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C’est toujours le flou au Venezuela, avec une tension politique extrême, depuis que le président de l’Assemblée, Juan Guaido, chef de file de l’opposition, a prêté serment pour s’autoproclamer chef de l’Etat, par intérim. C’est l’épilogue de l’agitation dans le pays, littéralement scindé en deux entre les partisans de l’opposition, la droite et ceux du pouvoir, à l’extrême gauche. Il faut dire aussi que Guaido n’est pas seul dans cette folle aventure, des chancelleries occidentales et d’Amérique latine, en premier les Etats-Unis, l’ont déjà reconnu comme le président de la République, selon Reuters.

Guaido a le soutien des USA, du Canada et des gouvernements latino-américains étiquetés à droite; l’Union européenne, notamment l’Espagne et la France, est plus prudente et veut tout au plus des élections démocratiques pour que le pays puisse y voir plus clair. Pour la Turquie, la Chine et la Russie c’est tout vu : Nicolas Maduro demeure l’homme fort du Venezuela, et gare à ceux qui songeraient à une action militaire, notamment Washington, qui rêve de déboulonner Maduro, à défaut d’avoir pu le faire pour son prédécesseur, le défunt Hugo Chavez, ennemi historique des Etats-Unis.

Le président Maduro, qui se dit “légitime“, a dénoncé mercredi 23 janvier 2019 une tentative de putsch et décrète la rupture des liens diplomatiques avec les Etats-Unis.
C’est l’armée vénézuélienne qui arbitrera in fine ce bras de fer, Guaido l’a invitée à rejoindre le camp de l’opposition mais jusqu’à présent ses généraux se rangent derrière Maduro.
Le ministre de la Défense va prendre la parole ce jeudi, sachant qu’il s’est engagé à rester fidèle au successeur de Chavez. “S’il est vrai que Guaido a obtenu une reconnaissance internationale, la réalité du pouvoir est toujours entre les mains de Maduro“, a confié Ronal Rodriguez, professeur de sciences politiques à l’Université Rosario de Bogota, en Colombie.

A noter que 14 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la nouvelle fronde antigouvernementales, mardi 22 janvier 2019. La crainte maintenant c’est que Guaido soit arrêté, comme l’a été l’ex-leader de l’opposition, Leopoldo Lopez, en résidence surveillée depuis le soulèvement de 2014.

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Après le coup d’Etat raté, en l’absence du président Ali Bongo, toujours au Maroc pour y subir des soins, le régime tente de donner le change en se choisissant un nouveau Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé. Ce dernier, 56 ans, n’est pas un inconnu, puisqu’il a occupé plusieurs fonctions ministérielles, et même du temps du temps de Omar Bongo, père de l’actuel chef de l’Etat et qui a gouverné le pays jusqu’à sa mort, en 2009.
L’ex-chef du gouvernement, Emmanuel Issoze-Ngondet, est recasé médiateur de la République.

Bekalé va présenter une nouvelle équipe gouvernementale prochainement. Elle devra attendre le retour de Bongo pour prêter serment, ou se rendre au Maroc où il est hospitalisé suite à son accident vasculaire cérébral. Une situation ubuesque qui gonfle à bloc l’opposition; elle y voit l’occasion de se débarrasser enfin des indéboulonnables Bongo et harcèle la Cour constitutionnelle du Gabon pour qu’elle décrète la vacance du pouvoir, et décide de la suite, par exemple des élections anticipées…

Changement également à l’Assemblée nationale où un nouveau bureau a été composé quelques heures avant la désignation de Julien Nkoghe Bekalé. Faustin Boukoubi, ancien secrétaire général du Parti démocratique gabonais, le parti au pouvoir, prend la tête du Parlement. Mais il n’est pas sûr que tous ces mouvements calment les appétits de l’opposition, qui ronge son frein depuis Bongo père…

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Des soldats ont tenté de profiter du flou au sommet de l’Etat, du fait de l’hospitalisation au Maroc du président Ali Bongo Ondimba, pour mettre la main sur les leviers du pouvoir. Ils ont lu lundi 7 janvier 2019 au matin, à la radio d’État, un message qui dit qu’un «Conseil national de restauration» allait être installé pour supplanter Bongo Ondimba, dont on ne connait toujours pas la date de retour au pays. Mais depuis cette annonce Radio Gabon n’émet plus et les autorités ont fait savoir que les putschistes ont été arrêtés, rapporte Jeune Afrique.

Le ministre de la Communication, Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, a annoncé ce lundi vers 9h GMT que les mutins avaient été interpelés  par les forces du GIGN gabonais. «Aucune caserne n’a suivi l’appel» lancé par ces individus – « une petite dizaine de militaires» -, d’après une source gouvernementale.
A noter que des tirs ont été entendus dans le centre de la capitale, Libreville, tôt ce matin, et des agents de la garde républicaine avaient fait irruption dans les locaux de la radio d’État
«Une fois encore, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir dans leur basse besogne continuent d’instrumentaliser et de chosifier la personne d’Ali Bongo Ondimba en mettant en scène un malade dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales», disait le communiqué des mutins. Le message radiodiffusé ajoute que le groupe «a décidé ce jour de prendre ses responsabilités afin de mettre en déroute toutes les manœuvres en cours visant la confiscation du pouvoir par ceux qui dans la nuit du 31 août 2016 ont lâchement fait assassiner nos jeunes compatriotes avec le soutien des institutions illégitimes et illégales». Mais le coup de force a tourné court, semble-t-il…

Le journal a contacté la présidence de la République vers 8h GMT, qui lui a signifié qu’elle maitrise la situation et que les endroits stratégiques de la capitale et les environs de Radio Gabon sont également sous contrôle. Ce qui est sûr c’est que ce coup d’Etat raté en dit long sur la stabilité du pays, depuis la réélection très controversée de Bongo en 2016

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Comprenne qui pourra, ou qui voudra, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a abattu ses cartes lors de son intervention télévisée du 21 décembre 2018. Il n’a pas été très explicite sur les échéances, et surtout à quel moment il va prendre son destin politique personnel en main, de toute façon il ne pouvait pas en dire plus vu la délicatesse du moment, avec les recours et protestations qui ont accueilli sa Loi de finances et vu que le dispositif n’a même pas encore été mis sur les rails. N’empêche des messages il y en avait, à gogo, et pas voilés ou subliminaux ! Son ex-mentor, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), a été fixé; son fils, le président du Comité politique de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE) et le secrétaire général du parti, Slim Riahi, l’ont été également; idem pour le parti de Chahed – ou son ex-parti devrait-on dire dorénavant… Bref, il y en avait pour tout le monde. Ce qu’on a compris, c’est que l’envie d’y aller, d’en découdre avec ses adversaires le démange, depuis le temps qu’il avale leurs couleuvres, et il va manifestement y aller. Il faudrait être dingue ou être dégoutté par le pouvoir pour ne pas être tenté par les circonstances exceptionnelles qui l’ont mis sur un piédestal, et Chahed n’est ni dingue ni dégoutté par le pouvoir…

L’appétit lui est venu en mangeant

Son histoire c’est celle d’un homme que BCE a sorti de son chapeau pour remplacer au pied levé un supplicié, Habib Essid; c’est un type qui ne payait pas de mine au départ, et c’est pas une honte pour son jeune âge, mais il a vite découvert la faiblesse et les tares congénitales de ses congénères, alors son appétit est venu en mangeant. C’est pas que Chahed soit une lumière et encore moins un génial politicien, mais qui l’est vraiment dans la Tunisie post-révolutionnaire ? Ceux qui nous servent d’élite politique font leurs gammes en même temps que les citoyens apprennent les subtilités de cette démocratie qui nous est tombée sur la tête de manière inattendue le 14 janvier 2011, quoi qu’en disent certains. Mais Chahed lui assimile ses leçons plus vite que les autres, il a vite compris que ses adversaires, notamment ses amis d’hier, sont tellement médiocres, pour ne pas dire mauvais, qu’il lui suffit de se baisser pour ramasser la mise. Et c’est justement ce qu’il est en train de faire, en ménageant son ex-mentor, BCE, ce qui présente l’avantage de ne pas montrer Chahed comme un traitre, un renégat. De la sorte, il garde l’estime des nidaïstes purs jus et des fidèles du président de la République, et ils ne sont pas peu. Très bon pour les affaires du jeune loup, qui devra démontrer sa capacité à rassembler, ne serait-ce que pour aller au bout de son projet.

Ils ont bien bossé pour lui !

L’ascension de Chahed a commencé en fait quand Essebsi a fermé les yeux, obstinément, sur les gros dégâts provoqués par son fils, malgré le défilé à Carthage pour convaincre le papa qu’il fallait immédiatement siffler la fin de la récréation. Ivre de son pouvoir que plus rien ni personne n’a contesté, pas même les cadres du parti complètement lobotomisés, HCE est parti dans des dérapages fous et un grand délire, jusqu’à s’inventer des ennemis imaginaires, en premier Chahed, pourtant le mieux placé d’entre eux, à en croire tous les sondages, pour reprendre le flambeau du fondateur du parti, BCE. Essebsi fils a poussé le bouchon jusqu’à exiger la chute du gouvernement. Son obstination aura torpillé le Pacte de Carthage, dont d’ailleurs plus personne ne parle. Ça aussi c’est une grande victoire du chef du gouvernement, libéré de ces liens superflus et nuisibles sortis de la tête du président de la République. L’entreprise de démolition du parti a été parachevée par Slim Riahi, et son parachutage complètement raté au poste de secrétaire général. L’homme d’affaires, qui n’a aucun talent pour la politique, a eu la mauvaise idée de suivre HCE, encore moins doué que lui, dans son combat fou contre Chahed, jusqu’à monter cette affaire de coup d’Etat qui lui vaut son éloignement du territoire tunisien, avec l’épée de la justice militaire suspendue sur sa tête, l’obligeant à inventer l’étrange statut d’opposant numéro 1 à travers Facebook et depuis l’étranger.

Macron, Trump et Sall font la même chose

Nidaa Tounes est devenu un tel champ de ruines que même Chahed n’en veut plus. Il a bien raison d’éviter de se présenter à un Congrès électif lequel n’a même pas encore de date officielle, à quelques mois des élections, pour tenter de reprendre un parti où il n’y a que des coups à prendre, sans parler du risque d’un revers à cause de manoeuvres, manipulations et autres fraudes. Trop dangereux, alors que de sa position, avec un mouvement au centre, il pourrait aisément siphonner ce qui reste de Nidaa Tounes. Les moyens de l’Etat, avec lesquels il fait et fera campagne, feront le reste. Slim Riahi et Abir Moussi, qui lui reprochent d’user des biens de l’Etat pour bâtir sa légende aux quatre coins du pays et aimanter les électeurs, ont raison. C’est vrai ce qu’ils disent, le problème c’est que les démocraties, même les plus grandes, n’ont pas encore trouvé la parade. Tous les déplacements des dirigeants en place, quels qu’ils soient, sont également politiques par essence. Le président français, Emmanuel Macron, lui aussi utilisera les moyens de l’Etat pour briguer un second mandat. Le président américain, Donald Trump, fera exactement la même chose. Le président sénégalais, Macky Sall, qui était à Tunis il y a quelques jours, est en train de le faire, pour sa réélection en février 2019. Etc. Alors pourquoi Chahed ne ferait pas ce que font tous les dits démocrates font ??

Si Ennahdha l’a choisi, c’est que…

La boutique de Chahed semble très bien embarquée, au point que Ennahdha, qui n’a pas son pareil pour flairer le sens du vent, ne jure plus que par le chef du gouvernement. Du reste les islamistes, qui se sont aliénés le président de la République et presque toute la classe politique, qui n’en ont pas fini avec le gros dossier de leur organisation secrète et qui viennent de subir une violente charge qui vient d’outre-Atlantique, des USA (c’est certainement ce qui se dit aussi dans toutes les chancelleries occidentales), n’ont de toute façon pas le choix et doivent s’afficher avec un puissant qui a un label de progressiste, et Chahed, ami des Américains qui plus est, a les deux. C’est toute l’histoire d’un homme que les dieux de la politique ont favorisé. Toutefois l’histoire ne nous dit pas si des succès économiques tangibles, et il en faudra un paquet, seront au rendez-vous. Mais ça, c’est une autre… histoire.

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Me Habib Zemmali, l’avocat de Lotfi Brahem, est revenu sur les derniers développements de l’affaire qui oppose l’ex-ministre de l’Intérieur au journaliste français Nicolas Beau. L’avocat a affirmé, ce mardi 18 décembre 2018, que l’implication de ce dernier dans le dossier du présumé coup d’Etat est flagrante. Il est allé plus loin, sur Mosaïque FM, en affirmant que le journaliste a été grassement payé, en argent et cadeaux, par des parties tunisiennes et étrangères pour mouiller Brahem. Il a indiqué que la justice française étudie en ce moment cette affaire et que la prochaine audience est fixée au 5 avril 2019.

Par ailleurs l’avocat a fait savoir qu’il a trainé en justice le bureau de la chaîne Al Jazeera en Tunisie, Nicolas Beau et des bloggeurs qui ont accusé l’ex-ministre de l’Intérieur d’avoir fomenté un putsch…

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Le secrétaire général de Nidaa Tounes, Slim Riahi, à l’étranger pour une durée indéterminée, a du souci à se faire, à en croire le président du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, AbdelKarim Harouni. Ce dernier a déclaré vendredi 14 décembre dans la soirée, sur France 24 : «Nous allons trainer Slim Riahi en justice pour avoir accusé le chef du gouvernement de fomenter un putsch pour permettre au président d’Ennahdha d’accéder à la fonction de chef d’Etat. Ce sont des accusations insensées qui troublent le pays et ternissent son image à l’étranger. Celui qui tient un tel discours ne peut pas être l’artisan d’un consensus», a déclaré Harouni.

Donc voilà, si ce n’est pas Youssef Chahed qui lance des représailles judiciaires contre Riahi, c’est Ennahdha qui s’en chargera. De là à en déduire que c’est une indication de plus de l’état des liens entre le chef du gouvernement et ses nouveaux parrains, il n’y a qu’un pas…

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Dans un climat politique qui se tend incroyablement, à quelques encablures des élections de 2019, chaque partie et camp fourbit ses armes dans la perspective d’un combat qui risque d’être sanglant, à en croire la violence des coups qui sont déjà échangés dans l’arène politique. A l’ambiance des plus incertaines, le président de la République n’ayant encore renoncé à rien, même à 92 ans, il faut ajouter les incertitudes, tâtonnements et approximations d’une classe politique qui fait ses classes en matière de jeu démocratique, en même temps que les citoyens font leur douloureux apprentissage de la démocratie, un gros problème pour la Tunisie. Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), a rangé pour le moment ses flèches contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et attend l’artillerie lourde que lui a promise le secrétaire général de Nidaa Tounes, Slim Riahi, avec sa plainte contre Chahed pour tentative de coup d’Etat, déposée auprès du Tribunal militaire, excusez du peu ! Mais il y a un os, un gros : Riahi est à l’étranger, pour affaire dit-il. D’aucuns disent qu’il a fui et ne reviendra jamais, pour échapper aux tourments judiciaires, et pas des moindres, mais aussi parce que son affaire de putsch serait du flan, du bidon quoi. Si c’est le cas, ce sera un gros pépin pour son parti, d’abord et pour BCE ensuite. Mais on n’y est pas encore, alors BCE se dégage la voie et nettoie autour de lui, en jetant son dévolu sur Ennahdha. Quant au combat avec l’ex-poulain, Chahed, et bien il viendra en son temps… ou ne viendra pas.

Deux erreurs fatales en quelques mois

Le dossier dit du putsch est sans doute l’une des dernières affaires qui peut encore freiner un chef du gouvernement sur qui ont glissé toutes les cabales pour le faire tomber. Balancer un missile judiciaire pour stopper l’adversaire politique et faire place nette, BCE en sait un rayon. Les islamistes en font la douloureuse expérience en ce moment même. Mais pour arrêter Chahed, c’est une toute autre histoire. En effet, à part les allégations de Riahi, Nidaa Tounes n’a rien à se mettre sous la dent dans cette affaire. “Nada“. Aucun des cadres du parti n’a jusqu’ici jeté un oeil sur les éléments de preuve contre Chahed que détiendrait le secrétaire général, ce dernier claironne partout qu’il a du lourd contre le chef du gouvernement, mais personne n’a encore rien vu. Le président du bloc parlementaire de Nidaa, Sofiene Toubel, l’a d’ailleurs reconnu, en direct, sur le plateau de Meriem Belkhadi. Oser s’attaquer au chef du gouvernement, tout de même, avec des munitions aussi frêles, c’est très léger, et dangereux si la riposte judiciaire – plainte pour diffamation – venait; mais que Riahi ait réussi à embarquer avec lui tous les dirigeants anti-Chahed du parti, ça c’est encore plus léger. Nidaa Tounes a été incroyablement imprudent en acceptant que Riahi soit parachuté comme SG, avec en plus toutes ses casseroles judiciaires qui font un boucan infernal, une bizarrerie qui est passée comme une lettre à la Poste. Manifestement les errements du parti bâti par le président de la République continuent, avec cette curée insensée sur Chahed sans même avoir pris le temps de consulter les documents que prétend détenir Riahi.

C’est économique, mais aussi très politique !

Et que fait le chef du gouvernement en ce moment ? Et bien il bouge, fait du terrain, travaille, promet et même dans certains cas règle des problèmes concrets, comme il l’a fait ce mercredi 05 décembre 2018 à Douar Hicher. Et demain jeudi 06 décembre il reçoit dans son palais de la Kasbah, pour une affaire de la plus haute importance : Le mode d’emploi pour que la Tunisie fasse des bonds en avant dans le classement “Doing Business“. Certes il s’agit de soigner les intérêts économiques du pays, à n’en pas douter mais l’affichage est aussi très politique, il ne faut pas s’y leurrer. En effet cet activisme sert aussi à imprimer dans la tête des citoyens ceci : Vous avez vu, pendant que mes détracteurs s’agitent dans la boue, dans des basses manoeuvres politiciennes où l’intérêt général est complètement absent, moi je travaille pour vous, vos enfants, votre avenir. C’est ça le message de Chahed. En attendant le bénéfice, là aussi très politique, qu’il pourrait tirer du dégonflement, comme une baudruche, du présumé dossier de Riahi, une affaire d’ailleurs que le chef du gouvernement s’est gardé jusqu’ici de commenter publiquement. Les conseils avisés de son staff sont sans doute passés par là, une sagesse et une clairvoyance auxquelles Nidaa Tounes ne peut pas prétendre, surtout depuis que l’ex-président du Club Africain en est le “patron”. Mais Chahed, quoiqu’incroyablement favorisé par la conjoncture politique actuelle, ne pourra pas s’exonérer de quelques succès économiques pour revendiquer les premiers rôles en 2019, si tel est son dessein. Rendez-vous demain, à la Kasbah, pour avoir une petite partie des solutions à même de blinder, éventuellement, son offre pour les élections de 2019.

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L’élue du bloc parlementaire Coalition nationale Leila Chettaoui a affirmé dans une interview accordée mardi 4 décembre 2018 à la chaîne Zitouna que Slim Riahi, secrétaire général de Nidaa Tounes, ne reviendra plus en Tunisie, à cause essentiellement des accusations de corruption et blanchiment d’argent qui pèsent sur lui.

Et d’ajouter que «la personne qui a conseillé à Riahi de brandir une affaire de tentative de coup d’Etat lui a causé un gros problème“.

La députée a indiqué que «celui qui sera désigné pour le poste de secrétaire général de Nidaa Tounes, après la fuite de Riahi, devra être plus précautionneux pour ne pas tomber dans le même piège“.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), a manifestement décidé de croiser le fer avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed. En effet il a mobilisé l’avocat et ex-ministre des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Kourchid, pour s’occuper de la plainte déposée par le secrétaire général de Nidaa Tounes, Slim Riahi, auprès de la justice militaire, rapporte Mosaïque Fm ce mardi 27 novembre 2018. Rappelons que cette plainte est motivée par un présumé projet de coup d’Etat contre Essebsi, qu’auraient fomenté Chahed et l’ex-chef du cabinet présidentiel, Slim Azzabi.

Tout le monde se demandait ce que Kourchid est allé faire au palais de Carthage hier, et bien on est fixé maintenant. En cooptant l’ex-ministre des Affaires foncières, très remonté contre Ennahdha et contre le chef du gouvernement après son limogeage-surprise, le chef de l’Etat annonce clairement la couleur : Il ne fera pas de quartier et fera feu de tout bois pour faire payer à Chahed sa “forfaiture”, en passant en force pour imposer son nouveau gouvernement…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a affirmé samedi 24 novembre 2018 l’attachement au processus démocratique, étant convaincu que le pouvoir revient au peuple qui l’exerce par le biais de ses représentants.

Il a insisté sur l’engagement à consolider cette démarche “sans accorder de l’importance à ceux qui considèrent que le retour à la légitimité constitutionnelle et le vote des représentants du peuple constituent une forme de putsch. En réalité, ceux-ci défendent leurs propres intérêts et voient dans l’application de la Constitution et dans la lutte contre la corruption une tentative de putsch“.

Selon Youssef Chahed, qui s’exprimait à l’ouverture des débats budgétaires au Parlement pour présenter la Déclaration du gouvernement, “il est évident que les gouvernements issus de la légitimité parlementaire ne font pas de coups d’Etat”. “Pourquoi un gouvernement qui bénéficie de larges prérogatives envisagerait-il un coup d’Etat? “. “Ce gouvernement est et restera toujours attaché à la légitimité constitutionnelle“, a-t-il soutenu en substance.

Et d’ajouter : “Je tiens à affirmer l’engagement du gouvernement, dans le cadre de ses prérogatives, à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la réussite des prochaines échéances nationales et à consolider l’édifice démocratique, en œuvrant à fournir tout le soutien à l’instance électorale et encore en accélérant la mise en place de la Cour constitutionnelle“.

Sur un autre plan, Youssef Chahed a fait observer qu’avec l’adoption par le Parlement du dernier remaniement ministériel, “nous avons surmonté la crise politique qui aurait pu conduire le pays vers l’inconnu”. Aujourd’hui, la crise a été résolue dans le respect de la Constitution et des mécanismes démocratiques, a-t-il affirmé. Mais certaines parties, qui ne veulent pas admettre que la crise est dépassée, continuent, malheureusement, à infester la situation politique et à bloquer le processus démocratique. Ceci est loin d’entraver outre mesure l’action gouvernementale, a-t-il dit.

Le chef du gouvernement a rendu hommage, au début de son intervention, aux membres de la Garde présidentielle qui ont trouvé la mort le 24 novembre 2015 dans une attaque terroriste au centre ville.

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Après son intervention musclée au Parlement lundi 12 novembre 2018 dans la soirée, la députée d’Attayar Samia Abbou s’est attiré les foudres de la porte-parole de la présidence de la République, Saïda Garrache. Cette dernière a presque immédiatement posté un texte cinglant, sur sa page Facebook.

Elle a écrit que Samia Abbou a débarqué dans la politique par pur hasard et qu’elle avait oublié le militantisme de Garrache ainsi que le secours qu’elle lui a apporté plus d’une fois. Outrée par la sortie de l’élue, Garrache a déclaré que cette dernière verse dans le populisme et l’hystérie du fait de sa pauvreté intellectuelle et politique et de son irresponsabilité.

Pour la porte-parole de la présidence, Abbou ternit la réputation des personnes et leur passé afin d’assouvir une passion destructrice. Elle a ajouté que la députée est mue par une rancune tenace et la haine à cause de ses horizons politiques bouchés.

Pour rappel, Samia Abbou avait jeté à la face du chef du gouvernement, Youssef Chahed, qu’il a fomenté un coup d’Etat contre Béji Caïd Essebsi, assimilable à celui de Ben Ali contre Habib Bourguiba. Elle a établi une comparaison entre Saïda Garrache et Saïda Sassi, une nièce de Bourguiba, dont on dit qu’elle était au service de Ben Ali et l’informait des moindres faits et gestes au Palais de Carthage, ce qui aurait facilité le coup d’Etat.

«Comme Habib Bourguiba a fait avec Ben Ali, Béji Caïd Essebsi t’a coopté et honoré alors que tu n’as rien ! Essebsi voulait marcher sur les pas de Habib Bourguiba, alors qu’il trinque ! Il le mérite !», a lancé Abbou en direction de Chahed.

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Les anti-Chahed au sein de son propre parti – officiellement et jusqu’à la preuve du contraire -, Nidaa Tounes, ne reculent devant rien pour le faire déguerpir. Puisque tout ce qui a été fait jusqu’ici se brise sur les nerfs d’acier du chef du gouvernement, ses ennemis ont mandaté Khaled Chouket pour agiter une autre menace, inédite pour le coup : Si Youssef Chahed s’entête à garder son fauteuil, il en découlera une agitation politique et sociale monstre qui obligera l’armée à prendre les rênes du pays pour lui éviter le naufrage, a balancé le dirigeant de Nidaa sur la radio Diwan FM mardi 4 septembre 2018…

«Si ce gouvernement insiste, la crise politique s’aggravera et la situation sera encore plus délétère. Les coup bas monteront en puissance, ainsi que le populisme et les manoeuvres dangereuses. Tout cela pourrait même déboucher sur un putsch militaire», assène-t-il.
Il ajoute que même si «l’Armée nationale a le sens des responsabilités (…), l’irresponsabilité des politiques la contraindrait à monter au front pour sauver le pays».
Et Chouket, sûr de la capacité de ses potes à déloger Chahed de la Kasbah, a confié que les noms de personnalités pour la succession sont déjà sur la table, notamment la ministre du Tourisme, Selma Elloumi. Il dit d’elle que «c’est une compétence avérée et sa réputation n’est plus à faire. Il y a d’autres noms que je ne peux dévoiler. En tout cas contrairement à ce que disent certains, l’alternative à Youssef Chahed est bien là», a-t-il conclu.

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Requinqué par sa réélection, dès le premier tour, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a repris la chasse aux gülenistes, qu’il accuse d’avoir fomenté le coup d’Etat de juillet 2016, un affront qu’il n’a toujours pas digéré. La justice a ordonné ce vendredi 06 juillet 2018 l’arrestation de 346 militaires soupçonnés de collusion avec les commanditaires présumés du putsch raté, selon l’agence étatique Anadolu, reprise par l’AFP.

A noter que près de 77.000 individus ont été placés derrière les barreaux depuis la tentative de coup d’Etat et plus de 140.000 fonctionnaires ont été radiés ou suspendus. Mais tout cela ne suffit toujours pas au bonheur de l’homme fort de la Turquie. Il est toujours hanté par le prédicateur Fethullah Gülen, son ancien allié, qui s’est réfugié aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années. Erdogan voit Gülen partout, preuve que sa réélection triomphale ne suffira pas à lui faire recouvrer sa sérénité…

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Une preuve de plus du caractère délétère et nocif du climat social et politique dans le pays : Le syndicat général des fonctionnaires des unités d’intervention (SFDGUI) s’en prend ouvertement au chef du gouvernement, sans prendre de gant. Dans un communiqué émis lundi 25 juin 2018 dans la soirée, le SFDGUI accuse Youssef Chahed de porter atteinte au moral de l’institution sécuritaire et l’invite à ne pas utiliser les forces de l’ordre dans ses combats politiques.

Le texte dénonce une campagne de stigmatisation qu’auraient subi les policiers et s’insurge contre les licenciements, les mises à la retraite anticipée, les poursuites judiciaires, le limogeage sans ménagement de Lotfi Brahem et les accusations de coup d’Etat orchestré par l’appareil sécuritaire. Et tout cela aurait pour unique responsable Chahed, d’après le SFDGUI…

Le syndicat demande au président de la République de dire son mot dans cette affaire et d’évoquer publiquement tous les aspects des “accusations mensongères de coup d’Etat” qui ont été lancées contre l’ex-ministre de l’Intérieur et pour lesquelles, rappelons-le, il a décidé de porter plainte. Le SFDGUI invite les autorités à prendre des précautions extrêmes dans les nominations des hauts cadres sécuritaires (en allusion au grand coup dans la fourmilière donné par Gahzi Jeribi), et met en garde contre l’instrumentalisation des désignations à des fins politiques.

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Le journaliste français Nicolas Beau n’a pas raté Lotfi Brahem, ce dernier non plus ne l’a pas raté. Liberté de ton fraichement retrouvé, l’ex-ministre de l’Intérieur fait face à l’accusation, et pas avec des gants. Au sujet des bruits autour d’une tentative de coup d’Etat, lâchés par le journaliste, Brahem réplique, sur Mosaïque FM ce jeudi 14 juin 2018, que Beau a une sombre histoire noire et que sa plume a été à l’origine de tragédies dans plusieurs pays.

Il a ajouté que le journaliste a débarqué sur le sol tunisien depuis un mois et demi, et qu’il a rencontré notamment des journalistes et des acteurs du secteur médiatique.
Ce journaliste a lancé des rumeurs (…), je n’ai rien à voir avec ces bruits, je n’ai rencontré aucun responsable émirati“, a-t-il déclaré. Aucun ministre ne sort du territoire tunisien sans y avoir été autorisé formellement, a-t-il indiqué.

Brahem a par ailleurs affirmé que ce missile balancé par Beau a nui au tourisme tunisien, et que des réservations à l’étranger ont été annulées.

Enfin il a confié qu’il a déposé une plainte contre le journaliste Français, Al Jazeera et toutes les personnes mouillées dans la propagation de cette rumeur.

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Le ministre de l’Intérieur par intérim, Ghazi Jeribi, a indiqué que les autorités tunisiennes sont “en train d’analyser les informations relayées par certains médias étrangers faisant état de l’échec d’une tentative de coup d’Etat, afin de vérifier leurs sources et leur fiabilité”.
En visite d’inspection, mardi des unités sécuritaires déployées à Jendouba, le ministre a précisé que “l’ouverture d’une enquête judiciaire reste tributaire des résultats des analyses en cours”.

Jeribi a exhorté lors de sa visite les unités de sécurité à plus d’efforts et de vigilance afin de protéger le pays contre toute menace, notamment la menace terroriste, soulignant que la “sécurisation du pays contre le danger terroriste requiert une approche globale qui exige des actes plutôt que des discours”.
Il a réaffirmé à cet égard le haut degré de préparation des unités sécuritaires, notamment celles déployées dans les zones frontalières à anticiper et à faire face à toute menace.

Lors de son déplacement, le ministre a visité les districts de police et de la garde nationale dans la région, la caserne des unités d’intervention, la direction régionale de la protection civile, avant de partager la table de l’Iftar avec les unités sécuritaires dans la zone frontalière Jelail relevant de la délégation de Ghardimaou.

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La députée Hager Ben Cheikh Ahmed a fait savoir, sur sa page Facebook le jeudi 12 avril 2018, que son collègue Ali Bennour est maintenant sous protection policière. Elle a indiqué que les autorités ont informé Bennour que lui et sa famille courent un grand danger…

Pour l’élue, le député Imed Daïmi est directement responsable de cette situation, lui qui avait appelé, en plein Parlement, à exécuter publiquement Bennour pour apologie du coup d’Etat. Rappelons que l’ex-élu d’Afek Tounes avait fini par présenter ses plates excuses au président République après ce qu’il a présenté comme la solution aux nombreux maux de la Tunisie…

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A 93 ans – le président le plus vieux de la planète -, Robert Mugabe aurait décidé, après un bras de fer avec l’armée, de tirer sa révérence. Selon la chaîne américaine CNN, qui aurait recueilli les confidences des généraux putschistes, il aurait même écrit sa lettre de démission, après avoir négocié habilement son exil, lui et et sa sulfureuse épouse, Grace.

Il serait question, dans cet accord, d’une “immunité totale” pour l’ex-chef de l’Etat et sa femme, indique CNN. Enfin sauf coup de théâtre, car hier Dimanche, des personnes proches des négociations avaient annoncé la démission de Mugabe. Puis patatras, dans la soirée il fait un discours devant la Nation qui désarçonne les Zimbabwéens. Il dit qu’il refuse de quitter le pays et qu’il piloterait même le congrès de la Zanu-PF en décembre.
Des sources politiques ont donné à l’agence Reuters l’explication de ce revirement : Mugabe voulait effectivement raccrocher hier, mais le parti au pouvoir aurait catégoriquement refusé que son départ soit officialisée en présence de chefs de l’armée, pour ne pas asseoir la thèse du coup d’Etat…

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Fin de partie pour le fantasque président du Zimbabwe, Robert Mugabe, 93 ans, qui tient le pays d’une main de fer depuis 1980 ? Ce qu’on sait pour le moment c’est que l’armée contrôle présentement la capitale, Harare et a confiné le dictateur dans ses murs, rapporte BBC Afrique. Le porte-parole de l’armée affirme pourtant qu’il ne s’agit pas d’un coup d’Etat. Mais pour l’Union africaine (UA) si, elle a d’ailleurs condamné l’acte et appelé les militaires à retourner dans les casernes, à respecter la Constitution. Pour rappel, la Charte de l’UA exclut d’office tous les pays où le pouvoir change de main par un coup de force…

Des véhicules blindés occupent les artères autour du Parlement et les bâtiments gouvernementaux. La même source fait état de tirs et explosions dans la capitale.

 

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Près d’une trentaine de policiers sont jugés mardi lors du premier procès contre des participants présumés au coup d’État manqué du 15 juillet 2016, visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan, rapporte l’AFP.

Cinq mois après le putsch manqué, des procès avaient déjà démarré dans plusieurs villes turques. Lundi à Denizli, dans le sud-ouest, 60 personnes ont été appelées à la barre.

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