Gabon : Bongo, hospitalisé au Maroc, échappe à un coup d’Etat

Gabon : Bongo, hospitalisé au Maroc, échappe à un coup d’Etat

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Des soldats ont tenté de profiter du flou au sommet de l’Etat, du fait de l’hospitalisation au Maroc du président Ali Bongo Ondimba, pour mettre la main sur les leviers du pouvoir. Ils ont lu lundi 7 janvier 2019 au matin, à la radio d’État, un message qui dit qu’un «Conseil national de restauration» allait être installé pour supplanter Bongo Ondimba, dont on ne connait toujours pas la date de retour au pays. Mais depuis cette annonce Radio Gabon n’émet plus et les autorités ont fait savoir que les putschistes ont été arrêtés, rapporte Jeune Afrique.

Le ministre de la Communication, Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, a annoncé ce lundi vers 9h GMT que les mutins avaient été interpelés  par les forces du GIGN gabonais. «Aucune caserne n’a suivi l’appel» lancé par ces individus – « une petite dizaine de militaires» -, d’après une source gouvernementale.
A noter que des tirs ont été entendus dans le centre de la capitale, Libreville, tôt ce matin, et des agents de la garde républicaine avaient fait irruption dans les locaux de la radio d’État
«Une fois encore, une fois de trop, les conservateurs acharnés du pouvoir dans leur basse besogne continuent d’instrumentaliser et de chosifier la personne d’Ali Bongo Ondimba en mettant en scène un malade dépourvu de plusieurs de ses facultés physiques et mentales», disait le communiqué des mutins. Le message radiodiffusé ajoute que le groupe «a décidé ce jour de prendre ses responsabilités afin de mettre en déroute toutes les manœuvres en cours visant la confiscation du pouvoir par ceux qui dans la nuit du 31 août 2016 ont lâchement fait assassiner nos jeunes compatriotes avec le soutien des institutions illégitimes et illégales». Mais le coup de force a tourné court, semble-t-il…

Le journal a contacté la présidence de la République vers 8h GMT, qui lui a signifié qu’elle maitrise la situation et que les endroits stratégiques de la capitale et les environs de Radio Gabon sont également sous contrôle. Ce qui est sûr c’est que ce coup d’Etat raté en dit long sur la stabilité du pays, depuis la réélection très controversée de Bongo en 2016

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