissibles en Afrique. »

« Étant donné la gravité des violations des droits de la personne sous le régime Mugabe, une nomination de ce genre est inconcevable et inacceptable. Cela va à l’encontre des objectifs visant à protéger les populations les plus vulnérables au monde. »

« Le Canada demande l’annulation de cette nomination. »

A croire que le Canada ainsi que tous les autres détracteurs de cette étrange désignation, et ils sont nombreux, ont été entendus puisqu’on a appris hier dimanche 22 octobre que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est ravisé. «Au cours des derniers jours, j’ai réfléchi à la nomination de son excellence le président Robert Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS (…) en Afrique. En conséquence, j’ai décidé d’annuler cette nomination», a-t-il indiqué dans un communiqué. Le texte ajoute que le direction a «écouté attentivement» les critiques et en a discuté avec le gouvernement zimbabwéen. «Nous avons conclu que cette décision servait au mieux les intérêts de l’Organisation mondiale de la santé», a-t-il déclaré…

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L’Ambassadeur de la Turquie en Tunisie, Omar Farouk Dogan, a déclaré que son pays est prêt à investir en Tunisie et ce, dans une approche gagnant- gagnant.

Sur un autre plan, il a affirmé que la Tunisie doit choisir son modèle de développement, revoir ses fondamentaux, renforcer la production, la libéralisation et la privatisation, tout en introduisant le système du partenariat public-privé. Interview :

Les autorités tunisiennes s’étaient plaintes du déséquilibre des échanges commerciaux entre les deux pays, et la Turquie avait promis d’apporter des correctifs. Où en est-on ?

Les relations entre la Tunisie et la Turquie ont une longue histoire. Elles ont commencé déjà en 1964, pour s’approfondir et devenir multidimensionnelles en 1956 avec la naissance de la République indépendante.

L’aspect économique et commercial s’est fortement accéléré surtout avec la signature d’un accord de libre-échange en 2004, prévoyant une diminution progressive des droits de douane jusqu’en 2014, date à laquelle ils ont complètement disparu. A noter que la Turquie fait partie d’une union douanière depuis 1996.

Depuis 2014, les produits industriels turcs ont leurs propres droits d’accès au marché tunisien, avec 0 taxe. Les relations entre les deux pays se sont consolidées dans la foulée, surtout que les entrepreneurs tunisiens ont commencé à constater qu’il y a énormément d’opportunités..

Mais pourquoi ?

C’est simple, la Turquie fait la partie d’une union douanière et les produits originaires du pays ont toujours leurs propres droits d’accès aux pays membres de l’Union européenne. Les opérateurs tunisiens, au vu de cet avantage, ont commencé à changer de destination et à s’orienter vers la Turquie, qui a la même position qu’un pays membre de l’Union européenne.

C’est pourquoi les Tunisiens ont commencé à importer depuis notre pays, surtout que les prix sont très avantageux et la qualité est au rendez-vous.

Mais M. l’Ambassadeur, en dépit des avantages offerts par cet accord, un déséquilibre énorme a été constaté au niveau de ces échanges ?

Il est clair qu’un certain déséquilibre a été constaté au niveau des échanges entre la Turquie et la Tunisie et ce, pour multiples raisons.

Depuis 2011, la Tunisie n’a pas malheureusement gardé le même niveau de production, elle a fortement baissé à cause d’un climat social perturbé, marqué par la recrudescence des mouvements sociaux et des sit-in.

Par conséquent, la Turquie n’a pas pu importer de phosphate de la Tunisie car on avait tablé sur une production de 8 millions de tonnes en 2016, à l’arrivée le pays s’est retrouvé avec 2.5 millions de tonnes. Cela a accentué le déséquilibre des échanges entre les deux pays, et surtout pour la Turquie, un pays qui a de gros besoins en phosphate et qui a été obligé de s’orienter vers d’autres marchés pour les satisfaire.

Par ailleurs la Turquie n’a pas pu importer de dattes ou encore des automobiles.

Tout cela a causé un déséquilibre, qui n’a pas plu également à la Turquie. Ce qui nous a obligés à tenir une réunion du conseil économique le 21 juillet dernier pour mieux se pencher sur cette question.

La Turquie a aussi la volonté d’équilibrer ses échanges avec la Tunisie. Comment ?

Nous avons choisi de nous focaliser sur trois secteurs principaux, à commencer par le secteur de l’huile d’olive. A ce niveau, la Turquie a promis de mettre en place un certain quota pour la Tunisie, qui va s’établir entre 5 et 10 mille tonnes pour la première phase.

Le deuxième secteur sera le textile, considéré comme le promoteur de l’économie, en créant d’énormément d’embauches. A ce niveau, des réunions ont eu lieu avec les professionnels turcs afin de les encourager à investir en Tunisie.

Le phosphate est le dernier secteur et la Turquie essaye de trouver les moyens pour créer une usine d’engrais pour que la Tunisie devienne un pays exportateur de ce produit. Chose qui permettrait sans doute d’augmenter la valeur ajoutée de produit tunisien.

De toute façon, le marché tunisien doit monter en gamme pour réduire le déséquilibre dans les échanges commerciaux entre les deux pays.

C’est important, essentiellement pour convaincre davantage l’importateur turc, qui s’est détourné de la Tunisie.

Le rééquilibrage des échanges commerciaux prendra assurément du temps. Avez-vous une idée sur les échéances ?

Dans le concept de libre-échange, les autorités ne peuvent pas contrôler la demande du marché intérieur. Cela veut dire que le gouvernement turc ne peut pas forcer le secteur privé à aller dans un sens, et c’est pareil pour la partie tunisienne.

La Tunisie doit encourager l’investissement étranger et tirer profit de la Turquie, qui a injecté plus 5.5 milliards de dollars en Egypte, 2.5 milliards de dollars en Algérie, 3 milliards de dollars au Kenya et en Ethiopie

Avez-vous élaboré une stratégie afin de dépasser les défaillances ?

Les autorités tunisiennes doivent faciliter les procédures et l’accès des investisseurs. Partant de ce constat, elles sont appelées à mettre en place une réglementation qui sera en harmonie totale avec la nouvelle loi de l’investissement.

Les institutions et les ministres doivent s’adapter avec ce nouveau texte réglementaire.

Cette démarche est stratégique dans la mesure où plus de 180 projets de développement ont été lancés à l’occasion de la tenue de “Tunisia 2020”, mais voila leur réalisation dépend encore de l’adaptation à la nouvelle loi de l’investissement.

Y a-t-il une volonté turque pour investir davantage en Tunisie ?

Exemple simple : Nous sommes un pays agricole et nous importons annuellement 600 millions de dollars d’engrais et de phosphate. Qu’est-ce qui empêche à la Tunisie de répondre à nos besoins, sachant qu’elle dispose d’un potentiel énorme ?.

Si les conditions deviennent plus favorables, rien n’empêchera l’investisseur turc de miser sur la Tunisie et d’importer les produits dont il a besoin.

Autre chose : la Tunisie peut devenir une base de cargos aériens pour toute l’Afrique. La réalisation de cet objectif est tout à fait possible pour le pays, qui n’a que de bonnes relations avec les 54 pays africains.

Cela serait facilité par la transformation de toute la Tunisie en une zone de libre échange. Chose qui permettrait par la suite d’avoir une réelle base logistique.
C’est important surtout qu’il y a un fort mouvement
occidental vers l’Afrique et un e-commerce qui se
développe grâce à des cargos aériens. En Afrique,
1.2 Milliards de personne se nourrissent avec 85% d’importations et
la Tunisie qui a inspiré la civilisation africaine pourrait
bénéficier de cet avantage.

Vos messages pour les autorités tunisiennes afin que notre pays puisse sortir de l’impasse économique ?

C’est simple, il est plus que jamais utile de libéraliser l’économie et introduire les conditions de la libre concurrence.

Libéraliser aussi les institutions pour augmenter la concurrence, la compétence et aussi la qualité, ce qui permettrait certainement de baisser les coûts de production et de faire évoluer l’exportation.

Il faut encore trouver les moyens d’accélérer l’économie de la Tunisie, considérée comme la seule stable sur la bande maghrébine.

Et pour ce faire, la Tunisie doit bénéficier de ces avantages, protéger son unicité, renforcer la stabilité et la solidarité, et revenir tout de suite à la production, tout en introduisant de nouvelles politiques pour encourager la production destinée à l’exportation.

Ces étapes vont certainement améliorer la position de la Tunisie à l’échelle internationale et en faire un pays aussi bien exportateur qu’importateur.

Un mot sur les projets et initiatives de votre pays pour aider la Tunisie à passer le cap des difficultés économiques postrévolutionnaires

Nous avons vécu cette expérience dans le passé. Nous avons traversé les mêmes étapes et on a eu de grands débats avec la Banque Mondiale, qui a limité les activités de notre pays. A présent la Turquie est classée 6ème économie mondiale.

Pour y parvenir, il faut revoir les fondamentaux du pays, renforcer la production, la libéralisation et la privatisation, tout en introduisant le système du partenariat public-privé.

La Tunisie a encore besoin d’encourager et stimuler sa diaspora estimée à plus de 2 millions de personnes.

Et pour le soutien de la Turquie ?

Nous avons échangé les expériences et nous sommes prêts à investir dans une approche gagnant- gagnant, sachant que le tiers des citoyens tunisiens est effrayée par cette approche.

Partant de tout cela, la Tunisie doit choisir son modèle de développement et bien se positionner par rapport à ses multiples partenaires.

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« La Tunisie peut devenir une base de cargos aériens pour toute l’Afrique », a estimé l’Ambassadeur de la Turquie en Tunisie, Omar Farouk Dogan.
Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, il a affirmé que « la réalisation de cet objectif serait possible pour la Tunisie, qui n’a que de bonnes relations avec les 54 pays africains ».
« Cela serait facilité par le fait de faire de toute la Tunisie une zone de libre échange. Chose qui permettrait par la suite d’avoir une réelle base logistique », a encore avancé le diplomate, s’appuyant sur l’existence de l’aéroport d’Enfidha, considéré comme le plus gros investissement turc en Tunisie.
Pour Omar Farouk Dogan, c’est important surtout qu’il y a un fort mouvement occidental vers l’Afrique et un e-commerce qui se développe grâce à des cargos aériens. « En Afrique, 1.2 Milliards de personne se nourrissent avec 85% d’importations et la Tunisie qui a inspiré la civilisation africaine pourrait bénéficier de cet avantage ».

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A l’heure où presque tous les sondages donnent la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017, l’ambassadeur de France au Japon, Thierry Dana, prend clairement ses distances avec l’extrême droite, rapporte l’AFP. Dans une tribune qui sera publiée dans l’édition du journal Le Monde de demain jeudi 09 mars 2017, l’ambassadeur a fait savoir qu’il lui était impossible de “servir” Le Pen si elle gagnait la présidentielle. Thierry Dana pose là un acte qui pourrait faite tache d’huile dans le milieu très réservé et feutré de la diplomatie.

“Si les éléments de la tragédie française qui se mettent en place devaient conduire à son élection, je me placerais en réserve de toute fonction diplomatique”, a écrit l’ambassadeur.  Ce dernier a apostrophé Mme Le Pen en ces termes : “La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance”.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réagi en affirmant que “ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur” de prendre position de la sorte, mais que les fonctionnaires ont la possibilité de faire valoir le “droit de retrait”. Une façon implicite d’appuyer cette sortie et de tacler la présidente du FN, que rien ne semble ne semble pouvoir stopper…
Quant au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, il a invité les diplomates à s’astreindre au “devoir de réserve et au principe de neutralité”.
“Dans un contexte de montée du populisme, il convient de garder son sang-froid, sauf à prendre le risque de contribuer à alimenter la démagogie dirigée contre les fonctionnaires (…) En tant que citoyen, chacun pourra peser, selon ses convictions et en exerçant son droit de vote, sur un choix essentiel pour notre pays”, a indiqué Ayrault.

Thierry Dana doit normalement être réaffecté cet été, pour une destination inconnue, mais il a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, “la mort dans l’âme (…), plutôt que de servir la diplomatie du Front national”. Il pourrait faire des émules a en croire la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, sur Twitter : “Très beau texte de mon homologue à Tokyo”. A ajouter à ce que disent de nombreux diplomates, qui se posent de “vraies questions” et ne sont “pas du tout” certains de pouvoir cohabiter avec un exécutif d’extrême droite…

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Mabrouk Kourchid, secrétaire d’Etat des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, a reçu ce matin au siège du ministère Omar Faruk Dogan, ambassadeur de Turquie en Tunisie, accompagné par une délégation représentant l’institut Younes Emre.

La rencontre a porté sur la convention de coopération et d’échange mutuel concernant la réalisation de centres culturels dans les deux pays, signée à Ankara le 25 décembre 2012.

Les deux parties ont convenu la création d’une commission regroupant le ministère des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, le ministère des Affaires culturelles, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade turque dans le but d’examiner les procédures d’exécution de cette convention conformément à la législation en vigueur et tenant compte du principe de la réciprocité.

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Le nouvel Ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Patrice Bergamini, a convié la presse à une rencontre informelle hier jeudi 20 octobre 2016, dans la soirée, dans sa résidence à Sidi Bou Saïd. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cet homme de 46 ans que sa collaboratrice dit débordant d’énergie, volontaire et passionné, ce dont justement la Tunisie a besoin pour l’aider à sortir de l’ornière.

Celui qui se définit lui-même comme étant animé par “plus de convictions que d’ambitions” a réservé à la presse sa première entrevue. L’affaire est d’importance car le mandat de Bergamini est placé sous le sceau de l’action, évidemment, mais aussi de la communication : Dire tout ce qu’on fait en faveur de ce pays qui compte beaucoup sur l’UE.

Pergamini, ex-patron de la division des relations euroméditerranéennes au Service européen pour l’action extérieure, ex-chef de l’Agence européenne du renseignement (Sitcen) et ancien conseiller aux Affaires étrangères au cabinet de Catherine Ashton, l’ex-patronne de la diplomatie européenne, assume son profil “sécuritaire”, lequel d’ailleurs n’est pas superflu dans une région guetté par le péril terroriste, mais il n’est pas que cela. Le diplomate a mis en relief son vif intérêt pour les dossiers économiques et sociaux, d’ailleurs il a évoqué son déplacement à Sfax pour visiter quelques uns des quartiers réhabilités dans le cadre du Programme national de réhabilitation et d’intégration des quartiers d’habitat, financé à hauteur de 32 millions de dinars par l’Etat tunisien, l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et l’Union Européenne.

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Le ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul, a procédé ce jeudi 8 septembre 2016 à la signature d’un accord de coopération avec l’Italie portant sur un programme de coopération en matière de l’abandon scolaire.

En vertu de cet accord signé en présence de l’ambassadeur de l’Italie, la Tunisie bénéficiera d’un don de 6 millions de dinars.

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L’écrivain Olivier Poivre d’Arvor, bientôt 58 ans, qui va endosser son costume d’ambassadeur de la France en Tunisie le 10 septembre 2016, a une passion pour le pays du jasmin. Et ça date. Dans un entretien avec Jeune Afrique paru ce jeudi 04 août, il évoque ses liens très spéciaux avec ce pays avec lequel il va faire un bout de chemin vers sa mue démocratique. Morceaux choisis :

Le rapport à la Tunisie

« C’est d’abord une affaire ancienne d’auteurs que j’ai pu lire, de cinéastes, de culture au sens large, d’Histoire, et un pays découvert à 20 ans. Après, il y a eu les amitiés avec des photographes, des réalisateurs, des producteurs, des gens qui faisaient le pont entre Paris et Tunis. En 2011, à Radio France, nous avons été la première radio occidentale à faire une matinale en direct de Tunis, deux jours après le départ de Ben Ali. Et nous avons fait de même après l’attentat du Bardo. La Tunisie, c’est la bonne nouvelle de la région : révolution, écriture d’une Constitution, organisation d’élections libres et transparentes, réformes… Il reste beaucoup de grain à moudre, notamment sur les questions de sécurité et avec notre ambassade en Libye [fermée depuis juillet 2014], dont j’imagine qu’un jour elle rejoindra Tripoli. »

Le job d’ambassadeur

« Un ambassadeur est un chef d’équipe, et il peut se reposer sur de très grands professionnels. Je travaille avec les services compétents en matière de sécurité depuis quelque temps, et ce sera pour moi une priorité. Ce dont la Tunisie a besoin, ce n’est pas tant de financements supplémentaires, mais plutôt de pouvoir poursuivre ses réformes. S’il existe un pays qui peut montrer l’exemple, c’est bien celui-là, et même de manière relativement rapide. Je suis aussi frappé par le nombre de gens qui, en France, ont envie de faire quelque chose avec la Tunisie, et j’aimerais trouver un mécanisme qui leur permette de s’engager en faveur de cette transition démocratique. »

Ce qu’il pense de Ben Ali

« Cette période est terminée. Ce qu’avait fait Bourguiba en matière d’éducation s’est perdu sous Ben Ali. On ne peut pas regretter cette révolution. Peut-être que les Égyptiens s’interrogent sur le résultat de la leur, mais je crois qu’il n’y a qu’une infime minorité de Tunisiens qui pensent que Ben Ali c’était mieux que le président Essebsi. Il fallait en passer par là. À l’ambassade, François Gouyette a replacé la France dans un rapport respectueux, ni arrogant ni complice, ouvert sur le champ politique, recevant l’ensemble des responsables sans en diaboliser aucun. »

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Un communiqué du Foreign Office (ministère britannique des Affaires étrangères) a annoncé dans un communiqué en date du 6 juillet courant la nomination de Mme Louise De Sousa en tant qu’Ambassadeur de Sa Majesté  auprès de la République tunisienne.

Elle succède ainsi à Hamish Cowell, qui occupera un  autre poste diplomatique, selon le communiqué qui précise que  Mme De Sousa prendra ses nouvelles fonctions au cours du mois de décembre 2016.

Jusqu’à sa récente nomination, De Sousa était chef du département Europe-Méditerranée au ministère des Affaires étrangères et ce de 2014 à 2016. Auparavant, elle était chef du département des droits de l’Homme & Démocratie, et ce de 2011 à 2014.

De Sousa est mariée à Allan Rivas et est mère de deux enfants, une fille et un garçon.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a décoré, mardi 24 mai 2016, l’ambassadeur du sultanat d’Oman et doyen des diplomates en Tunisie des insignes de Grand officier de l’ordre de la République, à l’occasion de la fin sa mission en Tunisie, indique un communiqué de la présidence de la République.

A cette occasion, l’ambassadeur, Houcine Ben Omar Ben Abdallah Al Ibrahim a souligné la solidité des liens fraternels existant entre les deux pays.

Il a également réitéré la volonté de son pays de renforcer les liens de coopération dans les différents domaines.

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La première Brigade centrale des recherches et d'inspection de l'Aouina a

Entre 5 et 6 lignes aériennes directes seront ouvertes entre la Tunisie et des grandes villes ukrainiennes, à partir du 26 avril 2016, a annoncé mercredi, l’Ambassadeur de l’Ukraine en Tunisie et en Libye Mykola Nahornyi, lors d’une conférence de presse à Tunis.

Les vols, qui seront probablement, assurés par Nouvelair et la Compagnie Ukraine International Airlines, ont pour objectifs de développer la coopération touristique et de permettre aux hommes d’affaires et étudiants tunisiens en Ukraine (qui transitent d’habitude par la Turquie, la France ou l’Allemagne), de gagner du temps, a-t-il indiqué.

La Tunisie est le 2ème partenaire commercial de l’Ukraine en Afrique avec des échanges commerciaux de l’ordre de 300 millions de dollars/an (environ 600 millions de dinars).

Outre les échanges commerciaux, Nahornyi a mis l’accent sur l’importance de booster la coopération économique et l’investissement mixte à travers le développement des relations entre les secteurs privés tunisien et ukrainien.

L’ambassadeur a fait savoir dans ce cadre qu’il a proposé, au cours de sa rencontre avec la présidente de l’UTICA (Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) la création, dans les plus brefs délais, d’un conseil d’affaires tuniso-ukrainien.

Des contacts directs ont été déjà établis entre les hommes d’affaires des deux pays concernant certains projets, dont la création d’une usine de montage des voitures ukrainiennes en Tunisie, en vue de les commercialiser en Tunisie et en Afrique, a-t-il ajouté.

Des conventions de partenariat portant sur l’incitation et la protection des investissements, sont en cours d’examen, ce qui est de nature à favoriser la réalisation de projets communs entre l’Ukraine et la Tunisie, a-t-il dit.

Il a également, cité des accords en cours de préparation sur l’état civile, l’assistance juridique dans les affaires civiles et criminelles outre un projet de convention entre l’Agence TAP et l’Agence de presse Ukraine Ukrinform portant sur l’échange d’informations et de photos.

Il a appelé par ailleurs, à la réouverture de l’Ambassade de Tunisie en Ukraine qui a été fermée, depuis 1996, pour des raisons financières, soulignant l’importance du rôle de l’ambassade dans la facilitation des formalités pour les familles et étudiants tunisiens dans ce pays et la promotion de la destination tunisienne auprès des touristes ukrainiens.

A noter que l’ambassade d’Ukraine à Tunis a procédé il y a deux mois, à une réduction de 50% des frais de visas pour l’Ukraine outre la simplification des procédures au profit des voyageurs tunisiens.

Les relations entre la Tunisie et l’Ukraine (indépendance en 1991) datent de 1992. La Tunisie a été parmi les premiers pays arabes à reconnaître l’Ukraine, qui faisait partie auparavant, de l’ancienne Union soviétique.

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Le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui a reçu mardi à Tunis l’Ambassadeur d’Iran Mustapha Boroujourdi.
La rencontre a permis de passer en revue les perspectives de la coopération bilatérale et les moyens de les consolider et de les diversifier.
Les deux parties ont examiné des questions régionales et internationales d’intérêt commun.

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La Maison blanche a annoncé sur son site officiel que la proposition de la nomination de Daniel H. Rubinstein pour le poste d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d'Amérique auprès de la République de Tunisie

Les Etats-Unis d’Amérique s’engagent à soutenir la relance économique de la Tunisie a affirmé mardi, Daniel Rubinstein ambassadeur des USA à Tunis.
Reçu mardi par le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui, il a réitéré l’appui de son pays au succès de l’expérience démocratique tunisienne et sa disposition à intensifier la coopération sécuritaire avec la Tunisie.
Selon un communiqué du département des AE, l’entretien a permis de passer en revue les dossiers phares de la coopération tuniso-américaine ainsi que les prochaines échéances notamment sur le plan économique.
Tout en se félicitant du soutien continu des USA à la Tunisie, Jhinaoui a affirmé l’attachement au renforcement
des relations bilatérales dans tous les domaines.
Il a, à cet effet, souligné l’importance des prochaines échéances entre les deux pays, découlant du partenariat stratégique tuniso-américain.
Sur un autre plan, le ministre a indiqué que la Tunisie œuvre à relever le défi sécuritaire en comptant sur ses propres moyens mais apprécie le soutien des pays partenaires et amis dont les USA.

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Des représentants de la société civile et des dizaines de citoyens se

Des représentants de la société civile et des dizaines de citoyens se sont rassemblés, lundi soir 14 juillet 2014, devant la résidence de l’ambassadeur français en Tunisie, François Gouyette à la Marsa pour dénoncer la position de la France quant à l’agression israélienne dans la bande de Gaza.

Cette action coïncide avec la cérémonie organisée par l’ambassade française dans la résidence de François Gouyette qui a été marquée par la présence de quelques figures politiques dont le chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ.

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