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Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Slim Khalbous, s’est entretenu, hier, mercredi, au siège du ministère avec l’ambassadeur de l’Union Européenne à Tunis, Patrice Bergamini.
La rencontre a permis d’examiner les relations de coopération entre les deux parties.
Il a été convenu, à cette occasion, d’augmenter le budget du programme EMORI, programme tunisien d’appui à l’Education, la Mobilité, la Recherche et l’Innovation, qui passe ainsi de 60 millions d’Euros à 70 millions d’Euros, soit une enveloppe de 30 millions de dinars supplémentaires.
Il s’agit, en outre, de renforcer la collaboration entre l’Union Européenne et la Tunisie en matière de recherche, notamment pour les programmes Horizons 2020 et de reconduire le programme et le bureau national tunisien Erasmus + pour la période 2018-2020.

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“L’augmentation vertigineuse de la dette publique de la Tunisie commence à se faire sentir dans le budget de l’Etat à travers le service de la dette, c’est-à-dire le remboursement annuel de la dette publique intérieure et extérieure, intérêts compris. Le service de la dette a quasiment toujours été le premier poste de dépense de l’Etat avec une moyenne de 19% des dépenses publiques sur la période 2008-2018. Alors que la part du service de la dette dans les dépenses publiques est passé de 20% en 2008 à 17% en 2011 pour se stabiliser à ce niveau jusqu’en 2016, cette part a explosé à partir de 2017, mais d’une manière assez curieuse”, c’est ce qui ressort de la note de l’observatoire tunisien de l’économie (OTE) publiée ce lundi 18 décembre 2017.

L’OTE indique également que la loi de finances 2017 votée fin 2016 prévoyait un service de la dette publique autour de 5,8 Mds de dinars, la loi de finances complémentaire 2017 votée en Décembre 2017, au même moment et donc masquée par la loi de finances 2018, ajustait ce service de la dette pour l’année 2017 à 7 Mds de dinars. Soit une différence d’estimation de 1,2 Mds de dinars ! Le Ministère des Finances explique cette différence par le remboursement du prêt qatari, dont nous connaissions la date de remboursement depuis au moins l’événement Tunisia 2020 où une partie des promesses qataris allaient servir à rééchelonner notre dette envers le Qatar.

“Les années 2017 et 2018 annoncent ainsi ce que certains appellent le « Mur de la dette » qui correspond au début du remboursement de tous les prêts octroyés par les bailleurs de fonds étrangers qui avaient accordé des périodes de grâce à la Tunisie pour le remboursement du principal de ces dettes. Ainsi, nous observons une explosion du principal de la dette extérieure à rembourser à partir de 2017. De même, à partir de la même année, nous observons également une forte augmentation des intérêts de la dette intérieure suite au vote de l’indépendance de la BCT qui a eu pour conséquence de rendre prohibitif le recours à l’endettement interne. Face à ces évolutions inquiétantes, la Tunisie va-t-elle pouvoir franchir le Mur de la dette ?”, lit-on dans cette note.

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Les députés ont entamé mardi matin l’examen du budget du ministère de l’éducation au titre de l’année 2018 lors d’une séance plénière tenue à l’assemblée des représentants du peule en présence du ministre de l’éducation, Hatem Ben Salem.
Les dépenses de gestion et de développement au titre de l’année 2018 ont été fixées à 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017. Les dépenses de gestion sont estimées à 4715.533 millions de dinars soit une augmentation de 1.2% tandis que les dépenses de développement sont estimées à 210.000 millions de dinars soit une augmentation de 3.9%.

D’après le rapport de la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation, présenté à l’ouverture de la séance plénière, le budget du ministère de l’éducation représente 13% du budget de l’Etat et le plus grand défi pour la période à venir, selon le ministre de l’éducation, est de garantir la qualité de l’enseignement à travers l’amélioration de la formation, l’allègement des programmes et du temps scolaire.
Le rapport ajoute qu’en 2018, le ministère œuvrera à renforcer les activités culturelles et sportives et mobilisera les ressources nécessaires pour réhabiliter les restaurants scolaires.

S’agissant de la réforme du système éducatif, le ministre a indiqué qu’il a été convenu de poursuivre ce qui a été réalisé en adoptant une nouvelle approche plus participative faisant observer que la fin du mois de décembre en cours verra l’organisation d’une journée nationale sur le secteur de l’éducation pour aboutir à des recommandations visant à promouvoir l’ensemble du système.
Dans ce contexte, il a indiqué que le ministère pourrait mobiliser des ressources supplémentaires à travers des dons d’organisations nationales et internationales.

Ben Salem a indiqué que le projet du budget du ministère de l’éducation au titre de l’année 2018 a été élaboré conformément à des objectifs bien précis, visant essentiellement le développement de la carte scolaire pour garantir l’égalité des chances, l’amélioration de l’environnement scolaire, l’intégration des technologies de l’information et de la communication et l’amélioration de la gouvernance au sein de l’administration éducative.
Les membres de la commission ont estimé que le budget proposé est une répétition des programmes inscrits dans le plan stratégique de l’éducation 2016-2020, outre la faiblesse des dépenses de développement malgré l’importance des programmes.

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Le budget du ministère du Transport pour l’exercice 2018 ne reflète pas l’effort d’investissement dans le secteur, qui a besoin de 987 millions de dinars (MD) mais les équilibres généraux du pays ont nécessité sa réduction à 640 MD seulement, a souligné Radhouane Ayara, ministre du transport.
Il a fait savoir, au cours d’une séance plénière, consacrée à l’adoption dudit ministère que la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT), que le département oeuvrera à consolider le transport collectif, à moderniser le transport ferroviaire, à mettre à niveau le secteur, à réaliser des projets de partenariat entre les secteurs public et privé (PPP), à instituer une nouvelle politique des tarifications et à adopter le transport intelligent, moyennant les nouvelles technologies.

Le ministre a fait remarquer que le ministère est ouvert au développement de l’expérience du transport scolaire qu’il soutient financièrement, à travers les transporteurs privés et ce, en coordination avec les gouverneurs, indiquant que le ministère oeuvre, à travers les sociétés de transport interurbaines, les sociétés régionales et la Société Transtu, à assurer des services de transport grâce à un programme-cadre pour l’acquisition de bus et le développement du transport terrestre à la faveur de 25 stations dont quatre via des contrats de concession.
Ayara a encore affirmé que de profondes défaillances ont été révélées lors du concours de recrutement dans la Société de transport du Sahel (STS), ce qui a nécessité son annulation et le transfert du dossier à la justice dans l’attente de refaire le concours.

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La faiblesse des moyens de transport public terrestre et aérien et la détérioration de la qualité de ses services, tels sont les principaux points soulevés par les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Les députés ont critiqué le climat d’insécurité qui règne dans les transports publics, le manque de respect et le harcèlement outre l’absence de discrimination positive dans le transport entre les villes.
Intervenant jeudi lors d’une séance plénière consacrée à l’examen du budget du ministère du transport pour l’année 2018, ils ont mis l’accent sur l’état délabré des parcs et la différence des moyens de transport desservant les zones huppées et les cités populaires.
Dans ce cadre, le député Ahmed El Mechrgi a appelé à la nécessité de mettre en place un corps de sécurité spécial pour le transport.
S’agissant du transport aérien, les députés ont évoqué le phénomène de vol des bagages à bords des avions de la compagnie Tunisair outre la situation ” délabrée ” des aéroports tunisiens, notamment l’aéroport de Tunis Carthage.

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Lors de l’examen du projet de budget du ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire pour l’année 2018, des députés ont évoqué, mercredi, des dossiers de soupçons de corruption au niveau des marchés publics pour la réalisation de projets d’infrastructure, et se sont interrogés sur les capacités du ministère de choisir et de contrôler les promoteurs chargés d’exécuter ces appels d’offres.
D’autres députés ont posé la question des critères de choix des parties qui participent aux appels d’offres relatifs aux marchés publics, notamment les entreprises étrangères.
Les députés ont par ailleurs critiqué la lenteur d’élaboration des dossiers d’appels d’offres relatifs aux projets qui se trouvent bloqués, ce qui nécessite la révision de la loi régissant les appels d’offres publics.
Ils se sont interrogés sur les mécanismes de gouvernance adoptés par le ministère pour éviter les soupçons de corruption.
Les députés ont en outre posé des questions concernant les efforts déployés par le département pour contrôler les projets en cours de réalisation et lors de leur réception, d’autant plus que plusieurs lacunes sont mises en évidence après l’achèvement des travaux .

Le député Hsouna Nasfi s’est interrogé que les causes de l’absence de dossiers de corruption présentés par le ministère. Il a en outre évoqué la nécessité d’adopter des réformes de fond concernant le réseau routier et les circuits ruraux.
Evoquant les couloirs stratégiques qui relieront les gouvernorats de l’intérieur à ceux du littoral, la député Abir Ebdelli a appelé à prendre en considération tous les pôles économiques et agricoles.
Le dossier de la protection des villes contre les inondations a été évoqué par plusieurs députés. Hassouna Ennasfi a indiqué que les dernières inondations qui ont touché la ville de Gabès ont révélé la précarité de l’infrastructure de base dans certaines régions.
Il a dans ce cadre appelé le gouvernement à honorer ses engagements concernant la mobilisation des financements nécessaires à l’amélioration de l’infrastructure de base dans les régions de Gabès ayant subi des dégâts.

D’autres députés se sont interrogés sur la date de démarrage d’un nombre de projets qui doivent être réalisés par l’Agence de Réhabilitation et de Rénovation urbaine et qui concernent la réhabilitation des cités populaires dans plusieurs régions.
Le député Abderraouf El May a lancé un appel au ministère de l’Equipement pour reporter la révision des schémas de développent urbain jusqu’à la mise en place des conseils municipaux qui seront élus en mars 2018 (les élections municipales) afin d’éviter la spéculation sur les terrains qui ont changé de vocation (terrain vert ou archéologique).
Le député évoqué la présence de lobbies et de spéculateurs fonciers qui payent pour changer la vocation de ces terrains comme c’est le cas pour la ville de la Marsa.
L’élu a appelé le ministère à désigner des bureaux d’études spécialisés ainsi que les parties concernées, lors de la révision des schémas de développent urbain pour classer les bâtiments délabrés et identifier les interventions nécessaires (démolition ou rénovation), en particulier, les bâtiments historiques qui représentent une richesse nationale et qui exigent une protection.

Les députés ont évoqué les problèmes rencontrés lors de la réalisation du mégaprojet du réseau ferroviaire rapide dans la capitale, dont les travaux enregistrent des retards à plusieurs endroits, exprimant leur souhait de voir l’achèvement d’une partie de ce dernier (la ligne E) en 2018.

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Il faut l’avouer, les signes de reprise, “vendues” ça et là par les autorités, sont difficilement perceptibles pour le citoyen lambda ! Sans vouloir démentir les déclarations récentes du chef du gouvernement, Youssef Chahed, ou encore celles du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, faisant état d’une légère embellie économique, aucun signe d’amélioration ou de relance n’a été jusqu’ici enregistré de façon tangible. Les principaux indicateurs sur lesquels est basée notre économie sont encore au rouge : Le déficit commercial n’a cessé de se creuser, l’inflation monte ; les exportations sont en berne ; l’ensemble des prêts octroyés à la Tunisie et les dons qui lui ont été versés par plusieurs pays, depuis un petit paquet d’années, n’ont fait qu’entrainer le pays dans un cycle d’endettement sans précédent, sachant qu’une grande partie des fonds cumulés a été décaissée pour couvrir les dépenses liées aux salaires du public, au détriment de l’investissement et du développement. Pire, les avoirs nets en devise de la Tunisie à la date du 24 novembre dernier ont plongé à 92 jours d’importation ( 12,420 MDT), contre des réserves couvrant 98 jours d’importation (12,954 MDT) à la date du 27 octobre 2017, un niveau qui place la Tunisie sur le seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises.

Et le projet de la loi de finances 2018, actuellement en discussion au Parlement, ne va rien changer. Au contraire, il cache une année plus mauvaise que l’actuelle, notamment devant l’augmentation très probable du prix du baril du pétrole jusqu’à 56 dollars en 2018, prédit la Banque Mondiale, contre 54 inscrit au titre de cette loi, ce qui aura certainement un impact très négatif sur le budget de l’Etat. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a déjà évoqué le problème. Dans une déclaration récente faite devant les médias, il a fait remarquer qu’une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 120 millions de dinars (MD) pour le budget de l’État et que toute hausse de 10 millimes dans le taux de change du dollar coûte à l’Etat tunisien 30 millions de dinars.

Dans une note publiée ce mois de novembre, la BCT a indiqué que le déficit commercial de la Tunisie a continué à se détériorer au cours des 9 premiers mois de 2017 pour s’élever à 11, 5 Mds de dinars. Cette situation s’explique par l’amplification continue du niveau des importations de tous les groupes de produits alors que celui des exportations demeure toujours insuffisant pour redresser l’équilibre.

Ajoutons à cela la dépréciation du dinar tunisien par rapport à la monnaie verte. Durant la journée du lundi 27 novembre 2017, le dinar a poursuivi sa tendance à la baisse face à l’euro pour atteindre de nouveau un plus bas historique à 2,9500 dt contre 2.9450 dt vendredi 24 du même mois. Le dinar tunisien a également enregistré une baisse face au dollar américain, qui s’est négocié à 2.4900 dt contre 2.4850 la fin de la semaine écoulée.

Plusieurs experts économiques ont déjà mis en garde contre la dégradation de notre économie au cours de l’année 2018. Ezzedine Saidane a pointé la fonte des réserves en devises couvrant seulement 92 jours d’importations, un niveau qualifié d’alarmant, en expliquant que cette détérioration est un danger pour la situation économique du pays, en référence aux normes internationales.

Il a, par ailleurs, dénoncé, lors de son passage, lundi, sur Express Fm, la gravité de la situation économique actuelle de la Tunisie, en expliquant que malgré l’obtention des prêts de la part du Fonds monétaire international (FMI), les réserves en devises actuelles ne couvriront pas les dettes du pays envers les institutions financières internationales.

L’expert en économie a aussi déclaré que le déblocage de la troisième tranche du crédit du FMI n’a pas eu lieu à cause des promesses non tenues de la Tunisie. Il a précisé que le versement se fera après la ratification de la loi de finances 2018.

Saidane a sous un autre angle indiqué que les conditions du FMI pour le versement de la troisième tranche du prêt sont la réforme du Fonds de Compensation et la révision des prix des produits de base, mettant en garde contre les conséquences de la décision du Fonds en cas de non déblocage de la troisième tranche. Il a expliqué que toutes les institutions financières mondiales se rangeront derrière la décision du FMI et feront les mêmes conclusions, qui pourront contribuer à l’avancement de l’économie du pays comme à sa détérioration.

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Le budget du ministère des Affaires religieuses pour l’exercice 2018 sera examiné, aujourd’hui, mardi 28 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et ce, en la présence du ministre, Ahmed Adhoum.

Lors de la session plénière d’hier, les députés ont approuvé le budget du ministère des Domaines de l’État ainsi que celui des Affaires de la jeunesse et du sport avec 91 votes favorables contre 11 et 2 abstentions.

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Le budget du ministère des Affaires Étrangères a été adopté avec 148 voix et ce, lors d’une plénière tenue ce vendredi 24 novembre 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Nous rappelons à ce propos que le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 s’établit à 211,3 MDT, enregistrant ainsi une hausse de 13,4MDT (6,8%) par rapport à l’année 2017.

Lors de son audition la semaine dernière en commission, Khemaies Jhinaoui n’avait pas caché sa déception face à ce budget devant notamment le grand nombre de défis auxquels fait face la diplomatie tunisienne. “Ces fonds ne vont pas nous permettre d’atteindre les objectifs ambitieux que nous avons tracés pour la période prochaine“, avait déclaré le ministre, faisant remarquer que la Tunisie n’est représentée à l’étranger qu’à travers 90 délégations dont 10 seulement en Afrique.

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Le député du mouvement Ennahdha Meher Medhioub a indiqué, lors d’une plénière qui se tient actuellement à l’ARP pour l’examen du budget du ministère des Affaires étrangères, que plus de 625 Tunisiens sont victimes de contrats de travail fictifs au Qatar, appelant ainsi le ministre des AE, Khemais Jhinaoui, à intervenir pour régulariser la situation de ces personnes là. Le pire est que ce nombre est en train d’augmenter d’une année à l’autre, selon le député.

Ces malheureux sont victimes de bureaux d’emploi privés en Tunisie et de réseaux de falsification de visas de travail“, a assuré Medhioub, avant d’ajouter que ces personnes se trouvent actuellement au Qatar et vivent dans une situation très difficile et dans des conditions inhumaines suite à la non régularisation de leur situation dans ce pays.

Le député a également appelé à la mise en place d’une commission en charge du dossier des Tunisiens victimes de contrats de travail falsifiés et ce, soit en régularisant leur situation dans ce pays, soit en les rapatriant en Tunisie.

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Le président de l’Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a fait savoir lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis que le budget de l’instance en 2016 a connu une hausse considérable de 500% par rapport à 2015. Ainsi, le budget est passé de 312 mille dinars en 2015 à 1 832 000 dinars en 2016.

Chawki Tabib a, dans ce cadre, indiqué que cette hausse remarquable reflète la volonté du gouvernement et des parties qui ont contribué au financement de l’instance pour lui permettre de tenir ses engagements et accomplir les tâches qui lui ont été confiées.

Le président de l’Instance a tenu par ailleurs remercié l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, qui a répondu positivement à la demande de l’instance d’augmenter le budget qui lui a été consacré.

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Dans sa réponse aux députés, le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a déclaré qu’il partage pleinement les avis et les positions des députés par rapport au projet du budget de l’Assemblée pour l’exercice 2018. “Je partage pleinement vos avis (…) Le budget que nous a été consacré est très minime et ne répond pas aux défis de cette période”, a assuré Ennaceur, avant d’ajouter : “Oui le budget de l’ARP n’est pas à la hauteur du statut dont jouit l’ARP et de son rôle constitutionnel” (…) On est conscient de tout cela et nous devons changer les choses pour le prochain budget”, a-t-il dit.

Le président de l’ARP a appelé à cet effet les députés à bouger et veiller à changer les choses. Comme solution, il a appelé à accélérer l’adoption du projet de loi relatif à l’indépendance administrative et financière de l’ARP dans les plus brefs délais : “On doit mettre cela au devant de nos priorités et notre agenda afin de pouvoir approuver cette loi avant la fin de cette année”, a-t-il dit.

Le problème n’est pas tant cette bronca, digne de députés dont les absences et écarts, verbaux et physiques (bousculades et autres empoignades musclées), sont récurrents, que le fait de voir leur chef de file, Mohamed Ennaceur, les suivre dans cette étrange procession. Lui qui avait véhément appelé hier le chef du gouvernement à valoriser ses actions dans le sens du redressement de l’économie du pays et avait invité les citoyens à l’accompagner, par le travail, les efforts et le sacrifice. Les sacrifices c’est donc pour les autres et pas pour lui et Compagnie ! Comment obtenir une résonance auprès de la population si l’élite ne montre pas la voie ?

Dans cette coupole du Bardo, cette tour d’ivoire plutôt, les députés perdent de plus en plus pied dans la réalité et entretiennent des habitudes qui ne renieraient pas les oligarchies qui défraient la chronique à travers le monde. Sauf qu’ici, en terre de démocratie, même naissante, la chose fait tache. Et venant d’une personnalité du calibre du président du Parlement, dans un régime parlementaire qui plus est, une personne d’un âge respectable et donc censée calmer les ardeurs de ses troupes, la chose n’est que plus affligeante. Le penseur français René Descartes a écrit dans son “Discours de la Méthode” que “le bons est la chose du monde la mieux partagée“. Peut-être, mais en tout cas pas pour nos “chers” députés et leur plus éminent représentant. Des élus dont d’ailleurs Samia Abbou, une des leurs, a dit ce mercredi qu’ils crament plus de deniers publics qu’il ne faut dans les dépenses liées aux voitures de fonction…

Outre ce projet de loi, Mohamed Ennaceur a réclamé la révision, avant la fin de cette année, du règlement interne de l’ARP comme force constructive et source légitimant la mise en place des institutions de l’État et de ses instances constitutionnelles et vu son rôle législatif et électoral, selon ses dires.

Le président de l’ARP a également appelé à approuver le maximum d’initiatives législatives provenant de la part des députés : “Nous veillons à ce que le prochain budget soit construit sur des objectifs”, a-t-il aspiré.

S’agissant de l’académie de l’ARP dont les activités viennent de démarrer, Ennacer a évoqué la nécessité, dans le prochain budget, de consacrer un paquet bien déterminé à cette académie, actuellement financé par le PNUD, selon ses déclarations.

En effet, selon le rapport de la Commission des finances de l’ARP, présenté, aujourd’hui en plénière, le budget alloué à l’ARP au titre de l’exercice 2018 s’élève à 30,919 MDT contre 29,446 MDT en 2017, enregistrant ainsi une hausse de 1,473 MD (5%). Ces fonds seront répartis comme suit : 29,419 MDT pour les dépenses de gestion et seulement 1,500 MDT pour les dépenses de développement.

Il est à rappeler à ce propos que les députés de l’ARP ont exprimé aujourd’hui leur mécontentent à l’égard de ce budget alloué à l’ARP. Le député Youssef Jouini n’a pas caché sa déception, soulignant que ce budget est très en deçà des attentes et ne permettra pas à l’ARP d’accomplir les tâches et missions qui lui ont été confiées. Selon lui, le député tunisien n’est pas bien considéré et valorisé lorsqu’il est en mission à l’étranger alors qu’il représente le pays, expliquant cela par le faible budget accordé aux élus pour leurs déplacements, soulignant à cet effet l’importance d’accorder à l’ARP son indépendance administrative et financière pour qu’elle soit à la hauteur des attentes et de ses missions.

De son côté, l’élue Kalthoum Badreddine a fait remarquer que le budget de l’ARP n’a pas évolué depuis trois ans et ce, malgré son statut dans le pays et les importantes tâches qui lui ont été confiées et qui ne sont pas seulement législatives ou exécutives mais aussi diplomatiques et électorales, selon ses dires. “C’est le plus faible budget par rapport à ceux alloués aux présidences de la République, du gouvernement et aux ministères”, a-t-elle dit. Elle a ajouté qu’à la lumière de ce budget, le rôle de l’ARP sera certes limité. “Le rendement de l’Assemblée va être limité car l’investissement dans le travail et dans la démocratie nécessite beaucoup plus de fonds”, a assuré la députée, appelant à réactiver le projet de loi portant sur l’indépendance administrative et financière de l’ARP dont les discussions avaient été suspendues suite à des accusations sur sa constitutionnalité.

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Le député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Youssef Jouini a exprimé, aujourd’hui, sa déception pour le budget alloué à l’ARP au titre de l’année 2018. Lors d’une plénière consacrée à l’examen du projet de budget du Parlement qui se tient actuellement au Bardo, il a expliqué que ce fonds est très en deçà des attentes et ne permettra pas à l’ARP d’accomplir les tâches et missions qui lui ont été confiées.

Youssef Jouini a en outre indiqué que le député tunisien n’est pas bien considéré et valorisé lorsqu’il est en mission à l’étranger alors qu’il représente le pays, expliquant cela par le faible budget accordé aux élus pour leurs déplacements.

Il a, à cet effet, souligné l’importance d’accorder à l’ARP son indépendance administrative et financière pour qu’elle soit à la hauteur des attentes et de ses missions.

De son côté, l’élue Kalthoum Badreddine a fait remarquer que le budget de l’ARP n’a pas évolué depuis trois ans et ce, malgré son statut dans le pays et les importantes tâches qui lui ont été confiées et qui ne sont pas seulement législatives ou exécutives mais aussi diplomatiques et électorales, selon ses dires. “C’est le plus faible budget par rapport à ceux alloués aux présidences de la République, du gouvernement et aux ministères“, a-t-elle dit.
Elle a ajouté qu’à la lumière de ce budget, le rôle de l’ARP sera certes limité. “Le rendement de l’Assemblée va être limité car l’investissement dans le travail et dans la démocratie nécessite beaucoup plus de fonds“, a assuré la députée, appelant à réactiver le projet de loi portant sur l’indépendance administrative et financière de l’ARP dont les discussions avaient été suspendues suite à des accusations sur sa constitutionnalité.

Il est à rappeler à ce propos que le budget alloué à l’ARP au titre de l’exercice 2018 s’élève à 30,919 MDT contre 29,446 MDT en 2017, enregistrant ainsi une hausse de 1,473 MD (5%). Ces fonds seront répartis comme suit : 29,419 MDT pour les dépenses de gestion et seulement 1,500 MDT pour les dépenses de développement.

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La décision du bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) de limiter le temps des interventions des députés fait polémique au Bardo. Une mesure fortement rejetée par les députés,  principalement de ceux de l’opposition, qui discutent actuellement des budgets des trois présidences. Ils ont considéré cela comme une atteinte à leurs droits et ont menacé le président de l’ARP de quitter la salle si le bureau ne revient pas sur cette décision. “C’est une décision arbitraire“, déclarent les députés.

Ils ont également appelé à donner aux députés leurs droits de parler et d’exprimer leurs avis sur ces projets de budget, en tant que représentants et porte-paroles du peuple.

Suite à ces accusations, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, a de nouveau appelé les présidents des blocs parlementaires pour discuter de cette question, avant d’expliquer que cette décision a été prise suite à cause d’une contrainte du temps, sachant que les deux projets, le budget de l’Etat et la loi de finances relatifs à l’exercice 2018, devraient être promulgués avant les délais constitutionnels fixés au 10 décembre 2017, selon ses dires.

Il est à rappeler à ce propos que le bureau de l’ARP a décidé, lors de sa réunion, hier mardi à l’ARP, de limiter le temps des interventions des députés et des blocs parlementaires. À titre d’exemple, une durée de 6 minutes a été accordée au bloc de Nidaa Tounes.

Lors de la plénière de ce mercredi 22 novembre 2017 à l’ARP, les députés devraient en effet discuter des budgets des trois présidences – l’ARP, la présidence du gouvernement et le palais de Carthage.

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Le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 s’établit à 211,3 MDT, enregistrant ainsi une hausse de 13,4 MDT (6,8%) par rapport à l’année 2017. Bien que cette augmentation soit considérée comme positive, elle est jugée très en deçà des attentes. Lors de son audition, ce vendredi 17 novembre 2017 à l’ARP, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, n’a pas caché sa déception face à ce budget devant notamment le grand nombre de défis auxquels fait face la diplomatie tunisienne à tous les niveaux. Ce budget couvrira, selon le ministre, les dépenses de l’administration centrale et 90 délégations diplomatiques et consulats employant ensemble 1105 agents dont 420 diplomates et 685 agents de l’administration et techniciens.

Ces fonds ne vont pas nous permettre d’atteindre les objectifs ambitieux que nous avons tracés pour la période prochaine“, a déclaré le ministre, faisant remarquer que la Tunisie n’est représentée à l’étranger qu’à travers 90 délégations dont 10 seulement en Afrique. A cela, s’ajoute la faible représentation de la Tunisie en Amérique Latine et en Asie (6 délégations) et ce malgré l’existence d’un bon nombre de pays ayant des capacités et pouvant offrir des opportunités économiques prometteuses, comme la Malaisie, Singapour ou encore le Vietnam. Il a aussi déploré l’absence de la Tunisie dans d’autres pays de l’Europe comme le Danemark.

Jhinaoui a dans le même cadre indiqué que le budget alloué au ministère des Affaires étrangères au titre de l’année 2018 ne permettra pas également de couvrir les besoins du ministère en ressources humaines, faisant remarquer à ce propos que le gel des recrutements dans la fonction publique a rendu impossible le remplacement des départs à la retraite et dont le nombre a atteint, durant ces 5 dernières années, 285 agents contre seulement 74 nouveaux recrutements.

Par ailleurs et pour pallier ce manque au niveau des RH, le ministre a tenu à préciser qu’un concours portant sur le recrutement de 50 secrétaires pour les affaires étrangères a eu déjà lieu et les résultats devraient être dévoilés avant la fin de cette année. “Les candidats qui vont réussir dans ce concours devraient suivre une formation diplomatique à partir de janvier 2018“, a-t-il ajouté.

Malgré ces insuffisances, le ministre des AE a affiché son optimisme pour la période prochaine : “Les difficultés sont certainement conjoncturelles et nous n’allons pas reculer sur nos objectifs mais au contraire on va multiplier nos efforts et évoluer vers plus de rentabilité et d’efficacité“, a-t-il assuré, soulignant toutefois que l’intérêt du pays exige la mise en place de mécanismes nécessaires et des bases pour être en harmonie avec les évolutions exigées par la profession diplomatique.

Khemaies Jhinaoui a sur un autre volet indiqué que son ministère a fixé plusieurs axes de développement pour la période prochaine, à savoir renforcer la place de la Tunisie en tant que nouvelle démocratie, donner de l’importance à la diplomatie économique et renforcer les efforts du gouvernement dans la levée des grands défis de développement afin de faire de la Tunisie un pôle économique et d’investissement du sud de la Méditerranée. Sur ce point, le ministre a annoncé la création d’un secrétariat d’État pour la diplomatie économique au sein du ministère de tutelle et la conclusion de conventions cadres de coopération avec les ministères du Tourisme, de l’Industrie et du Commerce. A cela s’ajoute la création de 5 nouvelles représentations commerciales en Afrique et la programmation de délégations diplomatiques mobiles et multi-sectorielles au titre de l’année 2018 et ce, dans plusieurs pays du monde où il n’y a pas de représentation diplomatique.

Il s’agit également de réactiver le dynamisme diplomatique et renforcer les relations de la Tunisie avec les pays Maghrébins, notamment dans les domaines sécuritaire, économique et de développement. Accompagner les efforts du gouvernement visant à instaurer la sécurité nationale et lutter contre le terrorisme, le crime organisé, l’immigration clandestine et le blanchiment d’argent est aussi parmi les grands objectifs des affaires étrangères.

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Le budget de développement du ministère de l’éducation a enregistré un déficit de 65 millions de dinars en 2017 qui pourrait augmenter en 2018 en raison de l’indisponibilité des ressources de la part du ministère des Finances“, a souligné jeudi le directeur général des affaires financières au ministère de l’Education, Mounir Haddad.
Présentant le rapport du ministère de l’Education concernant le budget de 2018, lors d’une séance d’audition du ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, par la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation sur le budget du ministère de l’Education au titre de l’année 2018, le responsable a indiqué que ce déficit résulte de la consécration de 65 millions de dinars d’un total de 202 millions de dinars du budget de 2017, pour le remboursement des dettes relatives aux anciens budgets.
Ainsi le budget final consacré aux nouveaux projets de 2017 n’a pas dépassé les 137 millions de dinars“, a-t-il précisé.

L’intervenant a indiqué que le ministère propose l’augmentation de 1,3% (63.574 millions de dinars) du budget de 2018, soit 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017.
En 2018, le ministère comblera les postes vacants au niveau des établissements scolaires par les enseignants suppléants à raison de 11839 instituteurs dans les écoles primaires et 1673 enseignants dans les collèges et lycées secondaires, a-t-il ajouté.
Haddad a fait remarquer que 2100 écoles primaires enregistrent un manque au niveau des agents de propreté et de gardiennage, dont 251 écoles n’ont aucun agent de propreté, d’où, a-t-il regretté, la prolifération des épidémies et la hausse des agressions et des actes de pillage et de saccage.
Dans ce contexte, il a signalé que plus de 18 mille cas d’agression ont ciblé durant les cinq dernières années les établissements scolaires, outre l’enregistrement de plus de 17 mille cas de violence physique et verbale.
Selon le directeur des affaires financières, le nombre d’élèves en 2018-2019 devra atteindre 2125526, soit une augmentation de 37560 élèves par rapport à l’année scolaire en cours qui a enregistré 2087966 élèves.

De son côté, le député Ali Bennour s’est félicité de l’audace du ministère de l’Education qui a dévoilé le chiffre réel du déficit financier enregistré, estimant que le budget proposé pour 2018 ne devra pas suffire pour couvrir l’éventuel déficit qui connaitra une augmentation.
“Il convient d’allouer un budget complémentaire au ministère de l’Education pour finaliser les projets non réalisés en 2017 avant de passer au budget de 2018“, a-t-il suggéré.
Bennour a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Conseil supérieur de l’éducation dans les plus brefs délais, lequel devra optimiser la gestion des programmes et projets du ministère pour parvenir à honorer tous ses engagements précédents et assurer de cette manière la continuité de l’Etat.

Pour sa part, la députée Hayet Amri a indiqué que le ministère a démarré une opération de réforme du système éducatif en 2016 et a dépensé des sommes énormes sans aboutir à un résultat positif, estimant que la situation du système éducatif s’est détériorée davantage.
Dans ce sens, elle a appelé le ministre de l’Education à rechercher d’autres sources de financement, à ne pas compter uniquement sur l’Etat et à impliquer la commission dans toutes les décisions relatives à la réforme éducative.

En réponse aux interventions des députés, le ministre de l’Education a souligné qu’il œuvrera à garantir le principe de la continuité de l’Etat, précisant qu’il ne comptera pas uniquement sur les ressources financières de l’Etat dans la réforme du système éducatif. Il y aura recours aux financements étrangers sous forme de dons, a-t-il affirmé, faisant remarquer qu’il a déjà eu des propositions dans ce sens.
Hatem Ben Salem a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre le Conseil supérieur de l’éducation qui contribuera à la garantie d’une vision stratégique claire. Il a souligné, à cette occasion, son engagement à le rendre opérationnel avant de quitter son poste.
Les priorités absolues du ministère de l’Education pour la période à venir sont l’adoption d’une nouvelle approche pour la réforme éducative basée sur quatre points essentiels qui sont le temps scolaire et la réduction des heures de cours, l’élaboration d’une stratégie de formation des cadres de l’éducation, l’intégration des nouvelles technologies dans le système éducatif outre le développement des activités culturelles, sociales et sportives“, a-t-il souligné.

TAP

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Le ministre de la justice, Ghazi Jribi, a indiqué que le budget de son département pour 2018 est estimé à 591,578 Millions de Dinars, soit une augmentation de 9,7 % par rapport à 2017, se félicitant de cette augmentation “étant donné les multiples projets programmés par le département pour rétablir la confiance des citoyens en la justice et rapprocher les services dont ils ont besoin”.
Lors de son audition jeudi devant la commission de la législation générale du parlement, le ministre a souligné que son département a lancé un grand projet de rénovation des infrastructures de plusieurs tribunaux et l’édification d’autres tribunaux, dont la cour de première instance de Tunis, la mise en place d’annexes du tribunal foncier dans les régions ainsi que plusieurs tribunaux cantonaux, la dernière en date à Ghomrassen dans le gouvernorat de Tataouine.

Il a annoncé d’autre part la signature vendredi d’une convention avec le ministère des technologies de communication pour l’installation d’un système informatique intégré, la connexion entre tribunaux et administration ainsi que la numérisation de tous les dossiers par souci de préservation des droits des citoyens dont le financement est assuré par la Banque Africaine et l’Union Européenne.
“L’infrastructure et le système informatique sont essentiels pour développer le système judiciaire, faciliter la mission des magistrats et alléger la charge du travail en raison du manque de juges”, a-t-il fait valoir.

Au sujet du système pénitentiaire, Jribi a affirmé que son département oeuvre à la modernisation des infrastructures et à l’extension des prisons dans les régions, à l’instar des gouvernorats de Beja et Kebili dont les deux prisons seront dotées de 1000 lits supplémentaires.
Il a estimé à cet égard que l’extension des prisons et la construction d’autres établissements “ne signifie pas une hausse du nombre des prisonniers mais atteste de la volonté du département de justice d’atteindre les normes internationales qui fixent à 4 mètres carrés l’espace réservé à un détenu alors que la norme disponible est de 1,2 mètres carrés “.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khmaies Jhinaoui, a été auditionné, ce vendredi 17 novembre 2017, par la Commission des affaires des Tunisiens à l’étranger à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) sur le budget alloué à ce ministère au titre de l’exercice 2018.

Dans son intervention, Khemaies Jhinaoui a indiqué que le budget alloué aux affaires étrangères s’établit à 211,3 MDT, en hausse de 13,4 MDT (6,8%) par rapport à l’exercice 2017. Il a qualifié ce budget de maigre : “Le budget alloué aux affaires étrangères est en deçà des attentes et ne répondra pas aux objectifs et aux défis de la période prochaine“, a-t-il dit.

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Le programme de communication et de marketing, par des campagnes média à l’intérieur comme à l’extérieur, pour promouvoir la notoriété de la destination Tunisie sur les marchés étrangers, aura en 2018 à sa disposition un budget de 49 MDT. Le budget total, alloué dans la loi de finances 2018 pour le ministère du Tourisme, est de 151,032 MDT . Dans ce budget de tout le ministère, 53,104 MDT seront consacrés aux salaires. Pour la comparaison, le budget du ministère du Tourisme au Maroc, pour l’exercice 2016, était l’équivalent en dinars tunisiens de 211, 896 MDT (contre 151 MDT pour 2018 en Tunisie). Le budget tunisien a aussi prévu l’enveloppe de 10,424 MDT pour la bonification des crédits accordés aux projets touristiques et pour les primes d’investissement.

Notons enfin que jusqu’au 10 novembre 2017, la Tunisie aura accueilli 6,112 millions de touristes, un chiffre en hausse de 24 % par rapport à la même période de 2016, selon la ministre du Tourisme, Selma Elloumi Rekik, qui parlait ce jeudi 16 novembre 2017 devant la commission de l’ARP. Selon la ministre, les retombées financières des six millions de touristes a été de l’équivalent de 929 millions d’euros

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Le budget du ministère du Tourisme et de l’Artisanat pour l’année 2018 s’établira à 151,032 millions de dinars (MD), selon le projet du budget de l’Etat pour l’année 2018, en augmentation de 4249 MD par rapport à 2017, soit une évolution de 2,9%.
Ce budget, présenté lors d’une séance d’audition de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik, tenue jeudi par la Commission parlementaire de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, du commerce et des services, est réparti entre les dépenses de gestion (63,032 MD contre 58,727 MD en 2017), les dépenses de développement (70 MD contre 68,056 MD en 2017) et les fonds du trésor (18 MD contre 20 MD en 2017).

La ministre a indiqué, dans son intervention que ce budget servira à mettre en application la stratégie du ministère à l’horizon 2020, visant à moderniser le secteur, à diversifier l’offre et les marchés touristiques et à promouvoir l’artisanat.
Laquelle stratégie s’articule autour de trois programmes clés. Le premier concerne la Gouvernance du secteur touristique et englobe tous les projets visant à moderniser le secteur et à améliorer sa compétitivité. L’enveloppe consacrée à ce programme s’élève à 110,627 MD, soit 73,25% du budget global du ministère.
Le deuxième programme est dédié à la promotion de l’artisanat et vise à orienter ce secteur vers une meilleure qualité et vers l’innovation, et à concrétiser le Plan national de promotion de l’artisanat couvrant la période 2017-2021. L’enveloppe consacrée à ce programme s’élève à 19,768 MD, soit 13,09% du budget global du ministère.
Le troisième programme est un programme de pilotage et de soutien. Il couvre tous les soutiens financiers et administratifs accordées aux deux programmes précédents. L’enveloppe consacrée à ce programme s’établit à 20,637 MD, soit 13,66% du budget global du ministère.

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