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L’économie tunisienne est en crise. Tout le monde est d’accord sur cet affligeant constat. Quelques 16 Milliards DT de masse salariale qui représentera 14,7 % du PIB, un endettement qui représentera bientôt plus de 70 % du PIB et qui a engendré cette année un peu plus de 5 Milliards DT de service de la dette et plus de 8 Milliards DT pour l’exercice 2018. En face, ce ne sont que quelques 5 Milliards DT d’investissement et une croissance atone, à chaque fois mise à mal par les mouvements sociaux divers et l’instabilité politique qui deviendrait presque une demande populaire. En sept ans de transition, politique et économique, la Tunisie a connu 8 gouvernements, avec un âge moyen d’une année.

Une croissance aussi du budget de l’Etat qui va, à plus des deux tiers, aux salaires et à la compensation des produits de consommation. Des ressources propres qui s’amenuisent, soit par déni de la fiscalité et parfois refus de la payer comme ce fut le cas de quelques professions libérales, soit par la mauvaise utilisation de ces ressources fiscales, comme cela a été dernièrement le cas en concédant à l’UGTT une énième augmentation salariale sous forme de crédit d’impôt.

Un territoire national poreux où tout le monde, ou presque, fait contrebande de tout. La dernière mode est l’importation des moutons de Libye ou d’ailleurs. On nous raconte même le cas de ce petit homme d’affaire vivant en France qui revient en Tunisie, une fois l’an, faire commerce transfrontalier de moutons pour l’Aïd et rentrer tout de suite avec son pécule.

Des frontières où d’énormes quantités d’or et de devises sont chaque année saisies. Il va sans dire que ce qui est saisi ne représente que très peu dans le volume de ce qui passe à travers les mailles du filet. Des frontières et un arsenal juridique impuissant qui laisse entrer des flux de marchandises écoulées sur un marché parallèle pléthorique et qui devient même une institution dans plus d’une région du pays.

La demande d’argent frais se fait croissante dans les banques qui font toutes des bénéfices toujours en hausse, avec des injections de la BCT qui ont dépassé parfois les 11 Milliards DT, des banques qui s’enrichissent en investissant le refinancement de la BCT dans l’achat des BTA de l’Etat et des entreprises qui se font plein de sous grâce aux placements. Des banques pourtant vouées à toutes les gémonies par toute la classe politique et quelques «analystes économiques» de bas étages.

La Tunisie de l’après révolution, c’est aussi un consommateur qui ne recule plus devant rien, gonflé à bloc par les augmentations salariales et les rappels incessants dans les allocations de retraite, allant jusqu’à s’endetter pour assouvir ses envies consommatrices de tout et de rien. 20,8 Milliards DT, est le volume d’endettement bancaire de 800 mille familles tunisiennes en 2017, avec 854 MDT d’impayés. Le citoyen moyen s’endette, pour faire des voyages organisés, pour aller passer ses vacances d’été en hôtel et même pour acheter le mouton de l’Aïd qu’il considère comme une impérieuse nécessité «pour ses enfants». L’autre jour, un employé d’une recette de finances nous raconte le nombre important de ceux qui viennent réclamer l’attestation d’impôt «Néant». Et lorsqu’on lui demande pour quoi faire, il répond qu’il vient d’acheter une voiture. Va comprendre comment être capable d’acheter une voiture si on n’a pas de revenus, ce qui est le cas lorsque votre feuille d’impôt comporte la mention Néant.

Au Sud tunisien, un banquier nous raconte que «chez vous les piscines sont remplies d’eau. Chez eux, c’est des Dinars qui se comptent au mètre linéaire et des devises, de quoi vous faire le change, immédiatement et où vous voulez qu’il arrive». Au Sud tunisien, les trafiquants se défendent désormais aux armes à feu et ne reculent devant rien, quitte à écraser des agents de la Garde Nationale, pour sauver leurs petits commerces. Petits trafiquants deviendra grand et quitte généralement les sables du désert pour venir habiter au Lac ou dans les quartiers huppés de la capitale, à Ennasser et autres. Sur certaines grosses artères de la capitale, le commerce parallèle des coffres forts est même florissant.

Au Nord, c’est un marché de voiture, toujours florissant et qui s’ouvre sur toutes les marques, des Françaises jusqu’aux Chinoises et aux Coréennes, en passant par les Allemandes et «tutti quanti». Tout ce qui s’importe, légalement ou illégalement, est vite écoulé, des plus grosses cylindrées aux plus petites et même les plus gourmandes en carburants, comme les «Hummer» qu’on croyait disparues avec Imed Trabelsi. On se demande d’où tout ce monde, qui déclare juste ce qu’il faut au Fisc, apporte les centaines de milliers DT pour acheter ces bolides, parfois sur les stands même d’exposition ?

Encore au Nord et même au Sahel et dans les grandes villes, les consommateurs font la queue devant les Super et Hypermarchés, où ils rentrent avec un simple panier et ressortent aux commandes d’un chariot. Les Mall, hauts lieux de toute société de consommation, poussent comme des champignons. Un nouveau sera bientôt d’ailleurs construit à Tunis et un autre à Sousse. Comment tout ce beau monde peut-il tant acheter et crier au scandale à la moindre hausse des prix ou du taux de l’inflation ? A l’esprit nous vient cette anecdote, réelle, d’un citoyen qui s’arrête devant un boucher, demande le prix du kilo, et lorsque le vendeur le lui annonce, il s’écrie au voleur, mais commande tout de suite deux kilos !

Toujours au Nord, les nouveaux immeubles envahissent les terres agricoles, les uns plus «Haut standing» que les autres, à des prix «défiant toute concurrence» en centaines de milliers de Dinars, sans qu’il y ait même le frémissement d’un quelconque crash immobilier ou bulle immobilière. Les promoteurs sont de toutes professions, du ministre au médecin, en passant par l’avocat. Tous font ou financent des projets de promotion immobilière et tout est vendu, parfois par le biais de crédits bancaires pour mieux cacher l’origine des fonds.

Partout les cafés, les Lounges, les Salons de thé et autres commerces de boissons, les gargotes, et autres restaurants sont pleins à craquer, avec des facturettes où l’addition peut remonter à 56 DT pour quelques boissons et gâteaux, toutes aux origines subventionnées et la Chicha parfois même à plus de 40 DT, et même parfois… 2044 DT comme dans cette facturette en photo. Partout les poubelles regorgent de nourritures gaspillées et des camions qui ramassent des tonnes de pain à donner en nourriture au bétail ! La bière est religieusement prohibée, mais ses ventes et sa consommation augmentent d’année en année et à des prix enivrants !

C’est tout cela la Tunisie, endettée jusqu’à la moelle, consommatrice à satiété et qui crie à qui veut l’entendre qu’elle n’a pas d’argent et qu’elle est pauvre sauf de ses ressources humaines qui ne sont même pas contentes de ce qu’elles ont et migrent clandestinement par dizaines. En définitive, disons- le, c’est l’Etat qui est en banqueroute et pas encore le citoyen !

 

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement, Fayçal Derbel a déclaré, lors d’une table ronde organisée, ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la loi de finances 2018, que la contribution conjoncturelle imposée sur les entreprises au titre de l’année 2017 a permis à l’État de disposer de ressources supplémentaires de près de 700 millions de dinars.

Il a précisé ue ce montant pourrait facilement atteindre les 800 Millions de dinars, du fait que plusieurs sociétés pétrolières n’ont pas encore honoré leurs engagements.

Il convient de rappeler à ce propos que la loi n°2016-78 du 17 décembre 2016, portant loi de finances pour l’année 2017 avait institué une contribution conjoncturelle exceptionnelle au profit du budget de l’Etat de l’année 2017.

La contribution conjoncturelle avait été fixée à 7.5% des bénéfices servant de base pour le calcul de l’impôt sur les sociétés dont le délai de déclaration intervient au cours de l’année 2017 pour les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés avec un minimum de :

– 5.000 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 35%,
– 1.000 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 25% ou de 20%,
– 500 dinars pour les personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au taux de 10%.

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement , Fayçal Derbel a déclaré que la TVA connaîtra très probablement une hausse dans le cadre de la loi de finances 2018.

Lors de son intervention, en marge d’une table ronde organisée ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la nouvelle loi de finances 2018, il a tenu à préciser que l’augmentation de la TVA dépend de l’équilibre du budget qui devrait se situer autour de 34 milliards de dinars, selon lui.

Il a par ailleurs précisé que le gouvernement est en train de plancher sur les grandes lignes et les nouvelles orientations de cette loi, soulignant la nécessité de travailler sur des hypothèses prudentes afin d’éviter une loi de finances complémentaire ou encore le dérapage des finances publiques. ” Nous voulons une loi de finances qui soit ni encombrée ni encombrante”, a-t-il dit.

 

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Le conseiller auprès du chef du gouvernement , Fayçal Derbel a déclaré, lors d’une table ronde organisée, ce mardi 8 août 2017 à l’Utica sur la loi de finances 2018, que le gouvernement est en train de renforcer ses ressources à travers l’amélioration des recouvrements et non plus à travers les contributions conjoncturelles, confirmant ainsi l’intention du gouvernement de ne pas imposer de nouvelles contributions conjoncturelles au titre de l’année 2018 comme c’était le cas en 2017.

Il a par ailleurs indiqué que le dossier portant sur la révision de la taxe de 10% imposée sur les entreprises offshores est sur la table de la discussion sans toutefois exclure une augmentation de la TVA durant l’année 2018. “Cette hausse”, a-t-il dit, va dépendre de l’équilibre du budget

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Intervenant , ce mardi 8 août 2017, lors d’une table ronde sur la loi de finances 2018, le président d’honneur de l’Ordre des experts comptables de Tunisie, Moncef Boussanouga Zammouri a déclaré que la Tunisie déplore chaque année un gap entre les recettes et les dépenses et ce sont les les entreprises qui supportent le fardeau et le payent, appelant ainsi à trouver d’autres ressources autres que fiscales comme la privatisation de certaines entreprises : ” Il n’est pas normal de trouver l’État dans des secteurs concurrentiels…”, a-t-il dit.

Boussanouga a par ailleurs souligné l’existence de plusieurs niches pour alléger le déficit budgétaire, assurant que les entreprises sont en train de payer de l’impôt sans obtenir de contrepartie.

“Lorsque on fait un budget de l’Etat, c’est comme dans une entreprise, il faut être optimiste, il faut dire qu’il y aura une croissance économique qui va apporter des recettes prévisionnelles biens déterminées. Nous voulons une loi de finances et un budget qui tiennent compte de la croissance “, a-t-il dit.

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A un peu plus de deux mois de la date fatidique, du 15 octobre, pour le dépôt à l’ARP des premiers Draft, le gouvernement tunisien ne semblait toujours pas avoir entamé l’élaboration de la loi de finance complémentaire (LFC) pour l’exercice 2017. Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui devrait se réunir en comité clos pour débattre du dernier rapport du FMI et préparer la prochaine Revue d’octobre 2017, n’aurait toujours pas terminé l’élaboration du budget pour l’exercice 2018 dont il ne connaîtrait pas encore les sources de financement. De même, le GUN ne semble pas encore plancher sur la LF (loi de Finances) 2018. Demain, au siège de la Centrale patronale, il devrait discuter avec l’Utica des grandes orientations de cette LF.

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“L’élément le plus interpellant à la lecture du budget de l’Etat de 2017 est le niveau d’augmentation des recettes fiscales, soit plus de 15%. Un objectif de collecte ambitieux aidé par de nouvelles mesures fiscales et notamment par la contribution conjoncturelle qui devrait, à elle seule, renflouer les caisses de l’Etat à hauteur de 900 millions de dinars”. C’est ce qui a été indiqué dans une note d’analyse faite par l’intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs.

Le deuxième élément à souligner, selon la même source, est l’augmentation des ressources d’emprunt, qui dépasseront en 2017 le cap des 8,5 milliards de dinars. Elles ont été estimées sur la base d’un fort appui des organismes internationaux censés y concourir à hauteur de 4 milliards de DT. Cette contribution est loin d’être acquise. “En effet, à lire le communiqué du FMI publié après sa dernière visite en Tunisie, le soutien financier du Fonds sera désormais «calibré» en fonction de l’avancement des réformes du Gouvernement. Il n’est donc pas étonnant de voir, au fil des prochains mois, la structure de financement (local versus extérieur) se balancer en cas de retard dans le déblocage des ressources externes”.

L’encours de la dette publique dépasse désormais les 60 milliards de dinars, constituée à hauteur de 2/3 par du financement international. En cinq ans, la dette tunisienne a augmenté de quasiment de 20 points en pourcentage du PIB (64 % à fin 2017). L’Etat « vit clairement au-dessus de ses moyens », ses revenus ne couvrent plus ses dépenses courantes, ce qui explique le recours effréné à l’endettement.

Comme expliqué bien souvent, ce n’est pas tant l’encours de la dette dans l’absolu qui doit inquiéter mais plutôt sa rationalité. Nul ne peut s’opposer à un endettement destiné à financer des investissements, à créer des emplois et à générer de la valeur ajoutée.
Il y a bien des économies occidentales, en bonne santé, qui traînent un endettement de plus de 100% du PIB. Mais une dette destinée à payer des salaires – comme cela semble être le cas en Tunisie – ne crée aucune richesse pour ses citoyens et ne fait qu’alourdir le fardeau des remboursements pour les générations futures (surtout avec une dépréciation de la monnaie).

Les efforts consentis par le Gouvernement pour juguler la hausse des salaires sont clairement perceptibles sur le budget : +4 % en 2017 contre une moyenne de 11 % sur le quinquennat précédent. Cela était une condition imposée par le FMI pour poursuivre son soutien financier au pays.

Le deuxième «effort» s’illustre par des dépenses d’investissement franchissant le cap des 6 milliards de dinars (+15%). C’est la plus forte progression de ce poste depuis 2009 et qui signale la volonté du gouvernement de relancer, enfin, la machine économique.

Mais la lacune au niveau des dépenses de l’Etat se trouve au niveau du service de la dette qui affiche un montant proche de celui de l’investissement. Il aurait même pu le dépasser n’eut été le report d’échéance de l’emprunt Qatari pour 1 milliard de dinars (emprunt contracté en 2012 et dont le remboursement était prévu pour cette année). Le déficit budgétaire devrait ainsi s’élever en 2017 à 5.3 milliards de dinars (5.4% du PIB).

Rapport de Tunisie Valeurs

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Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Néji Bghouri, a affirmé vendredi 17 février 2017 sur Shems fm qu’un budget de 5 millions de dinars sera alloué au soutien de la presse écrite et électronique.

Et Bghouri de préciser que ces aides seront conditionnées par le respect de l’éthique du métier.

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“L’examen des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat, à fin novembre 2016,  fait apparaître une détérioration du déficit budgétaire (4.058  MDT contre 1.865 MDT au cours de la même période de l’année 2015), suscitée par l’accélération des dépenses hors principal de la dette à un rythme plus élevé que celui des recettes propres”, c’est ce qu’a été révélé dans une note de conjoncture qui vient d’être publiée par la Banque centrale de Tunisie (BCT). En effet, les dépenses de fonctionnement se sont accrues de 9,7%  durant cette période (contre -0,1% une année auparavant), portant la marque de l’accélération  des dépenses de rémunération (+16,8% contre +12,7%).

Quant aux dépenses de subvention, elles se sont établies à un niveau nettement inférieur à celui de 2015. Par ailleurs, on notera une nette reprise des dépenses en   capital qui est due, principalement, à l’accélération de l’exécution des projets d’investissement qui a atteint presque 82% du montant programmé dans la LF2016.

S’agissant des ressources propres de l’Etat, elles se sont accrues durant les onze premiers mois de 2016  (+5,3%  contre  +1,1%)  tout  en  demeurant en deçà du taux de progression prévu dans la loi des  finances  2016  (LF2016),  soit  12,4%  pour l’ensemble de l’année. Leur évolution est due à une hausse considérable et exceptionnelle des recettes non fiscales (cession de la licence 4G et dinarisation de la dernière tranche des recettes de privatisation de 35%  du  capital  de  Tunisie Télécom). En revanche, les recettes fiscales n’ont progressé que très modérément (0,5% comparé au taux de 11,4% prévu  dans  le  cadre de la LF2016). Traduisant une conjoncture économique morose, les recettes au titre d’impôts directs se sont inscrites, au cours des onze premiers  mois  de 2016, en baisse de 3,7% par rapport à la même période de l’année précédente, reflétant une évolution contrastée de leurs composantes. En  effet,  la  hausse de 19,6% des impôts sur le revenu a été plus que neutralisée par l’effet de la baisse des impôts sur les  sociétés  (-43,1%), laquelle baisse  a  touché aussi bien les compagnies pétrolières que les sociétés non-pétrolières. Cependant, les recettes d’impôts indirects ont enregistré une hausse de 3,6  %, grâce à la progression des droits de consommation (+23,4%) qui a compensé la baisse des droits de douane (- 24,8%) et la faible performance de la TVA (+0,7%).

Toujours selon le même rapport, le financement du déficit durant les  onze premiers mois de 2016  a été,  principalement, assuré grâce à un recours  intensif au financement intérieur pour combler le gap dû à la non mobilisation de certaines ressources extérieures prévues dans le cadre de la LF 2016.

Par ailleurs, l’évolution  des  paiements  extérieurs en 2016 s’est fortement ressentie de la poursuite de la morosité de la conjoncture économique, de la persistance  d’un climat social tendu et des incertitudes  entourant  le rétablissement de la stabilité sécuritaire.  Ainsi, les pressions sur le solde des opérations courantes se sont poursuivies en  2016 avec un déficit  légèrement supérieur à celui de l’année  précédente, soit 8,9% du PIB contre 8,8% en 2015. Cette contre performance porte la marque du creusement, en niveau, du solde commercial qui, en dépit de la reprise de la demande en provenance de la Zone Euro, demeure fortement fragilisé par la persistance du déficit énergétique (qui  semble désormais revêtir un caractère « structurel  »)  et par la  hausse  des  importations de biens de consommation face à des exportations très vulnérables.

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Depuis plusieurs années déjà, la Tunisie a rompu avec le concept d’entreprise publique rentable. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs années. Les entreprises publiques se trouvent devant un cumul de problèmes économiques, financiers et sociaux. Aujourd’hui, elles ne contribuent presque pas à l’essor de l’économie nationale.
Après avoir été longtemps considérées comme le fleuron de l’économie tunisienne et première source des recettes du budget de l’État, les entreprises publiques sont devenues un lourd fardeau, difficiles, voire impossibles à gérer à la lumière de la crise de liquidités qui sévit dans le pays depuis un bon nombre d’années .

Preuve à l’appui : La contribution des entreprises dans le budget de l’État au titre de l’année 2016 est presque nulle, et les quelques Millions de dinars qui sont venus renflouer les caisses de l’État au titre de cette année sont dus aux recettes exceptionnelles générées par la 4G mais aussi aux contributions provenant de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui le confirme. Elle n’a cessé dernièrement de tirer à boulets rouges sur les entreprises publiques, sans pour autant proposer des solutions. Elle se contente de dire ce qu’elle constate : “Si aucune mesure n’est prise pour le redressement et la restructuration de ces entreprises là, (…), c’est la crise financière” assurée. Oui, elle parle ! Elle dit des vérités, qui laissent entrevoir différentes interprétations, la plus plausible est la privatisation. C’est une des solutions récemment proposées par une députée de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Aussitôt évoquée, la colère avait monté d’un cran au sein de l’Assemblée. Pour les Tunisiens, la privatisation est une atteinte à leurs droits. En Tunisie on peut évoquer la crise, mais parler de la privatisation, c’est tabou. Oui ! On se permet d’injecter de l’argent dans des entreprises déjà mortes et improductives, mais on ne privatise pas ! Mais jusqu’à quand ? Il est légitime de s’interroger à ce stade : Doit-on se débarrasser de ces entreprises là ? Et si on privatisait les entreprises à vocation commerciale ?

Mohamded Slah Ayari, conseiller fiscal a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanager, que les recettes provenant des entreprises ont connu une baisse très importante de 42,8%, passant ainsi de 409 Millions de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2015 à seulement 234 MD durant la même période de 2016.

Selon ses déclarations, les entreprises publiques ne contribuent pas comme auparavant dans les caisses de l’État à cause de plusieurs difficultés économiques et financières énormes, à titre d’exemple la situation de Tunisair, qui a confirmé les pertes successives supportées par la dite entreprise, considérée comme le fleuron des entreprises publiques. Ainsi, la perte qui a été confirmée au titre de l’exercice de 2015 a atteint 72 MD. Le même constat s’applique aux autres entreprises publiques telles que la SNTRI, la SNCFT, la CGT, la CPG et la dernière en date, Petrofac, qui croule sous les difficultés économiques, financières et sociales.

À notre interrogation : Est-ce que l’État a intérêt à privatiser les entreprises publiques ou à continuer à supporter le fardeau qui devient de plus en plus lourd ? Momahed Salah a dit : ” À priori, il serait plus adéquat de se débarrasser des entreprises publiques qui n’assurent pas un service social au profit des citoyens tunisiens, par conséquent et à l’exception des secteurs stratégiques tels que la Steg, la SONEDE, la SNTRI, l’État a intérêt à céder les entreprises publiques qui ne font qu’accumuler du déficit au fil des années, et ce dans l’espoir qu’elles soient redressées dans une première étape afin de contribuer à l’amélioration des recettes fiscales et à la création de nouveaux postes d’emploi”.

De son côté, Mbarek Khamessi, expert en redressement des entreprises en difficulté, nous a fait savoir que la privatisation des entreprises publiques n’est pas la bonne solution, et ce en dépit des difficultés financières énormes rencontrées par ces entreprises là, de plus on ne peut privatiser que les entreprises ayant un fort potentiel de rentabilité. “Personne ne pourra acheter une entreprise non rentable et avec une activité non évolutive”, a-t-il expliqué.

Khamessi a, dans le même ordre d’idées, mis en garde contre le fait de voir ce processus de privatisation se transformer en opération de liquidation, comme le cas de la Société Tunisiennes des Banques (STB) dans le temps, appelant ainsi à puiser avant tout dans les solutions de restructuration et de redressement.

En outre, il a fait remarquer que les entreprises publiques n’ont jamais été un objet de rentabilité, mais plutôt social comme le cas de la poste, de la Steg ou encore de la SONEDE, appelant ainsi à ne pas se limiter uniquement à l’aspect financier. “Le privé ne va pas jouer le rôle assigné au début à cette entreprise là”, a-t-il assuré. Il faut éviter, selon lui, le mimétisme législatif et importer bêtement les expériences étrangères dans le contexte tunisien.

Un représentant du ministère des Finances, qui a voulu parler sous l’anonymat, a quant à lui précisé que les difficultés des entreprises publiques ne datent pas d’aujourd’hui mais plutôt d’avant la Révolution, citant le cas des entreprises de transport comme la SNTRI, les sociétés pétrolières comme la SNDP et STIR. A cela s’ajoutent la SONEDE, la Steg, la CPG, la Fouladh, Tunisair, SNCPA et la Transtu.

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Olfa Soukri, députée de Nidaa Tounes au sein de l’ARP, a proposé ce lundi un label pour chaque produit artisanal. Elle a qualifié cette démarche d’importante, car elle contribuerait certainement à l’amélioration de la qualité des produits touristiques. « Il est aujourd’hui de notoriété publique que la Tunisie se donne les moyens pour booster le secteur touristique », a dit la députée lors d’une séance plénière qui se tient actuellement et qui est consacrée à l’examen du budget du ministère de Tourisme. Et d’ajouter : « Un label pour chaque produit touristique ne peut que développer le secteur, mais aussi instaurer l’économie solidaire pour que les femmes artisanes jouent pleinement leur rôle ».

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L’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) a adopté mercredi, 30 novembre 2016, le projet de budget du ministère de la jeunesse et des sports pour l’année 2017 avec 117 voix pour, 12 contre et 14 abstentions.
Le budget qui s’élève à 547,041 MD représente 1,67% pour cent du budget de l’Etat, contre 555,904 MD en 2016, soit une diminution de 1,6% par rapport à l’exercice dernier.
Les discussions du budget ont porté essentiellement sur les dangers qui menacent les jeunes tunisiens, notamment le mauvais état des espaces réservés aux jeunes et des installations sportives, la désaffection de la vie publique, les dangers de la violence, de la drogue, de l’immigration clandestine, du terrorisme, de l’intégrisme et du suicide.

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De l’ordre de 134,275 millions de dinars, le projet du budget du ministère de la Femme, de la Famille et de l’enfance de 2017, a été voté mercredi, à l’hémicycle de l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP), à la majorité de 99 députés contre une seule abstention et 11 voix contre.
Moment privilégié pour servir une litanie de problèmes qui continuent de tenailler le département ministériel, les interventions des députés ont oscillé entre plaidoyer et critiques souvent bien fondées.
A la manoeuvre, certains députés ont appelé à une égalité des chances entre les deux sexes, à une lutte efficace contre le phénomène de décrochage scolaire chez les filles dans les régions de l’intérieur et à un surcroît d’attention aux ouvrières agricoles, aux employées de maison et aux personnes âgées et à l’enfance.
D’autres parlementaires n’ont pas ménagé les mots durs à l’adresse du département. A ce titre, ils ont fustigé une “présence limitée” du ministère sur terrain, notamment lorsqu’il s’agit de promouvoir les conditions de vie de la femme rurale.
Face à ces critiques, la ministre Naziha Labidi s’est évertuée à tracer sa feuille de route pour la période à venir.
Sur le sort de la femme agricole, elle a répliqué que son département se penche actuellement sur un cahier des charges qui sera en mesure de permettre aux femmes agricoles de bénéficier de la couverture sociale.
Volet enfance et femme, la ministre a annoncé que la mise en place de deux numéros verts dédiés au signalement et à la dénonciation des violences faites aux femmes et aux enfants, appelant la société tout entière à se mobiliser contre ce phénomène.
Question des personnes âgées, Labidi a assuré que son département s’emploie à mettre sur pied un code dédié aux personnes âgées, en guise de compilation de mesures et lois protégeant cette catégorie vulnérable, promettant à ce propos d’introduire des réformes profondes sur le Code de l’enfant afin qu’il soit au fait des mutations sociales d’aujourd’hui.

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Le député Mohamed Troudi a proposé ce mercredi 30 novembre de changer l’appellation du ministère de la Jeunesse et des Sports et de le nommer ministère de la Gestion des Affaires des Jeunes. Comme justification, le député a indiqué que le rôle de ce département est de définir les stratégies claires par rapport à ce secteur déterminant. Lors de la séance plénière consacrée à l’examen du budget du ministère de la Jeunesse et des Sports, il a indiqué que la jeunesse tunisienne a le sentiment d’être en prison étant donné que les initiatives dans sa direction n’ont pas dépassé le stade des symboles et des titres politiques.

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L’Assemblée des représentants du peuple a adopté, mardi en plénière, le projet de budget du ministère de la Justice pour l’exercice 2017 avec 143 voix pour, 4 voix contre et 3 abstentions.
Le budget du ministère de la Justice s’élève à 542,055 MD contre 491.315 en 2016 MD, soit une augmentation de 10%.
Ce budget est réparti entre les dépenses de gestion (473,805 MD) et les dépenses de développement (68,250 MD).
Les dépenses de développement seront réparties entre les investissements directs (68 MD) et le financement public (0,250 MD).

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La députée Bochra Bel Haj Hmida a déclaré, ce mercredi, 23 novembre 2016, que le budget consacré à la réforme administrative est insuffisant. Lors d’une séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP et consacrée à l’examen du budget de ministère de la Justice, elle a ajouté que la réforme exige plus de moyens. Sur un autre plan, Bocha bel Haj Hmida a affirmé que la garantie de l’’indépendance de la justice est une responsabilité partagée entre les différentes composantes de la société civile. A ce niveau, elle a qualifié d’important la mise en place du conseil supérieur de la magistrature. « C’est une première étape pour l’instauration de l’indépendance souhaitée », a-t-elle indiqué.

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Jalel Ghdira, député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré, lors d’une plénière qui se tient actuellement au Bardo, que le budget alloué au ministère de la Fonction publique est le plus faible, et constitue un handicap pour développer et faire évoluer l’administration tunisienne.

Jalel Ghdira a par ailleurs appelé à mettre en place l’ensemble des mécanismes permettant un redéploiement des cadres et des fonctionnaires dans les municipalités et les conseils régionaux.

Il a ajouté que plusieurs nouvelles municipalités ont un manque flagrant au niveau des cadres et des fonctionnaires, alors que d’autres administrations affichent un surplus.

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Les députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont adopté, aujourd’hui, lundi 21 novembre 2016, le budget de la présidence du gouvernement pour l’année 2017, avec 117 voix pour, 17 abstentions et 8 contre.

Le budget alloué à ce département s’élève ainsi à 122,423 millions de dinars, en baisse de 15,1% par rapport à l’année précédente.

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Le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui, a déclaré sur les ondes d’Express fm que 94% du budget du ministère a été alloué à des projets d’infrastructure.

Il a affirmé que 20 projets dont le coût global est estimé à près de 12 milliards de dinars seront exposés aux investisseurs : « Cette action vise à financer plusieurs projets, notamment celui de l’autoroute Kasserine-Gafsa ou du nouveau pont de Bizerte », a-t-il indiqué.

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