AccueilLa UNEOmar Béhi doit avoir les oreilles qui sifflent !

Omar Béhi doit avoir les oreilles qui sifflent !

La flambée des prix des produits de consommation, l’ampleur prise par le commerce parallèle, le record atteint par le déficit de la balance commerciale en raison de la poursuite de la politique des importations  » anarchiques  » ont été les principales problématiques soulevées par les députés lors d’une plénière tenue, mercredi 05 décembre 2018, pour la discussion du projet du budget du ministère du Commerce.
La députée de Nidaa Tounes Samah Bouhawel a évoqué la flambée des prix ayant atteint des seuils insupportables pour les citoyens, qualifiant la situation de « terrorisme économique« , menaçant même la sécurité alimentaire des Tunisiens.

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Bouhawel a également attiré l’attention sur l’ampleur prise par le commerce parallèle, appelant le ministère à mettre en place les mécanismes à même de favoriser la réintégration des jeunes actifs dans l’informel, dans l’économie structurée.

Dans ce même ordre d’idée, la députée Mbarka Aouania (Front populaire) a fustigé le fléau du commerce parallèle, ou du  » commerce noir « , qui sévit dans le pays, soutenu par des parties influentes au sein même des partis au pouvoir. «  Lesquelles parties constituent le bras politique du commerce parallèle, ce qui explique la légèreté et le non sérieux dans le traitement de ce fléau « .
Aouania a encore considéré que «  les barons de la contrebande se sont transformés en façonneurs du paysage politique et en acteurs dans la décision économique « . Elle a souligné que  » l’ampleur du commerce noir induit automatiquement une amplification de tous les fléaux qui lui sont liés (trafic de drogue et d’armes, blanchiment d’argent, argent politique sale …), sapant aussi bien l’économie que les valeurs de la société « .

La députée du Front Populaire a plaidé pour la mise en place d’une stratégie claire pour faire face à ce fléau. «  Laquelle stratégie doit s’articuler autour du changement de la monnaie, la prise de mesures d’urgence pour réduire les coûts du passage à l’économie formelle, la mise en place de zones de libre échange au niveau des zones frontalières, la réforme de la fiscalité, la limitation des transactions cash au-delà de 3000 dinars, le durcissement des conditions d’importation pour limiter le déficit commercial « .

Elle a encore appelé à lancer une campagne d’encouragement de la consommation des produits tunisiens et à envisager les mesures à même de stopper l’hémorragie des devises, en arrêtant les importations non nécessaires.

« Comment tolérez-vous l’importation des couches pour bébés, des serviettes en papier et de détergents alors que notre production nationale en la matière est plus que suffisante » a-t-elle martelé.
L’élue a également exprimé son étonnement face aux appels lancés par certaines parties pour sauver la livre turque alors que la monnaie nationale ne cesse de se détériorer.

Pour sa part, le député de Machrou Tounes Slah Bargaoui a considéré qu’une stratégie de sortie de crise doit mobiliser l’Etat tout entier, étant donné qu’il s’agit d’une crise à multiples facettes (spéculation, monopole, importation anarchique, commerce parallèle…).

La députée de Nidaa Tounes Asma bou Al Hana a estimé que  » la flambée des prix impacte la capacité des citoyens à se soigner en cas de maladies. Elle est derrière le fléau de l’immigration clandestine et des différentes formes de tensions sociales que connait le pays « .

Elle a ainsi fustigé les pratiques de monopole et la multiplication des entrepôts anarchiques, appelant le ministère à intensifier les contrôles des circuits de distribution et à «  lutter d’une main de fer contre ces pratiques, ayant obligé les citoyens des zones frontalières à faire leurs courses en Algérie « .
De son côté, la députée de la Coalition nationale Héla Omrane a invité les autorités à s’attaquer fermement aux différents lobbys qui influencent la décision économique et qui sont derrière la crise que traverse le pays. Elle a plaidé, dans ce sens, pour une meilleure application de la loi sur la concurrence et les prix, afin de mettre fin au règne de certains lobbys.

Elle a encore, appelé à revoir les accords économiques, en y associant des mesures exceptionnelles visant à protéger le produit et l’industriel tunisiens.

La députée de Nidaa Tounes, Fatma Mseddi, a pour sa part considéré que  » le ministère du Commerce contribue à la destruction de l’économie tunisienne « . Elle a tiré la sonnette d’alarme sur la crise de la filière laitière dont tous les maillons sont dans un état  » d’agonie « , à cause des politiques erronées qui se poursuivent depuis l’ère de la Troïka.

Elle a aussi accusé le ministère d’être derrière le faible approvisionnement du marché en huile subventionnée, à travers sa politique de quotas entachée de complaisance et de corruption.
Notons que le budget du ministère budget du ministère du Commerce au titre de 2019 a connu une augmentation de 17,5% par rapport à 2018.

Ce budget, qui s’élève à 1951,537 millions de dinars (contre 1660,762 MD en 2018), est réparti entre les dépenses de gestion (1926,037 MD, en évolution de 17,1%), les dépenses de développement (25 MD, en évolution de 56,3%) et les fonds du trésor (0,500 MD en stagnation par rapport à 2018).

TAP

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