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Le maire de Raoued (gouvernorat de l’Ariana), Adnène Bouassida, a indiqué que le budget consacré à la réalisation du programme d’investissement municipal durant l’exercice est insuffisant.
Il a ajouté que ce budget, qui ne dépasse pas 2,3 MD, ne répond pas aux attentes et aspirations des habitants de la région, surtout que plusieurs projets d’infrastructure de base sont proposés, notamment ceux relatifs à l’asphaltage des routes, l’extension du réseau d’éclairage public, l’évacuation des eaux usées et l’aménagement des espaces verts.
Il a appelé, lors d’une réunion participative avec la société civile, le gouvernement à faire bénéficier la région de Raoued des programmes de discrimination positive.

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2,930.691 milliards DT pour la défense, en hausse de 31,2 % par rapport à 2018. Dans ce budget, 2,320.691 milliards DT seront consacrés à la gestion. Seulement 600 MDT, en hausse de 62,2 % par rapport à 2018 , iront aux dépenses de développement, dont 504,984 MDT seont alloués aux équipements militaires. Les nouvelles acquisitions d’équipements militaires nécessiteront 99,5 MDT.

Pour le ministère de l’Intérieur (MI), l’année 2019 apportera un budget de 3,093.352 Milliards DT, en hausse de 7,3 % par rapport à 2018. Au MI, les dépenses de gestion accapareront 2,878.752 milliards DT, en hausse de 9,9 %. Dans ce budget, 1,566.476 milliards DT iront à la sécurité nationale (dont plus de 1,402 milliard DT pour les salaires), 935,76 MDT à la Garde nationale et 591,120 MDT à la direction et l’appui. Pour ses programmes, le MI devrait consacrer 30,5 MDT pour les équipements spéciaux pour les forces de sécurité, 5 MDT pour l’acquisition d’équipements de communication, 5,8 MDT pour l’achat de caméras de surveillance pour sécuriser les postes et les casernes de police, ainsi que pour les caméras de surveillance urbaine.

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Le président de la Commission de Finances, Mongi Rahoui, a exprimé, vendredi, son refus de réduire le budget réservé à l’ARP, au titre de l’exercice 2019. Il a estimé qu’il “est inacceptable que le pouvoir exécutif soit l’unique contrôleur de la gestion financière, au sein de l’Assemblée, laquelle représente le pouvoir législatif“.

A noter que le ministère des Finances a réduit de 1,5 million de dinars (MD), le budget proposé par l’ARP, qui s’élève à 33 MD, soit l’équivalent de 5% dudit budget.

S’exprimant lors d’une séance d’audition du ministre de Finances, Ridha Ghalghoum, Rahoui a souligné que le montant déduit du budget de l’Assemblée était destiné à couvrir “des avancements normaux des agents de l’administration de l’ARP“.

Le président de la Commission des Finances a indiqué que l’ARP va présenter une nouvelle proposition pour résoudre ce problème.

De son côté, Rim Mahjoub, membre de la Commission des Finances, a, également, exprimé son refus de la réduction du budget de l’ARP, considérant qu’après l’adoption du statut de l’Assemblée prévoyant son indépendance financière et administrative, “une telle situation ne se renouvellera plus“.

Elle a exprimé son mécontentement quant à l’abaissement du budget de l’ARP, alors que le budget de la Présidence de la République a été augmenté de près de 15 MD et celui de la Présidence du Gouvernement de 22 MD.

Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a assuré, à ce propos, que son département et le gouvernement sont prêts à répondre raisonnablement, aux besoins de l’ARP, dans le cadre du respect des équilibres financiers.

Il a affirmé que le ministère s’engage, également, à appliquer les accords concernant les agents de l’ARP, pour l’amélioration des conditions de travail.

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Le budget de la présidence de la République tunisienne pour l’exercice 2019 sera en hausse de 14,3 % pour atteindre les 123,989 MDT, dont 117,689 MDT seront consacrés aux dépenses qui seront, à leur tour, en hausse de 14,4 %. Il n’y est fait, nulle part, objet de la rémunération du chef de l’Etat. Il y est, par contre, fait état de quelques dépenses en primes, pour le moins pas ordinaires. On y retrouve ainsi une dépense de 12.500 DT (en hausse de 3.812 DT par rapport à 2018), dite «Prime de psychologie“, 10.000 DT consacrés aux «équipements de musique» et un total de 90.000 DT qui seront consacrés à l’achat des animaux (30.000 DT), leurs équipements (10.000 DT) et leurs soins (50.000 DT).

Sinon, on retrouve 2,650 MDT qui seront consacrés aux activités de représentations et voyages, 1,600 MDT pour les réceptions et 5,317 MDT pour les «Opérations Spéciales»

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Il est une vérité que le travail de tout gouvernement est bâti sur les chiffres. C’est ce qui leur fournit les données nécessaires à leurs prévisions, leurs réalisations et leurs déclarations et promesses ou annonces de mesures économiques. Ces chiffres sont confectionnés par des spécialistes, des économistes, des prévisionnistes et tout un tas d’experts. Et si ces derniers se trompaient, faisaient des prévisions un peu trop optimistes ou pessimistes, cela fausserait nécessairement les données de documents aussi importants que le budget ou la loi de finances. A voir ce tableau, confectionné par Bawsala qui ne sait manifestement rédiger qu’en langue arabe, les prévisionnistes tunisiens auraient été, depuis 2015, à côté de la plaque.

On comprendrait qu’ils veuillent être optimistes pour la croissance du PIB, où toutes leurs prévisions ont été loin de la réalité. Mais on remarque tout au long de ce tableau qu’ils sont aussi à côté de la plaque pour le déficit budgétaire et pour l’endettement.

On comprendrait aussi qu’ils n’aient jamais pu deviner le vrai taux de l’inflation, pour des raisons indépendantes de leur volonté et qui sont en lien avec le taux de change, l’anticipation des opérateurs économiques et autres.

Cela a presque toujours obligé le ministère des Finances à élaborer chaque année une loi de finance complémentaire qui corrige les erreurs d’appréciation de ses économistes et autres prévisionnistes. Cela à moins que, politiquement, la volonté ait été d’optimiser pour des raisons politiques ou politiciennes, afin de ne pas heurter les Tunisiens et les laisser toujours croire que «tout est sous contrôle» et que tout ira bien, ce qui en fait des menteurs ou des adeptes du dicton qui dit «Je ne mens jamais. C’est la réalité qui se trompe»

Ce qu’on remarque, à la lecture de ce tableau, c’est que les économistes et autres spécialistes des prévisions n’ont fait que se tromper. Il y a pourtant bien un Conseil des analystes économiques qui est présidé par un ancien ministre de l’Industrie. Serait-il, lui aussi, à côté de la plaque et se tromperait-il aussi lourdement sur les chiffres qui permettent de faire les bonnes prévisions? Ou ne serait-il pas entendu par le gouvernement?

Il y a pourtant aussi grand nombre d’experts en matière de pétrole, de salles de marchés et de devises étrangères, capables de faire les bonnes prévisions. On se demanderait alors où sont-ils ou pourquoi ne ferait-on pas appel à eux?

Cette affaire n’est pourtant pas du menu fretin, c’est du lourd. Les chiffres, prévisions et indicateurs économiques ne sont pas là pour faire joli, pour le décor, en dehors de l’usage qu’en font les autorités pour doser les politiques publiques il y a également l’usage qu’en font les investisseurs et bailleurs de fonds. Si la fiabilité des données émises par les instances dont c’est le métier venait à être un problème, c’est tout l’édifice de la confiance qui pourrait s’écrouler. En effet comment pourrait-on, raisonnablement, envisager de placer ses billes dans un pays qui joue avec des données aussi importantes, voire les maquille? La confiance, à ce niveau, c’est une affaire de milliards de dollars ou d’euros, c’est pas de la gnognotte! Le gouvernement a intérêt à mettre de l’ordre dans ses dossiers. La Tunisie, au point où elle en est, ne peut pas se payer le luxe de se louper à ce niveau.

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Le ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati, a déclaré que le budget du département de l’Intérieur pour l’année 2019 atteint les 3039,3 MD, soit une augmentation de 7,4 pour cent par rapport à l’année dernière.
Malgré cette augmentation, a-t-il ajouté, le budget du ministère reste insuffisant au regard de l’importance de l’action de ce département et de ses exigences.

Fourati s’exprimait devant la Commission de l’organisation de l’administration et des Affaires des forces porteuses d’armes de l’Assemblée des Représentants du peuple à l’occasion de l’examen du projet de budget 2019 du ministère de l’Intérieur.

S’agissant de la stratégie de lutte contre le terrorisme, le ministre a indiqué qu’il n’existe pas de fonds consacrés spécialement à ce dossier.

Il a, toutefois, relevé que des fonds ont été alloués pour doter les institutions sécuritaire et de la Garde nationale de véhicules blindés.

Le ministère a entrepris la rédaction des cahiers des charges techniques relatifs à l’acquisition de ces véhicules blindés, a-t-il ajouté.

D’autre part, le ministre a ajouté que 7,8 MD ont été consacrés pour l’aménagement et la construction de postes de police frontaliers.

A une question sur la sécurisation des établissements scolaires, le ministre a indiqué qu’effectivement plusieurs plaintes étaient parvenues au département de l’Intérieur au sujet de la violence et de la vente des stupéfiants aux alentours des lycées.
La sécurisation de ces établissements entre dans le cadre de l’approche de la Police de proximité mise en place par le ministère et exécutée au niveau régional. Il a, dans ce sens, noté que dix commissariats pilotes ont été déjà implantés.

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Le budget du ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement de territoire (dépenses de gestion, de développement et des fonds du trésor) a baissé de 24,6%, en 2019, par rapport à l’année écoulée, à 1,202 milliard de dinars (MD).
Ce budget sera amputé de 400 millions de dinars par rapport à 2018, (1,2 milliard de dinars, contre près de 1,6 milliard de dinar en 2018).
Ce budget est réparti entre dépenses de gestion (154 millions de dinars), comptes spéciaux du trésor (48 MD), et dépenses de développement (1000 millions de dinars).
Ces données ont été présentées lors d’une séance d’audition du ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement de territoire, sortant, tenue mercredi après-midi par la Commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement de l’ARP.
Mohamed Salah Arfaoui a évoqué, à cette occasion, les principaux projets de lois soumis par son département, à la présidence du gouvernement, dont le projet de loi relatif aux bâtiments qui menacent de s’effondrer (5000 logements).
Parmi les projets de lois proposés pour 2019, figure aussi, la révision du Code de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme et du décret organisant la publicité dans le domaine routier public ainsi que des textes réglementaires régissant l’activité des sociétés de travaux publics et des bureaux d’études.
Arfaoui a encore, évoqué la mise en place d’un système de qualité au sein du ministère selon les normes iso 9001 VS:2005.
Concernant les projets proposés pour financement dans le cadre du partenariat public-privé, il a surtout appelé à concrétiser le projet d’installation de 1000 radars sur les routes pour limiter les accidents.
Le ministre a, par ailleurs, recommandé d’élargir la catégorie des bénéficiaires du FOPROLOS.
S’agissant du programme du logement social, il a précisé que 8436 logements et lotissements sont en cours de réalisation pour un coût de 468 MD, alors que 4546 MD logements et lotissements sont envisagés à travers un financement du FADES pour un coût de 340 MD.
Il a, à ce titre, expliqué le blocage de la livraison de 1300 logements sociaux par l’absence d’une liste des bénéficiaires.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 24 octobre au 3 novembre 2018 dans le cadre des consultations relatives à la dixième revue du programme économique et financier du Mali appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI. A l’issue des discussions, Mme Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités Maliennes sont parvenues à un accord préliminaire sur la conclusion de la dixième revue du programme économique et financier du Mali soutenu par la FEC du FMI, sous réserve de l’approbation par la Direction et le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier par le Conseil d’Administration du FMI est prévu pour décembre 2018. »

« La croissance du PIB de 2018, soutenue par une production agricole solide, devrait rester robuste à environ 5 %. L’inflation est projetée à environ 1.9 %, en dessous du plafond régional. »

« La mise en œuvre du programme au cours du premier semestre 2018 a été globalement satisfaisante. La plupart des critères quantitatifs de performance à fin juin 2018 ont été atteints. La moins-value importante au niveau des recettes intérieures a été compensée par une réduction des dépenses car les autorités ont fait preuve de détermination pour respecter leur objectif de déficit budgétaire. Le niveau attendu des recettes à fin Décembre 2018 est inférieur à l’objectif du Gouvernement de 1 pourcent du PIB. En plus de la mise en œuvre de mesures correctives d’administration fiscale pour redresser le niveau des recettes, les autorités ont également prévu de resserrer significativement les dépenses d’investissement moins prioritaires financées sur ressources intérieures et les dépenses courantes, hors salaire, afin de respecter l’objectif de déficit budgétaire de 2018. Plusieurs réformes structurelles ont été mises en œuvre, en particulier celle sur l’amélioration de la gouvernance où l’objectif de transmission des déclarations de patrimoine par les hauts fonctionnaires a été largement rempli. Cependant, la formule de fixation des prix pétroliers n’a pas été constamment mise en œuvre et la réforme relative au relèvement du seuil des investissements bénéficiant d’exonérations fiscales a été retardée. »

« Le budget préliminaire de 2019 est en ligne avec le respect du critère de convergence de l’UEMOA limitant le déficit budgétaire à 3 % du PIB. Atteindre cet objectif va nécessiter plus d’efforts de recouvrement des recettes dans un contexte de prix pétroliers toujours élevés et une situation sécuritaire difficile. »

« Pour le moyen terme, les autorités doivent accroître leurs efforts afin de créer de l’espace pour les dépenses en infrastructures et sociales. Cela nécessitera une mise en œuvre inébranlable des réformes sur l’amélioration de l’administration fiscale, l’amélioration de l’efficacité de la taxation du secteur minier et des recettes sur les produits pétroliers, ainsi que l’amélioration de la gestion des finances publiques, en particulier l’augmentation de l’efficacité des investissements publics et le renforcement de la gestion de la dette. »

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Appel à augmenter le budget de la recherche scientifique de 30 pc pour l’année 2019

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique propose une augmentation de 30% dans le budget de la recherche scientifique pour l’année 2019, a affirmé, lundi, Khalil Laamiri, secrétaire d’Etat, chargé de la recherche scientifique.

Ce surplus sera consacré au financement des laboratoires de la recherche scientifique, a-t-il déclaré, lors d’un colloque scientifique tenu à l’initiative du centre d’études et de recherches économiques et sociales, sur ” la recherche scientifique dans les sociétés du Maghreb arabe “.

L’impulsion de l’économie est tributaire de l’investissement dans la recherche scientifique et les activités à vocation technologique, a-t-il estimé.

La Tunisie a été classée 66ème pays le plus innovant au monde, enregistrant un avancement de 8 places par rapport à 2017, selon la classification de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) , a fait savoir Laamiri.

Le programme ” Ibn Khaldoun ” mis en oeuvre par le ministère, a permis à 100 étudiants tunisiens de partir au Maroc, dont 52 spécialisés en Médecine et 48 en droit et gestion, a-t-il précisé.

De son côté, l’historien Abdeljelil Temimi, a appelé à augmenter le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de 2%, proposant la création d’institutions privées pour la gestion des affaires des universités.

Temimi a critiqué le manque de coopération entre les universités du Maghreb arabe, notamment au niveau de l’échange d’étudiants et d’enseignants, mettant en garde contre la fuite des compétences des pays maghrébins et leur migration vers l’occident.

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Il y a deux ans, le 19 septembre 2016, nous évoquions le coûts pour le contribuable tunisien des centaines de voyages ou « missions » à l’étranger, des députés d’un pays qui s’endette pour boucler son budget. Une levée de bouclier s’en était suivie avec force démentis sur les radios publiques et privées. L’ARP avait suite à cela pris l’initiative d’en publier la liste nominative. La dernière liste publiée depuis notre article, date d’octobre 2016. Depuis, le contribuable tunisien dépense sans compter et sans qu’il puisse savoir où son argent va, pour que ses chers députés voyagent, à ne rien faire, car l’ARP ne publie et ne l’a jamais fait, aucun rapport sur ces fameuses missions

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Mohamed Salah Ayari, conseiller fiscal et enseignant Universitaire a accordé à Africanmanager, une interview exclusive où il a dévoilé les grandes lignes du projet de la loi de finances 2019, les nouvelles orientations, les nouvelles mesures prévues dans le cadre de cette loi ainsi que l’ensemble des recommandations et propositions à prendre en considération à la lumière de la crise qui sévit dans le pays depuis plusieurs années. Interview:

Quelles sont les nouvelles orientations du P.L.F.2019 pour relancer l’économie ?

A priori et selon les déclarations du chef du gouvernement, la loi de finances pour l’année 2019 sera une loi de relance de l’économie.
Mais entre les promesses et la réalité, il y a toujours un fossé qu’il faut savoir anéantir.

Mais d’une façon générale, les mesures proposées peuvent être résumées comme suit :
– Instaurer un taux réduit de 10% en matière d’Impôt sur les sSociétés pour les secteurs productifs aussi bien selon le régime onshore que selon le régime offshore.
– Rétablir le dégrèvement fiscal physique qui concerne l’acquisition de nouveaux équipements ou les opérations d’extension dans les activités industrielles et touristiques afin de booster davantage l’investissement dans ces deux secteurs
Prévoir un nouveau mécanisme de financement pour les jeunes promoteurs afin de les encourager à réaliser leurs projets.
– Revoir l’imposition du secteur du bâtiment à la TVA au taux de 13% au titre des années 2018 et 2019 et au taux de 19% à partir de l’année 2020 dans le sens de l’allégement
– Mettre en application la mesure relative à l’instauration de la Banque des régions
– Revoir le mode de financement des PME avec la possibilité de les faire bénéficier du mécanisme de la bonification du taux d’intérêt

Est-ce qu’il y aura de nouvelles taxes par rapport à 2018 ?

Pour le moment, il serait très difficile de prévoir l’instauration de nouvelles taxes dans le code de la L.F.2019 par rapport à 2018.
Si le chef du gouvernement avait annoncé des mesures de relance de l’économie, il serait anodin d’envisager l’institution de nouvelles taxes qui vont à l’encontre de l’encouragement de l’investissement et à la création des nouveaux projets.

D’aucuns ertains soutiennent prétendent que le gouvernement aurait dû aller chercher de l’argent chez les fraudeurs et remettent sur le tapis la question de la réforme fiscale.Ne pensez-vous pas que la marge de manœuvre du gouvernement est très réduite, et qu’il a besoin de mobiliser des fonds dans l’immédiat et que la seule solution est finalement d’augmenter les impôts ?

Je demeure convaincu que la réforme fiscale dont les travaux ont été entamés depuis 2013 et ont été achevés en 2014, aurait dû être instaurée dans son ensemble depuis 2014.
La politique “de goutte à goutte” qui a été adoptée par les différents gouvernements successifs afin d’insérer quelques dispositions au niveau de chaque loi de finances n’a pas donné les résultats escomptés.
Mais aujourd’hui, et devant la pression sur les finances publiques  qui ne cesse de s’aggraver au fur et à mesure, le gouvernement se trouve entre l’enclume des salaires et des subventions d’une part, et le marteau du FMI qui exige la réalisation de certaines réformes douloureuses d’autre part.
Par conséquent, il est grand temps de mettre fin à la fuite en avant et d’envisager des solutions radicales afin d’arrêter cette hémorragie.
Le Programme Economique et Social  à l’horizon 2020 qui a été élaboré par le gouvernement et qui a été distribué à plusieurs partis politiques et aux organisations nationales peut être le prélude d’une vraie réforme structurelle qui touche tous les domaines, à condition de solliciter l’adhésion de toutes les forces vives du pays y compris les partis qui se trouvent dans l’opposition.

Pour sauver le pays, il faut que tout le monde s’y attelle et il faut accepter de faire des sacrifices pour des lendemains meilleurs.

Quelles sont les mesures qui peuvent être proposées afin d’améliorer le système fiscal actuel ?

Pour être précis, je dirais que la réforme fiscale a été entamée depuis 2013 et a été achevée fin 2014, tel que précisé ci-haut.
Par conséquent, le système fiscal tunisien ne peut être amélioré convenablement qu’à travers une vraie réforme fiscale profonde juste et équitable.
Mais et à titre indicatif, on peut proposer au niveau de la LF 2019 les mesures suivantes :

– La révision du régime forfaitaire d’impôt en matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) afin d’amener environ 400.000 forfaitaires qui ne contribuent qu’à concurrence 28 MD par an, soit 70 D par an et par personne, à contribuer au paiement de l’impôt et ce, sans alourdir, outre mesure, leur charge contributive.

– Faire bénéficier les sociétés qui réalisent des investissements physiques du dégrèvement fiscal physique et ce, jusqu’à l’horizon 2020 afin de donner une certaine dynamique à l’économie nationale.

– L’allégement du taux de l’impôt sur les sociétés pour les PME afin de le réduire à 10%, à l’instar des sociétés exerçant les activités agricoles et de pêche, l’artisanat, l’exportation, ainsi que les sociétés installées les zones de développement régional.

– La suppression du plafond de 50% des bénéfices imposés au titre des provisions pour créances douteuses, pour dépréciation des stocks et pour dépréciation des titres, dans le but d’éviter le paiement de l’impôt sur des bénéfices fictifs qui n’ont pas été perçus réellement par les personnes concernées.

– Fixer une date butoir pour les services de contrôle fiscal lors de l’établissement de l’Arrêté de taxation d’office pour ne pas laisser le contribuable dans une situation perplexe en ce qui concerne la vérification fiscale dont il a fait l’objet, qui s’étale parfois à deux ou trois années.

Khadija Taboubi

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Le chiffre d’affaires de la société Syphat est passé de 16,316 MDT au premier semestre 2017 à 16,707 MDT pour la même période de 2018 (+ 0,391 MDT soit + 2 %).
Le chiffre d’affaires réalisé au premier semestre 2018 représente 34 % du chiffre d’affaires escompté au budget prévisionnel 2018.
Le chiffre d’affaires à l’export réalisé au premier semestre 2018 (0,325 MDT) a enregistré une hausse de 200 % par rapport à la même période de 2017
La valeur de la production est passée de 14,733 MDT au premier semestre 2017 à 16,140 MDT pour la même période de 2018 (+ 1,407 MDT soit +10% )

La SIPHAT a acquit au cours du premier semestre de l’exercice 2018 divers matériels et installations d’une valeur d’environ 40 mille DT.
Le chiffre d’affaires est passé de 7,216 MDT au 2ème trimestre 2017 à 7,406 MDT pour la même période de 2018 ( + 0,190 MDT soit + 3 %).
Le chiffre d’affaires à l’export réalisé au deuxième trimestre 2018 (0,331 MDT) a enregistré une hausse de 300 % par rapport à la même période de 2017
La valeur de la production est passée de 6,598 MDT au 2ème trimestre 2017 à 7,534 MDT pour la même période de 2018 ( + 0,935 MDT soit + 14 %)

L’endettement est passé de 36,9 MDT au 31 décembre 2017 à 32,7 MDT au premier semestre 2018 enregistrant ainsi une baisse de 11%.

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Le sort des banques publiques, à savoir la Banque de l’Habitat (BH), la Société Tunisienne des Banques (STB) et la Banque Nationale Agricole (BNA) continue de préoccuper les esprits des responsables et des spécialistes du secteur. En effet, malgré les fonds injectés par le gouvernement au profit de ces banques pour leur restructuration, elles sont encore plombées par la mauvaise gestion et des défaillances. C’est peut-être une des raisons qui ont empêché le gouvernement de prendre la bonne décision : la fusion ou la privatisation. On attend déjà depuis plusieurs années les résultats de la restructuration, mais en vain ! Rien n’a encore bougé de façon notable. On ne sait même pas où on en est exactement. Lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 29 juin 2018 à l’initiative de la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des biens publics sur le thème “Suivi des résultats du programme de restructuration des banques publiques”, les experts bancaires se contredisent sur plusieurs points.

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a relevé plusieurs défaillances lors de la mise en place de ce travail de restructuration, des lacunes qui s’affichent très clairement au niveau institutionnel et juridique. Des défaillances qui nécessitent une rectification et une révision du processus de restructuration des banques publiques, selon ses dires. Dans une déclaration aux médias en marge de cette rencontre, elle a indiqué que le cadre juridique doit être adapté à celui du secteur privé ou encore à l’échelle internationale, appelant ainsi à mettre en place un contrôle interne continu et un système informatique intégré et complet garantissant une information entière et précise : “Pour que le contrôle soit efficace il faut se conformer aux normes internationales afin de valoriser les résultats des rapports et les recommandations qui en découlent“, a-t-elle assuré.

De son coté, le président de la commission, Hassen Amari, a souligné l’importance de cette rencontre avec les experts en la matière du point de vue des fonds injectés par l’État dans les banques publiques pour leur restructuration. L’objectif, a-t-il dit, est d’approfondir le dialogue avec les experts du secteur afin d’éclairer l’opinion publique sur la question dans l’optique d’élaborer par la suite un rapport qui ferra l’objet d’une plénière. Il a en outre indiqué que des séances d’écoute seront organisées prochainement avec des responsables du ministère des Finances, de l’UGTT et de l’Utica, soulignant l’existence de grandes confusions et de défaillances, citant le processus de licenciement d’ouvriers de la BH dont le coût a largement dépassé les prévisions.

Quant à lui, le président de l’Association des Banques, Ahmed Karam, a salué les efforts fournis par les banques dans le cadre du programme de réforme des banques publiques. “Les choses commentent à bouger et s’améliorer chez les banques publiques (…) elles commencent à trouver leur équilibre à tous les niveaux et à des taux qui différent d’une banque à une autre, mais les résultats sont positifs“, a indiqué Karam, soulignant toutefois qu’en dépit de cette amélioration, il y a encore du travail à faire.

Il a par ailleurs renouvelé son appel à la privatisation des banques publiques, sachant que le Tunisien n’a pas besoin aujourd’hui de ces établissements, d’après lui. “Le gouvernement a une orientation intelligente à travers la création d’un bras ajustant le marché financier par le biais de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), la BFPME ou encore la Banque tunisienne de solidarité (BTS)“. Ces structures peuvent, selon lui,  promouvoir certains secteurs, financer certains projets, promouvoir le marché financier, créer de l’emploi dans les régions de l’intérieur et contribuer à l’économie, voire garantir l’existence de l’État.

Si la CDC, la BFMPE et la BTS garantissent l’existence de l’État alors quelle utilité pour les banques publiques“, s’est interrogé Karam, démentant ainsi le fait que la privatisation impactera l’intervention de l’État en matière de contribution à l’investissement et au financement des projets.”Pas de crainte… Il faut oser la privatisation, surtout que les banques publiques commencent à guérir“, a-t-il expliqué.

Ahmed Karam a expliqué la réticence de l’État par certaines craintes. “Une des raisons est qu’une fois les banques privatisées, l’État ne va pas trouver de structure pour financer son budget, alors que ce n’est pas vrai car la contribution des banques privées dépassent parfois celle des banques publiques“, a expliqué Karam.

Il a en outre indiqué que l’État compte sur les banques publiques pour financer les entreprises publiques qui passent par des difficultés financières, soulignant toutefois qu’une majorité est financée par le secteur privé. “Dans tous les cas l’État peut donner ses garanties aux banques privées pour financer les entreprises publiques“, suggère-t-il.

Il y a toujours des solutions radicales pour que les banques publiques contribuent au financement de l’économie et soient beaucoup plus rentables dans ce sens“, a-t-il conclu.

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Les citoyens et les représentants de la société civile présents à l’Audience préliminaire en prévision de la prochaine session ordinaire du Conseil municipal, à Siliana, ont insisté, mercredi, sur le contrôle économique et d’hygiène, la propreté et l’amélioration de l’infrastructure.

Ils ont, également, mis l’accent sur le rôle de la police de l’environnement, le développement des activités culturelles, la création d’un espace de loisir et d’un marché moderne, ainsi que la lutte contre la circulation anarchique sur les routes.

Le premier délégué du gouvernorat président de la délégation spéciale de la commune, Imed Katri, a passé en revue les projets en cours de réalisation dont la construction de la deuxième tranche du complexe des jeunes, le gazonnage du stade et l’installation de l’administration rapide. Il a été procédé à la présentation des études techniques relatives aux différentes composantes du projet de développement intégré à Siliana-Nord portant, notamment, sur un complexe commercial, un local industriel, la réhabilitation d’un quartier populaire et la promotion de l’infrastructure (route, assainissement, éclairage public).

Le secrétaire général de la municipalité de Siliana, Nacer Bouguerra, a présenté les grandes lignes du budget municipal 2018 estimé à 4 millions 125 mille dinars. Une partie sera consacrée à la réhabilitation de l’abattoir et du marché municipal et la construction d’un théâtre de plein air (moyennant 1,45 million de dinars).

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Un conseil ministériel restreint a validé, mardi 23 janvier 2018, la cession de 19 sociétés faisant objet de confiscation. Cette action peut permettre à l’Etat de mobiliser 500 millions de dinars inscrites au budget de l’Etat pour le premier semestre de cette année.

À l’issue de ce CMR, Adel Grar, directeur général d’Al Karama Holding a annoncé que l’Etat a également décidé de vendre ses parts dans des sociétés étrangères à partir de la seconde moitié de cette année.

Il a en outre assuré que le gouvernement a approuvé la cession de Shems FM et de Dar Assabah durant le premier semestre de cette année.

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Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Slim Khalbous, s’est entretenu, hier, mercredi, au siège du ministère avec l’ambassadeur de l’Union Européenne à Tunis, Patrice Bergamini.
La rencontre a permis d’examiner les relations de coopération entre les deux parties.
Il a été convenu, à cette occasion, d’augmenter le budget du programme EMORI, programme tunisien d’appui à l’Education, la Mobilité, la Recherche et l’Innovation, qui passe ainsi de 60 millions d’Euros à 70 millions d’Euros, soit une enveloppe de 30 millions de dinars supplémentaires.
Il s’agit, en outre, de renforcer la collaboration entre l’Union Européenne et la Tunisie en matière de recherche, notamment pour les programmes Horizons 2020 et de reconduire le programme et le bureau national tunisien Erasmus + pour la période 2018-2020.

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“L’augmentation vertigineuse de la dette publique de la Tunisie commence à se faire sentir dans le budget de l’Etat à travers le service de la dette, c’est-à-dire le remboursement annuel de la dette publique intérieure et extérieure, intérêts compris. Le service de la dette a quasiment toujours été le premier poste de dépense de l’Etat avec une moyenne de 19% des dépenses publiques sur la période 2008-2018. Alors que la part du service de la dette dans les dépenses publiques est passé de 20% en 2008 à 17% en 2011 pour se stabiliser à ce niveau jusqu’en 2016, cette part a explosé à partir de 2017, mais d’une manière assez curieuse”, c’est ce qui ressort de la note de l’observatoire tunisien de l’économie (OTE) publiée ce lundi 18 décembre 2017.

L’OTE indique également que la loi de finances 2017 votée fin 2016 prévoyait un service de la dette publique autour de 5,8 Mds de dinars, la loi de finances complémentaire 2017 votée en Décembre 2017, au même moment et donc masquée par la loi de finances 2018, ajustait ce service de la dette pour l’année 2017 à 7 Mds de dinars. Soit une différence d’estimation de 1,2 Mds de dinars ! Le Ministère des Finances explique cette différence par le remboursement du prêt qatari, dont nous connaissions la date de remboursement depuis au moins l’événement Tunisia 2020 où une partie des promesses qataris allaient servir à rééchelonner notre dette envers le Qatar.

“Les années 2017 et 2018 annoncent ainsi ce que certains appellent le « Mur de la dette » qui correspond au début du remboursement de tous les prêts octroyés par les bailleurs de fonds étrangers qui avaient accordé des périodes de grâce à la Tunisie pour le remboursement du principal de ces dettes. Ainsi, nous observons une explosion du principal de la dette extérieure à rembourser à partir de 2017. De même, à partir de la même année, nous observons également une forte augmentation des intérêts de la dette intérieure suite au vote de l’indépendance de la BCT qui a eu pour conséquence de rendre prohibitif le recours à l’endettement interne. Face à ces évolutions inquiétantes, la Tunisie va-t-elle pouvoir franchir le Mur de la dette ?”, lit-on dans cette note.

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Les députés ont entamé mardi matin l’examen du budget du ministère de l’éducation au titre de l’année 2018 lors d’une séance plénière tenue à l’assemblée des représentants du peule en présence du ministre de l’éducation, Hatem Ben Salem.
Les dépenses de gestion et de développement au titre de l’année 2018 ont été fixées à 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017. Les dépenses de gestion sont estimées à 4715.533 millions de dinars soit une augmentation de 1.2% tandis que les dépenses de développement sont estimées à 210.000 millions de dinars soit une augmentation de 3.9%.

D’après le rapport de la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation, présenté à l’ouverture de la séance plénière, le budget du ministère de l’éducation représente 13% du budget de l’Etat et le plus grand défi pour la période à venir, selon le ministre de l’éducation, est de garantir la qualité de l’enseignement à travers l’amélioration de la formation, l’allègement des programmes et du temps scolaire.
Le rapport ajoute qu’en 2018, le ministère œuvrera à renforcer les activités culturelles et sportives et mobilisera les ressources nécessaires pour réhabiliter les restaurants scolaires.

S’agissant de la réforme du système éducatif, le ministre a indiqué qu’il a été convenu de poursuivre ce qui a été réalisé en adoptant une nouvelle approche plus participative faisant observer que la fin du mois de décembre en cours verra l’organisation d’une journée nationale sur le secteur de l’éducation pour aboutir à des recommandations visant à promouvoir l’ensemble du système.
Dans ce contexte, il a indiqué que le ministère pourrait mobiliser des ressources supplémentaires à travers des dons d’organisations nationales et internationales.

Ben Salem a indiqué que le projet du budget du ministère de l’éducation au titre de l’année 2018 a été élaboré conformément à des objectifs bien précis, visant essentiellement le développement de la carte scolaire pour garantir l’égalité des chances, l’amélioration de l’environnement scolaire, l’intégration des technologies de l’information et de la communication et l’amélioration de la gouvernance au sein de l’administration éducative.
Les membres de la commission ont estimé que le budget proposé est une répétition des programmes inscrits dans le plan stratégique de l’éducation 2016-2020, outre la faiblesse des dépenses de développement malgré l’importance des programmes.

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Le budget du ministère du Transport pour l’exercice 2018 ne reflète pas l’effort d’investissement dans le secteur, qui a besoin de 987 millions de dinars (MD) mais les équilibres généraux du pays ont nécessité sa réduction à 640 MD seulement, a souligné Radhouane Ayara, ministre du transport.
Il a fait savoir, au cours d’une séance plénière, consacrée à l’adoption dudit ministère que la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), que le département oeuvrera à consolider le transport collectif, à moderniser le transport ferroviaire, à mettre à niveau le secteur, à réaliser des projets de partenariat entre les secteurs public et privé (PPP), à instituer une nouvelle politique des tarifications et à adopter le transport intelligent, moyennant les nouvelles technologies.

Le ministre a fait remarquer que le ministère est ouvert au développement de l’expérience du transport scolaire qu’il soutient financièrement, à travers les transporteurs privés et ce, en coordination avec les gouverneurs, indiquant que le ministère oeuvre, à travers les sociétés de transport interurbaines, les sociétés régionales et la Société Transtu, à assurer des services de transport grâce à un programme-cadre pour l’acquisition de bus et le développement du transport terrestre à la faveur de 25 stations dont quatre via des contrats de concession.
Ayara a encore affirmé que de profondes défaillances ont été révélées lors du concours de recrutement dans la Société de transport du Sahel (STS), ce qui a nécessité son annulation et le transfert du dossier à la justice dans l’attente de refaire le concours.

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La faiblesse des moyens de transport public terrestre et aérien et la détérioration de la qualité de ses services, tels sont les principaux points soulevés par les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Les députés ont critiqué le climat d’insécurité qui règne dans les transports publics, le manque de respect et le harcèlement outre l’absence de discrimination positive dans le transport entre les villes.
Intervenant jeudi lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du budget du ministère du transport pour l’année 2018, ils ont mis l’accent sur l’état délabré des parcs et la différence des moyens de transport desservant les zones huppées et les cités populaires.
Dans ce cadre, le député Ahmed El Mechrgi a appelé à la nécessité de mettre en place un corps de sécurité spécial pour le transport.
S’agissant du transport aérien, les députés ont évoqué le phénomène de vol des bagages à bords des avions de la compagnie Tunisair outre la situation ” délabrée ” des aéroports tunisiens, notamment l’aéroport de Tunis Carthage.

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