AccueilMondeVenezuela : Les USA et le Canada derrière Guaido, pour destituer Maduro

Venezuela : Les USA et le Canada derrière Guaido, pour destituer Maduro

C’est toujours le flou au Venezuela, avec une tension politique extrême, depuis que le président de l’Assemblée, Juan Guaido, chef de file de l’opposition, a prêté serment pour s’autoproclamer chef de l’Etat, par intérim. C’est l’épilogue de l’agitation dans le pays, littéralement scindé en deux entre les partisans de l’opposition, la droite et ceux du pouvoir, à l’extrême gauche. Il faut dire aussi que Guaido n’est pas seul dans cette folle aventure, des chancelleries occidentales et d’Amérique latine, en premier les Etats-Unis, l’ont déjà reconnu comme le président de la République, selon Reuters.

Guaido a le soutien des USA, du Canada et des gouvernements latino-américains étiquetés à droite; l’Union européenne, notamment l’Espagne et la France, est plus prudente et veut tout au plus des élections démocratiques pour que le pays puisse y voir plus clair. Pour la Turquie, la Chine et la Russie c’est tout vu : Nicolas Maduro demeure l’homme fort du Venezuela, et gare à ceux qui songeraient à une action militaire, notamment Washington, qui rêve de déboulonner Maduro, à défaut d’avoir pu le faire pour son prédécesseur, le défunt Hugo Chavez, ennemi historique des Etats-Unis.

Le président Maduro, qui se dit « légitime« , a dénoncé mercredi 23 janvier 2019 une tentative de putsch et décrète la rupture des liens diplomatiques avec les Etats-Unis.
C’est l’armée vénézuélienne qui arbitrera in fine ce bras de fer, Guaido l’a invitée à rejoindre le camp de l’opposition mais jusqu’à présent ses généraux se rangent derrière Maduro.
Le ministre de la Défense va prendre la parole ce jeudi, sachant qu’il s’est engagé à rester fidèle au successeur de Chavez. « S’il est vrai que Guaido a obtenu une reconnaissance internationale, la réalité du pouvoir est toujours entre les mains de Maduro« , a confié Ronal Rodriguez, professeur de sciences politiques à l’Université Rosario de Bogota, en Colombie.

A noter que 14 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la nouvelle fronde antigouvernementales, mardi 22 janvier 2019. La crainte maintenant c’est que Guaido soit arrêté, comme l’a été l’ex-leader de l’opposition, Leopoldo Lopez, en résidence surveillée depuis le soulèvement de 2014.

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