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Dans son interview accordée ce lundi 11 juin 2018 à Africanmanager, l’expert comptable Walid Ben Salah est revenu sur la prochaine sortie de la Tunisie sur le marché financier international. Il a souligné que “cette opération sera difficile dans le sens où si on arrive à lever 1 milliard de dollars, ça sera à des conditions très coûteuses“, avant d’annoncer que le coût du prochain crédit serait au-dessus de 8,3%, très loin des prévisions de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) laquelle avait donné, au début de cette année, son accord pour un emprunt remboursable sur 5 ans à un taux d’intérêt de 5,75%.

Interrogé sur le timing, l’expert comptable a indiqué que la Tunisie n’a pas le choix puisqu’elle a besoin de fonds pour garantir l’équilibre des finances publiques qui ne cessent de se détériorer. Il a souligné toutefois que cette sortie a été initialement programmée pour ce début d’année mais a été reportée jusqu’à la publication des indicateurs économiques, lesquels étaient censés afficher une amélioration au niveau de la croissance et l’inflation. “Bien que la croissance soit positive (2,5%), elle demeure en-deça des prévisions, que ce soit celles retenues au niveau du budget de 2018 (3%) ou celles annoncées par les organismes internationaux (2,5 et 2,7%), a indiqué l’expert.

Attendre le bon moment n’est pas l’unique raison derrière le report de cette sortie, Ben Salah a avancé une autre cause qui lui parait principale : C’est le fait que la Tunisie n’a pas pu trouver des banques d’affaires de renom pour l’accompagner. Il a expliqué cette réticence par les difficultés économiques et financières qui persistent encore.

Il a par ailleurs expliqué ce retard par plusieurs facteurs pris en compte par les bailleurs de fonds étrangers pour pouvoir s’inscrire dans cette opération d’emprunt, citant la dégradation de la situation des finances publiques, l’aggravation du déficit courant et le déficit de la balance commerciale à fin mai 2018 après une légère amélioration au cours du premier trimestre, la baisse des réserves en devises (71 jours d’importations actuellement) et une baisse de 25% de l’investissement dans le secteur industriel jusqu’à avril 2018.

L’expert comptable a également évoqué l’inflation qui s’est envolée à 7,7% et le taux directeur de la BCT qui quoi qu’il ait été augmenté pour faire face à l’inflation n’a pas donné les résultats escomptés. Ajoutons à cela la baisse de la note de la Tunisie par Fitch rating et un climat international marqué par la baisse des liquidés en comparaison avec le début de cette année.

Il est à signaler à ce propos que le conseil d’administration de la BCT a récemment annoncé avoir achevé l’examen de l’émission d’un emprunt obligataire sur le marché financier international pour lever 1 milliard de dollars au profit du budget de l’Etat aux fins du financement du déficit budgétaire et de la balance des paiements. Cette opération d’emprunt s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources au profit du budget de l’Etat, prévue dans la loi de finances pour l’exercice de 2018 et pour répondre aux besoins de l’Etat en devises, soit au titre du financement du déficit budgétaire ou du déficit courant.

L’objectif est aussi de répondre aux exigences de financement, surtout avec les pressions exercées sur les réserves de change, d’une part et sur les liquidités au niveau du marché financier interne, d’autre part.

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Avec 77 jours de retard, le ministère tunisien des Finances a publié, le 16 mars 2018, les résultats, quoique provisoires, de l’exécution du budget de l’Etat pour l’année 2017. A sa lecture, force est de constater que le GUN (Gouvernement d’union nationale) a tenu ses prévisions et ne les a pas dépassées, ni dans les recettes, ni dans les dépenses.

Il avait prévu, dans un budget qui avait été fait presqu’à la hâte par un gouvernement qui avait pris les rênes du pays en août 2016, quelque 34,455 Milliards DT de total ressources. Il en fera 34,290 Milliards DT. Ce sont les ressources propres qui auront finalement fait quelque peu défaut, puisqu’il en prévoyait 24,125 Milliards DT, mais n’en fera que 23,891 Milliards DT. Les recettes fiscales étaient pourtant presque conformes aux prévisions de la LF 2017 (21,250 Milliards DT), avec des réalisations de 21,186 Milliards DT seulement. En impôts directs, le GUN tablait sur 8,7 Milliards DT. Il n’en fera que 8,5 Milliards DT. L’impôt sur les revenus a pourtant plus rapporté que prévu et l’impôt sur les salaires a même dépassé de presque 61 MDT les prévisions. Mais c’est l’IS qui rapportera moins que prévu, notamment du côté des entreprises pétrolières. Suivez son regard vers les mouvements sociaux.

Petites défaillances aussi du côté des recettes non fiscales. On prévoyait 2,875 Milliards DT. On n’en récoltera que 2,704 Milliards. Les revenus de commercialisation de carburant ont rapporté un peu moins que prévu (609,5 MDT contre 615 MDT prévus), les revenus des participations publiques devaient rapporter 300 MDT, ils n’en feront que 261,8 MDT ; la confiscation devait rapporter 200 MDT, elle n’en fera que 145 MDT. Au total, c’est un manque à gagner de 170 MDT. Le GUN tiendra, tout de même, ses prévisions pour une pression fiscale de 21,8 %.

Côté dépenses de gestion, force est de constater que le GUN s’était un peu laissé aller à la dépense, même si au total, il en aura fait 108 MDT de moins que prévu dans la LF 2017. Il devait pourtant donner 14,300 Milliards DT en salaires, il en donnera 14,352 Milliards DT. Il devait dépenser 1,086 Milliards DT en biens et services, il en dépensera 1,113 Milliards DT. Il devait dépenser 5,912 Milliards DT en interventions & transferts, il en casquera 54,6 MDT de plus.

Le GUN tiendra tout de même ses promesses en dépenses d’investissement et fera même un peu plus que prévu. Il prévoyait 5,7 Milliards DT de dépenses en capital, il fera finalement 5,729 Milliards DT et au lieu des 2,507 Milliards DT d’investissements directs, il en fera 2,570 Milliards DT. Il avait prévu 1,436 Milliards DT en financements publics, il en fera finalement 1,826 Milliards DT. Il n’en reste pas moins vrai que, dans l’application du budget 2017, les dépenses de gestion représentaient 78,5 % du total et que les dépenses sociales représentaient 45,6 % contre seulement 29 % pour les dépenses à caractère économique.

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Le montant global des recettes fiscales et douanières mobilisées par l’Etat de Côte d’Ivoire, au cours de l’année 2017, s’est élevé à 3687,13 milliards FCFA (environ 6,9 milliards $).

D’après l’agence d’information africaine Ecofin, dans ce cumul, les recettes fiscales se sont élevées à 1963,4 milliards FCFA (3,70 milliards $), en hausse de 304 milliards FCFA (574 millions $) par rapport à l’exercice précédent, soit une progression de 15, 5%.

Toutefois, ce montant est légèrement inférieur de 30,9 milliards FCFA (58,3 millions $) à l’objectif initial fixé par le gouvernement ivoirien qui consistait à mobiliser 1994,3 milliards FCFA (3,76 milliards $) au cours de l’année concernée.

Concernant les recettes douanières, elles se sont élevées à 1723,73 milliards FCFA (3,25 milliards $) en 2017, pour un objectif initial de 1680,83 milliards FCFA (3,17 milliards $). Soit un excédent de 42,91 milliards FCFA (81 millions $).

Pour cette année 2018, c’est un objectif global de 4066,9 milliards FCFA (7,67 milliards $) de recettes fiscales et douanières à mobiliser qui a été fixé par le gouvernement ivoirien, aux différentes administrations concernées.

Ceci, à raison de 2263,4 milliards FCFA (4,27 milliards $) à mobiliser par l’administration fiscale et 1803,5 milliards FCFA (3,4 milliards $) par l’administration douanière du pays.

Toujours selon Ecofin, ces recettes fiscales et douanières serviront à financer, en partie, le budget de la Côte d’Ivoire pour l’année 2018 qui s’élève à 6723,5 milliards FCFA (12,06 milliards $).

Par ailleurs, le pays a prévu de lever 1310 milliards FCFA (environ 2,4 milliards $) sur les marchés financiers régional (UMOA) et international cette année.

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Le coup d’envoi des plénières consacrées au budget de l’Etat et au projet de la loi de finances pour l’exercice 2018 a été donné aujourd’hui, mardi 21 novembre 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Les séances devraient se poursuivre jusqu’au 10 décembre prochain.

Lors de la plénière de ce mardi, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, devrait prononcer un discours sur le PLF 2018 et recueillir par la suite les avis des députés.

Rappelons que les deux projets, le budget de l’Etat et la loi de finances relatifs à l’exercice 2018, ont été soumis, le 14 octobre dernier, par le ministère des Finances au bureau de l’ARP. Ils devront être promulgués avant les délais constitutionnels fixés au 10 décembre 2017.

La Tunisie ambitionne de réaliser un taux de croissance de 3%, en 2018, contre 2,2% prévu pour toute l’année 2017 et ce, en en se basant sur une croissance du secteur de l’agriculture et de la pêche de 5,5% (contre 2,3% prévue en 2017) et le développement des industries manufacturières de 3,5 % (contre 3,5,% estimée pour l’année en cours), ainsi qu’une augmentation des industries non manufacturières de 2,4 % contre une baisse de la croissance des services marchands de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2017 à 2,7% pour l’année 2018 et le maintien de la croissance des services non marchands à 0,7%.

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Le budget du ministère du Tourisme et de l’Artisanat pour l’année 2018 s’établira à 151,032 millions de dinars (MD), selon le projet du budget de l’Etat pour l’année 2018, en augmentation de 4249 MD par rapport à 2017, soit une évolution de 2,9%.
Ce budget, présenté lors d’une séance d’audition de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik, tenue jeudi par la Commission parlementaire de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services, est réparti entre les dépenses de gestion (63,032 MD contre 58,727 MD en 2017), les dépenses de développement (70 MD contre 68,056 MD en 2017) et les fonds du trésor (18 MD contre 20 MD en 2017).

La ministre a indiqué, dans son intervention que ce budget servira à mettre en application la stratégie du ministère à l’horizon 2020, visant à moderniser le secteur, à diversifier l’offre et les marchés touristiques et à promouvoir l’artisanat.
Laquelle stratégie s’articule autour de trois programmes clés. Le premier concerne la Gouvernance du secteur touristique et englobe tous les projets visant à moderniser le secteur et à améliorer sa compétitivité. L’enveloppe consacrée à ce programme s’élève à 110,627 MD, soit 73,25% du budget global du ministère.
Le deuxième programme est dédié à la promotion de l’artisanat et vise à orienter ce secteur vers une meilleure qualité et vers l’innovation, et à concrétiser le Plan national de promotion de l’artisanat couvrant la période 2017-2021. L’enveloppe consacrée à ce programme s’élève à 19,768 MD, soit 13,09% du budget global du ministère.
Le troisième programme est un programme de pilotage et de soutien. Il couvre tous les soutiens financiers et administratifs accordées aux deux programmes précédents. L’enveloppe consacrée à ce programme s’établit à 20,637 MD, soit 13,66% du budget global du ministère.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, l’expert-comptable, Walid Ben Salah a indiqué qu’entre 2016 et 2018, la masse salariale a augmenté de 3 milliards de dinars, qualifiant ce chiffre d’énorme. “C’est la moitié du budget du développement, un montant qui aurait pu servir à payer les intérêts de la dette sur une année”, a-t-il soutenu avant de préciser que la masse salariale est l’importante rubrique sur laquelle on doit agir.

Il a fait toutefois remarquer que la mesure portant sur le départ à la retraite volontaire instaurée par le gouvernement pour réduire la masse salariale, ne va pas résoudre le problème tout de suite car cela va se traduire par des dépenses supplémentaires de l’ordre de 255 MDT en 2018 et  se poursuivre, selon ses dires, pour plusieurs années jusqu’à la réalisation de l’équilibre. ” À ce rythme, nous devons, annuellement, casquer près de 300 MDT”, a-t-il dit.

Il a dans le même contexte indiqué que les salariés n’ont pas réellement contribué au budget de l’État et qu’ils sont les seuls qui ont été exclus de la contribution conjoncturelle instaurée au titre de l’année 2017 sur le secteur privé : “Ce que nous avons fait, c’est un report de l’application des augmentations et pas une contribution directe sous forme de paiement”, a-t-il expliqué.

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L’expert en économie Ezzedine Saïdane est revenu sur les mauvaises nouvelles en 2018. Il a encore prédit, ce jeudi 21 septembre 2017 sur Shems FM, une année très rude sur le plan économique.

Il a également redit que la plongée du dinar va se poursuivre jusqu’au printemps, jusqu’à 3,2-3,3 dinars pour un euro. Par ailleurs il a affirmé que le projet de la loi de finances 2018 n’est toujours pas ficelé alors que nous sommes au mois de septembre et qu’il y a un trou de 10,5 milliards de dinars dans le budget de l’État.
L’expert a déclaré que les échos qui nous parviennent du projet de la loi de finances 2018 démontrent que le gouvernement n’a pas changé de fusil d’épaule malgré les échecs cuisants de ces solutions avec les précédentes équipes.

Enfin il a affirmé que le gouvernement ne pourra pas tenir sa promesse de ramener la masse salariale dans le secteur public à 12,5% du PIB en 2020 alors qu’elle aspire actuellement 40%.

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L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin octobre 2016, fait apparaître une détérioration du déficit budgétaire (3.708 MDT contre 1.527 MDT au cours de la même période de l’année 2015), à cause de l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres. Les dépenses de fonctionnement se sont accrues de 8,7% durant cette période (contre 7,1% une année auparavant), portant la marque de l’accélération des dépenses de rémunération (+16,8% contre +11,3%). En revanche, les dépenses de subvention se sont établies à un niveau nettement inférieur à celui de 2015 (-30%) et ont concerné exclusivement les produits de base et le transport.

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S’agissant des ressources propres de l’Etat, elles se sont accrues durant les dix premiers mois de 2016 (+3,6% contre +1,6%) tout en demeurant en deçà du taux de progression prévu dans la loi des finances 2016 (LF2016), soit 12,4% sur l’ensemble de l’année. Cette évolution émane d’une hausse exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G pour un montant de 471 MDT). En revanche, les recettes fiscales ont quasiment stagné (0,1% à comparer au taux de 11,4% prévu dans la LF2016). Cette évolution est, essentiellement, imputable à la faible performance des impôts sur les sociétés (notamment les sociétés pétrolières). Le financement du déficit durant les dix premiers mois de 2016 a été assuré grâce à un recours plus intensif au financement intérieur par rapport à celui prévu par la LF2016.

Communiqué BCT

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“La masse salariale pour les agents de la fonction publique a atteint 13 milliards de dinars en 2016, soit 46% du budget de l’Etat et 14% du PIB. Ces ressources humaines sont très importantes mais elles pèsent lourd sur l’Etat”, a déclaré ce lundi 20 juin 2016 le ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, Kamel Aayadi, lors son audition par la commission parlementaire à l’Assemblée des représentants du peuple .

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