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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des Affaires étrangères dans les commissions mixtes », affirme Basam Loukil dans une interview accordée à Africanmanager. Pour lui, «Il faut prendre exemple sur les déplacements du Roi du Maroc en Afrique. C’est cela une vision africaine, et les résultats ont suivi. Nous en Tunisie, on n’a pas compris où il y a des éléments-clé de la stratégie africaine qui nous échappent encore ». Interview

Depuis quand le groupe Loukil s’intéresse à l’Afrique ?

Nos premières affaires avec l’Afrique datent de 2006 et 2008 dans le domaine des télécommunications. On a commencé par la vente et installation des pylônes pour les opérateurs télécom des réseaux GSM. Bien avant, c’était la vente des matériels et accessoires agricoles pour la Guinée Conakry, le Togo, le Benin, la Côte d’Ivoire. La FAO finançait alors des projets de mécanisation agricole dans ces pays et nous en avions profité pour vendre beaucoup de matériel Huard fabriqué à Sfax par nos soins. Il s’en était suivi une ruée vers l’électrification et les réseaux GSM et nous avions pu arracher nombre de marchés. Entre 2006 et 2010, on travaillait presqu’exclusivement avec 5 opérateurs télécom en Afrique, au Soudan, au Burkina, au Mali, au Togo et dans d’autres pays. Parallèlement, on vendait énormément de citernes à carburant.

Jusque-là, cependant, vous n’aviez aucune présence physique en Afrique

Seulement depuis deux ans, on a un bureau de représentation et de liaison avec un partenaire local à Boké. On est désormais sur un projet de fabrication d’accessoires agricoles et dans le domaine de la distribution des tracteurs et accessoires agricoles à Abidjan avec un partenaire local toujours. On étudie par ailleurs actuellement de nous installer en Guinée Conakry, en partenariat avec un opérateur local, dans le domaine de la distribution de l’alimentaire tunisien et de transformation des produits alimentaires locaux, notamment les fruits. Nous venons aussi d’être approchés par des partenaires italiens, pour une unité d’envergure de transformation, de production et de transformation des tomates et des pommes de terre avec stockage pour ces dernières au Mali, en plus d’une production propre d’électricité pour les besoins de nos unités notamment.

Combien représente l’Afrique dans votre chiffre d’affaires ?

En 2016, il avoisinait les 25 %. Cette année, si on arrive à accélérer nos exportations vers Djibouti des 2.000 Taxis C Elysée qui seront customisés dans nos ateliers à El Mghira à Tunis, 600 plateaux et 600 camions pour un montant total de 140 millions d’euros, on pourrait faire 40 % qui sont notre objectif réel pour 2018, sinon 30 % de notre chiffre d’affaires sur l’Afrique.

Avec la création de la TABC, vous ambitionnez certainement de devenir la locomotive de la Tunisie vers l’Afrique. Quel bilan pourrait-on déjà faire de la «Tunisian-African Business Council» ?

En octobre prochain, on célèbrera son 3ème anniversaire. On constate, d’une mission à l’autre, que le nombre d’hommes d’affaires intéressés par l’Afrique et participants augmente, que le taux de retour dans les pays visités augmente aussi, ce qui dénote un intéressement croissant des milieux d’affaires tunisiens pour l’Afrique, et le nombre d’hommes d’affaires sur les vols africains en témoigne, sans compter la demande croissante sur le fret maritime vers l’Afrique. Certains ont déjà lancé des projets et d’autres au moins ouvert des bureaux de liaison en Afrique.

Bientôt trois ans à la TABC. Quelles sont, selon vous, les difficultés qui handicaperaient une plus grande présence tunisienne en Afrique dont tout le monde dit pourtant qu’elle est l’avenir de la Tunisie ?

En premier lieu, la faible présence diplomatique qui faciliterait la tâche des hommes d’affaires. En Afrique elle est importante, prise au premier degré et avec, on vous regarde et on agit avec vous autrement. L’exemple du Burkina est à ce titre plus qu’édifiant. Avant l’ambassade, il y avait une orientation Tunisie, après, l’Ambassade la Tunisie est considérée comme partenaire à part entière. Le second handicap reste l’indigence des lignes aériennes directes. Le 3ème reste l’absence de conventions bilatérales auxquelles les Africains donnent beaucoup d’importance. Celles qui existent datent des années 80, qu’on est en train d’activer pour avoir certains avantages, comme dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la santé, douanier par les tarifs préférentiels pour l’accès à ces marchés ou encore les formations et les échanges d’expériences.

Mais la Tunisie n’est-elle pas déjà en train de dépasser cela par son adhésion à la Comesa ?

Généralement, les négociations prennent plusieurs années avant l’acceptation de l’adhésion. C’est pour cela qu’il faut, dès à présent, activer les conventions bilatérales et accélérer les négociations. Le ministre des Affaires étrangères qui a fait de 2017 l’année de l’Afrique, y est sensible et s’attèle déjà à réactiver et réanimer les commissions mixtes tuniso-africaines pour déboucher sur des conventions bilatérales qui favorisent les hommes d’affaires des deux pays.

Sans langue de bois. La Tunisie déclare mettre en place une politique africaine. Y croyez-vous ?

« La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites de courte durée, une initiative très appréciée par les hommes d’affaires d’ailleurs, ou seulement à travers le seul ministre des Affaires étrangères dans les commissions mixtes, reprises en force ces deniers temps et c’est à l’honneur du Ministre actuel». Une politique africaine, c’est ce que fait TABC, ce que doit faire le chef de l’Etat et en second lieu le chef du gouvernement. Les Africains sont plus sensibles aux visites d’Etat, des chefs d’Etat, qui généralement rouvrent les canaux de communication et d’échanges. Il faut prendre exemple sur les déplacements du Roi du Maroc en Afrique. C’est cela, une vision africaine, et les résultats ont suivi. Nous en Tunisie, on n’a pas compris ou il y a des éléments-clé de la stratégie africaine qui nous échappent encore, comme l’importance du déplacement du chef de l’Etat, les missions d’hommes d’affaires, bien préparées et accompagnées par plusieurs ministres. Tout cela, sans compter le bon ciblage des pays à visiter, le suivi, l’évaluation. « Pour l’exemple, on aurait préféré que le dernier périple africain du chef du gouvernement, soit pour le Burkina et le Mali, avec deux jours pour chacun, et focalisés sur des dossiers précis. De tout cela et dans le cadre d’échange d’avis et d’évaluation, nous avions fait part aux responsables concernés et on attend de voir pour les prochaines visites.

L’importance du transport dans la conquête des nouveaux marchés n’étant plus à démonter, Tunisair fait-elle assez pour l’Afrique ?

Assez, avec les moyens du bord. Elle aurait pu faire mieux, dans de meilleures conditions. Elle sait le potentiel et les opportunités, mais manque de moyens financiers, hésite entre l’ouverture de nouvelles lignes ou le renforcement de ce qui existe et souffre de manque de ponctualité avec presque 70 % des vols qui ont un retard d’au moins une heure.

 

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Le Président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, est arrivé à Lusaka le mercredi 7 juin 2017, en début d’après-midi, pour une visite officielle en Zambie. Il a été accueilli à l’aéroport international Kenneth Kaunda par son homologue zambien, Edgar Lungu. Après les honneurs militaires, le Chef de l’Etat malgache a été également accueilli en chants et danses, selon les traditions zambiennes.

Le Chef de l’Etat malgache, Hery Rajanoarimampianina, est à Lusaka, tout d’abord en tant que Président du sommet du COMESA. Le siège de l’organisation, qui compte 19 membres, se trouve dans la capitale zambienne. Durant sa visite, le Président Rajaonarimampianina se rendra notamment sur le site où sera érigé le futur siège du COMESA, il s’agit d’un terrain offert par l’Etat zambien.

La visite est également d’ordre bilatéral. Madagascar et la Zambie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1971. Un accord cadre a été signé entre les deux pays en 2008, et la visite du Chef de l’Etat malgache traduit l’intérêt réciproque des deux pays à renforcer leurs liens d’amitié et de coopération. Il s’agira notamment d’intensifier les échanges, en termes d’expérience mais aussi de commerce, sachant que la Zambie importe près de 90% de ses besoins sur les marchés des pays membres du COMESA.

Au cours de l’après-midi de ce 7 juin, le Président Hery Rajaonarimampianina a déposé des gerbes de fleurs à la nécropole des anciens Chefs d’Etat zambien. Il est prévu qu’il rende également visite au Père de l’indépendance zambienne, Kenneth Kaunda, aujourd’hui âgé de 94 ans. Par ailleurs, le Président de la République et la délégation malgache visiteront deux importantes unités industrielles zambiennes.

Le Président Hery Rajaonarimampianina est accompagné notamment de trois membres du Gouvernement : Béatrice Atallah, Ministre des affaires étrangères, Armand Tazafy, Ministre du commerce et de la consommation, et Bary Rafatrolaza, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère des Affaires Etrangères chargé de la coopération et du développement.

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La Tunisie répond aux critères d’adhésion au marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), a affirmé, lundi, Sindiso Ngwenya, secrétaire général du COMESA, lors de son entrevue avec le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères Sabri Bachtobji.

Ngwenya, qui effectue du 5 au 7 mars une visite officielle en Tunisie à la tête d’une délégation, prélude à l’adhésion de la Tunisie à ce rassemblement économique africain, a affirmé que les concertations entre les deux parties seront bientôt lancées et exprimé son espoir de l’annonce de l’association de la Tunisie au COMESA avant la fin de 2017.
Le secrétaire d’Etat a affirmé, pour sa part, l’importance que porte la Tunisie à ses relations avec les pays du continent africain ainsi que son intérêt pour le renforcement de la coopération avec les groupes économiques africains, la facilitation des échanges commerciaux et l’ouverture de nouveaux horizons pour les entreprises et les jeunes du continent.
La demande d’adhésion de la Tunisie au COMESA avait été acceptée en octobre 2016, lors de la réunion des chefs de gouvernement des États membres de ce marché, la Tunisie répondant à la condition de voisinage, exigée par le COMESA, soit du fait de l’existence de frontières entre la Tunisie et la Libye, d’ores et déjà membre dudit marché.

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“La Tunisie deviendrait membre du COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa) en octobre 2017”, a déclaré le secrétaire général Sindiso Ngwenya à l’issue d’un entretien avec le président du gouvernement, Youssef Chahed, au palais Dar Dhiafa, à Carthage.
Le responsable, actuellement en visite en Tunisie, pour assister au démarrage des négociations relatives à l’adhésion de la Tunisie, a fait savoir que les échanges dans le cadre de ce marché qui regroupe 19 pays africains ont dépassé 4500 milliards de dollars. Ce montant, a-t-il dit, devait se situer au cours des prochaines années entre 6000 et 7000 milliards de dollars, une valeur bien plus élevée que celle prévue par le bureau de conseil américain Mc Kenzy établie à 3000 milliards de dollars en 2025.
Il a estimé que le marché est ouvert et pourrait accepter l’adhésion d’autres pays africains, indiquant que des négociations sont actuellement en cours avec l’Algérie, à ce propos, l’objectif étant de réaliser la complémentarité africaine, a soutenu le responsable.

Pour rappel, la demande d’adhésion de la Tunisie au COMESA avait été acceptée en octobre 2016, lors de la réunion des présidents des gouvernements des Etats membres de ce marché, la Tunisie répondant à la condition de voisinage, exigée par le COMESA, soit du fait de l’existence de frontières entre la Tunisie et la Libye d’ores et déjà membre dudit marché).

Abdelkefi donne des gages

Dimanche, le secrétaire général du COMESA a été reçu par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fahdel Abdelkefi.
L’entretien a porté sur les modalités de l’admission de la Tunisie à la communauté économique régionale en tant que 20ème Etat membre.
Le ministre du Développement a mis l’accent sur la disposition de la Tunisie à contribuer à la réalisation des objectifs du COMESA une fois le pays admis et à tirer davantage profit des opportunités économiques qu’offre la coopération africaine, mettant l’accent sur la capacité de la Tunisie à être une base de développement et de promotion des entreprises africaines vers les pays du Sud de la Méditerrannée et l’Europe en général.
De son côté, Ngwenya a indiqué que l’adhésion de la Tunisie au COMESA lui permettra de tirer profit des opportunités de coopération établies dans le cadre des objectifs de l’organisation basée essentiellement sur la réalisation de la complémentarité économique entre tous les pays membres et une opportunité pour profiter des expériences de la Tunisie et de ses expertises.

La Tunisie est sur l’affaire depuis 2005

La Tunisie a d’abord demandé le statut d’observateur auprès du COMESA en 2005, mais la question n’a pas été retenue. En février 2016, le pays a officiellement écrit au Secrétaire général pour lui demander de rejoindre cette communauté économique, fondée en 1994 dans l’objectif de créer une union douanière entre ses dix-neuf pays membres. Au mois d’octobre 2017, la Tunisie deviendra le 20ème Etat membre de ce marché qui regroupe une population totale de 475 millions d’habitants.

A rappeler que le 19ème Sommet des Chefs d’Etat du COMESA, tenu à Madagascar en octobre 2016, a mandaté le Bureau du Conseil des Ministres à engager des négociations avec la République Tunisienne sur les conditions d’adhésion au COMESA Traité. Les discussions bilatérales sur les activités à entreprendre par la Tunisie dans le cadre des préparatifs pour l’adhésion au Traité du COMESA.

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe aussi connu sous son acronyme anglais COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa), est une organisation internationale à vocation régionale de l’Est africain et a un produit intérieur brut réel total de 677 milliards US $ en 2014. Le volume des transactions commerciales entre les pays membres et le reste du monde atteint annuellement 52 à 60 milliards US $ entre 1997 et 2002.
Le COMESA compte neuf institutions, deux agences spécialisées et un organe judiciaire.

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Selon des données fournies, ce lundi 23 mai 2016, à Africanmanager, le ministre du Commerce Mohsen Hassen s’est récemment entretenu avec le représentant du COMESA et ce lors de sa participation à un conseil ministériel concernant la première session de la commission technique du commerce, l’industrie au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, Ethiopie  .

Cette rencontre  a porté sur le projet de l’intégration de la Tunisie au marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA).Le représentant du COMESA a affirmé que ce projet a été bien examiné et qu’il sera présenté devant un conseil ministériel qui sera tenu en octobre prochain.

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