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Le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 s’établit à 211,3 MDT, enregistrant ainsi une hausse de 13,4 MDT (6,8%) par rapport à l’année 2017. Bien que cette augmentation soit considérée comme positive, elle est jugée très en deçà des attentes. Lors de son audition, ce vendredi 17 novembre 2017 à l’ARP, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, n’a pas caché sa déception face à ce budget devant notamment le grand nombre de défis auxquels fait face la diplomatie tunisienne à tous les niveaux. Ce budget couvrira, selon le ministre, les dépenses de l’administration centrale et 90 délégations diplomatiques et consulats employant ensemble 1105 agents dont 420 diplomates et 685 agents de l’administration et techniciens.

Ces fonds ne vont pas nous permettre d’atteindre les objectifs ambitieux que nous avons tracés pour la période prochaine“, a déclaré le ministre, faisant remarquer que la Tunisie n’est représentée à l’étranger qu’à travers 90 délégations dont 10 seulement en Afrique. A cela, s’ajoute la faible représentation de la Tunisie en Amérique Latine et en Asie (6 délégations) et ce malgré l’existence d’un bon nombre de pays ayant des capacités et pouvant offrir des opportunités économiques prometteuses, comme la Malaisie, Singapour ou encore le Vietnam. Il a aussi déploré l’absence de la Tunisie dans d’autres pays de l’Europe comme le Danemark.

Jhinaoui a dans le même cadre indiqué que le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 ne permettra pas également de couvrir les besoins du ministère en ressources humaines, faisant remarquer à ce propos que le gel des recrutements dans la fonction publique a rendu impossible le remplacement des départs à la retraite et dont le nombre a atteint, durant ces 5 dernières années, 285 agents contre seulement 74 nouveaux recrutements.

Par ailleurs et pour pallier ce manque au niveau des RH, le ministre a tenu à préciser qu’un concours portant sur le recrutement de 50 secrétaires pour les affaires étrangères a eu déjà lieu et les résultats devraient être dévoilés avant la fin de cette année. “Les candidats qui vont réussir dans ce concours devraient suivre une formation diplomatique à partir de janvier 2018“, a-t-il ajouté.

Malgré ces insuffisances, le ministre des AE a affiché son optimisme pour la période prochaine : “Les difficultés sont certainement conjoncturelles et nous n’allons pas reculer sur nos objectifs mais au contraire on va multiplier nos efforts et évoluer vers plus de rentabilité et d’efficacité“, a-t-il assuré, soulignant toutefois que l’intérêt du pays exige la mise en place de mécanismes nécessaires et des bases pour être en harmonie avec les évolutions exigées par la profession diplomatique.

Khemaies Jhinaoui a sur un autre volet indiqué que son ministère a fixé plusieurs axes de développement pour la période prochaine, à savoir renforcer la place de la Tunisie en tant que nouvelle démocratie, donner de l’importance à la diplomatie économique et renforcer les efforts du gouvernement dans la levée des grands défis de développement afin de faire de la Tunisie un pôle économique et d’investissement du sud de la Méditerranée. Sur ce point, le ministre a annoncé la création d’un secrétariat d’État pour la diplomatie économique au sein du ministère de tutelle et la conclusion de conventions cadres de coopération avec les ministères du Tourisme, de l’Industrie et du Commerce. A cela s’ajoute la création de 5 nouvelles représentations commerciales en Afrique et la programmation de délégations diplomatiques mobiles et multi-sectorielles au titre de l’année 2018 et ce, dans plusieurs pays du monde où il n’y a pas de représentation diplomatique.

Il s’agit également de réactiver le dynamisme diplomatique et renforcer les relations de la Tunisie avec les pays Maghrébins, notamment dans les domaines sécuritaire, économique et de développement. Accompagner les efforts du gouvernement visant à instaurer la sécurité nationale et lutter contre le terrorisme, le crime organisé, l’immigration clandestine et le blanchiment d’argent est aussi parmi les grands objectifs des affaires étrangères.

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Le budget de développement du ministère de l’éducation a enregistré un déficit de 65 millions de dinars en 2017 qui pourrait augmenter en 2018 en raison de l’indisponibilité des ressources de la part du ministère des Finances“, a souligné jeudi le directeur général des affaires financières au ministère de l’Education, Mounir Haddad.
Présentant le rapport du ministère de l’Education concernant le budget de 2018, lors d’une séance d’audition du ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, par la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation sur le budget du ministère de l’Education au titre de l’année 2018, le responsable a indiqué que ce déficit résulte de la consécration de 65 millions de dinars d’un total de 202 millions de dinars du budget de 2017, pour le remboursement des dettes relatives aux anciens budgets.
Ainsi le budget final consacré aux nouveaux projets de 2017 n’a pas dépassé les 137 millions de dinars“, a-t-il précisé.

L’intervenant a indiqué que le ministère propose l’augmentation de 1,3% (63.574 millions de dinars) du budget de 2018, soit 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017.
En 2018, le ministère comblera les postes vacants au niveau des établissements scolaires par les enseignants suppléants à raison de 11839 instituteurs dans les écoles primaires et 1673 enseignants dans les collèges et lycées secondaires, a-t-il ajouté.
Haddad a fait remarquer que 2100 écoles primaires enregistrent un manque au niveau des agents de propreté et de gardiennage, dont 251 écoles n’ont aucun agent de propreté, d’où, a-t-il regretté, la prolifération des épidémies et la hausse des agressions et des actes de pillage et de saccage.
Dans ce contexte, il a signalé que plus de 18 mille cas d’agression ont ciblé durant les cinq dernières années les établissements scolaires, outre l’enregistrement de plus de 17 mille cas de violence physique et verbale.
Selon le directeur des affaires financières, le nombre d’élèves en 2018-2019 devra atteindre 2125526, soit une augmentation de 37560 élèves par rapport à l’année scolaire en cours qui a enregistré 2087966 élèves.

De son côté, le député Ali Bennour s’est félicité de l’audace du ministère de l’Education qui a dévoilé le chiffre réel du déficit financier enregistré, estimant que le budget proposé pour 2018 ne devra pas suffire pour couvrir l’éventuel déficit qui connaitra une augmentation.
“Il convient d’allouer un budget complémentaire au ministère de l’Education pour finaliser les projets non réalisés en 2017 avant de passer au budget de 2018“, a-t-il suggéré.
Bennour a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Conseil supérieur de l’éducation dans les plus brefs délais, lequel devra optimiser la gestion des programmes et projets du ministère pour parvenir à honorer tous ses engagements précédents et assurer de cette manière la continuité de l’Etat.

Pour sa part, la députée Hayet Amri a indiqué que le ministère a démarré une opération de réforme du système éducatif en 2016 et a dépensé des sommes énormes sans aboutir à un résultat positif, estimant que la situation du système éducatif s’est détériorée davantage.
Dans ce sens, elle a appelé le ministre de l’Education à rechercher d’autres sources de financement, à ne pas compter uniquement sur l’Etat et à impliquer la commission dans toutes les décisions relatives à la réforme éducative.

En réponse aux interventions des députés, le ministre de l’Education a souligné qu’il œuvrera à garantir le principe de la continuité de l’Etat, précisant qu’il ne comptera pas uniquement sur les ressources financières de l’Etat dans la réforme du système éducatif. Il y aura recours aux financements étrangers sous forme de dons, a-t-il affirmé, faisant remarquer qu’il a déjà eu des propositions dans ce sens.
Hatem Ben Salem a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre le Conseil supérieur de l’éducation qui contribuera à la garantie d’une vision stratégique claire. Il a souligné, à cette occasion, son engagement à le rendre opérationnel avant de quitter son poste.
Les priorités absolues du ministère de l’Education pour la période à venir sont l’adoption d’une nouvelle approche pour la réforme éducative basée sur quatre points essentiels qui sont le temps scolaire et la réduction des heures de cours, l’élaboration d’une stratégie de formation des cadres de l’éducation, l’intégration des nouvelles technologies dans le système éducatif outre le développement des activités culturelles, sociales et sportives“, a-t-il souligné.

TAP

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Le ministre de la justice, Ghazi Jribi, a indiqué que le budget de son département pour 2018 est estimé à 591,578 Millions de Dinars, soit une augmentation de 9,7 % par rapport à 2017, se félicitant de cette augmentation “étant donné les multiples projets programmés par le département pour rétablir la confiance des citoyens en la justice et rapprocher les services dont ils ont besoin”.
Lors de son audition jeudi devant la commission de la législation générale du parlement, le ministre a souligné que son département a lancé un grand projet de rénovation des infrastructures de plusieurs tribunaux et l’édification d’autres tribunaux, dont la cour de première instance de Tunis, la mise en place d’annexes du tribunal foncier dans les régions ainsi que plusieurs tribunaux cantonaux, la dernière en date à Ghomrassen dans le gouvernorat de Tataouine.

Il a annoncé d’autre part la signature vendredi d’une convention avec le ministère des technologies de communication pour l’installation d’un système informatique intégré, la connexion entre tribunaux et administration ainsi que la numérisation de tous les dossiers par souci de préservation des droits des citoyens dont le financement est assuré par la Banque Africaine et l’Union Européenne.
“L’infrastructure et le système informatique sont essentiels pour développer le système judiciaire, faciliter la mission des magistrats et alléger la charge du travail en raison du manque de juges”, a-t-il fait valoir.

Au sujet du système pénitentiaire, Jribi a affirmé que son département oeuvre à la modernisation des infrastructures et à l’extension des prisons dans les régions, à l’instar des gouvernorats de Beja et Kebili dont les deux prisons seront dotées de 1000 lits supplémentaires.
Il a estimé à cet égard que l’extension des prisons et la construction d’autres établissements “ne signifie pas une hausse du nombre des prisonniers mais atteste de la volonté du département de justice d’atteindre les normes internationales qui fixent à 4 mètres carrés l’espace réservé à un détenu alors que la norme disponible est de 1,2 mètres carrés “.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khmaies Jhinaoui, a été auditionné, ce vendredi 17 novembre 2017, par la Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sur le budget alloué à ce ministère au titre de l’exercice 2018.

Dans son intervention, Khemaies Jhinaoui a indiqué que le budget alloué aux affaires étrangères s’établit à 211,3 MDT, en hausse de 13,4 MDT (6,8%) par rapport à l’exercice 2017. Il a qualifié ce budget de maigre : “Le budget alloué aux affaires étrangères est en deçà des attentes et ne répondra pas aux objectifs et aux défis de la période prochaine“, a-t-il dit.

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Le programme de communication et de marketing, par des campagnes média à l’intérieur comme à l’extérieur, pour promouvoir la notoriété de la destination Tunisie sur les marchés étrangers, aura en 2018 à sa disposition un budget de 49 MDT. Le budget total, alloué dans la loi de finances 2018 pour le ministère du Tourisme, est de 151,032 MDT . Dans ce budget de tout le ministère, 53,104 MDT seront consacrés aux salaires. Pour la comparaison, le budget du ministère du Tourisme au Maroc, pour l’exercice 2016, était l’équivalent en dinars tunisiens de 211, 896 MDT (contre 151 MDT pour 2018 en Tunisie). Le budget tunisien a aussi prévu l’enveloppe de 10,424 MDT pour la bonification des crédits accordés aux projets touristiques et pour les primes d’investissement.

Notons enfin que jusqu’au 10 novembre 2017, la Tunisie aura accueilli 6,112 millions de touristes, un chiffre en hausse de 24 % par rapport à la même période de 2016, selon la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik, qui parlait ce jeudi 16 novembre 2017 devant la commission de l’ARP. Selon la ministre, les retombées financières des six millions de touristes a été de l’équivalent de 929 millions d’euros

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Le budget du ministère du Tourisme et de l’Artisanat pour l’année 2018 s’établira à 151,032 millions de dinars (MD), selon le projet du budget de l’Etat pour l’année 2018, en augmentation de 4249 MD par rapport à 2017, soit une évolution de 2,9%.
Ce budget, présenté lors d’une séance d’audition de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik, tenue jeudi par la Commission parlementaire de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services, est réparti entre les dépenses de gestion (63,032 MD contre 58,727 MD en 2017), les dépenses de développement (70 MD contre 68,056 MD en 2017) et les fonds du trésor (18 MD contre 20 MD en 2017).

La ministre a indiqué, dans son intervention que ce budget servira à mettre en application la stratégie du ministère à l’horizon 2020, visant à moderniser le secteur, à diversifier l’offre et les marchés touristiques et à promouvoir l’artisanat.
Laquelle stratégie s’articule autour de trois programmes clés. Le premier concerne la Gouvernance du secteur touristique et englobe tous les projets visant à moderniser le secteur et à améliorer sa compétitivité. L’enveloppe consacrée à ce programme s’élève à 110,627 MD, soit 73,25% du budget global du ministère.
Le deuxième programme est dédié à la promotion de l’artisanat et vise à orienter ce secteur vers une meilleure qualité et vers l’innovation, et à concrétiser le Plan national de promotion de l’artisanat couvrant la période 2017-2021. L’enveloppe consacrée à ce programme s’élève à 19,768 MD, soit 13,09% du budget global du ministère.
Le troisième programme est un programme de pilotage et de soutien. Il couvre tous les soutiens financiers et administratifs accordées aux deux programmes précédents. L’enveloppe consacrée à ce programme s’établit à 20,637 MD, soit 13,66% du budget global du ministère.

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Rien ne semble avoir changé ou va changer dans la fonction publique. C’est ce qu’on a pu conclure suite à la réunion de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées tenue, ce mercredi 15 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Les députés n’ont pas apprécié le budget alloué à la présidence du gouvernement, en hausse, tout de même. Ce budget est jugé toujours médiocre et en deçà des attentes et objectifs fixés par le gouvernement, et visant en priorité l’achèvement des grandes réformes liées à la masse salariale qui atteint aujourd’hui des proportions importantes dans le budget de l’État, dépassant les 15% du PIB. En effet, selon Iyad Dahmani, ministre chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, le budget de la présidence du gouvernement pour l’exercice 2018 devrait augmenter de seulement 13%, pour atteindre 168 MDT contre 148 MDT en 2017. Pire : cette hausse est liée à la récente décision du gouvernement de supprimer le ministère de la Fonction Publique et de la Gouvernance et d’attribuer ses structures et établissements qui lui sont affiliés à la présidence du gouvernement. Une décision qui a nécessite des dépenses supplémentaires de 25,5 MDT, selon le ministre.

Ajmi Lourimi a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement au titre de l’année 2018 est un budget d’austérité qui ne reflète aucun engagement de la part du gouvernement à aller vers la réforme, évoquant les difficultés dans lesquelles baignent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement. “Certains bureaux à la Kasbah n’ont pas internet et des téléphones“, a-t-il affirmé.

Il a en outre indiqué que les conditions dans lesquelles exercent les fonctionnaires sont très défavorables et ont un gros impact sur la rentabilité de cet établissement public, soulignant que le budget alloué à la télévision tunisienne ne reflète aucune stratégie ou orientation vers la réforme.

Un avis pleinement partagé par le député Mabrouk Hrizi, qui a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement n’est pas suffisant et en contradiction avec les programmes élaborés par le gouvernement pour la période prochaine. “Jusqu’à quand la présidence du gouvernement en tant qu’établissement public fonctionnera sans contrats d’objectifs“,s’est-il exclamé.

Dans sa réponse aux députés, le ministre a reconnu que le budget alloué à la présidence du gouvernant est très faible, avant d’assurer que cette situation est liée aux difficultés du pays. ” On est conscient de la situation, mais la priorité aujourd’hui n’est autre que le redressement de nos finances publiques“, a assuré le ministre, invitant les députés à effectuer une visite à la Kasbah et voir de près conditions rudes dans lesquelles travaillent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement, selon ses dires.

Le siège de la présidence du gouvernement n’est plus fonctionnel : On n’a pas de bureaux à la Kasbah (…) Certains conseillers travaillent à la zone urbaine nord ou encore à cité El Khadhra pour manque de bureaux“, a souligné le ministre, avant d’ajouter : “Bien que la présidence du gouvernement détienne la part la plus importante du pouvoir exécutif, elle détient le plus faible budget“.

Le ministre a sous un autre angle indiqué que la situation des bénéficiaires des deux mécanismes 16 et 20 sera réglée d’ici la fin de l’année 2017. “Nous tenons à résoudre le problème des mécanismes 16 et 20, d’ici la fin de cette année“, a-t-il indiqué.

Outre la régularisation de la situation des bénéficiaires des mécanismes 16 et 20, le ministre a annoncé la suspension de l’achat de voitures de fonction aux fins de réduire les dépenses de la fonction publique et redresser la situation des finances publiques.

S’agissant des déclarations du député Houcine El Jazira qui a appelé ses collègues à cesser leurs interventions en faveur de certains chômeurs pour avoir un emploi à la Kasbah, Iyad Dahmani a démenti de tels faits : “On ne peut pas accepter de tels comportements.. Tous les recrutements ont été faits sur la base d’un concours et en concertation avec toutes les parties concernées“, a assuré le ministre, appelant toute personne détenant des preuves à les présenter.

Évoquant la réforme de la RTT, Iyad Dahmani a annoncé qu’un programme portant sur la radio et la télévision tunisienne a été déjà mis en place et que le travail d’audit dans les comptes publics est devenu un travail du quotidien.

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Le député et membre de la commission de l’organisation de l’administration et des affaires des forces armées Ajmi Lourimi a indiqué que le budget alloué à la présidence du gouvernement au titre de l’année 2018 est un budget d’austérité qui ne reflète aucun engagement de la part du gouvernement à aller vers la réforme.

Dans son intervention, ce mercredi 15 novembre 2017, lors de la réunion de ladite commission, il a évoqué les difficultés dans lesquelles baignent les agents et fonctionnaires de la présidence du gouvernement. “Certains bureaux à la Kasbah n’ont pas internet et des téléphones“, a-t-il affirmé.

Il a en outre indiqué que les conditions dans lesquelles exercent les fonctionnaires sont très défavorables et ont un gros impact sur la rentabilité de cet établissement public.

Par ailleurs Lourimi a indiqué que le budget alloué à la télévision tunisienne ne reflète aucune stratégie ou orientation vers la réforme.

Il est à noter à ce propos que le budget de la présidence du gouvernement pour l’exercice 2018 devrait augmenter de 13%, pour atteindre 168 MDT contre 148 MDT en 2017.

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Selon le projet de budget du gouvernement, pour l’exercice 2018, la masse salariale qui sera servie aux membres du gouvernement tunisien sera de 1,653 MDT, en hausse de 157 mille DT par rapport à l’année 2017. Dans cette masse salariale, la rémunération des membres du gouvernement d’union nationale devrait être de 1,428 MDT et les membres de leurs cabinets devraient coûter la somme de 0,225 MDT, en baisse 162 mille DT par rapport à 2016. Le budget aurait ainsi fait un effort de resserrement, sur la rémunération des cabinets et non du gouvernement en lui-même, puisque la rémunération des membres du gouvernement devrait augmenter de 319 mille DT par rapport aux 1,109 MDT de l’exercice 2016. De manière générale, le budget du gouvernement, tous titres confondus (Dépenses de gestion et dépenses de développement), sera de 168,372 MDT, en augmentation de presque 46 MDT, dont 41,5 MDT pour les frais de gestion.

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Le budget de la présidence de la République de 2018 est resté le même que celui de 2017. Cela se produit pour la première fois depuis cinq ans, a déclaré, lundi, Selim Azzabi, directeur du cabinet présidentiel.
Lors d’une séance d’audition devant les membres de la Commission de législation générale, Azzabi a indiqué que “la présidence de la République a pris en considération la situation financière difficile du pays et opté pour la rationalisation des dépenses et non la politique d’austérité”.
Il a expliqué que cette stabilité est due au fait que les budgets de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), du Comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et de l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi ne figurent plus dans le budget de la présidence de la République depuis l’adoption du projet de loi organique relatif aux dispositions communes entre les instances constitutionnelles indépendantes.
Il s’agit également de la réduction du nombre des personnalités bénéficiant de la protection de la garde présidentielle qui est passée de 25 à 11 personnes, outre la compression des dépenses des services centraux de la présidence de la République.
Le budget de la présidence de la République de 2018 s’élève à 108,5 millions de dinars dont 102,8 millions de dinars au titre des dépenses de gestion et 5,5 millions de dinars dédiés aux dépenses de développement, a fait savoir Azzabi, ajoutant que les fonds alloués à la garde présidentielle accaparent les trois quarts du budget.

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Le gouvernement Nigérian a annoncé un budget record de 8,6 trillions de nairas (28,16 milliards de dollars) en prévision de l’année 2018. Selon les données dévoilées par l’agence d’information africaine Ecofin, ce budget a été surtout conçu sur la base d’un taux de change moyen établi à 305 nairas pour un dollar, et une production pétrolière de 2,3 millions de barils par jour, à un prix de 45 dollars le baril. Les dépenses en capitaux devraient atteindre 2,4 trillions de nairas (plus de 7,9 milliards$).

Les objectifs de recettes et de dépenses fixés par Abuja ne sont jamais atteints. Le gouvernement a du mal à collecter les recettes fiscales dans un pays où l’informel fait loi. Une situation qui contribue fortement à l’élargissement du déficit budgétaire.

 En 2018, le déficit budgétaire devrait passer sous la barre des 2 005 milliards de nairas (6,56 milliards $), en baisse par rapport aux 2 313 milliards de nairas de l’an dernier.

Pour combler ce gap, le gouvernement compte utiliser les instruments de dette pour mobiliser  environ 1,699 trillions de nairas (plus de 5,5 milliards $). La moitié de ces fonds proviendra de l’endettement extérieur dans un contexte où les coûts de la dette publique sont très élevés, note la même source.

Pour l’exercice qui pointe à l’horizon, le quart des dépenses budgétaires sera consacré au service de la dette. Le Nigeria table sur une inflation moyenne dans le sillage de 12,4%  pour 2018. L’activité économique devrait reprendre de plus bel, grâce à une croissance de 3,5%, ajoute encore Ecofin.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed s’est rendu, ce vendredi 20 octobre 2017, à la cité de la culture de Tunis, indique un communiqué de la présidence du gouvernement, publié sur sa page officielle.

Lors de cette visite, Youssef Chahed a déclaré que le taux d’avancement des travaux de la cité a atteint les 80% jusqu’à ce jour et que la première tranche de ce projet est fin prête et pourrait être exploitée.

Il convient de rappeler à ce propos que ce projet qui s’étale sur 4,9 hectares, coûtera à l’État un budget de 76 millions de dinars. Il devrait être composé d’un espace d’accueil général, une salle de spectacles (1800 sièges), une médiathèque, un musée d’art contemporain, des atriums, une cinémathèque, une maison d’artistes et un Musée National de civilisations.

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En recevant récemment le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, lui avait demandé de mettre une coloration plus sociale dans son projet de la loi de finances 2018 de manière à atténuer les sacrifices qui allaient être demandés aux citoyens. Et bien le texte qui vient d’être soumis à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) comprend un certain nombre de mesures sociales ciblant divers secteurs et catégories. Parmi les plus importantes mesures, nous citons la réintégration des artisans dans le cycle économique en leur permettant d’obtenir de nouveaux crédits et en les dispensant du remboursement de leurs dettes au titre de prêts octroyés par l’Office nationale des industries artisanales et ce, jusqu’à fin 2008. L’objectif est de faire face aux difficultés rencontrées par les agriculteurs dans l’exercice de leur métier. Cette mesure va concerner 30 mille artisans.

Il a également été décidé de mobiliser des ressources supplémentaires à partir des réserves fiscales existantes et de les rediriger vers des classes vulnérables grâce à des programmes d’efficacité sociale et économique directe.

Un budget pour le Conseil national du dialogue social

D’autre part, un budget a été consacré au Conseil national du dialogue social, qui devrait commencer ses réunions durant le premier trimestre de 2018. Cette étape s’inscrit dans le cadre de l’activation du dialogue avec les organisations sociales. Toujours au niveau social, il a été décidé d’augmenter de 4% les subventions sociales pour les familles nécessiteuses.

En ce qui concerne le programme de sécurité sociale, il est question de garantir le droit à un revenu minimal et faire bénéficier à la classe pauvre et à faibles revenus de prestations sanitaires et ce, dans l’objectif d’améliorer leurs conditions de vie, tout en leur permettant un accès aux services de base tels que la santé, l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, le logement et la sécurité sociale.

En matière de lutte contre l’exclusion et la pauvreté, il a été décidé de réduire les inégalités sociales, de promouvoir l’égalité des chances, la justice sociale et la solidarité et soutenir les mécanismes d’intégration et d’autonomie économique.

Le logement a aussi sa place

Le projet de la loi de Finances 2018 inclut aussi un certain nombre de procédures pour le logement dont la plus importante porte sur l’extension de la mesure d’abandonner les excédents liés aux crédits de logement attribués dans le cadre des programmes spéciaux du logement social et ce, jusqu’au 31 décembre 2018, sachant que l’État était déjà intervenu pour la réglementation de la situation de 2300 bénéficiaires jusqu’au mois d’avril 2017 en remboursant 3,6 Millions de dinars et en annulant 9,4 Millions de dinars, ainsi que le soutien du programme “Premier logement”. L’une des solutions mises en place dans ce contexte est la création au profit des familles à faibles revenus d’un fonds de garantie des crédits de logement en allouant un budget de 50 Millions de dinars, des ressources de l’État, à ce mécanisme. Ce programme est conçu pour répondre aux besoins financiers des catégories à revenus non stables et qui ont du mal à accéder au financement bancaire. L’objectif est la consolidation de l’intégration financière. Désormais, le propriétaire de taxi individuel, l’agriculteur ou encore l’artisan ayant un revenu instable pourraient, s’ils n’ont pas les garanties nécessaires, aller à la banque et demander un prêt pour l’acquisition ou la construction d’un logement. Si le demandeur de crédit répond aux conditions, le fonds intervient pour garantir le prêt.

Le secteur agricole aussi!

En ce qui concerne le secteur agricole, il a été décidé de dédommager les dégâts des agriculteurs causés par les catastrophes naturelles et faire face aux changements climatiques et la fréquence élevée des catastrophes naturelles durant ces dernières années et leur impact sur l’agriculture et ce, afin d’assurer la continuité de l’activité et de veiller à ce que l’agriculteur ait un revenu annuel.

Il a été également décidé de suspendre la TVA sur la valeur ajoutée et des tarifs douaniers appliqués sur certains produits et des revenus du secteur agricole et ce, afin de garantir l’avancement du secteur mentionné, maintenir un meilleur contrôle du coût de production et améliorer les ressources du fonds de soutien à la compétitivité du secteur de l’agriculture et de la pêche. Il a été aussi question d’étendre les dispositions du chapitre 79 de la loi de finances 2016 concernant l’exemption des locataires des biens agricoles internationaux des frais de location jusqu’au 31 décembre 2018.

Les associations actives dans le domaine des soins

Selon le projet de la LF 2018, les associations actives dans le secteur des soins et de la prise en charge des
personnes souffrant de maladies graves vont bénéficier d’un ensemble d’avantages fiscaux et ce, en supprimant l’impôt sur la valeur ajoutée ainsi que la taxe sur les communications téléphoniques consacrées aux levées de fonds.

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La Tunisie ambitionne de réaliser un taux de croissance de 3%, en 2018, contre 2,2% prévu pour toute l’année 2017 pour avoir une croissance inclusive qui permet une répartition équitable des richesses et la création de davantage d’emplois , selon le document du projet du budget économique adopté hier jeudi 13 octobre par le Conseil des ministres.
Le gouvernement prévoit d’atteindre ce taux en se basant sur une croissance du secteur de l’agriculture et de la pêche de 5,5% (contre 2,3% prévue en 2017) et le développement des industries manufacturières de 3,5 % (contre 3,5,% estimée pour l’année en cours), ainsi qu’une augmentation des industries non manufacturières de 2,4 % contre une baisse de la croissance des services marchands de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2017 à 2,7% pour l’année 2018 avec le maintien de la croissance des services non marchands à 0,7%.

Selon, le document du projet du budget économique, dont une copie est parvenue à l’Agence TAP, l’année 2018 sera une année décisive dans plusieurs domaines dont le lancement d’une nouvelle phase de croissance inclusive et durable pour parachever le processus de transition économique et pour accélérer le rythme des réformes structurelles, afin de restaurer la confiance en l’économie nationale.
Le budget économique œuvrera, également, à rétablir l’Etat de droit en affirmant une ferme volonté pour lutter contre toutes les formes de corruption, de contrebande et de commerce parallèle.

L’objectif fixé pour l’année 2018 est d’accroitre le rythme des exportations, pour atteindre 5,3% contre des prévisions pour cette année de 4,5%. Les investissements devront s’élever à 7,6% du PIB, au cours de l’année prochaine contre 2,1% actuellement.
Le projet du budget économique préparé par le gouvernement de Youssef Chahed a pour objectifs de réduire le déficit courant de 9% prévus pour toute l’année 2017 à 8,2% du PIB et de réduire les importations de 4,9% prévus pour cette année à 4,3% en 2018.

Selon le document, la programmation des ajustements et augmentations des prix se fera en fonction du pouvoir d’achat du citoyen. Cependant le taux d’inflation devrait passer de 5, 2% prévus cette année à 5,8%, au cours de la prochaine année.
L’investissement devra évoluer, en 2018, de 13% au prix courant, pour atteindre un volume de 21 395 MD, soit l’équivalent de 20,1% du PIB.
Les prévisions tablent sur une mobilisation de près de 3351 MD au titre des investissements directs étrangers contre 2530 MD prévus pour l’année 2017.

La Tunisie qui identifie, depuis 2011, des solutions pour sortir de sa crise n’a pu réaliser qu’un très faible taux de croissance, de moins de 1% pendant les six dernières années, ce qui maintient le taux de chômage à 15,3% en raison de la régression de l’investissement privé et la prolifération de l’agitation sociale.

A rappeler que les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) situent la croissance et l’inflation à ces niveaux là, de 2017 à 2019. C’est ce qui explique peut-être les envolées et engagements de Chahed. Reste à trouver des solutions aux épineux problèmes des dépenses publiques, des déficits chroniques (balance commerciale, caisses publiques, budget) et de la montée en régime de la machine économique, laquelle ne pourra se faire que si le front social s’apaise. Bref, le gouvernement a du pain sur la planche…

TAP

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Le dernier billet de l’Observatoire Tunisien de l’Économie (OTE),  intitulé “Où sont les amis de la Tunisie?”, est passé inaperçu, ou presque. Vous allez me rétorquer qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat puisque c’est le sort réservé à beaucoup d’autres sujets de premier plan. Il est vrai qu’à côté des sujets qui passionnent, plus que de raison, les citoyens, il y a très peu de place pour d’autres choses, fussent-elles parfois les plus importantes. Les passions dévorent tout. Il y a quelques semaines la classe politique avait entrainé l’opinion publique dans l’agitation du remaniement ministériel. Il n’y avait que ça au menu, tous les jours, toutes les heures, à satiété. Qui en parle maintenant ? Personne. L’affaire est oubliée, enterrée, après avoir grillé beaucoup de temps, trop de temps, du temps d’ailleurs que le pays n’a pas, tant les défis sont nombreux. Les mêmes, ou plutôt les élites – les politiques, organisations nationales, experts… -, s’enflamment en ce moment pour la loi de finances 2018, laquelle d’ailleurs ne satisfait personne, à part peut-être son géniteur, le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Mais comme la ferveur autour du remaniement, le tintamarre autour de la LF finira par retomber comme un soufflet… après avoir consommé un temps précieux et une énergie qui aurait pu être investie ailleurs. Mais entre temps des questions de la plus haute importance, comme celle de l’OTE sur le peu d’empressement des “amis” de la Tunisie à tenir les engagements de la Conférence internationale de l’investissement, auront passé à la trappe.

A cette même place, à Tunis, en novembre 2016, les investisseurs du monde entier avaient rappliqué, avec sous le bras leurs carnets de chèque que les zéros après le chiffre n’effraient pas. Il est vrai que l’événement a été un véritable succès, au moins sur le papier, en termes d’effets d’annonce, jusqu’à monter au chiffre astronomique de 34 milliards de dollars de promesses d’investissement, d’ici 2020, autant dire demain. Alors des mois après cette grand-messe des investisseurs, l’OTE a fait ses comptes, histoire de savoir si les “potes” du pays du jasmin – ou berceau du printemps arabe, c’est selon – ont été au rendez-vous. Et bien le résultat n’est pas fameux, et c’est un doux euphémisme ! D’abord l’appui budgétaire, un sujet vital en ce moment vu le marasme dans les caisses publiques de la 2e République. L’OTE la définit comme “un prêt transféré directement dans le Trésor de la part de créanciers bilatéraux ou multilatéraux“. Et bien l’observatoire a suivi cette affaire jusqu’à juillet 2017. Son verdict : Aucun sou n’a été versé dans ce sens à l’Etat, alors que le déficit budgétaire atteint des sommets.

Aide-toi, le Ciel t’aidera

On pourrait larmoyer encore plus sur le lâchage de la Tunisie par ses amis et soutiens, mais il faut aussi regarder ce qui cloche ici, chez nous et qui rebute les investisseurs. Nous avons tout dit sur la situation économique et sociale du pays, les nombreux trains qui n’arrivent pas à l’heure. Alors nous nous contenterons de parler de ce qui est sous nos yeux : Le raffut autour de la loi de finances 2018. Aux yeux des partenaires de la Tunisie, tout cela ne signifie qu’une seule chose : Les Tunisiens rechignent à la réforme, et encore plus aux efforts et sacrifices pour tirer le pays de ce mauvais pas. La bronca qu’a suscitée la première mouture de la loi de Finances 2018, notamment le volet fiscal, traduit une seule chose, aux yeux des “amis” de la Tunisie : Aucune catégorie socio-professionnelle ne veut payer, toutes veulent passer entre les gouttes, en attendant on ne sait quel miracle qui viendrait faire le geste que personne ne consent à faire. Que voulez-vous que les étrangers, qui par définition ne connaissent pas assez les subtilités locales, pensent d’autre, malgré toute la bonne volonté du monde ?

Quant au reste, ce sont les Tunisiens, ou plutôt ses autorités, qui le disent le mieux : Les citoyens n’ont pas encore vu la couleur des retombées de Tunisia 2020 à cause des lourdeurs administratives. L’ex-ministre de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, avait fini, contraint et forcé par le péril administratif, par devenir un spécialiste de la dénonciation du caractère mortifère des arcanes et écueils de l’administration tunisienne. Les choses n’ont guère évolué dans ce sens. Cela se saurait ! Une administration dont les agents sont tellement “pépères” qu’ils boudent la perche de la retraite anticipée qui leur est tendue. La léthargie et l’immobilisme ont de beaux jours devant eux…

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Slim Chaker, ministre de la Santé, a confié ce samedi 23 septembre 2017 à Mosaïque FM que le trou dans le budget des hôpitaux publics est d’environ 770 millions de dinars. Le passif des établissements hospitaliers est tellement lourd que les fournisseurs refusent de livrer des médicaments et du matériel médical, a ajouté le ministre.

Il a déclaré par ailleurs qu’il a fait une descente dans certains hôpitaux à Tunis et qu’il a pris la mesure de l’ampleur du manque de matériel médical…

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L’économie tunisienne est en crise. Tout le monde est d’accord sur cet affligeant constat. Quelques 16 Milliards DT de masse salariale qui représentera 14,7 % du PIB, un endettement qui représentera bientôt plus de 70 % du PIB et qui a engendré cette année un peu plus de 5 Milliards DT de service de la dette et plus de 8 Milliards DT pour l’exercice 2018. En face, ce ne sont que quelques 5 Milliards DT d’investissement et une croissance atone, à chaque fois mise à mal par les mouvements sociaux divers et l’instabilité politique qui deviendrait presque une demande populaire. En sept ans de transition, politique et économique, la Tunisie a connu 8 gouvernements, avec un âge moyen d’une année.

Une croissance aussi du budget de l’Etat qui va, à plus des deux tiers, aux salaires et à la compensation des produits de consommation. Des ressources propres qui s’amenuisent, soit par déni de la fiscalité et parfois refus de la payer comme ce fut le cas de quelques professions libérales, soit par la mauvaise utilisation de ces ressources fiscales, comme cela a été dernièrement le cas en concédant à l’UGTT une énième augmentation salariale sous forme de crédit d’impôt.

Un territoire national poreux où tout le monde, ou presque, fait contrebande de tout. La dernière mode est l’importation des moutons de Libye ou d’ailleurs. On nous raconte même le cas de ce petit homme d’affaire vivant en France qui revient en Tunisie, une fois l’an, faire commerce transfrontalier de moutons pour l’Aïd et rentrer tout de suite avec son pécule.

Des frontières où d’énormes quantités d’or et de devises sont chaque année saisies. Il va sans dire que ce qui est saisi ne représente que très peu dans le volume de ce qui passe à travers les mailles du filet. Des frontières et un arsenal juridique impuissant qui laisse entrer des flux de marchandises écoulées sur un marché parallèle pléthorique et qui devient même une institution dans plus d’une région du pays.

La demande d’argent frais se fait croissante dans les banques qui font toutes des bénéfices toujours en hausse, avec des injections de la BCT qui ont dépassé parfois les 11 Milliards DT, des banques qui s’enrichissent en investissant le refinancement de la BCT dans l’achat des BTA de l’Etat et des entreprises qui se font plein de sous grâce aux placements. Des banques pourtant vouées à toutes les gémonies par toute la classe politique et quelques «analystes économiques» de bas étages.

La Tunisie de l’après révolution, c’est aussi un consommateur qui ne recule plus devant rien, gonflé à bloc par les augmentations salariales et les rappels incessants dans les allocations de retraite, allant jusqu’à s’endetter pour assouvir ses envies consommatrices de tout et de rien. 20,8 Milliards DT, est le volume d’endettement bancaire de 800 mille familles tunisiennes en 2017, avec 854 MDT d’impayés. Le citoyen moyen s’endette, pour faire des voyages organisés, pour aller passer ses vacances d’été en hôtel et même pour acheter le mouton de l’Aïd qu’il considère comme une impérieuse nécessité «pour ses enfants». L’autre jour, un employé d’une recette de finances nous raconte le nombre important de ceux qui viennent réclamer l’attestation d’impôt «Néant». Et lorsqu’on lui demande pour quoi faire, il répond qu’il vient d’acheter une voiture. Va comprendre comment être capable d’acheter une voiture si on n’a pas de revenus, ce qui est le cas lorsque votre feuille d’impôt comporte la mention Néant.

Au Sud tunisien, un banquier nous raconte que «chez vous les piscines sont remplies d’eau. Chez eux, c’est des Dinars qui se comptent au mètre linéaire et des devises, de quoi vous faire le change, immédiatement et où vous voulez qu’il arrive». Au Sud tunisien, les trafiquants se défendent désormais aux armes à feu et ne reculent devant rien, quitte à écraser des agents de la Garde Nationale, pour sauver leurs petits commerces. Petits trafiquants deviendra grand et quitte généralement les sables du désert pour venir habiter au Lac ou dans les quartiers huppés de la capitale, à Ennasser et autres. Sur certaines grosses artères de la capitale, le commerce parallèle des coffres forts est même florissant.

Au Nord, c’est un marché de voiture, toujours florissant et qui s’ouvre sur toutes les marques, des Françaises jusqu’aux Chinoises et aux Coréennes, en passant par les Allemandes et «tutti quanti». Tout ce qui s’importe, légalement ou illégalement, est vite écoulé, des plus grosses cylindrées aux plus petites et même les plus gourmandes en carburants, comme les «Hummer» qu’on croyait disparues avec Imed Trabelsi. On se demande d’où tout ce monde, qui déclare juste ce qu’il faut au Fisc, apporte les centaines de milliers DT pour acheter ces bolides, parfois sur les stands même d’exposition ?

Encore au Nord et même au Sahel et dans les grandes villes, les consommateurs font la queue devant les Super et Hypermarchés, où ils rentrent avec un simple panier et ressortent aux commandes d’un chariot. Les Mall, hauts lieux de toute société de consommation, poussent comme des champignons. Un nouveau sera bientôt d’ailleurs construit à Tunis et un autre à Sousse. Comment tout ce beau monde peut-il tant acheter et crier au scandale à la moindre hausse des prix ou du taux de l’inflation ? A l’esprit nous vient cette anecdote, réelle, d’un citoyen qui s’arrête devant un boucher, demande le prix du kilo, et lorsque le vendeur le lui annonce, il s’écrie au voleur, mais commande tout de suite deux kilos !

Toujours au Nord, les nouveaux immeubles envahissent les terres agricoles, les uns plus «Haut standing» que les autres, à des prix «défiant toute concurrence» en centaines de milliers de Dinars, sans qu’il y ait même le frémissement d’un quelconque crash immobilier ou bulle immobilière. Les promoteurs sont de toutes professions, du ministre au médecin, en passant par l’avocat. Tous font ou financent des projets de promotion immobilière et tout est vendu, parfois par le biais de crédits bancaires pour mieux cacher l’origine des fonds.

Partout les cafés, les Lounges, les Salons de thé et autres commerces de boissons, les gargotes, et autres restaurants sont pleins à craquer, avec des facturettes où l’addition peut remonter à 56 DT pour quelques boissons et gâteaux, toutes aux origines subventionnées et la Chicha parfois même à plus de 40 DT, et même parfois… 2044 DT comme dans cette facturette en photo. Partout les poubelles regorgent de nourritures gaspillées et des camions qui ramassent des tonnes de pain à donner en nourriture au bétail ! La bière est religieusement prohibée, mais ses ventes et sa consommation augmentent d’année en année et à des prix enivrants !

C’est tout cela la Tunisie, endettée jusqu’à la moelle, consommatrice à satiété et qui crie à qui veut l’entendre qu’elle n’a pas d’argent et qu’elle est pauvre sauf de ses ressources humaines qui ne sont même pas contentes de ce qu’elles ont et migrent clandestinement par dizaines. En définitive, disons- le, c’est l’Etat qui est en banqueroute et pas encore le citoyen !

 

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement, Fayçal Derbel a déclaré, lors d’une table ronde organisée, ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la loi de finances 2018, que la contribution conjoncturelle imposée sur les entreprises au titre de l’année 2017 a permis à l’État de disposer de ressources supplémentaires de près de 700 millions de dinars.

Il a précisé ue ce montant pourrait facilement atteindre les 800 Millions de dinars, du fait que plusieurs sociétés pétrolières n’ont pas encore honoré leurs engagements.

Il convient de rappeler à ce propos que la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016, portant loi de finances pour l’année 2017 avait institué une contribution conjoncturelle exceptionnelle au profit du budget de l’Etat de l’année 2017.

La contribution conjoncturelle avait été fixée à 7.5% des bénéfices servant de base pour le calcul de l’impôt sur les sociétés dont le délai de déclaration intervient au cours de l’année 2017 pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés avec un minimum de :

– 5.000 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 35%,
– 1.000 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 25% ou de 20%,
– 500 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%.

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement , Fayçal Derbel a déclaré que la TVA connaîtra très probablement une hausse dans le cadre de la loi de finances 2018.

Lors de son intervention, en marge d’une table ronde organisée ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la nouvelle loi de finances 2018, il a tenu à préciser que l’augmentation de la TVA dépend de l’équilibre du budget qui devrait se situer autour de 34 milliards de dinars, selon lui.

Il a par ailleurs précisé que le gouvernement est en train de plancher sur les grandes lignes et les nouvelles orientations de cette loi, soulignant la nécessité de travailler sur des hypothèses prudentes afin d’éviter une loi de finances complémentaire ou encore le dérapage des finances publiques. ” Nous voulons une loi de finances qui soit ni encombrée ni encombrante”, a-t-il dit.

 

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement , Fayçal Derbel a déclaré, lors d’une table ronde organisée, ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la loi de finances 2018, que le gouvernement est en train de renforcer ses ressources à travers l’amélioration des recouvrements et non plus à travers les contributions conjoncturelles, confirmant ainsi l’intention du gouvernement de ne pas imposer de nouvelles contributions conjoncturelles au titre de l’année 2018 comme c’était le cas en 2017.

Il a par ailleurs indiqué que le dossier portant sur la révision de la taxe de 10% imposée sur les entreprises offshores est sur la table de la discussion sans toutefois exclure une augmentation de la TVA durant l’année 2018. “Cette hausse”, a-t-il dit, va dépendre de l’équilibre du budget

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