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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, vient encore d’apporter la preuve qu’il sait tailler dans le vif, sans états d’âme, du moins c’est ce qu’il laisse paraitre dans son discours musclé suite au grand nettoyage dans le secteur de l’énergie et des mines. C’est même plus qu’un coup de balai puisque c’est tout un ministère qui a été rayé des tablettes, pour être fusionné avec le département de l’Industrie (on ne sait pas comment Slim Feriani va se dépatouiller avec toute cette charge !). Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, s’en est ému, publiquement, mais c’est à peu près le seul responsable, le personnel politique commente ça avec tiédeur, en essayant de voir le bénéfice, politique, qu’il peut en tirer… en tirant sur Chahed. Quant aux citoyens, bringuebalés par mille problèmes (l’inflation ; les dépenses de la rentrée scolaire ; la hausse des prix du carburant laquelle, on le sait maintenant, s’inscrit dans la durée, etc.), ils évoquent, entre deux collations, ces têtes décapitées comme un fait divers, un de plus et dont on sait par avance qu’il ne changera en rien leur quotidien, et encore moins celui du pays. Et tout ce beau monde regarde ça comme une affaire qui ne le concerne guère, comme un dossier trop compliqué, aux embranchements complexes et où il est impossible, pour le moment, d’identifier le vrai et le faux malgré le grand déballage des acteurs de cette affaire. Reste les problèmes du pays, et de Chahed. Eux ils sont bien là, palpables.

Les experts le savent, les discours du FMI ont tendance à prendre une forte coloration politique, ou diplomatique si vous voulez, pour justement ne pas achever la bête que l’institution est en train de sauver. Parce qu’elle sait que ses communiqués sont épiés par les autres bailleurs et que le moindre signe de démobilisation de sa part peut enclencher une spirale infernale qui pourrait briser la confiance, et faire déguerpir les autres soutiens de la Tunisie. Alors le FMI fait gaffe à ce qu’il dit, et verse volontiers dans la technique de la dissertation de philosophie : Thèse, Antithèse, Synthèse. De ce point de vue sa dernière note sur l’économie tunisienne est très parlante. Certes il y a le lot habituel d’encouragements, pour ne pas plomber le moral des élèves (les autorités), il y a aussi des remarques objectives sur les progrès accomplis et les bonnes résolutions et orientations prises pour les prochaines années. Mais il y a également des recommandations sur ce qui reste à faire, et il y a un sacré paquet. Tout est là, sous nos yeux, pas besoin de lire entre les lignes pour mesurer les difficultés qui attendent Chahed, et surtout le travail qu’il faudra abattre pour toucher la quatrième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, une bouffée d’air dont les caisses du pays ont cruellement besoin.

Les gros pépins, dès ce mois

Certes le FMI s’est félicité des efforts faits pour les dépenses sociales, pour justement acheter la paix sociale sans laquelle tout l’édifice pourrait s’effondrer (c’est pas dit texto dans le communiqué, mais l’argument avait déjà été exposé). Mais l’institution souligne également la nécessité de continuer à réduire sensiblement le déficit
budgétaire. Or c’est justement le contraire que demande l’UGTT au gouvernement, et a même menacé samedi 1er septembre 2018 de paralyser le secteur public par une grève générale si Chahed ne montre pas plus de célérité dans les négociations sur les augmentations de salaire. Et que dire de l’année scolaire, déjà prise en otage par le Syndicat de l’enseignement secondaire, pour les mêmes raisons, des sous, malgré les assurances du secrétaire général de l’UGTT.

De l’argent, qu’il n’a pas, c’est ce que tout le monde demande à Chahed. Or on sait que le projet de la Loi de Finances 2019 n’édicte pas de nouvelles taxes, aussi bien pour les entreprises – l’UTICA et la CONECT veillent au grain – que pour les citoyens. Cela tombe bien, ces derniers en ont soupé avec un endettement auprès des banques qui atteint des sommets, pour les besoins de la consommation. Mais si personne ne paye plus, comment le chef du gouvernement se dégagera des marges de manoeuvre pour sortir les billets que tout le monde lui demande ? Ce ne sont pas les recettes du tourisme, même à leur plus haut niveau depuis des années, qui vont tirer Chahed d’affaire ; et encore moins les revenus du phosphate, qui sont tout ce qu’il y a de plus aléatoire.

C’est pas un bon chef de gouvernement qu’il faut à la Tunisie pour la prochaine période, c’est un magicien, un illusionniste, un alchimiste des calmants économiques, mais aussi un sacré puncheur politique pour survivre face aux coups qui pleuvent de partout. Chahed se défend pas mal en ce moment, mais combien de temps tiendra-t-il encore ? Pourra-t-il passer entre les gouttes jusqu’au scrutin de 2019 ? Si les attaques depuis son propre camp se sont un peu calmées, c’est parce qu’à part Chahed et Néji Jalloul, tous les autres ténors du parti se feraient écraser aux prochaines élections. Alors on ménage un peu le chef du gouvernement, sauf quelques tirs sporadiques, juste pour montrer que les anti-Chahed ne tournent pas dans le sens du vent de la popularité du locataire de la Kasbah. Reste à savoir si Chahed, qui en a bavé avec les siens, aura envie d’être cet homme providentiel capable de sauver Nidaa Tounes d’une déroute certaine en 2019. “Qu’on me donne l’envie, l’envie d’avoir envie“, disait le chanteur français Johnny Hallyday. C’est toute la problématique avec Chahed. A moins qu’il ait un tout autre dessein : Faire cavalier seul en montant sa propre formation politique… ou larguer les amarres pour des lendemains plus paisibles et surtout plus juteux dans un de ces organismes internationaux qu’il connait bien et qui le recevraient avec les égards dus à son rang d’ex-chef de gouvernement.

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Des grognards, des bougons, des pessimistes, il y en a partout, ça pousse comme des champignons et il y a des raisons à cela, certaines très objectives et donc justifiées. Bon, cette affaire – la sinistrose ambiante – a pris du temps, mais on a fini par y arriver. Personne n’est content, ou presque. Les citoyens se plaignent de l’envolée des prix ; les promoteurs immobiliers se plaignent des taxes qui s’abattent sur eux et les contraignent à monter les prix des logements à des niveaux prohibitifs pour le citoyen lambda ; le président de la République lui-même n’est pas content, du fait surtout de la magie de sa verve qui n’opère plus ; il n’est pas plus content, semble-t-il, du chef du gouvernement qu’il nous a choisi, qui lui-même n’est pas content du fait des attaques incessantes qui lui viennent de son propre camp et parasitent son action, sans parler de ses résultats économiques qui calent et tardent, irritant chaque jour un peu plus les citoyens ; à Nidaa Tounes aussi on n’est pas content, après le revers cuisant subi par Hafedh Caïd Essebsi et compagnie, de la part du jeune Youssef Chahed qu’ils pensaient friable et prenable ; du côté d’Ennahdha également on fait semblant de ne pas être content, à cause de la façon dont seraient gérés les deniers du pays – les devises – et l’économie, un prétexte pour justifier les attaques des prochaines élections et pour lancer dès maintenant le tour de chauffe… Bref, personne n’a la banane en Tunisie post-révolutionnaire… à part peut-être les contrebandiers, les fraudeurs et les branches sectorielles du privé.

Si Chahed était aussi verni que Majoul

On vient d’apprendre, par la TAP, que les conventions sectorielles collectives au titre de l’année 2018 entre le ministère des Affaires sociales, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) ont été passées à la loupe mercredi 8 août, lors d’une séance de travail de la commission centrale des négociations sociales.
Des questions ayant trait à la hausse des salaires de base au titre de 2018 ont été examinées lors de cette séance, d’après un communiqué publié par le ministère des Affaires sociales.
Toujours selon la même source, les participants à cette séance ont exprimé leur satisfaction quant au rythme des négociations et présenté leurs propositions concernant le taux de majoration salariale. Tiens, nous qui cherchions des gens contents, en voilà !
On a également appris que le dialogue se poursuivra sous l’égide du ministère afin de rapprocher les points de vue et parvenir à un accord sur les différents points à insérer dans l’accord-cadre, indique le communiqué.
A noter que c’est le ministre des Affaires sociales “himself” qui a chapeauté cette rencontre, en présence des émissaires de l’UGTT et de l’UTICA.

Ce qu’il est important de noter, c’est que des sous sortiront in fine et que tout cela servira à acheter la paix sociale là où ça passera. Ce qu’il est important de noter aussi c’est que la lune de miel entre l’UGTT et l’UTICA est sans nuage jusqu’ici, notamment depuis que Samir Majoul a pris les rênes de la centrale patronale. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ne peut pas en dire autant, dans ses rapports avec Noureddine Taboubi, le leader de la centrale syndicale. Chahed ne peut pas se permettre de l’arroser avec le Milliard de dinars que vont lui verser les Américains, ou de l’inonder de largesses avec l’appui budgétaire de 500 Millions $ de la Banque mondiale, les bailleurs ne le lui pardonneraient pas. Pourtant il voudrait bien, ne serait-que pour avoir un ennemi de moins, et pas des moindres et pour pouvoir finir sa route, en 2019, sur laquelle l’attend l’agitateur de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi, dès le mois prochain, pour les raisons que l’on sait : Du fric, encore du fric, toujours du fric, que Chahed n’a pas, et Yaacoubi le sait. Mais il y a longtemps que la raison et le souci de l’intérêt du pays ont foutu le camp, et pas que chez les enseignants d’ailleurs…

S.L.

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Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Bouali Mbarki, a annoncé, dans une déclaration récente aux médias, que la signature des délais du versement des augmentations salariales dans le secteur public aura lieu ce mardi 10 juillet 2018.

Les négociations sociales avec l’UGTT sur les augmentations salariales dans le secteur privé devront toutefois prendre fin au mois d’août prochain.

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Dans une déclaration faite aux médias en  marge d’une rencontre qui se tient actuellement à Gammarth, pour le lancement du 6ème rapport arabe sur l’emploi et le chômage dans les pays arabes, le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a indiqué qu’il n’est pas contre l’augmentation des pensions de retraite : “Les retraités sont comme tout le monde touchés par la baisse du pouvoir d’achat et du coup ils ont droit à l’augmentation et l’amélioration de leur situation sociale, mais le contexte aujourd’hui est exceptionnel, avec les difficultés financières des caisses sociales“, a-t-il expliqué.

Il a par ailleurs indiqué qu’en dépit des problèmes financiers et de la crise profonde des caisses sociales, l’État a respecté ses engagements en termes de remboursement des pensions des retraités et le ferra encore, soulignant qu’entre 80 et 100 MDT sont injectés dans les caisses sociales pour couvrir le déficit.

Il est à signaler à ce propos que des mouvements de protestation sont observés depuis plusieurs jours par les retraités pour revendiquer leur droit à l’augmentation. Aujourd’hui, ils protestent devant le siège du ministère des Affaires sociales.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) vont renouer le dialogue, pollué en ce moment par le refus de Chahed d’ouvrir le chapitre de la hausse des salaires dans le public et par l’insistance de la centrale syndicale sur le départ du locataire de la Kasbah. Les deux parties vont donc retourner à la table des négociations, dès la semaine prochaine, a indiqué Chahed ce mardi 26 juin 2018, sur Mosaïque FM. Mais la question qu’on se pose est parleront-elles de la même chose ? Regarderont-elles dans la même direction ?

Il est permis de s’interroger là-dessus car le chef du gouvernement met en avant la nécessite d’accorder les violons sur les réformes qui s’imposent, qui urgent et que les bailleurs de la Tunisie, notamment le FMI, exigent. Alors que du côté de l’UGTT on insiste plutôt, dans un communiqué émis aujourd’hui, sur des pourparlers pour soulager les employés des secteurs public et privé face à la dégradation du pouvoir d’achat. Vous l’avez compris : Noureddine Taboubi va parler sous, plus précisément augmentation salariale alors que Chahed zappe complètement le sujet. Le moins qu’on puisse dire est que ces deux-là ne se comprennent toujours pas !

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Des tendances opposées continuent de caractériser l’économie tunisienne au début de l’année 2018. La croissance économique s’accélère, portée par une bonne saison agricole, une hausse des investissements et une reprise naissante des exportations. D’un autre côté, les risques concernant la stabilité macroéconomique se sont accrus : l’inflation a rapidement, augmenté à 7,6% en mars, les réserves internationales restent inférieures à 90 jours de couverture des importations et la dette publique et extérieure a atteint, respectivement, 71% et 80% du PIB“.

Tel est le constat fait par une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Bjoern Rother, qui s’est rendue en Tunisie du 4 au 11 avril courant, pour discuter des récents développements économiques dans le pays et des plans d’action des autorités dans le cadre du programme de réformes économiques de la Tunisie soutenu par le Mécanisme Elargi de Crédit (MEDC).

On ne pourra pas y échapper, selon le FMI

Le FMI précise dans un communiqué publié vendredi 13 avril 2018 qu'”il est essentiel de s’attaquer aux déséquilibres économiques pour pérenniser la reprise et jeter les bases d’une croissance économique juste et équitable à l’avenir. Contenir la dette aujourd’hui aidera à prévenir l’augmentation des impôts demain. Pour faire baisser le déficit budgétaire conformément à l’objectif de la loi de finances 2018, il est nécessaire de réduire les subventions énergétiques, injustes, en augmentant les prix domestiques de l’énergie afin de suivre l’évolution des prix internationaux du pétrole. La masse salariale du secteur public est très élevée et toute augmentation supplémentaire des salaires serait très difficile à maintenir, à moins que la croissance ne reprenne à la hausse. De même, le relèvement de l’âge de la retraite et des réformes paramétriques supplémentaires sont essentiels pour contenir les déficits du système de sécurité sociale“.

La BCT et le dinar mis à contribution

L’équipe du FMI est également d’accord avec la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur “le fait que l’ancragedes anticipations d’inflation par des augmentations supplémentaires du taux directeur sera
crucial, si l’inflation ne baisse pas rapidement. Réduire l’inflation protégera les couches vulnérables, maintiendra le pouvoir d’achat de la population tunisienne et stabilisera les perspectives macroéconomiques“.

Concernant la situation extérieure de la Tunisie, un taux de change plus flexible aidera à reconstituer les réserves internationales et de continuer à encourager les exportations. Ce qui reste de la surévaluation du dinar peut être corrigé sans ajustement abrupt“, indique le texte du FMI.

Les discussions sur les priorités à court terme de réforme économique dans le cadre du MEDC se poursuivront à Washington au cours des réunions de printemps des 20 et 22 avril”, dit l’institution internationale.

L’équipe du FMI a rencontré le Président du gouvernement, Youssef Chahed, le Ministre des Finances, Ridha Chalghoum, le Ministre de l’Investissement, Zied Ladhari, le Ministre des grandes Réformes, Taoufik Rajhi et le Gouverneur de la Banque Centrale, Marouane El Abassi. Elle s’est également entretenue avec des représentants de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de la société civile“, conclut le texte.

Communiqué

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Tout le monde est assis sur les privilèges et personne ne voudrait que les choses changent. Les fameuses «lignes rouges» du Président Noureddine Taboubi font barrage à toute tentative du gouvernement de changer le cours des choses.

Des entreprises qui exercent dans des secteurs concurrentiels et qui restent entre les mains de l’Etat. Des entreprises publiques aussi qui réalisent un bon chiffre d’affaires, avec une valeur ajoutée de plus de 6,5 Milliards DT, mais un résultat d’exploitation qui devient négatif, un résultat net qui devient une perte sèche de plus d’un Milliard DT, à cause notamment d’une masse salariale hypertrophiée qui avoisinait les 4 Milliards DT à la fin de 2015.

Pour le Benchmark, en 2016, le budget de l’Etat était fixé à 29,250 Milliards DT. Les pertes cumulées des EP (Entreprises publiques) représenteraient presque le 1/5ème de tout le budget. La masse salariale se situait, dans le budget, à 13 Milliards DT. A fin 2016, la masse salariale des seules EP était de 3.999,7 MDT, ce qui représenterait le ¼ de la masse salariale nationale. Résultat : l’Etat supportait, en 2015 déjà, presque 2,8 Milliards DT en primes d’exploitation, pour que les EP puissent payer les salaires. Des primes payées de la poche du citoyen.

Des pertes, disons-le, qui sont le cumul d’années de laxisme par rapport à des réformes qui deviennent désormais vitales mais aussi plus coûteuses, tant financièrement que socialement. Des pertes, dues aussi à des dizaines d’années de mauvaise gestion et surtout à 4 années de mauvaise politique salariale et d’emploi. Des années où des augmentations salariales ont été accordées et parfois même auto-accordées comme celle de l’ancien ministre Nahdhaoui de l’enseignement supérieure, sans commune mesure avec les moyens et les ressources et avec des procédés peu orthodoxes comme le crédit cotisation CNSS pour les employés de cette caisse ou en crédits impôt, comme pour le cas des fonctionnaires de l’Etat par les deux derniers gouvernements de Habib Essid et de Youssef Chahed. Deux chefs de gouvernement qui ont hyper-gonflé les rangs de la fonction publique et accordé des milliers d’emplois fictifs. Cela, sans parler des privilèges donnés à certaines EP et qui sont dignes des banques les plus bénéficiaires, comme à la Steg, la Sonede ou encore la Transtu. Des pratiques, en théorie, dignes des dossiers de l’Instance de lutte contre la corruption et le «Fassed».

  • Toutes ne sont pas perdantes

Toutes les EP, disons-le, ne sont pas déficitaires. Celles qui perdent de l’argent sont ce qu’on pourrait appeler les EP travaillant dans des secteurs stratégiques ou qui rendent des services qu’il est pratiquement impossible de confier au secteur privé. Des entreprises comme la Steg (électricité et gaz) ou la Transtu (transports terrestres), ou encore les caisses sociales et les deux entreprises du secteur du phosphate.

Dans cette liste, qui n’est que partie de la longue liste des 102 EP, on remarquera que l’année 2015 est une année fatale. Nombre d’entre elles enregistraient jusque-là des bénéfices. Les augmentations de 2015 briseront le dos (financier) de certaines d’entre elles. La situation des caisses est plus compliquée, mais sera aussi aggravée à partir de 2015.

  • De très grosses pertes, mais de très gros salaires aussi

Entre 2010 et 2016, les pertes cumulées sont énormes et dépassent les 6,5 Milliards DT. Le plus cumul est détenu par la Transtu, une entreprise travaillant dans un secteur concurrentiel, même si elle joue un rôle social indéniable où toute la concurrence n’est pas déficitaire.

Le lien entre pertes et masse salariale est tangible. Presque toutes les EP déficitaires comptent parmi les masses salariales les plus grosses en Tunisie. L’explication de ces grosses masses de salaires pourrait être dans le nombre d’employés. Elle est surtout dans le taux de changement de cette masse qui a presque doublé en cinq années de… révolution

A cette importante masse salariale, les EP n’ont pas su donner la réponse en productivité, en revenus et en bénéfices croissants. De grosses pertes que le contribuable paiera de sa poche. En face le groupe de pression syndical qui se tue à la défense des lignes rouges de leurs privilèges.

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Le secrétaire général de la Fédération générale du transport, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Moncef Ben Romdhane, a affirmé, lundi, le maintien de la grève du secteur du transport de carburant et des marchandises par voie terrestre prévue les 26, 27 et 28 octobre 2017 si les chambre syndicales relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) ne signent pas l’avenant relatif à la majoration des salaires des travailleurs de ce secteur.
Dans une déclaration à la TAP, Ben Romdhane a ajouté qu’une séance de travail consacrée à cette question s’est tenue lundi matin, au siège du ministère des Affaires sociales mais elle était vouée à l’échec en raison du refus des chefs d’entreprises d’appliquer l’accord relatif à l’augmentation des salaires. Ces derniers, a-t-il dit, ont demandé un nouveau délai d’un mois pour signer l’avenant relatif à ces majorations.
Le secrétaire général de la fédération générale du transport avait expliqué aux médias que les raisons de cette grève, initialement prévue pour les 12, 13 et 14 octobre 2017, est le non versement des majorations salariales au profit des travailleurs au titre de 2016 et dont la valeur est estimée à 6,3% (entre 20 et 35 dinars). Il a fait savoir que cette augmentation salariale concerne 13 mille travailleurs environ.

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Parlant dans une longue interview accordée à l’agence de presse officielle Tap de la relation de la centrale syndicale avec le patronat, le SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a souligné que l’UGTT  «voue du respect à cette organisation nationale prestigieuse» et estime qu’il est «de son intérêt de traiter avec un partenaire social structuré et organisé avec lequel elle peut dialoguer et négocier». Il s’est prononcé pour «l’instauration d’un dialogue nouveau loin des tiraillements et des confrontations, basé sur le rationalisme et la sagesse et prenant en compte la conjoncture de l’entreprise qu’on veut qu’elle réussisse, à condition de ne pas faire preuve d’atermoiement et de s’engager à être crédible et honorer les promesses faites et les accords signés“.

Taboubi a rappelé qu’en mars 2017 un accord a été conclu pour l’augmentation des salaires dans le secteur privé, “mais qu’il n’a pas encore été mis en vigueur à ce jour dans de nombreux secteurs, mettant à rude épreuve la patience des ouvriers“. Il a nié que ces entreprises soient en butte à des difficultés, à l’exception du secteur du textile, des vêtements et des chaussures dont la présidente de l’UTICA a parlé avec le dirigeant de l’UGTT et elle “a répondu favorablement à ses requêtes par respect de l’intérêt national“.
«En tant que centrale syndicale nous défendons les intérêts des travailleurs, nous n’avons rien à faire avec les tiraillements au sein de l’organisation du patronat car ce dont nous nous soucions est l’amélioration des faibles salaires dans le secteur privé à la lumière de la forte détérioration du pouvoir d’achat», a-t-il expliqué.

Au sujet des prochains rounds des négociations sociales, le secrétaire général a mis l’accent sur «la crédibilité des négociations», affirmant que la dernière tranche de l’augmentation des salaires dans le secteur public et la fonction publique sera décaissée en décembre prochain. «Malgré l’inflation en hausse et la dégradation du pouvoir d’achat, nous avons assumé notre responsabilité, respecté les accords signés et il importe à notre vis-à-vis de tenir ses promesses», a-t-il souligné.
Taboubi souhaite que le nouveau round des négociations avec le gouvernement dans le secteur privé et la fonction publique s’ouvre en avril prochain, outre le lancement de négociations avec l’UTICA en mars prochain pour l’augmentation des salaires du secteur privé.

TAP

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a indiqué, lors d’un point de presse tenu ce mardi 17 octobre 2017 au siège de son département, que le gouvernement va honorer ses engagements avec l’UGTT en ce qui concerne les augmentations salariales programmées au titre de l’année 2018.

Lors de cette rencontre organisée pour apporter des éclaircissements sur les dispositions du projet de la LF 2018, actuellement entre les mains de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le ministre a affirmé que les augmentations salariales seront versées dans les délais convenus, comme c’était déjà le cas depuis l’année 2016.

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Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Abdelkrim Jrad, a déclaré que la proposition du gouvernement de geler les augmentations salariales n’a pas fait l’objet de négociations.
Il s’agit d’une décision unilatérale pour un gouvernement qui a écarté la centrale synidcale, a ajouté le syndicaliste dans une interview accordée au quotidien « Achourouk » publiée dans son édition de ce samedi 15 octobre 2016.
Cette exclusion a provoqué, selon ses dires, le rejet « catégorique » de cette proposition de la part de l’UGTT, qui a exigé le partage des sacrifices avec l’ensemble des acteurs intervenants dans ce projet. Sinon, tout retour en arrière sera considéré comme une atteinte au sérieux des négociations, mais aussi comme une menace pour la paix sociale.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a annoncé une série de mesures à caractère économique et social lors d’une interview diffusée mercredi soir sur les chaines Wataniya 1 et 2 ainsi que sur les ondes de radio Mosaïque FM.
Les mesures concernent principalement:
-Un contrat de la “dignité” qui a d’ores et déjà démarré et qui concerne 25 mille demandeurs d’emploi parmi les diplômés du supérieur qui vont bénéficier d’un salaire mensuel d’une valeur de 600 Dinars sur deux ans dont 400 D seront accordés par l’Etat.
-Contribution exceptionnelle de 7,5% pour le patronat et proposition de reporter les augmentations salariales à 2019.
-Mise en place d’un programme de réforme pour améliorer le niveau de l’économie et de l’investissement et pour accroitre le taux de croissance qui n’a pas évolué depuis 5 ans.
-Création d’un nouveau modèle de développement sur la base d’un taux de croissance de 3 à 4 % au cours des trois prochaines années
-Lancement en Novembre 2016 d’un programme de modernisation des routes dans 72 municipalités pour une valeur de 260 millions de dinars. Il concernera 3 municipalités dans chaque petit, grand ou moyen gouvernorat.
-Lancement d’un programme exceptionnel de dessalement de l’eau de mer d’une valeur de 200 millions de dinars prévu dans la loi de finances pour l’exercice 2017 outre la mise en place d’unités mobiles de dessalement de l’eau.
-Mise en place d’un programme de logement social au profit des catégories faibles et défavorisées.
-Distribution de 400 équipements de propreté en l’espace de 10 à 15 jours sur les municipalités.
-Création de 7 unités de recyclage des déchets en 2017 pour alléger la pression sur les centres actuels.
-Création d’une police de l’environnement d’ici fin 2016 pour le contrôle et le suivi des infractions en matière d’atteinte à l’environnement.
-Mise en place d’un programme d’action en matière d’impôts et de taxes et révision en cours de l’impôt sur le revenu en vue de son abaissement pour les catégories défavorisées afin de réaliser l’équité sociale.
-Révision de certains avantages fiscaux octroyés aux régions et ce parallèlement à la lutte contre le commerce informel à travers l’intégration de ce dernier dans le secteur formel eu égard à l’impact d’une telle opération sur l’organisation des marchés et la génération de ressources financières importantes pour le budget général de l’Etat.
-Pas de conciliation avec l’évasion fiscale. Le gouvernement qui œuvre à pallier à tout signe de faiblesse au niveau du contrôle financier, est en train de créer une police fiscale et va fournir 250 contrôleurs fiscaux supplémentaires.
-L’organisation de la Conférence internationale sur l’investissement les 29 et 30 Novembre 2016 va profiter à la Tunisie et constituera une occasion d’attirer les investissements.
-L’Etat va créer 5 fonds d’investissement pour une valeur de 250 millions de dinars au profit des promoteurs privés pour la création de microprojets. Le financement sera de 5 mille à 25 mille dinars selon la nature du projet.
-Les corrompus doivent être emprisonnés. Identifier les modalités appropriées et les mesures efficaces pour protéger les dénonciateurs de la corruption.

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L’accord final relatif aux augmentations salariales dans le secteur privé a été signé ce jeudi matin à Dar Dhiafa entre l’UGTT et l’UTICA en présence du chef du gouvernement, Habib Essid.

Aux termes de l’accord, les salariés du secteur privé obtiennent une augmentation de 6% du salaire mensuel brut, une indemnité kilométrique de 10 dinars et une indemnité de présence de 3 dinars avec effet rétroactif à partir du 1er septembre 2015.

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L’éventualité n’est pas écartée qu’une avance soit accordée sur les augmentations salariales en faveur des salariés

L’éventualité n’est pas écartée qu’une avance soit accordée sur les augmentations salariales en faveur des salariés, cadres et agents de entreprises et établissements publics, à la suite de l’accord signé par l’UGTT et le Gouvernement.

D’après des sources informées citées par le journal Achourouk , cette avance sera servie en raison du fait que les augmentations sont revêtues de l’effet rétroactif, et le fait de les débourser en entier d’un seul coup représente une lourde charge sur la trésorerie des entreprises.

Concernant le secteur privé, les augmentations salariales iront à leurs bénéficiaires dès que sera publié l’avenant y afférent au journal officiel.

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Deux conventions relatives à l’augmentation des salaires de 6% ont été signées ce mardi au siège de la présidence du gouvernement  à la Kasbah.

Deux conventions relatives à l’augmentation des salaires de 6% ont été signées ce mardi au siège de la présidence du gouvernement à la Kasbah.

La première portant sur les augmentations salariales dans les établissements publics a été signée entre le gouvernement et l’UGTT alors que la seconde a eu lieu entre la centrale syndicale et l’UTICA.

Pour rappel, ces conventions entrent en vigueur à partir du 1er juillet 2012.

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L’accord entre le gouvernement et l’UGTT relatif aux augmentations salariales dans le secteur privé  sera signé dans la semaine en cours

L’accord entre le gouvernement et l’UGTT relatif aux augmentations salariales dans le secteur privé sera signé dans la semaine en cours, a annoncé Belgacem Ayari, secrétaire général adjoint de la centrale ouvrière a indiqué dans une déclaration à Mosaïque FM.

Il a expliqué que la signature de l’accord, prévue samedi dernier, a été reportée en raison d’engagements du gouvernement et de l’UGTT.

Une réunion sera tenue dans les prochaines 48 heures pour trouver un terrain d’entente sur certains points de désaccord avant la signature solennelle de cette convention.

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Les salariés des entreprises

Les salariés des entreprises, établissements et offices publics devront bénéficier d’importantes augmentations salariales variant entre 44 et 197 dinars par mois, suivant les catégories et les institutions, rapporte le journal Achourouk.

Des sources syndicales indiquent que l’accord y afférent serait signé, dans les jours à venir.

Le nombre des salariés du secteur public s’élève à plus de 200 000 entre agents et cadres, dans plus de 170 établissements, offices et entreprises.

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Le patronat serait-il revenu sur les augmentations salariales dans le secteur prévu en s’en tenant au taux de 5

Le patronat serait-il revenu sur les augmentations salariales dans le secteur prévu en s’en tenant au taux de 5,5% ? Des sources informées citées par Achourouk affirment que la dernière séance de négociations a été boycottée par l’UGTT qui  demeure attachée à une augmentation salariale « respectable ».

Le dirigeant syndicaliste Belgacem Ayari  a souligné que l’UGTT s’en tient à une augmentation de 10%, ajoutant qu’un appel sera lancé pour une réunion du pôle du secteur privé afin de décider des mouvements ouvriers en soutien  au droit des salariés à une augmentation respectable.

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La première tranche des augmentations salariales dans la fonction publique sera encaissée par les bénéficiaires

La première tranche des augmentations salariales dans la fonction publique sera encaissée par les bénéficiaires, au cours du mois d’octobre.
Selon des sources dignes de foi citées par le journal Achourouk, cette échéance ne peut plus être retardée, alors que touts les procédures y afférentes ont été complétées.
Les augmentations, d’un montant de 70 dinars,  auront un effet rétroactif, ce qui aidera les fonctionnaires à faire face aux dépenses occasionnées par l’Aïd El Idha.
Entretemps, les négociations se poursuivent au sujet des augmentations salariales dans les entreprises et établissements publics ainsi que dans le secteur privé portant sur environ 2 millions de salariés.
Des sources prévoient que ces négociations seront clôturées dans les jours à venir.

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