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COMESA

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La Tunisie est depuis le 18 juillet 2018, officiellement 20ème membre du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA). Avec la signature de cet accord, la Tunisie a rejoint ainsi les 19 pays africains, ayant conclu depuis 1994 un marché commun de l’Afrique orientale et australe, de libre-échange.
Ibrahim Debache, président de l’AHK Tunisie a, à cette occasion, affirmé que cette adhésion est en mesure de favoriser un meilleur positionnement de la Tunisie sur le continent africain.

De son côté, Dr. Martin Henkelmann directeur général de l’AHK Tunisie, a soutenu que la signature de l’accord de libre-échange du COMESA, est susceptible de créer aussi de nouvelles opportunités pour les entreprises allemandes en quête de marchés en Afrique et fera de la Tunisie un vrai hub pour le continent africain.

Nous rappelons à ce propos que la Tunisie est devenue membre du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres, qui se tient à Lusaka, capitale de la Zambie.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi, a déclaré que l’Afrique est un choix pour la Tunisie pour renforcer ses échanges commerciaux et booster l’exportation, soulignant que plusieurs entreprises s’installent en Tunisie pour pouvoir exporter sur le continent.

Intervenu lors d’une rencontre organisée par CONECT International, mercredi 30 mai 2018 dans la soirée, pour présenter les résultats d’une enquête sur les entraves à l’export pour les PME tunisiennes, El Behi a déclaré : “Beaucoup de choses restent à faire, surtout que le marché tunisien est petit et lorsque la PME grandit, elle doit miser sur l’international“. Le ministre commentait ainsi une des principales informations de cette enquête : 83,3 % des entreprises tunisiennes n’exportent pas, 15,3% sont partiellement exportatrices et 1,3% totalement exportatrices

Il a par ailleurs indiqué que le Conseil national de l’exportation se tiendra durant le mois de juillet prochain et prendra en compte ce constat ainsi que l’ensemble des recommandations qui en découlent. Il a souligné que cette instance, qui s’est réunie au début de cette année, a pris un ensemble de mesures dont la digitalisation des procédures comme moyen très efficace permettant de réduire les délais d’attente. “Nous travaillons actuellement en collaboration avec les ministères concernés par l’exportation dans l’objectif de faciliter les opérations et les transactions tout en respectant les délais des exportations“, a précisé El Behi. Il a fait remarquer que l’objectif est de développer l’exportation et répondre favorablement aux revendications des professionnels et préoccupations au niveau du transport, des banques, de la douane et de la BCT.

Le ministre a également annoncé l’augmentation du budget du Fonds de promotion des exportations (FOPRODEX) à 40 millions de dinars (MDT) en 2018, 80 MDT en 2019 et 100 MDT en 2020, et l’ouverture en juin prochain d’une ligne nouvelle ligne maritime reliant Tunis à d’autres capitales du continent.

Outre cette nouvelle ligne maritime, le ministre a annoncé la création de nouvelles représentations du Cepex en Afrique et l’ouverture de deux autres à Tunsi avant la fin de cette année. De nouvelles ambassades seront également ouvertes en Tunisie durant cette année.

Omar El Behi a, dans le même contexte, appelé à augmenter la productivité et renforcer l’exportation comme une nécessité vitale et le moteur de la croissance, faisant remarquer que la grande part de la croissance réalisée durant le premier trimestre de cette année revient à l’export, lequel a augmenté de 32% durant les quatre premiers mois de cette année.

A côte de cela, la Tunisie deviendra à partir du mois de juillet membre du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il s’est félicité par ailleurs de cette nouvelle permettant à la Tunisie de renforcer ses échanges commerciaux avec le continent africain, selon ses dires.

Selon le ministre, en 2017 le volume des exportations de biens s’élevait à 35 milliards de dinars et l’objectif est de le porter à 50 milliards de dinars à l’horizon 2020.

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi a annoncé que la Tunisie deviendra, à partir du mois de juillet 2018, membre du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA).

Intervenu lors d’une rencontre organisée, mardi soir, pour présenter les résultats d’une enquête sur les entraves à l’export pour les PME tunisiennes, le ministre s’est félicité de cette nouvelle permettant à la Tunisie de renforcer ses échanges commerciaux avec le continent africain, selon ses dires.

Il a indiqué qu’en 2017, le volume des exportations de biens s’élevait à 35 milliards de dinars et l’objectif est de le porter à 50 milliards de dinars à l’horizon 2020.

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Les travaux du Forum économique africain seront ouverts, mardi 24 avril 2018 à Tunis, jusqu’au mercredi 25 avril 2018, avec la participation de 38 Etats africains, 140 personnalités africaines de haut niveau relevant des secteurs public et privé, dont des ministres, conseillers spéciaux auprès de chefs d’Etat et des dirigeants d’institutions financières (BADEA, la BAD, l’ITFC la BEI, l’AFD…), ainsi que des présidents de grands groupes privés.

800 participants sont attendus à ce forum, au cours duquel des rencontres B to B ainsi que des ateliers sectoriels seront organisés sur les thématiques “Construire en Afrique : un marché en expansion”, “Les Tics pour un développement durable en Afrique”, “La santé, vers de nouveaux modèles”, “L’enseignement universitaire et l’employabilité” et “L’Agrobusiness”.

D’après le commissaire général du forum, Radhi Meddeb, “cette rencontre Afrique-Afrique vise à renforcer les fondements du partenariat tuniso-africain, de créer des richesses ensemble ainsi que des opportunités d’emploi et d’investissement“.

Meddeb, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue lundi à Tunis, estime que la Tunisie va récupérer sa place sur le marché africain, dont les perspectives sont prometteuses, malgré les difficultés d’accès à ce marché et son coût élevé.

Bien que nous soyons africains, maghrébins méditerranéens et euro-méditerranéens, nous n’avons pas contribué suffisamment à la construction des ensembles régionaux africains, dont le Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui sont générateurs de croissance en Afrique“, a regretté Radhi Meddeb.
Selon lui, “un des objectifs de ce forum est d’annoncer que la Tunisie intègre la COMESA, qu’elle est en discussion avec la CEDEAO et qu’elle a signé à Kigali, récemment, les accords pour la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC)“.

Il s’agit également de montrer aux opérateurs tunisiens que l’Afrique n’est ni difficile ni lointaine et que les gisements de croissance dans ce continent sont énormes. Aujourd’hui, nous ramenons aux Tunisiens l’Afrique en Tunisie, tout en souhaitant que cela leur donne l’envie d’aller vers l’Afrique au départ de la Tunisie et de ne pas aller uniquement pour exporter mais pour créer aussi des relations solidaires et durables“, a encore déclaré le commissaire du Forum.

Hichem Ben Ahmed, secrétaire d ‘Etat chargé du Commerce extérieur a, pour sa part souligné, que la coopération entre la Tunisie et les pays africains s’inscrit dans une approche gagnant-gagnant, visant à développer les échanges entre eux. Il a mis l’accent sur le rôle de l’Etat dans la mise en place des législations appropriées pour faciliter la tâche d’intégration au secteur privé.

D’après ses dires, le forum sera une occasion pour renforcer le partenariat entre le public et le privé, examiner les problèmes auxquels fait face le privé, dans l’objectif d’identifier, ultérieurement, les solutions adéquates.

Un volet éducation sera débattu durant ce forum à travers l’intervention de représentants de l’Université du groupe Honoris, présente en Tunisie, au Maroc, en Côte d’Ivoire et en Afrique de Sud et qui ambitionne d’atteindre 100 mille étudiants sur le continent africain.

Des représentants des groupes algériens Cevital (industrie agroalimentaire) et Condor (domaine électroménagers et électroniques) et aussi des groupes tunisiens actifs en Afrique, la Soroubat (bâtiment) et Comete engineering, seront présents à ce forum, organisé conjointement par le ministère du Commerce, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC).

TAP

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Nous venons d’apprendre que la Tunisie devrait être admise au marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) au cours du mois de juin 2018.

Comme l’Algérie, la Tunisie voudrait faire partie au plus vite du marché commun de l’Afrique orientale et australe afin d’offrir des débouchés à ses produits alimentaires, ses matériaux de construction et ses divers services dans l’informatique.

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“Nous espérons que la Tunisie jouera un rôle important dans l’accroissement du volume de commerce interafricain, qui devra quintupler, d’ici 10 ans”, a déclaré Skander K. Oueslati, Partenaire Senior chez Africinvest, institution financière implantée dans 7 pays africains.
Intervenant, mercredi, lors d’une conférence tenue en marge du premier forum “FITA 2018”, Oueslati est revenu sur l’entrée de la Tunisie au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), “qui constitue l’échéance transformatrice de l’économie tunisienne”, qualifiant cette entrée d’évènement “extraordinaire” pour la Tunisie et pour les entreprises tunisiennes.
“Elle favorise l’exportation et la distribution des produits tunisiens sur le marché africain”, a-t-il dit, évoquant l’expérience du fonds Africinvest dans le rapprochement, depuis 2012, entre la Tunisie et la région d’Afrique de l’Est et l’appui à l’accès des produits tunisiens sur ce marché.
D’après lui, les produits tunisiens sont très concurrencés sur ce marché par ceux provenant de l’Egypte, qui a fait son entrée à la COMESA bien avant la Tunisie. “Les produits tunisiens étaient taxés à hauteur de 25% alors que ceux venant de l’Egypte ne sont taxés qu’à seulement 6%”, a-t-il dit, appelant le gouvernement tunisien à instaurer des mesures incitatives au profit des entreprises tunisiennes et à les aider à établir des partenariats avec des entreprises étrangères, à travers lesquelles, elles pourraient s’introduire sur le marché africain.

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La Tunisie devrait être admise au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) en tant que 20ème Etat membre lors du sommet du COMESA qui se tiendra du 18 au 19 avril au Burundi, a annoncé un haut responsable de l’Organisation.

« “Le prochain sommet est très important car la Tunisie sera admise en tant que 20ème Etat membre du COMESA que la Somalie rejoindra de nouveau », a déclaré le secrétaire général du COMESA, Sindiso Ngwenya, à Bujumbura, la capitale burundaise.

Le sommet des chefs d’État et de gouvernement du COMESA sera précédé par d’autres réunions qui débuteront le 9 avril, dont la réunion du Conseil des ministres et une réunion du Conseil des entreprises du COMESA, a indiqué Ngwenya qui se rend au Burundi pour finaliser préparations pour le sommet.

Le feu vert que ce sommet donnera à la Tunisie pour rejoindre cette communauté économique africaine sera le couronnement d’un processus d’adhésion lancé en 2005, année à laquelle la Tunisie avait vainement tenté de faire partie du COMESA. Elle est revenue à la charge en février 2016. Un nouvel essai qui va porter ses fruits en octobre prochain lors de l’échéance d’avril 2018. En effet, la Tunisie avait, au départ, demandé le statut d’observateur auprès du COMESA, mais la question n’avait pas été retenue. En février 2016, le pays a officiellement écrit au secrétaire général pour lui demander de rejoindre la communauté économique, fondée en 1994 dans l’objectif de créer une union douanière entre ses dix-neuf membres.

« La Tunisie peut apporter son expérience dans le secteur des TIC, notamment par ses PME compétitives, elle a également des partenariats avec l’Europe, et elle est bien placée pour nous faire bénéficier de son expérience, », estime le secrétaire général du COMESA. D’autant qu’en y adhérant, la Tunisie rejoindra simultanément les institutions financières, techniques, semi-indépendantes et indépendantes de l’Organisation transrégionale qui compte aujourd’hui neuf institutions (dont une banque, un institut monétaire ou encore une agence d’investissement régionale), deux agences spécialisées et un organe judiciaire (Cour de justice), basés dans différents Etats membres.

Cette adhésion au « bloc régional le plus grand d’Afrique » témoigne de la volonté de la Tunisie de consolider ses échanges avec le reste du continent africain. L’objectif étant la libéralisation du commerce intérieur et un marché plus concurrentiel à l’étranger, via notamment une union douanière lancée en 2009.

Selon François-Aïssa Touazi, co-fondateur de Cap Mena, un think-tank spécialisé sur les questions économiques et financières avec le monde arabe, la Tunisie cherche à consolider les acquis de sa stratégie commerciale en direction des marchés africains. Son principal atout, l’économie numérique. Elle mise surtout sur le développement du marché intérieur africain qui impliquera davantage de services.

Comme l’Algérie, elle voudrait intégrer au plus vite le marché commun de l’Afrique orientale et australe pour écouler ses produits alimentaires, ses matériaux de construction et ses services informatiques, ajoute-t-il.

Le co-fondateur du think-tank Cap Mena explique que plusieurs facteurs ont poussé les pays du Maghreb à renforcer leur stratégie économique vers l’Afrique subsaharienne.

«Le sentiment d’abord d’une relation parfois déséquilibrée entre le Maghreb et les pays du Nord a remis l’idée d’une collaboration Sud-Sud, plus partenariale, dans l’esprit des dirigeants. D’autres éléments de conjoncture ont été décisifs comme la chute du prix du pétrole et de ses revenus. Le Maghreb doit rechercher de nouveaux débouchés pour exporter ses biens, ses services et son capital humain», soutient-il.

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Le Cepex expose les filons à exploiter en Côte d'Ivoire

Le Centre de promotion des exportations a appelé les entreprises économiques tunisiennes intéressées par la participation à la Foire internationale de Kharthoum (Soudan) prévue les 28 et 29 Janvier 2018, à présenter leurs candidatures au Centre.
Le CEPEX, qui organise la participation tunisienne à cette foire, a invité les sociétés tunisiennes depuis novembre dernier à faire partie de cette participation en vue d’avoir l’occasion d’exposer leurs produits, et tirer profit de la réouverture de la ligne aérienne Tunis/Kharthoum, selon un communiqué publié par le CEPEX sur son site électronique..
Il s’agit également de tirer profit des changements intervenus dans la région à la lumière des restrictions que les autorités soudanaises ont imposées depuis mai 2017 sur la commercialisation des produits égyptiens sur leur sol, de la levée de l’embargo imposé par Washington sur le Soudan depuis 1997, et l’adhésion possible de la Tunisie du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).
La haute commission mixte tuniso-soudanaise réunie en mars 2017, à Kharthoum, a décidé la réouverture de ligne aérienne entre la Tunisie et le Soudan, suspendu depuis 1989.

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C’est un fait : La Tunisie est très en retard en Afrique par rapport à une concurrence qui fait feu de tout bois, depuis des décennies. Cette situation, très préjudiciable à bien des égards, les Tunisiens la doivent à un premier président, Habib Bourguiba, certes visionnaire, là aussi à bien des égards, qui aimait sans nul doute l’Afrique, ses dirigeants, mais avait une relation presque virtuelle avec son continent. Puis est venu Ben Ali, qui avait peur de s’y aventurer. Il avait peur de tout d’ailleurs. La Tunisie paie aussi le prix de son entêtement à entretenir la chimère d’une Union euro-méditerranéenne, boudant ostensiblement l’Afrique et ses opportunités, sa croissance solide – la 2ème la plus forte du monde après l’Asie -, ses chantiers à l’infini, etc. L’Union euro-méditerranéenne n’est jamais venue, surtout à cause de la frilosité et des atermoiements des Européens. Le péril terroriste qui a pris racine au Maghreb a sonné le glas d’un projet mort-né. Et c’est seulement maintenant que la Tunisie regarde vers son prolongement naturel : l’Afrique. Un peu tard !

Entre temps les concurrents, de plus en plus nombreux, ont pris du galon sur le continent. Tunis fait ce qu’elle peut pour se rattraper. On nous annonce une adhésion au COMESA (“Common Market for Eastern and Southern Africa“, composé de 19 pays) pour début 2018. La Tunisie a également frappé à la porte de la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, une organisation de 15 nations parmi les lesquelles la première économie du continent, le Nigeria). La volonté est là, indéniablement, mais le pays a-t-il les moyens de ses ambitions ? Çà, c’est beaucoup moins sûr. Le gouvernement tunisien a eu la mauvaise idée de ne pas muscler davantage le budget de sa diplomatie pour 2018, une situation d’ailleurs dont s’est plaint le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui. Une décision lourde de conséquences, quand on sait que la diplomatie s’est imposée comme le bras armé de l’économie.

Condamnée au rôle du figurant ?

La Tunisie, dont les représentations en Afrique et en Asie sont faméliques, pourrait être contrainte de continuer à faire de la figuration, se réduisant à profiter des rencontres internationales pour glaner quelques contrats, contacts ou de vagues promesses. Comme le fait le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en marge du Sommet Union africaine-Union européenne, les 29 et 30 novembre 2017. Son offensive de charme a été bien reçue par le président ivoirien, Alassane Ouattara, dit-on. C’est toujours bon à prendre dans un pays dont le taux de croissance frôle souvent les deux chiffres ces dernières années, la locomotive de la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine, regroupant 8 Etats) et qui a des coffres bien remplis (avec les recettes du cacao et du café et la confiance quasiment illimitée des bailleurs de fonds). Mais voilà, il y a la concurrence tout près, et qui ne lâche rien : La Chine, la Turquie, la France, le Maroc… D’ailleurs le roi Mohammed VI a débarqué à Abidjan trois jours avant le Sommet UA-UE, et ce n’est certainement pas pour une simple visite de courtoisie ou pour amener des fleurs à Mme Ouattara ! Le roi est sans doute très sympathique, affable et aime sincèrement ce continent, ses cultures, et l’Afrique le lui rend bien. Mais on connait surtout sa redoutable efficacité quand il s’agit de décrocher des contrats. La Tunisie est loin de pouvoir en dire autant.

Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a fait un voyage (au Soudan en mars 2017) et une tournée en Afrique (Niger, Burkina Faso et Mali, en avril de la même année). Le souci c’est que ce sont ses premières et uniques visites. Les observateurs, aussi bien à Tunis que de l’autre côté du continent, avaient salué chaudement cette virée, escomptant d’autres déplacements. Mais depuis rien. Pas même une bribe d’annonce ou de programme en direction du continent. Faire la tournée des patelins de la Tunisie, comme il l’a fait à Kairouan, c’est bien, personne ne le contestera, mais s’activer sur le continent, qui fait courir l’Italie, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, etc., c’est encore mieux ! C’est en Afrique que les choses se passent désormais. La Tunisie l’a bien compris, mais elle peine à embrayer avec les décisions et actes qui s’imposent. Pourtant c’est simplissime : Il suffit de regarder la concurrence et de faire exactement pareil. Certes la Tunisie accuse un gros retard, mais en Afrique il y a à boire et à manger pour tous les convives…

Les businessmen n’attendent pas la diplomatie

Les opérateurs économiques tunisiens s’activent et, heureusement, n’attendent pas la diplomatie. TABC (Tunisia-Africa Business Council) est contraint de mener sa barque en solo et même d’amener dans son sillage les autorités tunisiennes, un faire-valoir qui a son pesant d’or auprès des gouvernements africains, très sensibles, parfois un peu trop, au décorum officiel. L’UTICA (Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat) était au Sommet d’Abidjan pour accorder son violon avec les patronats français et africain. Et la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie) y est allée de son initiative en mettant le cap sur le Sénégal, un pays dans une belle dynamique de croissance et dont le FMI et la Banque Mondiale disent le plus grand bien. Et pour cause : C’est une nation stable, à tous les niveaux, dont l’économie est portée par le PSE (Plan Sénégal Emergent), un ambitieux programme, sans précédent, axé sur 8 grands chantiers financés jusqu’en 2035. A ajouter à la manne du gaz et du pétrole qui va changer le visage du pays dès 2020. Pour la Tunisie, qui a une solide expertise et des offres dans moult segments industriels, et même meilleures que le rival marocain, le Sénégal est un excellent point de chute. Aux dernières nouvelles, le débarquement des hommes d’affaires tunisiens a été très bien accueilli par les organisations patronales sénégalaises.

C’est ainsi que l’économie tunisienne va, un tant soit peu, briller sur le continent, et pas en attendant une diplomatie amorphe et qui manifestement sera hors du coup pour un bon bout de temps, faute de moyens surtout. Et même une fois dans le COMESA et la CEDEAO, l’élimination des barrières douanières et la libre circulation des biens et personnes ne feront pas tomber du ciel les contrats et partenariats, il va falloir aller les chercher. Et c’est justement le rôle, entre autres, des diplomates des temps modernes. Pour la Tunisie une densification des ambassades et consulats sur le continent urge. Sinon le COMESA et la CEDEAO, même avec ses marchés de centaines de millions de consommateurs et ses innombrables niches, resteront des coquilles vides.

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Pour un pays qui veut davantage s’ouvrir sur l’étranger et promouvoir son image, ses institutions et ses entreprises auprès de ses principaux partenaires, tel que le cas de la Tunisie, la mise en place d’une stratégie de diplomatie s’impose pour faire la promotion du produit et faire bouger, entre autres, les relations diplomatiques. Cette stratégie devrait être, selon les experts en la matière, élaborée en fonction des spécificités des différentes régions du monde – l’UE, l’Asie, le monde arabe, les Amériques ou encore l’Afrique -, sachant que la diplomatie économique est considérée comme l’interaction entre enjeux économiques et objectifs politiques ainsi que la mise en place de la politique nécessaire pour atteindre les objectif économiques escomptés.

Sur ce sujet, la présidente de CONECT International, Monia Jeguirim Essaidi, a tenu à préciser que la diplomatie économique est à la fois une science et un art ; “La diplomatie existe depuis l’indépendance mais depuis ces dernières années, la diplomatie économique est devenue une des priorités dans ce sens que c’est l’économie qui fait bouger les relations diplomatiques“, a-t-elle estimé.

Elle a par ailleurs confié que la CONECT est en train de faire la promotion du produit tunisien à l’étranger dans plusieurs secteurs d’activités dont le tourisme et ce, malgré l’insuffisance des moyens matériels et immatériels limités en comparaison avec plusieurs autres pays.

La présidente de la CONECT International a par ailleurs appelé à mettre en place une stratégie de diplomatie économique qui tient compte des spécificités de chaque région du monde. L’objectif est de promouvoir l’image de la Tunisie et d’améliorer le positionnement des entreprises nationales à l’étranger, appelant ainsi à engager des réflexions sur les grandes lignes de cette stratégie, sa structure et les moyens nécessaires pour sa mise en oeuvre.

Quant à lui, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ounaies, a salué l’adoption d’un plan Afrique fruit d’un effort commun entre les acteurs politiques et opérateurs économiques, soulignant que l’année 2017 marque un tournant et une nouvelle ère avec l’ouverture des ambassades de Ouagadougou (Burkina Faso) et de Nairobi (Kenya) et l’annonce de la candidature de la Tunisie à la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa). “Nous devons entamer une nouvelle ère de coopération avec l’ensemble de nos partenaires, préparer nos partenaires économiques à une nouvelle ère et une nouvelle diplomatie (…) Nous avons de la confiance dans le potentiel économique de la Tunisie“, a-t-il dit.

Il a recommandé la désignation d’attachés économiques dans les ambassades de l’Afrique subsaharienne et ce, dans l’objectif de suivre les évolutions commerciales, les appels d’offres et les perspectives d’avenir.

Pour sa part, Tahar Souid, président de l’Association tunisiennes des anciens ambassadeurs et consuls généraux, a indiqué que le monde économique actuel est en évolution et impose un regard politique mais essentiellement économique : “Les enjeux économiques sont devenus multiples et la Tunisie est un pays initiateur du phénomène de la démocratisation dans le monde arabe“, a affirmé Souid, avant d’assurer que la Tunisie a plusieurs atouts géopolitiques et culturels, et est connue pour la qualité de ses ressources humaines qu’on doit capitaliser tout  en mettant en place une stratégie de diplomatie économique qui mettra en valeur les enjeux de la diplomatie politique.

Il a souligné la nécessité de promouvoir l’image de la marque de la Tunisie, stimuler le tourisme, accompagner les entreprises dans leur démarches à l’export jusqu’à l’exécution de leurs projets, échanger les expériences, encourager les entreprises étrangères à s’installer en Tunisie.

Pour le président de la Conect, Tarel Cherif, la diplomatie économique nécessite aujourd’hui la création d’un ministère pour le Commerce extérieur. Selon ses déclarations, le ministère du Commerce dans sa forme actuelle passe à côté de la question de la diplomatie économique, d’où son appel à créer un département dédié au Commerce extérieur.

Il a par ailleurs appelé à essayer de faire un vrai diagnostic de la situation et de déterminer l’ensemble des éléments et conditions offrant à la Tunisie la possibilité de dépasser le stade actuel.

Quant à lui, Karim Aouij, vice-président de Conect international chargé des pays de l’Afrique subsaharienne, il a indiqué qu’on ne doit pas parler de diplomatie uniquement dans les ambassades et les consultas, mais aussi dans toutes les institutions de l’État.

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La Tunisie répond aux critères d’adhésion au marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), a affirmé, lundi, Sindiso Ngwenya, secrétaire général du COMESA, lors de son entrevue avec le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères Sabri Bachtobji.

Ngwenya, qui effectue du 5 au 7 mars une visite officielle en Tunisie à la tête d’une délégation, prélude à l’adhésion de la Tunisie à ce rassemblement économique africain, a affirmé que les concertations entre les deux parties seront bientôt lancées et exprimé son espoir de l’annonce de l’association de la Tunisie au COMESA avant la fin de 2017.
Le secrétaire d’Etat a affirmé, pour sa part, l’importance que porte la Tunisie à ses relations avec les pays du continent africain ainsi que son intérêt pour le renforcement de la coopération avec les groupes économiques africains, la facilitation des échanges commerciaux et l’ouverture de nouveaux horizons pour les entreprises et les jeunes du continent.
La demande d’adhésion de la Tunisie au COMESA avait été acceptée en octobre 2016, lors de la réunion des chefs de gouvernement des États membres de ce marché, la Tunisie répondant à la condition de voisinage, exigée par le COMESA, soit du fait de l’existence de frontières entre la Tunisie et la Libye, d’ores et déjà membre dudit marché.

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“La Tunisie deviendrait membre du COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa) en octobre 2017”, a déclaré le secrétaire général Sindiso Ngwenya à l’issue d’un entretien avec le président du gouvernement, Youssef Chahed, au palais Dar Dhiafa, à Carthage.
Le responsable, actuellement en visite en Tunisie, pour assister au démarrage des négociations relatives à l’adhésion de la Tunisie, a fait savoir que les échanges dans le cadre de ce marché qui regroupe 19 pays africains ont dépassé 4500 milliards de dollars. Ce montant, a-t-il dit, devait se situer au cours des prochaines années entre 6000 et 7000 milliards de dollars, une valeur bien plus élevée que celle prévue par le bureau de conseil américain Mc Kenzy établie à 3000 milliards de dollars en 2025.
Il a estimé que le marché est ouvert et pourrait accepter l’adhésion d’autres pays africains, indiquant que des négociations sont actuellement en cours avec l’Algérie, à ce propos, l’objectif étant de réaliser la complémentarité africaine, a soutenu le responsable.

Pour rappel, la demande d’adhésion de la Tunisie au COMESA avait été acceptée en octobre 2016, lors de la réunion des présidents des gouvernements des Etats membres de ce marché, la Tunisie répondant à la condition de voisinage, exigée par le COMESA, soit du fait de l’existence de frontières entre la Tunisie et la Libye d’ores et déjà membre dudit marché).

Abdelkefi donne des gages

Dimanche, le secrétaire général du COMESA a été reçu par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fahdel Abdelkefi.
L’entretien a porté sur les modalités de l’admission de la Tunisie à la communauté économique régionale en tant que 20ème Etat membre.
Le ministre du Développement a mis l’accent sur la disposition de la Tunisie à contribuer à la réalisation des objectifs du COMESA une fois le pays admis et à tirer davantage profit des opportunités économiques qu’offre la coopération africaine, mettant l’accent sur la capacité de la Tunisie à être une base de développement et de promotion des entreprises africaines vers les pays du Sud de la Méditerrannée et l’Europe en général.
De son côté, Ngwenya a indiqué que l’adhésion de la Tunisie au COMESA lui permettra de tirer profit des opportunités de coopération établies dans le cadre des objectifs de l’organisation basée essentiellement sur la réalisation de la complémentarité économique entre tous les pays membres et une opportunité pour profiter des expériences de la Tunisie et de ses expertises.

La Tunisie est sur l’affaire depuis 2005

La Tunisie a d’abord demandé le statut d’observateur auprès du COMESA en 2005, mais la question n’a pas été retenue. En février 2016, le pays a officiellement écrit au Secrétaire général pour lui demander de rejoindre cette communauté économique, fondée en 1994 dans l’objectif de créer une union douanière entre ses dix-neuf pays membres. Au mois d’octobre 2017, la Tunisie deviendra le 20ème Etat membre de ce marché qui regroupe une population totale de 475 millions d’habitants.

A rappeler que le 19ème Sommet des Chefs d’Etat du COMESA, tenu à Madagascar en octobre 2016, a mandaté le Bureau du Conseil des Ministres à engager des négociations avec la République Tunisienne sur les conditions d’adhésion au COMESA Traité. Les discussions bilatérales sur les activités à entreprendre par la Tunisie dans le cadre des préparatifs pour l’adhésion au Traité du COMESA.

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe aussi connu sous son acronyme anglais COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa), est une organisation internationale à vocation régionale de l’Est africain et a un produit intérieur brut réel total de 677 milliards US $ en 2014. Le volume des transactions commerciales entre les pays membres et le reste du monde atteint annuellement 52 à 60 milliards US $ entre 1997 et 2002.
Le COMESA compte neuf institutions, deux agences spécialisées et un organe judiciaire.

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Selon des données fournies, ce lundi 23 mai 2016, à Africanmanager, le ministre du Commerce Mohsen Hassen s’est récemment entretenu avec le représentant du COMESA et ce lors de sa participation à un conseil ministériel concernant la première session de la commission technique du commerce, l’industrie au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, Ethiopie  .

Cette rencontre  a porté sur le projet de l’intégration de la Tunisie au marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA).Le représentant du COMESA a affirmé que ce projet a été bien examiné et qu’il sera présenté devant un conseil ministériel qui sera tenu en octobre prochain.

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