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Le nouveau siège, flambant neuf, d’une banque aux bénéfices d’épicier (Photo AM)

Le Directeur Général de la Banque Tuniso-Libyenne, Zouhaier Ouakaa, vient de lancer une invitation aux médias tunisiens pour couvrir l’inauguration en grande pompe du nouveau siège de la banque, au Centre Urbain Nord qui, dit son communié, «sera rehaussée par la présence de plusieurs personnalités politiques et économiques». Et la même source d’ajouter que «ce nouvel espace s’élevant dans un bâtiment moderne, impulse une véritable culture de marque orientée client et renforce le réseau de la banque par un 15ème point de vente». On vous laisse admirer le lien fait par la direction entre le bâtiment et la culture de marque ! Il est vrai que c’est désormais dans le luxe d’un nouveau siège flambant neuf, en marbre et sur plusieurs étages, d’un coût de quelque 30 MDT, que le DG et son DGA siègeront désormais !

Pour la petite histoire, la BTL, créée en 1984 en tant que banque de développement, est devenue à partir du 20 octobre 2005 une banque universelle, «offrant ainsi tous les produits et services proposés par les banques commerciales tunisiennes, tout en capitalisant sur sa grande expérience acquise en matière de financement du commerce extérieur, en dinar tunisien et en devises», selon le texte de l’invitation. Le même texte affirme que «la BTL a entrepris avec succès durant ces dernières années un plan de développement stratégique qui lui permet aujourd’hui de se positionner en tant que banque commerciale à dimension régionale, au service des opérateurs tunisiens aussi bien sur le marché local qu’à l’international». Jetons donc un œil sur le bilan de la banque.

  • Un tout petit bénéfice d’une moyenne 37,5 mille DT … par agence et un RN en yoyo

En fait, à la fin de l’exercice 2016 de cette banque mixte, le résultat net était juste de 562.123 DT, ou la moitié d’un petit (pour une banque digne de ce nom) million DT. Avec la quinzaine de points de vente ou d’agences de cette banque, cela reviendrait à un résultat net ou bénéfice, par agence, de juste 37.474,86 DT … par an ! En poussant le raisonnement par l’absurde un peu plus loin, on trouvera que le bénéfice quotidien, par agence, est juste de … mille deux cent quarante-neuf dinars !

Notons aussi que ce résultat de 2016 a été divisé par quatre par rapport aux 2.225.962 DT de l’exercice 2015. A la fin 2016, selon ses états financiers qui ont été publiés sur le site du CMF, le résultat d’exploitation baissait déjà et passait de 38,058 MDT en 2015, à 37,922 MDT en 2016. Automatiquement, le PNB passait de 25,084 MDT en 2015, 22,598 MDT en 2016. Cela donnait un résultat d’exploitation de 0,677 MDT en 2016, après les 2,249 MDT, une année auparavant. L’année 2016 aussi, la banque doublait, dans le négatif, les flux de trésorerie issus de ses activités d’investissement. Ces derniers passaient ainsi de -7,379 MDT en 2015, à -14,942 MDT en 2016. Autant dire que les investissements de la BTL étaient toutes perdantes.

Cela ne va pas plaire à ses dirigeants qui nous en voudront d’avoir fait semblable lecture des résultats qui les rendraient si fiers, jusqu’à ameuter la presse locale pour célébrer les nouveaux bureaux mais, en fait, la banque tuniso-libyenne a toujours eu de petits résultats qui évoluaient en yoyo. La BTL était déjà déficitaire en 2003, de 48,628 MDT. Déficitaire aussi de 3,068 MDT en 2004. Ses bilans n’affichaient aucun résultat pour les années 2005, 2006, 2006, 2007 et 2008 (un tiret dans la case RN du bilan, comme pour dire «rien à déclarer). En 2009, la banque renoue avec les bénéfices, mais avec juste 0,148 MDT. Ce bénéfice remonte à 3,115 MDT en 2010. Il remonte encore à 4,674 MDT en 2011, pour replonger, en 2012, dans le déficit à 2,613 MDT. Elle aggrave son déficit à 5,888 MDT en 2013, fait ensuite avec un bénéfice de 6,052 MDT en 2014, pour le ramener à 2,225 MDT en 2015 et le diminuer encore plus en 2016.

Le bilan de la BTL que nous livrons ici aux connaisseurs, fait aussi état, en 2016, de 28,175 MDT en dépôts de clients qui étaient négatifs de -23,046 MDT, une année auparavant ! Le flux de trésorerie issu de l’exploitation était de 24,560 MDT, après avoir été négatif de -21,267 MDT en 2015 ! Le flux de trésorerie, issu de l’activité d’investissement était négatif de presque -15 MDT, après avoir été négatif de -7,379 MDT. La BTL finit aussi l’année 2016 avec une liquidité positive de plus de +20 MDT, une liquidité multipliée par 10 par rapport en une seule année, dans une banque qui ne réalise pourtant qu’un petit bénéfice d’épicier du coin et toujours en yoyo !

  • La direction reçoit le double du bénef de l’année, en salaires !

Il y a cependant lieu de noter que les charges annuelles de l’équipe de direction (PDG 134.935 DT +DGA 545.777 DT hors voiture de fonction, ou le triple de la rémunération du PDG qui est Tunisien + Membres du conseil 335.750 DT) représentent pour toute l’année 2016 une somme totale de 1.016.462 DT. Force est ainsi de remarquer que les seules rémunérations ou charges de l’équipe de direction de cette petite banque représentaient presque deux fois le total des bénéfices !

La part de l’Etat tunisien sur ses 100 MDT de capital, devenus 30 MDT seulement en 2004 pour résorber les pertes, puis augmentés à 100 MDT en 2013, n’est que 281 petits mille DT.

Juste pour le Benchmark, la Banque mixte Tunisie- Emirats étant déjà à la vente, nous nous arrêterons à l’exemple la Stusid, une autre banque mixte tuniso-saoudienne, où ce sont 197.937 DT en rémunérations pour toute la direction, en face d’un résultat net positif de 5,339 MDT.

Sûre d’elle-même et de l’effet de cette nouvelle bâtisse, la direction de la Banque tuniso-libyenne affirme avoir «ainsi développé une grande expertise en matière d’accompagnement des exportateurs et des importateurs tunisiens en relation d’affaires avec la Libye, mais également avec le reste du monde. Son ADN reste naturellement le financement du commerce extérieur avec la Libye». Elle admet enfin que «au vu du contexte politique actuel, cette dernière n’est pas en condition de générer assez de revenus». Elle voudrait pourtant s’engager, avec ce genre de bénéfices, dans une «nouvelle politique d’extension continuelle de son activité, qui se concrétisera par l’ouverture de 6 à 7 agences par an. La banque prévoit également l’ouverture en 2018 d’un nouveau siège à Tripoli, et ce pour être plus proche des opérateurs tunisiens désireux de s’implanter en Libye». Peut-être le pourrait-elle, grâce aux 13 MDT de salaires pour les 260 employés.

L’invitation à la presse termine en indiquant que «The Sky is the limit (Traduisez, le ciel est la limite) est la devise guidant son nouveau Directeur Général, insufflant, pour le moins qu’on puisse, un nouvel élan à cette institution. Affaire à suivre…».

Peut-être qu’il parlait des rémunérations des dirigeants de la banque. Peut-être aussi, parce que cette banque semble plutôt marcher sur la tête et que ses limites s’orienteraient ainsi vers la terre et non vers le ciel. C’est pourtant une banque où l’Etat tunisien est actionnaire et où il met l’argent du contribuable !

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, hôte du déjeuner annuel des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, a appelé, mercredi 6 février 2018  à Abidjan, les pays membres de la Banque à contribuer à la septième augmentation générale de capital pour permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement.

Accueillant les diplomates au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque, Adesina a partagé avec eux son analyse des performances des économies africaines, les a informés des activités de l’institution et a mis en lumière les problèmes économiques émergents auxquels devront faire face la Banque et le continent.

« La Banque africaine de développement, votre banque, véritable chef de file, se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. Avec le ferme soutien pour une augmentation générale de capital de la part de notre conseil d’administration, des gouverneurs de la Banque, et de vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires, l’Afrique connaîtra en effet un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a-t-il déclaré.

Adesina a salué la performance de l’Afrique en notant que le continent reste résilient face aux vents contraires de l’économie mondiale et aux chocs climatiques, comme l’indiquent les Perspectives économiques en Afrique 2018 (https://goo.gl/JQHkFa) de la Banque, rapport publié à Abidjan le 17 janvier 2018.

La croissance moyenne du PIB était de 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, a-t-il déclaré. Dix-huit pays africains ont progressé au-dessus de 5 % en 2017 et 37 autres au-dessus de 3 %. La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019.

Des impacts impressionnants sur le développement réalisés par la Banque

En 2017, la Banque a réalisé des impacts impressionnants sur le développement. Le High 5 Éclairer l’Afrique (https://goo.gl/xy1DtB) et l’alimenter en énergie a permis à 4,4 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité. Le High 5 Nourrir l’Afrique (https://goo.gl/xXLX1S) a doté 8,5 millions d’Africains d’un accès à des technologies agricoles améliorées. Le High 5 Intégrer l’Afrique (https://goo.gl/suRKDM) a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Le High 5 Industrialiser l’Afrique (https://goo.gl/19y8sJ) a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et le High 5 Améliorer la qualité de vie (https://goo.gl/sgP7WZ) des populations africaines a fourni à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, a déclaré Adesina.

Le président est également revenu sur d’importantes étapes concernant les réformes en cours de la Banque et ses réalisations au cours de l’année écoulée :

  • avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire, tout en conservant son triple A décerné par toutes les grandes agences de notation internationales ;
  • ses investissements de 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, en augmentation de 30 % par rapport à 2016 ;
  • l’institution a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à trois ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars ;
  • en 2016, son revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars avant de grimper à 855 millions de dollars en 2017, en hausse de près de 54 % par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à 2015.

La Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité pour exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. L’initiative devrait permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau.

Une généreuse augmentation de capital générale permettra à la Banque de faire plus

La Banque « se réforme, innove et joue un rôle de chef de file », grâce au soutien solide qu’elle reçoit de ses pays membres, s’est félicité Adesina, estimant qu’un tel soutien sera encore plus nécessaire lors de l’augmentation générale du capital pour aider la Banque à faire plus pour l’Afrique.

« Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la Banque africaine de développement représentant l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque », a-t-il apprécié.

« Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage… mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années », a promis Adesina.

Johannesburg accueillera l’Africa Investment Forum en novembre 2018

Pour inciter les fonds de pension africains et mondiaux, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels pour investir en Afrique, la Banque a lancé le Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum transactionnel devrait devenir le premier marché de l’investissement en Afrique, a indiqué Adesina, notant que plusieurs institutions homologues ont manifesté leur intérêt à participer à ce qui pourrait devenir le plus grand accélérateur d’investissement du secteur privé en Afrique.

Dans sa réponse, le doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Joseph Spitieri, a félicité Adesina pour son 58e anniversaire et a félicité la Banque pour avoir aidé à sortir les gens de la pauvreté.

« Le succès de votre stratégie synthétisée dans les High 5 témoigne de votre engagement à aider les gens en Afrique et à réduire la pauvreté », a déclaré le représentant du Vatican.

« Nous souhaitons plein succès à la Banque dans ses efforts pour améliorer le sort des personnes les plus démunies d’Afrique », a-t-il ajouté.

Lire le discours : http://bit.ly/2Bf1ErJ

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En ce début 2018, Ford Smart Mobility LLC a franchi une nouvelle étape pour accélérer la livraison de produits et services de mobilité. Comme indiqué au Salon de l’électronique (CES) à Las Vegas, la stratégie de mobilité de Ford est de fournir une vaste gamme de produits et services qui améliorera tous les niveaux du réseau de transport (véhicules, infrastructures, connectivité et services numériques) et ce, afin d’atténuer les problèmes du transport dans les villes et d’aider les gens à se déplacer plus librement dans la ville de demain.

“Nous sommes convaincus que le transport, effectué correctement dans le cadre d’une approche systémique, peut redonner vie à nos villes”, a déclaré Marcy Klevorn, présidente de Ford Mobility. “En accélérant notre prestation de services en mobilité, grâce aux changements que nous effectuons aujourd’hui, nous favoriserons cette reprise, améliorerons notre compétitivité et créerons de la valeur à long terme.”

 Pour Ford, il s’agit de réorganiser son pôle Ford Mobility afin de mettre en place des offres sur les cinq piliers suivants :

  • Système de fonctionnement du transport : la plate-forme Ford ouverte et basée sur le Cloud pour intégrer et gérer toutes les informations de transport des villes. Cette plateforme s’étendra au-delà de Ford pour inclure d’autres constructeurs automobiles, fournisseurs, partenaires et villes. Par ailleurs, un réseau de développeurs pour construire et soutenir le système sera également lancé.
  • Connectivité : pour développer des services numériques pour les particuliers, les professionnels et les flottes d’entreprises ainsi que les services municipaux. L’engagement de l’entreprise est d’arriver à 100% de connectivité dans les nouveaux véhicules aux États-Unis d’ici 2019 et d’atteindre l’objectif de 90% de connectivité à travers le monde d’ici 2020.
  • Le covoiturage : dédié au développement de services de transports partagés, comme Chariot (Solution de micro transit de Ford). Cette dernière verra, cette année, une accélération des lancements dans plusieurs villes à travers le monde.
  • Le transport médical non-urgent : profitant de l’expansion du marché du transport médical, Ford Mobility élargira ses opérations de transport médical non-urgent dans le cadre d’un projet pilote au sud-est du Michigan.
  • La gestion de véhicules en tant que service : une solution de gestion pour les flottes d’entreprise. Fondée en 2017, « Ford Commercial Solutions » exploite la connectivité des véhicules pour fournir des services de données et d’optimisation de flottes destinés aux entreprises.

Afin de soutenir ce changement vers l’innovation, l’entreprise annonce aujourd’hui la conclusion d’un accord pour l’acquisition de Autonomic, une entreprise technologique basée à Palo Alto en Californie, spécialisée dans la mise à niveau, l’architecture et l’exploitation des solutions dans le secteur des transports.

L’acquisition d’Autonomic par Ford consiste en la mise ne place d’une plateforme ouverte et basée sur le Cloud pour intégrer et gérer toutes les informations de transport des villes. Autonomic soutiendra les  projets du constructeur pour intensification d’autres initiatives clés en matière de mobilité, telles que Chariot et le transport médical non-urgent. En plus de profiter pleinement de la valeur créée par cette plate-forme, Ford bénéficiera également des capacités de l’équipe d’Autonomic dans la création et l’incubation de nouvelles activités de mobilité ainsi que son réseau pour permettre à Ford d’accéder aux meilleurs talents technologiques.

Ford annonce également l’acquisition de TransLoc, basé à Durham en Caroline du Nord, un fournisseur de technologie de réaction à la demande pour les solutions de microtransit appartenant aux villes. L’acquisition de TransLoc permettra à Ford d’exploiter son expertise opérationnelle, son réseau de relations avec les villes et son expérience avérée en matière de fourniture de solutions aux villes à l’échelle globale, en vue d’améliorer l’expérience des passagers via le routage dynamique.

 NB : Les termes de ces acquisitions ne seront pas divulgués.

 “Alors que nous tenons notre engagement à fournir des solutions pour répondre aux défis du transport dans les villes, une partie importante de notre processus consiste à déterminer s’il est préférable de construire, d’acheter ou de s’associer aux capacités requises”, a déclaré Klevorn. “Nous pensons que l’intégration de la technologie et du talent d’Autonomic et de TransLoc dans notre équipe de mobilité renforcera notre capacité à livrer des solutions solides aux particuliers, aux gestionnaires de flottes, ainsi qu’aux villes à travers le monde.”

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Une rencontre sur la stratégie de développement de la ville de Tataouine d’ici 2030 s’est tenue, jeudi, à l’hôtel de ville. Un diagnostic de la situation dans le domaine socioéconomique, de l’urbanisme, de l’environnement et de la gouvernance, élaboré dans le cadre de workshops, a été présenté, à cette occasion.
Les intervenants, lors de cette rencontre, ont évoqué les problèmes de la pression urbaine, de l’anarchie sur les routes, des étalages anarchiques, ainsi que les obstacles au développement équitable et durable.
Cette stratégie, qui s’étend jusqu’à 2030, offre un espace de dialogue et de concertation sur l’avenir de la ville, conformément aux dispositions de l’article 12 de la Constitution de la 2e République, visant à assurer la justice sociale, le développement durable et l’équilibre entre les régions.
L’élaboration de cette stratégie s’inscrit dans le programme de renforcement et de diffusion des initiatives de planification urbaine stratégique en Tunisie, englobant les villes de Soukra, Béja, Jendouba, Msaken, Kairouan, Sidi Bouzid, Gabès, Médenine et Tataouine. Le programme est financé par le Programme des Nations Unies pour le développement, en collaboration avec la Fédération nationale des villes tunisiennes et en partenariat avec la Confédération Suisse, l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et le réseau des villes côtières méditerranéennes “MedCités”.

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Le Canada accorde une aide visant à répondre aux besoins essentiels des réfugiés et des personnes vulnérables au Kenya, et ainsi, à sauver des vies et à soulager les souffrances des personnes touchées par les conflits et la sécheresse.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable Ahmed Hussen, a annoncé aujourd’hui au nom de la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, que le Canada versera 15 millions de dollars pour soutenir les réfugiés et les populations touchées par la sécheresse au Kenya.

Le ministre Hussen a fait cette annonce en compagnie de Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, dans le cadre de sa visite au Kenya. Le ministre et le Haut Commissaire étaient de passage au camp de réfugiés de Dadaab pour constater sur place l’important travail accompli en appui aux réfugiés. Ces nouveaux fonds seront versés au Programme alimentaire mondial et au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

« Le Canada est fier de fournir une aide humanitaire et au développement pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables et veiller à ce que l’aide d’urgence parvienne à ceux qui en ont besoin. Les fonds annoncés aujourd’hui permettront de sauver des vies et d’alléger les souffrances d’un très grand nombre de réfugiés et de personnes touchées par la sécheresse au Kenya. » – Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Les faits en bref

  • Le soutien du Canada permettra de fournir une aide alimentaire d’urgence et une protection essentielle à plus de 500 000 réfugiés qui ont trouvé refuge au Kenya.
  • On estime qu’environ 704 000 femmes, hommes et jeunes touchés par la sécheresse dans les terres sensibles au climat du Kenya bénéficieront de l’annonce d’aujourd’hui.
  • Environ 80 % des participants aux activités axées sur la résilience au climat annoncées aujourd’hui seront des femmes.

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Dans un récent entretien exclusif avec oxfordbusinessgroup qui sera rendue publique dans “The Report : Morocco 2018“, le ministre des Finances du Maroc, Mohamed Boussaïd, a évoqué cinq obstacles qui, selon lui, «bloquent le chemin vers une meilleure performance».

Ces obstacles à la croissance énumérés par Boussaïd sont les suivants : l’emploi ne suit pas la croissance, les inégalités entre les sexes sur le marché du travail, les accords commerciaux inefficaces et les exportations non compétitives, une main-d’œuvre peu qualifiée et une gouvernance économique et sociale médiocre.

Il est plutôt inhabituel qu’un ministre des Finances se livre avec autant d’honnêteté auprès d’un journaliste sur la réalité économique de son pays, surtout lorsque les indicateurs macroéconomiques sont favorables.

Le plus récent énoncé du FMI de la fin octobre indique que le pays devrait atteindre une croissance de 4,4 % en 2017, principalement en raison d’un rebond de l’activité agricole.

La combinaison des défis et des opportunités à laquelle le pays fait face est en réalité beaucoup plus complexe qu’il le semble. Bien que sur la bonne voie, le Maroc doit quand même entreprendre une série de réformes pour stimuler son industrie manufacturière, retrouver des niveaux élevés de liquidité et donc du dynamisme financier – et assurer une croissance économique à long terme en misant sur l’éducation pour améliorer les compétences de sa main-d’œuvre.

La «double réalité» économique du Maroc se reflète dans les résultats du dernier sondage effectué auprès des dirigeants des sociétés par OBG. Cette enquête est la deuxième menée au Maroc par OBG après la publication du premier sondage en juin 2017.

Les résultats le démontrent. Plus d’une centaine de dirigeants de sociétés marocaines ayant participé à cette enquête sont nettement optimistes quant à l’investissement dans le pays et à son potentiel de développement à court terme.

Toutefois, les hauts dirigeants savent et disent qu’il reste beaucoup à faire en matière d’accès au financement, à la compétitivité fiscale et à la collaboration avec les fournisseurs locaux. L’accent devrait continuer à être mis à surmonter ces défis ; c’est ainsi que le Maroc pourra consolider son leadership régional et poursuivre son développement social.

Comme souligné par les 80% des répondants, qui disaient aussi qu’il était probable (23,6 %) ou très probable (56,6 %) qu’ils utilisent leur expertise au Maroc pour s’étendre à d’autres marchés régionaux, le développement du pays en un centre régional devient une possibilité pour certains PDG, et déjà une réalité pour les autres.

Un bon nombre d’entreprises locales et internationales utilisent déjà le Maroc comme plaque tournante. Localement, cette tendance est forte sur le domaine de la finance. Des banques comme Attijariwafa, BMCE et CIH, et des compagnies d’assurance comme Wafa Assurance et SCR ont toutes développé leurs opérations régionales à partir du Maroc.

Des multinationales, particulièrement des entreprises comme BASF, Lear ou General Electric, utilisent également le pays comme siège pour gérer leurs opérations en Mauritanie, en Tunisie et dans d’autres marchés voisins.

La perception à l’égard des fournisseurs de produits et services locaux est également positive, 50 % des cadres expriment un degré élevé ou très élevé de satisfaction. Fait intéressant à noter, sur les 28 % ayant un bas taux de satisfaction, plus de la moitié étaient des sociétés internationales, ce qui laisse croire qu’il faudra peut-être faire plus pour répondre aux attentes des multinationales.

Les chaînes d’approvisionnement sont stratégiques pour toute plaque tournante économique, particulièrement en matière de logistique industrielle telle que le dédouanement et le stockage cross-docking. L’industrie automobile est une réussite à cet égard, ayant construit un écosystème complet que le pays compte utiliser pour augmenter la production de 650 000 à 1 million d’unités en seulement quelques années. D’autres industries feraient bien de suivre cet exemple.

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La Banque mondiale décaissera environ 202 millions $ pour soutenir le développement de la ville de Casablanca, au Maroc, relate l’agence d’information africaine Ecofin.

Cet appui financier devrait permettre de donner un coup d’accélérateur à la mise en œuvre du Plan octennal de développement du Grand Casablanca (PDGC) dont le budget global est évalué à plus de 3,4 milliards $.

«Ce programme novateur permettra non seulement de répondre aux défis de la municipalité en matière de fourniture des services publics et d’environnement des affaires, mais également de tester un modèle de gestion urbaine qui pourra ensuite être déployé dans d’autres grandes villes du Maroc.», a expliqué Augustin Maria, chef d’équipe du projet.

Notons que la ville de Casablanca concentre à elle seule environ 12% de la population marocaine, et participe à hauteur de 20% du PIB national.

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La Banque européenne d’investissement (BEI) va muscler le Groupe One Tech à travers un financement de 21 millions d’EUR, rapporte Zone Bourse ce lundi 11 décembre 2017. La cagnotte sera affectée à l’extension et la modernisation des unités de production de l’entreprise tunisienne qui s’active dans les secteurs du Câble et de la Mécatronique. Il est aussi question d’injecter des sous dans la recherche-développement et l’innovation. Ce programme est à même de générer plus de 720 emplois directs permanents dans le pays.

A noter que ce soutien entre, partiellement, dans le cadre du Programme H2020/InnovFin, un pactole dédié aux entreprises innovantes, cofinancé par la Commission Européenne et dont la Tunisie est la seule à bénéficier au Maghreb

Román Escolano, vice-président de la BEI, a indiqué ceci : «Ce financement est emblématique : il souligne l’engagement de la banque de l’Union européenne en faveur des entreprises du secteur privé s’inscrivant dans l’excellence industrielle et créatrices d’emploi notamment auprès des jeunes. Notre institution a pour mission de créer les conditions optimales au financement de technologies toujours plus innovantes, essentielles à l’économie et à la compétitivité. A ce titre, la BEI est fière d’accompagner les entreprises tunisiennes dans leur croissance».

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Le président égyptien, Abdel Fattah Al Sissi, voulait faire de la 2ème édition du Forum économique ‘‘Africa 2017’‘ un levier pour «orienter les investissements vers une croissance inclusive», le rendez-vous a toutes les chances de tenir ses promesses d’après les échos qu’on en a eus, rapportés par l’AFP ce samedi 09 décembre 2017. “L’Afrique est en mouvement, elle bouge parce que les dirigeants eux-mêmes ont dit : notre rôle est de fournir un environnement, notre rôle est de réguler les affaires, de s’assurer que vous n’avez pas de pratiques anticoncurrentielles, de nous assurer que vous êtes sur un pied d‘égalité, et laisser ceux qui produisent les biens et les services les produire et créer des emplois”, a déclare Sindiso Ngwenya, secrétaire général du COMESA (Marché commun de l’Afrique Orientale et Australe)

Le président de la Banque africaine d’import-ext, Okey Oramah, est d’avis que cette rencontre est à même d’aider le continent à grossir le flux des investissements pour doper sa croissance.
Lorsque nous parlons d’investissements, cela nous donne l’occasion de catalyser et de mobiliser des investissements de cette nature dans notre continent. Quand ces investissements arriveront, nous pourrons commencer à réaliser notre objectif d’industrialisation de l’Afrique, et d’améliorer les échanges entre l’Afrique et le monde”, affirme Oramah.

A noter que le Forum ‘‘Africa 2017’‘a fait la part belle cette année au secteur privé africain, sur lequel on mise rattraper le retard dans le domaines des infrastructures, évalué à 93 milliards de dollars par an.
Les travaux, auxquels ont pris part 6 chefs d‘État et de gouvernement, s’achèvent ce samedi…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé, ce jeudi 30 novembre 2017, en marge de sa visite à Kairouan, la mise en place d’une nouvelle vision de développement stratégique au profit de ce gouvernorat, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Cette stratégie est basée sur 4 principaux axes :

– Élever les indicateurs du développement humain au niveau national

– Faire de ce gouvernorat un pôle économique basé sur l’agriculture et les industries manufacturières et traditionnelles

– Améliorer l’infrastructure, rapprocher les équipements publics et soutenir la représentativité administrative dans la région

– Faire de Kairouan un pôle culturel, touristique et religieux

Le chef du gouvernement a également décidé de prendre un certain nombre de mesures urgentes et extraordinaires en faveur de cette région et l’ouverture de crédits immédiats au profit de ses habitants.

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Les dix premiers mois de l’année 2017 ont été caractérisés par une augmentation au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 5,2% avec 1363,7 contre 1296,8 MD au cours de la même période de 2016. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 49,1% à 46,2% durant les dix premiers mois 2017. C’est ce qui a été indiqué par l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).

La hausse ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat de Kasserine dont les investissements ont atteint 156,9 MD contre 30,6 MD en 2016. Il en est de même pour la délégation de développement régional des gouvernorats de Mahdia, Tataouine, Beja et Kairouan.

Le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 168 (pour un investissement total de 261,3 MD) à 151 projets (pour un investissement total de 159,3 MD) en 2017. Ces projets vont permettre la création de 3086 postes d’emplois, contre 3985 postes d’emplois en 2016. La prime d’investissement accordée a atteint 29,9 MD contre 38,4 MD en 2016, soit une baisse de 22,1%.

Le nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’état et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est passé de 23 (pour un investissement de 61,5 MD) à 13 projets (pour un investissement total de 38 MD) en 2017. Ces projets vont permettre la création de 577 postes d’emplois, contre 564 postes d’emplois en 2016. La participation de l’état et les primes d’investissement accordées ont atteint 5,5 MD contre 5,2 MD en 2016, soit une hausse de 5,8%.

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Le budget de développement du ministère de l’éducation a enregistré un déficit de 65 millions de dinars en 2017 qui pourrait augmenter en 2018 en raison de l’indisponibilité des ressources de la part du ministère des Finances“, a souligné jeudi le directeur général des affaires financières au ministère de l’Education, Mounir Haddad.
Présentant le rapport du ministère de l’Education concernant le budget de 2018, lors d’une séance d’audition du ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, par la commission de la jeunesse, des affaires culturelles et de l’éducation sur le budget du ministère de l’Education au titre de l’année 2018, le responsable a indiqué que ce déficit résulte de la consécration de 65 millions de dinars d’un total de 202 millions de dinars du budget de 2017, pour le remboursement des dettes relatives aux anciens budgets.
Ainsi le budget final consacré aux nouveaux projets de 2017 n’a pas dépassé les 137 millions de dinars“, a-t-il précisé.

L’intervenant a indiqué que le ministère propose l’augmentation de 1,3% (63.574 millions de dinars) du budget de 2018, soit 4925.533 millions de dinars contre 4861.959 millions de dinars en 2017.
En 2018, le ministère comblera les postes vacants au niveau des établissements scolaires par les enseignants suppléants à raison de 11839 instituteurs dans les écoles primaires et 1673 enseignants dans les collèges et lycées secondaires, a-t-il ajouté.
Haddad a fait remarquer que 2100 écoles primaires enregistrent un manque au niveau des agents de propreté et de gardiennage, dont 251 écoles n’ont aucun agent de propreté, d’où, a-t-il regretté, la prolifération des épidémies et la hausse des agressions et des actes de pillage et de saccage.
Dans ce contexte, il a signalé que plus de 18 mille cas d’agression ont ciblé durant les cinq dernières années les établissements scolaires, outre l’enregistrement de plus de 17 mille cas de violence physique et verbale.
Selon le directeur des affaires financières, le nombre d’élèves en 2018-2019 devra atteindre 2125526, soit une augmentation de 37560 élèves par rapport à l’année scolaire en cours qui a enregistré 2087966 élèves.

De son côté, le député Ali Bennour s’est félicité de l’audace du ministère de l’Education qui a dévoilé le chiffre réel du déficit financier enregistré, estimant que le budget proposé pour 2018 ne devra pas suffire pour couvrir l’éventuel déficit qui connaitra une augmentation.
“Il convient d’allouer un budget complémentaire au ministère de l’Education pour finaliser les projets non réalisés en 2017 avant de passer au budget de 2018“, a-t-il suggéré.
Bennour a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Conseil supérieur de l’éducation dans les plus brefs délais, lequel devra optimiser la gestion des programmes et projets du ministère pour parvenir à honorer tous ses engagements précédents et assurer de cette manière la continuité de l’Etat.

Pour sa part, la députée Hayet Amri a indiqué que le ministère a démarré une opération de réforme du système éducatif en 2016 et a dépensé des sommes énormes sans aboutir à un résultat positif, estimant que la situation du système éducatif s’est détériorée davantage.
Dans ce sens, elle a appelé le ministre de l’Education à rechercher d’autres sources de financement, à ne pas compter uniquement sur l’Etat et à impliquer la commission dans toutes les décisions relatives à la réforme éducative.

En réponse aux interventions des députés, le ministre de l’Education a souligné qu’il œuvrera à garantir le principe de la continuité de l’Etat, précisant qu’il ne comptera pas uniquement sur les ressources financières de l’Etat dans la réforme du système éducatif. Il y aura recours aux financements étrangers sous forme de dons, a-t-il affirmé, faisant remarquer qu’il a déjà eu des propositions dans ce sens.
Hatem Ben Salem a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre le Conseil supérieur de l’éducation qui contribuera à la garantie d’une vision stratégique claire. Il a souligné, à cette occasion, son engagement à le rendre opérationnel avant de quitter son poste.
Les priorités absolues du ministère de l’Education pour la période à venir sont l’adoption d’une nouvelle approche pour la réforme éducative basée sur quatre points essentiels qui sont le temps scolaire et la réduction des heures de cours, l’élaboration d’une stratégie de formation des cadres de l’éducation, l’intégration des nouvelles technologies dans le système éducatif outre le développement des activités culturelles, sociales et sportives“, a-t-il souligné.

TAP

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C’est un Abdellatif Mekki acerbe et très offensif qu’on a vu et entendu sur Shems FM ce mardi 14 novembre 2017. Le député et dirigeant d’Ennahdha a déclaré au sujet de la stratégie de relance économique et de développement que les choses n’ont pas beaucoup bougé, alors que l’agenda politique si. Comprenez par là que les politiques ont tout compris, font ce qu’il faut pour porter et animer le débat d’idées, mais que c’est l’exécutif qui peine à suivre. Suivez son regard…

Sur le même ton, Mekki lâche ceci : «Il aurait fallu engager un dialogue approfondi avec l’opinion publique et avec les partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur les réformes et la façon de les appliquer». Il conclut en ces termes : «Je veux toujours être optimiste, mais jusque là nous sommes confrontés à beaucoup de blocages». Et c’est quoi, qui, la solution ? Là aussi suivez son regard…

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Plus de 400 représentants de la jeunesse, du monde des affaires, des professionnels de l’éducation et de décideurs politiques en provenance de 44 pays, de tout le continent africain, ainsi que des partenaires européens ont appelé à améliorer les perspectives d’emploi des jeunes à travers l’éducation orientée vers le travail et le développement des compétences. L’appel a été lancé lors de la conférence « Africa Talks Jobs » (www.AfricaTalksJobs.Africa) (ATJ – l’Afrique parle d’emploi) qui vient de s’achever et qui a eu lieu au siège social de la Commission de l’Union africaine (CUA) à Addis-Abeba. Les recommandations définies lors de la conférence seront présentées lors du 5eme Sommet de l’Union Africaine et de l’Union Européenne (UA-UE) qui auront lieu prochainement à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Les recommandations réclament au monde des affaires africain de veiller à ce que ses membres s’engagent davantage à offrir des opportunités de développement des compétences, ainsi que des offres conjointes avec les institutions d’enseignement supérieur. Les gouvernements doivent fournir le cadre de travail nécessaire, ainsi que les conditions favorables aux jeunes entrepreneurs. Parallèlement, l’éducation – à tous les niveaux – et les activités destinées à la jeunesse doivent mieux répondre aux demandes du marché, et doter les jeunes des compétences leur permettant de démarrer leurs propres entreprises. Le communiqué inclut également un appel à garantir la reconnaissance des diplômes et autres qualifications sur tout le continent afin de permettre la mobilité de travail. Les recommandations ont été remises à la Commissaire de l’AU en charge des ressources humaines, des sciences et des technologies – la Professeure Sarah Anyang Agbor – et au Responsable de la Délégation européenne – Ranieri Sabatucci – qui les soumettront lors du 5eme Sommet UA-UE en Côte d’Ivoire.

Sous les auspices de Business Africa, 120 entreprises et associations commerciales africaines se sont également engagées à investir dans le développement de compétences et dans des partenariats avec les institutions d’enseignement supérieur pour la formation et l’éducation en matière de compétences professionnelles. Sarah Agbor, la Commissaire de la CUA a prôné l’engagement du monde des affaires auprès des jeunes et a exigé que davantage d’entreprises suivent l’exemple afin que « Africa Talks Jobs » (l’Afrique parle d’emploi) devienne « Africa Makes Jobs » (l’Afrique crée de l’emploi).

La conférence a été organisée au siège social de la Commission de l’Union africaine (CUA) par la CUA, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) (www.NEPAD.org/fr) et l’organisation cadre du continent pour le secteur privé – Business Africa. Pour soutenir l’implication du monde des affaires, la CUA, le NEPAD et Business Africa ont signé une déclaration d’engagement pour encourager le rôle du monde des affaires dans des partenariats avec l’éducation et la création d’emplois.

La conférence a été soutenue par l’Union européenne et l’Allemagne. Stefan Oswald, Directeur de l’Afrique subsaharienne du Ministère allemand en charge de la coopération et du développement, a fait remarquer que « les emplois sont principalement créés par le secteur privé, et non par les gouvernements. C’est pourquoi nous applaudissons l’engagement du monde des affaires. Il s’agit d’un important changement de paradigme ». Ranieri Sabatucci, responsable de la Délégation européenne, a souligné : « Nous devons écouter la jeunesse. Travailler pour elle n’est pas suffisant, nous devons travailler avec elle ».

La jeunesse a joué un rôle important dans le développement des recommandations et a représenté plus de la moitié des participants à la conférence. Parmi eux, 36 membres ont été sélectionnés parmi plus de 7 500 postulants africains et européens pour l’Initiative « AU-EU Youth Plugin » (Connecter la jeunesse de l’UA-UE). L’initiative AU-EU YPII est un programme destiné à impliquer la jeunesse dans l’élaboration d’un agenda pour les jeunes devant être avalisé lors du 5eme Sommet UA-UE à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

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La Banque africaine de développement (BAD) et l’université américaine de Purdue sont convenues d’unir leurs forces pour rendre les technologies accessibles à des millions d’agriculteurs en Afrique.

Dans le cadre de ce partenariat, une conférence sur le déploiement des technologies agricoles dans les pays en développement se tiendra du 25 au 27 septembre 2018 à l’université de Purdue à West Lafayette, dans l’Indiana, aux Etats-Unis.

« Plusieurs technologies sont déjà disponibles et peuvent être mises à la disposition des agriculteurs en Afrique. Nous avons exprimé notre vif intérêt pour soutenir et participer à la conférence prévue en septembre 2018 », a déclaré le président de la BAD Akinwumi Adesina, lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation.

S’exprimant le 23 octobre 2017 à l’université de Purdue, lors d’une réunion avec les chercheurs et les professeurs, M. Adesina a souligné la nécessité de mettre les technologies au service des agriculteurs. Il a également expliqué pourquoi l’Afrique doit modifier ses méthodes de vulgarisation agricole.

Le programme « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique » (TAAT) de la BAD, en cours de finalisation, est une approche axée sur la connaissance et l’innovation en vue de vulgariser les technologies expérimentées en Afrique et qui mettra en œuvre des plans ambitieux pour contribuer à la transformation rapide de l’agriculture sur le continent, a précisé le président de la BAD.

« Nous souhaitons, a-t-il ajouté, sortir les travaux de recherche et les technologies des tiroirs afin de les mettre à la disposition des agriculteurs ».

La conférence aura pour thème : « Innovations dans le domaine de l’agriculture : en faire profiter des millions de personnes » et intégrera des discussions sur les meilleures pratiques et les défis relatifs au déploiement des technologies agricoles dans le monde en développement.

Les participants viendront du monde universitaire, d’organismes d’exécution, du secteur privé, d’entreprises confirmées et de jeunes entreprises, des gouvernements et décideurs politiques des pays utilisateurs, de la communauté des bailleurs et des investisseurs privés ainsi que des utilisateurs finaux, notamment des agriculteurs et des « agripreneurs ».

Suzanne Nielsen, professeure et membre du Bureau des partenariats privés et internationaux à l’université de Purdue, a expliqué comment l’institution universitaire cherche à maximiser les retombées dans le monde, en travaillant avec ses partenaires pour faire évoluer les systèmes et processus en vue d’assurer la sécurité alimentaire.

« Je note avec grand plaisir que Purdue a montré la voie en matière de stockage des céréales pour les petits agriculteurs dans le cadre du projet d’amélioration du stockage des récoltes à travers Purdue Improved Crop Storage – PICS. Dans 23 pays d’Afrique et d’Asie, dans plus de 47 000 villages, nous avons formé plus de 3 millions d’agriculteurs à l’utilisation de “sacs PICS” pour éviter le gaspillage de nourriture », a-t-elle détaillé.

Mme Nielson a souligné dans quelle mesure la conférence permettrait aux différents publics de mieux comprendre le déploiement des technologies et ses facteurs de réussite.

Le président de la BAD a profité de cette occasion pour encourager les programmes de jumelage entre les universités américaines et africaines afin de renforcer l’entrepreneuriat agricole sur le continent. Selon lui, il est fondamental d’établir un lien entre formation et entrepreneuriat en Afrique.

« Le problème en Afrique n’est pas tant le manque de technologies que la manière dont elles doivent être déployées à grande échelle auprès de millions d’agriculteurs », a-t-il ajouté.

Le directeur du Purdue Center for Global Food Security et lauréat du Prix mondial de l’alimentation en 2009, Gebisa Ejeta, a, pour sa part, souligné la nécessité de créer au moins une université de rang mondial dans chaque pays africain.

« De cette manière, nous pourrons encourager l’adoption et le transfert des technologies en Afrique », a-t-il justifié.

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Selon les indicateurs d’activités relatifs au troisième trimestre 2017, l’activité de Tunis Re a été marquée par une évolution de 3,8% du chiffre d’affaires, par rapport au 30 septembre 2016. Cette progression est réalisée pour la quasi-totalité des branches, suivant le développement du portefeuille aussi bien sur le marché Tunisien qu’étranger.

Par rapport aux objectifs fixés pour 2017, le taux de réalisation du chiffre d’affaires au 30 septembre 2017 a atteint 73%. L’activité Retakaful a enregistré une progression du chiffre d’affaires de 16,8%, passant de 6,534 MDT au 30.09.2016 à 7,631 MDT au 30.09.2017.

L’activité de Tunis Re a été également marquée par une hausse de la charge de sinistre brute de 31%, expliquée par la survenance de quelques sinistres importants courant ce troisième trimestre, conjuguée à l’impact du taux de change sur les acceptations étrangères, (dépréciation du dinar vis-à-vis des monnaies étrangères).

Au titre du troisième trimestre 2017, Tunis Ré enregistre aussi une participation de la rétrocession à 41% de la charge sinistre brute totale.
Les produits financiers ont évolué à un rythme stable, pour atteindre 12,072 MDT. Ces produits englobent les intérêts courus et non échus (pour les deux exercices 2016 et 2017).

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Selon la dernière note de conjoncture de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’Innovation (APII), les neuf premiers mois de l’année 2017 ont été caractérisés par une diminution au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 1.1% avec 1154.8 MD contre 1168.2 MD lors des neuf premiers mois 2016. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 49.2% à 44.4% durant les neuf premiers mois 2017.

La baisse ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat de Siliana dont les investissements déclarés ont connu une baisse de 78.8 %. ll en est de même pour le gouvernorat du Kef où les investissements déclarés ont baissé 73.6%.

De même, les investissements déclarés dans le gouvernorat de Jendouba sont passés de 128.6 MD à 51 MD (-60.3%) ou encore à Gafsa où les investissements déclarés ont diminué de 52.2%.

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La situation de la coopération technique entre la Tunisie et la GIZ (Agence Allemande de la Coopération Internationale) et les perspectives de son développement ont été au centre de la réunion qu’a eue Zied LADHARI, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, avec les hauts experts de la GIZ, ce matin au siège de son département.

L’exposé présenté par les experts a mis l’accent sur les objectifs globaux de la coopération dont essentiellement le développement des régions défavorisées et la création des opportunités d’emploi et de formation, surtout pour les jeunes, ainsi que l’appui à la croissance économique.

Cette coopération s’axe sur quatre clusters importants dont notamment les ressources naturelles, l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, l’économie, l’emploi, la Gouvernance et la démocratie.

L’exposé a montré également que la coopération technique avec la GIZ n’a cessé de se développer depuis son démarrage en 1975, elle s’est accélérée surtout après 2011 passant d’une enveloppe moyenne de 5 millions d’Euros par an à 30 millions d’Euros actuellement sous forme de don.

Les hauts experts de la GIZ ont souligné la volonté de leur institution de développer davantage ce partenariat  et de l’élargir à d’autres domaines d’activités.

Ils ont également passé en revue la stratégie du portefeuille de la GIZ qui s’oriente vers le plan quinquennal 2016-2020 et les orientations stratégiques du gouvernement tunisien. Cette stratégie reflétera également les initiatives allemandes pour de nouveaux thèmes tels que la migration, la sécurité, le tourisme et l’économie verte.

Dans ce cadre, il est à signaler que la République d’Allemagne a intensifié son engagement à soutenir le processus de transition démocratique en Tunisie. Cet engagement croissant d’aide allemande à la Tunisie est passé de 102 millions d’Euros en 2011 à 285,3 millions d’Euros en 2017.

En plus une somme de 100 millions d’Euros a été récemment accordée à la Tunisie comme appui budgétaire dans le secteur de l’eau.

Le Ministre Zied LADHARI a exprimé sa satisfaction de l’ampleur de l’engagement du Gouvernement Allemand, notamment la GIZ pour appuyer davantage la Tunisie dans cette phase transitoire, appelant les experts Allemands et leurs vis-à-vis tunisiens à continuer sur cette voie de succès.

Il a également mis en exergue l’impact socio-économique de cette coopération et de ce partenariat riche, et de ses perspectives prometteuses, insistant sur l’importance de travailler sur la réduction des lourdeurs administratives de part et d’autre afin d’accélérer la réalisation des projets.

M.LADHARI a suggéré l’instauration des rencontres périodiques et régulières pour une mise au point sur l’état d’avancement des projets.

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L’Initiative AfroChampions (www.AfroChampions.com) vient de franchir une nouvelle étape avec la création officielle du Club AfroChampions, une nouvelle plateforme d’échanges mobilisant les multinationales africaines afin d’accélérer l’intégration économique du continent. A l’invitation Monsieur Aliko Dangote, Fondateur et PDG du groupe Dangote et Président du Club, de nombreux dirigeants d’entreprises, représentant au total 13 pays africains, ont rejoint Lagos pour participer à la réunion inaugurale. Des personnalités de haut rang, parmi lesquelles Son Excellence Monsieur Yemi Osinbajo, Vice-président de la République fédérale du Nigeria, Son Excellence Monsieur Thabo Mbeki, ancien président de la République d’Afrique du Sud et Président de l’Initiative AfroChampions, Son Excellence Monsieur Olusegun Obasanjo, ancien Président de la République fédérale du Nigeria, ont également rejoint l’événement.

Les participants à la réunion inaugurale ont ouvert deux chantiers de travail. Le premier vise à rassembler les recommandations des multinationales africaines pour mettre en place la zone de libre échange panafricaine (Continental Free Trade Area). Ces recommandations feront l’objet d’une contribution officielle destinée à l’Union africaine, représentée lors de cette réunion par Son Excellence Monsieur Albert Muchanga, Commissaire en charge du Commerce et de l’Industrie. Les premiers débats se sont concentrés sur la levée des formalités de visas et la facilitation du commerce entre les états africains.  La rédaction d’une Charte des AfroChampions est le second chantier. Ce document vise à définir la contribution des multinationales africaines au développement du continent. En choisissant de travailler avec les écosystèmes locaux, en soutenant des projets d’infrastructures, en accompagnant l’industrialisation du continent et son entrée dans l’ère digitale, les champions économiques africains peuvent en effet avoir un rôle stratégique.

« Nous avons choisi de travailler sur des questions intéressant tous les africains. La zone de libre échange africaine nous donnera la possibilité de voyager et de travailler facilement dans tout le continent ; c’est aussi la création de chaines de valeurs régionales, intégrant les PME et développant de nouvelles compétences dans nos pays », a expliqué Aliko Dangote. « La Charte des AfroChampions, elle, est un engagement des multinationales africaines pour mieux investir en Afrique, dans des projets à fort impact économique et social. Notre première responsabilité est d’assurer des perspectives et des emplois à notre jeunesse. J’ai été très heureux de constater le consensus sur ce sujet et j’espère bientôt voir de nombreux autres dirigeants d’entreprises signer cette Charte », a-t-il ajouté.

Membre du comité exécutif de l’Initiative AfroChampions, Edem Adzogenu s’est réjoui de la qualité des échanges lors de cette réunion inaugurale. « Nous avons évoqué le rôle que les multinationales africaines peuvent avoir en tant qu’ambassadeurs du continent et de ses talents ou encore les moyens de mieux travailler avec le secteur public ; et c’est précisément cette dynamique de dialogue que nous voulons mettre en place ». Un point d’étape sur les travaux du Club AfroChampions est prévu lors du prochain sommet de l’Union africaine en janvier 2018.

L’émergence de multinationales africaines et leurs activités transfrontalières ont contribué de manière significative à l’intégration africaine, en accélérant les investissements intra-africains et la création de chaînes de valeur régionales. L’Initiative AfroChampions est conçue pour soutenir le développement des champions économiques africains et les aider à transformer l’Afrique. Elle vise également à faciliter les évolutions stratégiques permettant aux champions africains de devenir des géants mondiaux.

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Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a annoncé jeudi 12 octobre 2017, que plusieurs opérations de développement, tous secteurs confondus, ont été retenues en faveur de la wilaya de Tamanrasset dans le but d’impulser la dynamique de développement dans la cette région de l’extrême Sud du pays, relate APS.

Cette région verra une relance des travaux d’aménagement urbain, l’aménagement et l’équipement d’établissements scolaires en matériels scolaires et équipements de climatisation, ainsi que le lancement d’une étude technique pour la réalisation de 30 classes à travers la wilaya, précise la même source.

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