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La commission du développement relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a rendu public, lors d’une séance plénière tenue ce jeudi 19 juillet 2018, son rapport sur le développement régional dans les gouvernorats du Sud-ouest à savoir; Gafsa, Kébili et Tozeur. Un rapport dont il recense l’ensemble des handicaps et des difficultés : pauvreté, chômage, détérioration des services de la santé, du transport et absence de projets de développement. Des problèmes qui remontent à plusieurs années sans que le gouvernement bouge. Ledit rapport a mobilisé 12 ministres à savoir ceux de l’Équipement et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Sala Arfaoui, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdahri, du Tourisme, Salma Elloumi, des Finances, Ridha Chalghoum, de l’Agriculture, Samir Bettaieb, de l’Environnement, Ridha Mouakher, de la Santé, Imed Hammami et de l’Industrie, Slim Feriani.

Le député Adnène Hajji a dénoncé l’absence de développement dans le gouvernorat de Gafsa et les rapports et l’ensemble des diagnostics qui ont été fait sur les régions de l’intérieur sans aboutir à des résultats ou résoudre la crise qui ne cesse de s’y aggraver depuis des années.
Il a dans ce même cadre assuré qu’il n y aura pas de développement sans transport, sans eau ou encore sans police. ” Les régions de Redayef et Mdhilla sans sans sécurité depuis une années. ” C’est une politique adoptée par tous les gouvernements qui ont succédé à la Révolution “, a indiqué le député, soulignant que l’État pratique une forme de sanction envers le citoyen.” Chaque fois qu’il il y a une manifestation, la police se retire”, a-t-il précisé.

Dans le même ordre d’idées, Hajji a indiqué qu’il a été appelé à ouvrir les postes de police qui sont depuis plusieurs mois fermées,mais en vain, les responsables expliquent ces fermetures par l’absence des conditions de sécurité qui y règne.

Outre la sécurité, le député a soulevé le problème d’approvisionnement en eau des habitants de Gafsa et les coupures qui interviennent chaque jour dans différentes délégations. ” Le problème de l’eau s’est aggravé davantage à Gafsa alors qu’aucun diagnostic n’a été fait fait en la matière”, a assuré le député, avant de s’interroger : ” Où est le problème? Quelle en est la cause? Est-ce en relation avec la rareté des ressources en eau dans ce gouvernorat ou cela est dû à des pannes techniques.

Adnène El Hajji a en revanche indiqué que des experts en la matière se rendront bientôt à Gafsa pour examiner le problème de l’eau dans ce gouvernorat, et s’employer à lui trouver les bonnes solutions.
L’élu de l’ARP a également déploré l’absence de transport et de développement dans ce gouvernorat, faisant remarquer que l’urgence aujourd’hui est la relance de l’investissement et la création de l’emploi, selon ses dires.

Assma Abou El Hana, pour sa part, a contesté les rapports sur le développement plaçant le gouvernorat de Gafsa en tête soulignant à l’adresse des ministres présents, que l’indice de développement relatif à l’année 2015 dans la région d’El Metlaoui par exemple est de 0,20%, Redayef (0,19%), Sidi Aich ( 0,14%), Om Laârayess (0,14%), El Mdhila (0,11%°, El Kssar (0,04%).

La députée a également mis en doute les s taux de chômage communiqués par les responsables, faisant remarquer que le taux de chômage à Gafsa est de 27,3% dont 60,4% dans les rangs des diplômés de l’enseignement supérieur. De même, le taux de pauvreté s’élève à 30,9%, selon ses dires.
La députée a dans un autre contexte indiqué que le gouvernorat de Gafsa souffre d’un grand problème suite aux coupures répétitives de l’eau et s’étalant parfois sur 10 jours : ” Nous ne pouvons pas garder le silence devant ces coupures (…) Il faut réagir rapidement et faire le nécessaire (…) ça devient insupportable (…) Gafsa est un gouvernorat agricole”, a-t-elle dit.

Quant à lui, le député Zouhaier Maghzaoui a reproché à la commission de ne pas publier les résultats des anciens rapports faits en la matière, cela renforcera la crédibilité des rapports et diagnostics ainsi que les travaux de l’ARP, selon ses dires.

Enfin, le député Sofiène Toubel a indiqué que le gouvernorat de Gafsa est semblable aujourd’hui à l’Éthiopie et ce en dépit de l’ensemble des mesures et des projets annoncés au profit de ce gouvernorat : ” Ils nous ont laisséaux rêver de voir Gafsa comme New York…mais malheureusement ce gouvernorat ressemble aux plus misérables contrées d’Afrique”, a-t-il dit.

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Lors de la séance plénière tenue ce jeudi 19 juillet 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) et consacrée à l’examen d’un rapport sur le développement dans le Sud-est , la députée Assma Abou El Hana a mis en doute les rapports sur le développement plaçant le gouvernorat de Gafsa en tête , soulignant à l’adresse des ministres présents, que l’indice de développement relatif à l’année 2015 dans la région d’El Metlaoui par exemple est de 0,20%, Redayef (0,19%), Sidi Aich ( 0,14%), Om Laârayess (0,14%), El Mdhila (0,11%°, El Kssar (0,04%).

La députée a également contesté les taux de chômage communiqués par les responsables, faisant remarquer que le taux de chômage à Gafsa est de 27,3% dont 60,4% dans les rangs des diplômés de l’enseignement supérieur. De même , le taux de pauvreté s’élève à 30,9%, selon ses dires.

Elle a dans un autre contexte indiqué que le gouvernorat de Gafsa souffre d’un grand problème suite aux coupures répétitives de l’eau et s’étalant parfois sur 10 jours : ” Nous ne pouvons pas garder le silence devant ces coupures (…) Il faut réagir rapidement et faire le nécessaire (…) ça devient insupportable (…) Gafsa est un gouvernorat agricole”, a-t-elle dit.

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Smart Leaders For Smart Cities“, tel est le thème d’une rencontre organisée par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) à Port El Kantaoui, à Sousse. Autour d’un débat riche, les nouveaux élus locaux, les entrepreneurs et les différentes parties prenantes ont échangé des idées, des démarches, des bonnes pratiques et les expériences sur le rôle des municipalités dans la nouvelle gouvernance locale décentralisée et le développement économique local, tout en se basant sur une certaine autonomie afin de mieux répondre aux défis et besoins de chaque région. L’objectif aussi du débat est de penser à l’émergence de villes intelligentes et instaurer un climat des affaires local qui encourage la dynamique entrepreneuriale.

“Les municipalités acteur de développement”

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Mejdi Hassen, conseiller exécutif de l’IACE a souligné l’importance d’organiser de tels événements en Tunisie destinés aux jeunes élus qui ont gagné les dernières élections municipales et dont l’âge est inférieur à 35 ans. “Nous avons constaté, lors des dernières éditions des journées de l’entreprise qui se tiennent à l’accoutumée à Sousse et qui se sont focalisées sur la transition digitale et d’après les expériences internationales, que l’amélioration du climat des affaires passe essentiellement par le passage d’une ville de gestion classique à une autre smart et à forte valeur technologique“, a-t-il expliqué.

Il a en outre souligné l’importance de passer à une région qui inclue les nouvelles technologies dans les prestations de services municipaux et administratives, dans la démocratie participative et dans la relation entre les citoyens et les acteurs des municipalités, principalement dans la gestion des infrastructures et du territoire.

Selon ses déclarations, le développement économique passe essentiellement par l’introduction de cette technologie dans notre démarche : “C’est pour cette raison déjà que le choix a porté sur cette population de jeunes“, a indiqué Hssaan, avant d’ajouter : “Nous avons choisi cette tranche d’âge parce que nous pensons que sont ceux qui peuvent apporter du nouveau en termes de transformation digitale de municipalités (…). Il faut être conscient de l’importance du rôle que peut jouer la municipalité dans le développement économique“, a-t-il assuré.

Mejdi Hssan a dans le même contexte indiqué que la construction de la chaîne de valeur, l’attractivité des régions et l’amélioration du climat des affaires passe essentiellement par le niveau local, soulignant l’importance du rôle que peuvent jouer les municipalités dans le développement économique et leur impact économique important, soit sur le climat des affaires, le développement économique et la chaîne des valeurs locaux. “Cela va être la base de tous les travaux et du développement de la Tunisie“, a précisé le conseiller exécutif de l’IACE, avant d’ajouter que les jeunes sont un axe stratégique pour le développement local en Tunisie.

“Des villes intelligentes”

De son côté, Anouar Romdhani, corporate Account Manager à Microsoft, a tenu à préciser que le concept de “Smart Cities” est un concept qui se développe aujourd’hui à l’international vu la condensation de la population autour des villes . “Du coup“, a-t-il dit, “il y a des challenges non seulement au niveau politique et individuel mais aussi social, économique et gouvernemental“, a t-il dit.

Selon ses déclarations, les citoyens cherchent aujourd’hui à avoir beaucoup plus de transparence, une utilisation de la technologie dans les projets futurs et un environnement convivial pour vivre au mieux. “Le concept de smart Cities a été développé, depuis les années 80, dans certains pays asiatiques comme Singapour ou la Corée du Sud, qui ont développé des villes intelligentes et un environnement confortable pour les citoyens avec plus de transparence et de accessibilité à l’information“, a-t-il indiqué.

Le responsable de Microsoft a dans le même contexte souligné l’importance de mettre les technologies de pointe au service des citoyens. “On a presque 3 billions de dollars d’investissement dans les smart cities et on voit une croissance de 3% des objets connectés à travers le monde“, a-t-il précisé.

Il a ajouté que la transition technologique se présente aujourd’hui comme un challenge au point qu’elle est devenue une source de développent durable pour certains pays. “Les chercheurs sont en train de développer pas mal d’axes dans le domaine de “Smatrt Cities (…) c’est une des solutions permettant de développer la Tunisie et donner aux leaders des municipalités la possibilité de créer de la transparence et de la valeur et d’instaurer un climat de confiance entre le citoyen et les services des municipalités”.

“La transformation, un passage obligé”

Quant à lui, Mongi Zidi, PDG de Archimed, a souligné l’existence d’une volonté forte chez les  jeunes qui veulent prendre le pari de la transformation digitale. “La transition digitale n’est pas une chose impossible parce qu’on a une génération habituée aux nouveaux outils de la communication (…) C’est un passage obligé devant une génération qui veut moderniser la transformation du système numérique“, a-t-il précisé.

Il a toutefois évoqué certains freins devant la transition digitale dont l’existence d’une génération de décideurs qui ne sont pas en quelque sorte accélérateurs de transformation. Ils veulent encore utiliser le papier. “Ces gens représentent heureusement une minorité devant des élus qui veulent s’intégrer au sein de la transformation digitale et à la gouvernance numérique“, a-t-il dit.

Il a appelé les décideurs politiques et les hauts cadres des ministères à donner l’exemple et à être plus actifs dans l’utilisation des nouvelles technologies : “En Europe et aux États-Unis, plus les leaders sont actifs plus leurs équipes le sont”, a-t-il précisé.

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La Banque Mondiale (BM) a publié ce mardi 26 juin 2018 une étude sur la valorisation du potentiel des régions en Tunisie, intitulée “Mise à profit des conclusions du projet sur les régions défavorisées”. Il en ressort, selon cette étude réalisée en collaboration avec le ministère de l’Investissement et de la Coopération Internationale, qu’il existe un continuum de projets de développement potentiels sur l’ensemble du territoire tunisien.

L’étude a également noté que bien que Tunis, Sousse et Sfax soient les mieux lotis en termes de facteurs agroclimatiques associés à la prospérité économique, plusieurs régions, à savoir le Nord-Ouest et le Centre-Ouest, paraissent avantagées à ce niveau. Des agglomérations d’activités existent par contre sur le littoral comme à l’intérieur du pays, notamment à Kairouan, Kasserine, Kef et Tatatouine.

Cependant, les grands indicateurs de développement humain font apparaître des écarts beaucoup plus marqués entre les régions, notamment le littoral et l’intérieur du pays. De plus le niveau d’accès aux services de base révèle également des disparités entre les régions. A l’origine de ces disparités, un ensemble de facteurs sont à analyser en vue d’apporter les réponses appropriées pour plusieurs éléments dont la Géographie naturelle, les Économies d’agglomération et les dépendances de trajectoire, le Système de planification centralisé, les Politiques de développement ne permettant pas de réduire les disparités régionales et les coûts logistiques élevés à l’intérieur du pays.

Afin d’enrichir les trames de lecture des disparités régionales, cette étude propose d’analyser les gouvernorats selon leur potentiel et performance économique. En utilisant les données disponibles sur les différents indicateurs, les 24 gouvernorats ont ainsi été catégorisés en 5 grandes familles selon leur potentiel et performance. Tous les gouvernorats leaders se situent sur la côte Est, avec des gouvernorats surperformants ou à potentiel non-exploité à l’intérieur.

L’étape d’après a consisté à visiter et zoomer sur quelques gouvernorats pour mieux comprendre les opportunités, freins et réfléchir aux recommandations. Cela a permis de synthétiser 4 pistes de recommandations, à adapter aux gouvernorats, afin d’améliorer la situation des populations du territoire : Profiter de la décentralisation pour améliorer la planification, le financement et la mise en œuvre du développement local, améliorer la formulation et la révision des politiques de développement, favoriser l’établissement de corridors de développement et soutenir des programmes de développement intégrés dans certains gouvernorats.

Eya Mahjoub, économiste à la Banque Mondiale (BM), a précisé que cette étude ne représente que la première étape d’un processus qui vise à mettre en œuvre des actions concrètes et préparer par conséquent des actions concrètes à appuyer après l’étude.

La première étape a consisté à cartographier le potentiel économique dans le pays. Il a été observé, dans le cadre de l’expérience internationale, que la convergence des revenus sur tout un territoire n’est pas réellement possible compte tenu des économies d’agglomération pour la plupart des pays. Par contre, un accès égal aux services de base et aux opportunités peut être atteint. Il a aussi été observé que les objectifs de convergence eux-mêmes varient en fonction du niveau de revenus d’un pays.

Pour le cas de la Tunisie, la responsable a indiqué que notre pays a réalisé des gains significatifs en comblant certaines écarts en termes d’accès aux services de base – la première étape – mais à mesure que les pays montent l’échelle des revenus, les objectifs de convergence deviennent plus ambitieux. La Tunisie est ainsi dans une phase où les écarts restant à combler sont relativement limités, mais dans laquelle l’objectif d’avoir un accès égal aux opportunités reste à accomplir.

Lors de son intervention au cours de ce séminaire, le ministre de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, a déclaré qu’il a été constaté que les régions qui ont plus de potentiel sont les plus défavorisées, citant le cas de Siliana qui en dépit de ses richesses archéologiques est l’une des régions les moins dotées d’offres touristiques.

Le ministre a relevé l’existence de lacunes de développement dans les régions de l’intérieur parce qu’on a jugé qu’il n’y a pas de potentiel alors que cela doit faire partie d’une décision publique : “Ce sont les décideurs politiques qui doivent valoriser les régions (…). Aujourd’hui il faut s’affranchir en matière d’analyse des potentialités des régions“, a-t-il dit.

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Le Kenya travaillera avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA) afin de protéger et de développer des innovations technologiques provenant d’entreprises naissantes (start-up) et de débloquer des fonds de pension pour le développement du pays, déclare aujourd’hui, le Président Uhuru Kenyatta.

Telles sont les paroles du Président lors de la visite de courtoisie, de la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, sa première à Nairobi, au Kenya, en tant que Patronne d’une des Commissions de développement régionales des Nations Unies.

Mme Songwe dit que la CEA est prête à aider le Kenya à élaborer des politiques et des initiatives législatives qui rendront plus difficile l’abus de propriété intellectuelle ainsi que les entreprises technologiques naissantes à atteindre leur plein potentiel, en créant des emplois et des revenus.

Mme Songwe déclare également que la CEA travaillera au Kenya pour mobiliser des fonds de pension mondiaux afin d’investir dans les infrastructures au Kenya – et en particulier dans le logement, l’une des initiatives de mise en œuvre du programme Big Four du Président. Les fonds de pension travailleront avec les fonds de pension kenyans pour investir dans des initiatives de développement.

« Nous sommes très enthousiastes, en particulier pour les start-up technologiques. Nous avons beaucoup de jeunes dans le domaine de l’innovation dont les idées sont volées et on ne leur permet pas de grandir ou de tirer des revenus de leurs innovations », indique le Président Kenyatta.

« Nous œuvrerons avec vous pour nous assurer que nous pouvons protéger les innovations et nous pouvons les voir grandir dans des entreprises mondiales », ajoute le Président Kenyatta.

Mme Songwe salue également le Président pour la campagne renforcée du Kenya contre la corruption et l’invite à prendre la parole lors du prochain sommet de l’Union africaine en Mauritanie lors d’un évènement axé sur les fonctionnaires dont on parle peu travaillant à travers le continent.

Mme Songwe, se joindra également au groupe de penseurs internationaux du Président, avec lequel il consulte de temps en temps, sur des questions cruciales de développement au Kenya, sur le continent africain et dans le monde.

Les Secrétaires du Cabinet, Monica Juma (Affaires étrangères), Joe Mucheru (TIC), James Macharia (Transports et infrastructures) et Mme Songwe détailleront les détails de la mise en œuvre des résultats de la réunion.

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Le Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI) et l’Agence Française de Développement (AFD) co-organisent une matinée de lancement de leur DIALOGUE STRATEGIQUE DANS LES DOMAINES ECONOMIQUES ET DE DEVELOPPEMENT, le mercredi 20 Juin 2018 de 8H30 à 13H à l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, situé au 25 Avenue de la République, Carthage (Tunis).

 Le Mémorandum pour un Dialogue Stratégique a été signé à Tunis le 1er février 2018 par S.E. Zied LADHARI, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale tunisien (MDICI) et M. Rémy Rioux, directeur général de l’AFD.

Ce partenariat dont la mise en œuvre s’étalera sur une période de trois ans (2018-2020) traduit les liens privilégiés qu’entretiennent historiquement la Tunisie et la France sur les plans politique, économique, social et financier.

L’objectif de ce partenariat stratégique entre la République tunisienne (représentée par le MDICI) et l’Agence Française de Développement est de construire et de développer ensemble un programme d’études et de recherches susceptible d’alimenter les politiques publiques dans des domaines socio-économiques prioritaires pour les deux parties.

Le Mémorandum de Dialogue Stratégique privilégie trois axes stratégiques de coopération :

(i) la lutte contre les inégalités de revenu et territoriales,

(ii) la promotion de la transition énergétique et écologique,

(iii) la stratégie d’internationalisation des entreprises tunisiennes (privées et publiques) sur le marché africain.

Ce Dialogue Stratégique prévoit :

(i) le développement d’outils de modélisation ;

(ii) la réalisation d’études et de diagnostics ;

(iii) l’organisation d’ateliers, de formations et de conférences afin d’animer une réflexion partagée en appui à la décision publique.

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Sacrée et consacrée par l’Occident comme étant l’unique démocratie du monde arabe, la Tunisie oublie depuis bientôt huit ans, que sans une économie bancable, la démocratie reste aussi inutile qu’une bague dans le doigt d’un va-nu-pieds. La même Tunisie oublie encore, depuis 2011, que démocratie sans stabilité, n’est que leurre de pouvoir, règne de la médiocrité , lobbycratie et même «corruptocratie».

Cela s’appelle «l’éléphant dans la chambre», ou le sujet dont tout le monde est conscient, mais dont personne ne veut parler. A quelques jours de la réunion des signataires du document de Carthage, sous la menace renouvelée de l’UGTT, d’en sortir, il est espéré que ceux qui s’apprêtent à sceller l’avenir de tout un pays se décideront à parler de cet éléphant, avant qu’il ne fasse du pays un magasin de porcelaine.

Personne n’en parle ni ne veut en parler, mais les 3 piliers de la croissance que tout un pays cherche et dont l’absence ou le peu de présence, peut décider du départ du chef du gouvernement, la croissance étant le générateur de toutes les autres actions de développement, comme l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’amélioration de la santé du Dinar devant l’Euro et le Dollar, ainsi que de tous les autres radios de l’économie. Ces trois piliers, sans lesquels il est impossible, sinon très difficile, de réaliser une croissance, porteuse de développement, sont :

  • Stabilité sécuritaire.
  • Stabilité sociale
  • Stabilité politique

Il n’est un secret pour personne que le dernier gouvernement en place a réussi à apporter une certaine stabilité sécuritaire. Elle est fragile et nécessite une veille de tous les instants, mais elle est là depuis 2016. Le retour du tourisme reste le meilleur témoin sur cette réussite. Il faut juste rappeler que, théoriquement, on ne change pas une équipe, ou même un ou deux ministres, qui gagnent. Le faire, c’est réintroduire l’instabilité dans un département qui, à l’image du pays, l’autorité et la gouvernance restent d’abord une question d’hommes avant d’être une question de structures.

Côté social, c’est plus l’instabilité que la stabilité et ce depuis 2011. Une instabilité qui empêche toujours, selon le dernier communiqué de l’INS sur les niches de croissance, les secteurs du phosphate et des carburants de réaliser la valeur ajoutée qui était la leur avant 2011.

Et bien que les ressources de l’Etat aient été déjà largement épuisées par les hausses salariales qui n’ont apporté que plus d’inflation, et que ses caisses se tarissent à vue d’œil, les mouvements sociaux, soutenus par tous les partis politiques et toutes les organisations syndicales, ne s’arrêtent toujours pas. En mars 2018, selon le rapport de l’observatoire social tunisien, et à ne considérer que les mouvements de protestation spontanée, ce sont 87 mouvements de nature économique, 133 de nature sociale, 83 de nature politique, 90 dans l’éducation, 198 de nature administrative, 32 de nature sanitaire et 78 de nature sécuritaire, pour ne parler que de cela.

Tous, des mouvements qui ne participent guère à la stabilité sociale nécessaire à l’attrait des investisseurs, locaux et internationaux. Cela, même si tous ces mouvements pourraient aussi être lus comme un bon signe de santé démocratique. Des mouvements aussi, qui sont toujours, à tort ou à raison, soutenus par le principal syndicat ouvrier qui en fait, volontairement ou involontairement, un moyen de maintenir élevée la pression sur un gouvernement qui ne vaut, pour l’UGTT, que par ce qu’il donne, en augmentations et autres privilèges.

L’instabilité est aussi, depuis plus de sept ans, la caractéristique principale de la scène politique tunisienne. Ce sont ainsi 3 chefs d’Etat, 7 gouvernements et leurs chefs, avec une moyenne d’un nouveau tous les 18 mois, et deux assemblées de représentants du peuple. Des assemblées où le tourisme politique a consacré l’instabilité dans les rangs des députés. Instabilité aussi dans les rangs du principal parti du pouvoir qu’est Nidaa Toues qui s’étaient divisé en au moins 4 petites formations. Cela sans compter Ennahdha qui a enfanté Hizb Ettahrir.

Mais le plus dangereux dans cette instabilité restera celui qui secoue toujours La Kasbah où presque personne n’a réussi à gouverner comme il le veut ou comme il se doit et où très peu ont réussi à appliquer les réformes que tout le monde connaît et tout le monde empêche de se mettre en place. Le dernier des coups de pioche qu’on enfonce, depuis 2014 au moins, dans les murs de La Kasbah, est celui qu’assomment depuis quelques les signataires du «Document de Carthage 2.0».

Une instabilité qui, quel que soit le choix de la personnalité, impacte et impactera la capacité de tout chef du gouvernement à mettre à exécution toute feuille de route dont on le charge. Une instabilité aussi, qui rendra difficile à tout chef de gouvernement de se faire obéir par une Administration qui voit changer presque chaque année sa hiérarchie. Une instabilité encore, qui déstabilisera toute négociation avec les bailleurs de fonds et retardera, sinon mettra en danger, les chances d’un rebondissement rapide de la situation économique et financière. Une instabilité enfin, qui risque fort d’emporter les prémices de la reprise qui commencent à se dessiner et qui pourraient se confirmer. «L’inflexion de la courbe du chômage est le vrai marqueur de l’embellie perceptible de l’économie tunisienne (+2.5% de taux croissance au 1er trimestre 2018 en termes de glissement annuel) », disait le statisticien Hassen Zargouni. C’est l’instabilité qui casser tout cela.

Khaled Boumiza

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La Banque mondiale a indiqué qu’elle mettrait en place un nouveau plan stratégique d’investissement pour un montant global de 8,8 milliards $, relate Ecofin.

Ce plan devrait être mis en œuvre, lors de l’exercice budgétaire 2019. Entrant dans le cadre de la stratégie de partenariat de l’institution avec le pays ouest-africain, il devrait être exécuté à travers l’Association Internationale de Développement (IDA), et la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD).

Ce nouveau programme d’investissement devrait porter à 10,7 milliards $, le montant total des investissements de l’institution de Bretton Woods dans le pays. En effet, la Banque mondiale a déjà investi 1,6 milliard $ dans le pays, par l’intermédiaire de la Société financière internationale (SFI) et 334 millions $, à travers l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Rappelons que l’économie nigériane sort progressivement d’une période assez difficile due à la crise ayant frappé le pétrole, principal produit d’exportation du pays. Dans ses perspectives pour l’économie mondiale, la Banque tablait sur une reprise de la croissance économique du pays à 2,5%, cette année.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Laâdhari, a déclaré, lors d’un point de presse tenu ce mardi 15 mai 2018 au siège du gouvernement à la Kasbah, que la croissance économique en volume du premier trimestre de l’année 2018 a atteint 2,5% en glissement annuel (par rapport à la même période de l’année 2017) et 1% par rapport au dernier trimestre de l’année 2017.

Le ministre a toutefois indiqué que le gouvernement aurait du boucler le premier trimestre de cette année avec 3% de croissance, mais les manifestations et les perturbations qui ont eu lieu dans le bassin minier ont bouleversé les calculs. En effet, la baisse de la production de pétrole et de phosphate a coûté au pays 0,5 point de croissance.

Il a en outre indiqué que la valeur ajoutée du secteur des industries manufacturières a augmenté, au premier trimestre de l’année 2018, de 2,4% en glissement annuel, expliquant cela par l’augmentation de la production du secteur agro-alimentaire de 16,7%, du secteur des industries mécaniques et électriques de 5,3% et du secteur du textile, habillement et cuir de 0,2%.

Laâdhari a toutefois déclaré que la valeur ajoutée des industries chimiques et celle du secteur des matériaux de construction, céramique et verre ont baissé successivement de 23,9% et 5,3%.

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Le Programme “Initiative régionale d’appui au développement économique durable (IRADA)” a été officiellement lancé, ce vendredi 11 mai 2018, à Tunis. Ce programme vise à contribuer au développement durable et intégrée et améliorer l’employabilité des demandeurs d’emploi dans 8 gouvernorats, à savoir ; Bizerte, Jendouba, Sidi Bouzid, Gafsa, Kasserine, Sfax, Gabès et Médenine.

S’inscrivant dans le cadre d’une convention signée le 15 décembre 2016, entre le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, dans le cadre de la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne, ce programme a nécessité des investissements de l’ordre de 34 Millions d’euros dont 32 Millions d’euros sous forme de don de la part de l’UE et 2 Millions d’euros devraient provenir de la participation des bénéficiaires de ce programme.

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La Fondation Merck, la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne lance ses programmes aujourd’hui au Tchad en partenariat avec la Première Dame et le Ministère de la Santé du Tchad. La Fondation Merck a annoncé le lancement de son programme phare « Merck Cancer Access Program » dans le but d’augmenter le nombre limité d’Oncologues et d’améliorer l’accès à des soins anticancéreux de qualité et équitables dans le pays.

Lors de l’événement, le Prof. Dr. Frank Stangenberg Haverkamp, Président du Directoire de E.Merck KG et Président du Conseil d’administration de la Fondation Merck a souligné: « Nous sommes fiers de lancer la Fondation Merck au Tchad en partenariat avec S.E la Première Dame du Tchad, Madame HINDA DEBY ITNO et le Ministère de la Santé. Grâce à la Fondation Merck, nous allons travailler en étroite collaboration pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables dans le pays ».

Lors de la réunion de haut niveau entre le Président du Tchad, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, invité d’honneur, Prof. Frank Stangenberg Haverkamp, ​​Président du Directoire de E-Merck KG et Président du Conseil d’Administration de la Fondation Merck et le Dr Rasha Kelej, PDG de la Fondation Merck, la Fondation Merck a confirmé son engagement en faveur d’un partenariat à long terme avec le gouvernement du Tchad pour renforcer les capacités en matière de soins de santé et améliorer l’accès à des solutions de santé innovantes et équitables à travers le pays.

Dr Rasha Kelej PDG de la Fondation Merck a en outre souligné : « Nous croyons fermement que le renforcement des capacités de santé est la bonne stratégie pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables et de qualité en Afrique, donc ensemble nous répondrons au besoin important de formation dans le domaine du Diabète, Cancer et soins de l’Infertilité, nos domaines d’intérêt ».

« Nous sommes ravis de nous engager à fournir à quatre candidats une bourse d’Oncologie d’un an en Inde pour contribuer à relever les défis de l’accès aux soins du cancer dans le pays », Rasha Kelej a ajouté.

La Fondation Merck a annoncé la nomination de S.E. Madame HINDA DEBY ITNO, la Première Dame du Tchad, en tant qu’ambassadrice de la campagne « Merck More Than a Mother », à travailler en étroite collaboration avec la Fondation Merck pour définir des interventions visant à briser la stigmatisation des femmes sans enfants à travers le pays.

Son Excellence, la Première dame du Tchad, Madame HINDA DEBY ITNO a souligné l’importance de l’initiative en disant : « Nous sommes heureux que la Fondation Merck soit lancée au Tchad, et ils lancent leurs programmes phares pour nous aider à renforcer les capacités de soins contre le cancer et l’infertilité, afin que nos populations puissent avoir l’accès à des soins anticancéreux et de l’infertilité de qualité et équitables dans notre pays bien-aimé. Je suis également heureux d’être l’ambassadrice de « Merck More Than a Mother ». Je vais travailler en étroite collaboration avec la Fondation Merck pour briser la stigmatisation autour de l’infertilité à tous les niveaux en sensibilisant, en formant les compétences des experts locaux et en aidant les femmes sans enfants à démarrer leurs petits commerces ».

Pendant le lancement, l’Honorable Ministre de la Santé du Tchad, M. Aziz Mahamat Saleh, a expliqué : « Nous savons tous que les soins contre le cancer sont soumis à de fortes pressions en Afrique, et la situation n’est pas différente au Tchad, nous avons seulement deux oncologues pour une population de treize millions. Ces chiffres ne sont pas suffisants pour donner accès à des soins de qualité et équitables. Nous sommes reconnaissants envers la Fondation Merck pour le lancement de leurs programmes au Tchad, et nous croyons que ces initiatives amélioreront la qualité des soins contre le cancer et l’infertilité dans notre pays »

« Jusqu’à présent, le Tchad n’a pas de spécialiste en Fertilité ou de clinique spécialisée pour gérer ces conditions de l’infertilité. Merck fera l’histoire au Tchad en offrant des opportunités de formation aux premiers spécialistes de la fertilité dans le pays », Rasha Kelej a ajouté.

En outre, la Fondation Merck s’engage à contribuer à la promotion des soins du diabète au Tchad en fournissant un diplôme en ligne sur la prise en charge du diabète en langue française pour les étudiants et diplômées en médecine au Tchad et dans d’autres pays d’Afrique francophone afin qu’ils puissent en apprendre davantage sur le diagnostic et le traitement du diabète. Le cours est accrédité par « Royal college for general practitioners » au Royaume-Uni.

Jusqu’à présent, des candidats d’Ouganda, Zambie, Éthiopie, Namibie, Tanzanie, Ghana, Sierra Leone, Afrique du Sud, Botswana, Libéria, Rwanda, Kenya, Tchad, Niger, Guinée, Gambie, Sri Lanka, Cambodge, Bangladesh, Myanmar et Népal ont bénéficié des programmes de formation de la Fondation Merck en matière de bourse en Fertilité et en Oncologie. La Fondation Merck vise à étendre à plus de pays africains et asiatiques bientôt.

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La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, a promis une coopération accrue des Nations Unies avec les pays et organisations réunis au sein de l’Alliance pour le Sahel pour investir dans l’avenir de cette région d’Afrique.

L’Alliance pour le Sahel réunit la France, l’Allemagne, l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Italie, l’Espagne et le Royaume Uni. L’objectif est la mise en œuvre de projets de développement au Sahel.

Lors d’une réunion de cette alliance mardi au siège de l’ONU à New York, Mme Mohammed a rappelé que le Sahel était une des priorités des Nations Unies, alors que la population de cette région continue de souffrir des conséquences de la violence et du conflit, des violations des droits de l’homme, du sous-développement, et du changement climatique.

Selon un récent rapport de l’UNICEF, de la FAO et du PAM, près de 7 millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire au Sahel. Rien qu’en 2018, 1,6 million d’enfants ont reçu un diagnostic de malnutrition aiguë sévère.

Mme Mohammed a mentionné une étude du PNUD qui montre que les investissements en matière de développement peuvent aider à répondre « aux moteurs structurels de la radicalisation ».

« Nous tous ici présents reconnaissons qu’une paix durable ne peut être atteinte sans un développement durable », a déclaré la Vice-Secrétaire générale.

Selon elle, l’un des principaux défis au Sahel est la multiplicité des initiatives. « Plus que jamais, nous avons besoin d’une action collective mieux coordonnée dans le cadre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel comme cadre global de lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire, l’extrémisme violent, le trafic illégal, l’insécurité climatique et les défis structurels nationaux », a-t-elle dit.

« Il est temps de transformer les défis en opportunités et de changer le discours au Sahel », a-t-elle conclu. « L’ONU et moi-même sommes impatients de renforcer notre coopération avec l’Alliance pour le Sahel, en alignant nos priorités sur les investissements directs là où ils sont le plus nécessaires et en réalisant des changements transformateurs qui façonneront un avenir meilleur pour toute la population du Sahel ».

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« C’est l’argent qui gouverne le monde. »  Cet adage a été rappelé aujourd’hui par le Président de l’Assemblée générale alors que le Conseil économique et social (ECOSOC) entamait son Forum annuel sur le financement du développement, sachant qu’il faut 7 000 milliards de dollars par an pour réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030.  Afin d’éviter « la concurrence stérile » des agences de l’ONU, la Vice-Secrétaire générale de l’ONU a lancé le « Fonds commun ».

Ce Forum qui s’étale sur quatre jours prévoit aussi une réunion spéciale de haut niveau avec les institutions de Bretton Woods, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Nous savons déjà que certains objectifs de développement durable risquent de rester lettre morte, a prévenu le Président de l’Assemblée générale, M. Miroslav Lajčák.  Il faut encourager tous les moyens d’appuyer le développement: le commerce, la science, la technologie et l’innovation.  Mais le financement reste la question centrale et nous ne pouvons y échapper, a souligné le Président, appelant à une approche stratégique et ciblée, celle du Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

M. Lajčák a annoncé la convocation, le 11 juin prochain, d’une manifestation de haut niveau sur la question car, « l’argent est là. »  Il faut tout simplement le connecter aux priorités car trop d’obstacles bloquent les connexions et les flux.  « Nous devons dégager les goulets d’étranglement », a-t-il insisté.  Ces propos ont été confirmés par le Directeur général de l’Agence française de développement et Président de l’Association des agences internationales de développement.  M. Rémy Rioux a avoué que les 20 agences membres de son association ont près de 800 milliards de dollars en main.

Le nouveau « Fonds commun pour le Programme 2030 », espère le Secrétaire général dans ses propositions de réforme, sera capitalisé à hauteur de 290 millions de dollars par an.  Les promesses de contributions faites aujourd’hui dépassent les 71 millions de dollars, dont 47 millions pour 2018.

La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Amina J. Mohammed a identifié cinq domaines qui méritent l’attention de la communauté internationale: la mobilisation des ressources nationales; la coopération au développement; un environnement mondial favorable à l’investissement à long terme; l’aide aux pays ayant des besoins urgents, tels que ceux qui sont touchés par des crises ou des catastrophes; et enfin les partenariats avec le secteur privé.

La plupart de ces propositions sont reprises dans le « rapport du Groupe de réflexion interinstitutions sur le financement du développement » que le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Liu Zhemin, a présenté.  Le rapport note que la reprise cyclique de l’économie est l’occasion d’élaborer des politiques contre les problèmes tenaces et d’accélérer la réalisation des objectifs de développement durable.

Pour aller de l’avant, le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a annoncé la tenue, en septembre prochain à New York, d’une réunion de haut niveau sur le financement de ces objectifs.  Un financement qui doit être inclusif et ne laisser personne de côté, a martelé la Présidente du Conseil économique et social (ECOSOC), Mme Marie Chatardovà, qui a livré cinq messages.

« Ce qui importe, c’est un système mondial équitable », car, a expliqué le Haut-Représentant du Fonds pour la paix de l’Union africaine, « si vous êtes sur le Titanic, peu importe que vous soyez en première classe ou en troisième classe, vous ne vous en sortirez pas seul ».   M. Donald Kaberuka a en effet expliqué que contrairement aux objectifs du Millénaire pour le développement qui plaçaient l’aide publique au développement (APD) au centre de tout, le Programme 2030 met en avant la mobilisation des ressources nationales.  Si l’Afrique renforçait cette mobilisation de seulement 13%, elle n’aurait aucun problème à réaliser le Programme 2030, a-t-il affirmé, alors qu’aujourd’hui, il manque à son continent quelque 2 500 milliards de dollars par an.

Le Haut-Représentant a donc réclamé des améliorations dans le fonctionnement des institutions financières internationales et le commerce mondial, sans oublier de fustiger les relents du protectionnisme.  Il a tout de même plaidé pour l’augmentation de l’APD mais une « APD intelligente », celle qui va d’abord aux pays fragiles comme la Syrie, le Yémen ou la République centrafricaine.  Traiter de la fragilité, ce n’est pas seulement un problème d’argent, c’est mettre en place des institutions permettant aux gens de prendre en main leur destin et d’entreprendre.  L’« APD intelligente », a-t-il poursuivi, c’est celle qui mobilise les marchés et qui réduit les risques par la création des richesses.

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La société “Unimed”, spécialisée dans la fabrication des médicaments, envisage la mobilisation d’une enveloppe de 84 millions de dinars pour suivre le développement technologique et soutenir la recherche et l’innovation ainsi que pour le recrutement, d’ici 2020, de 350 agents et cadres, a déclaré, jeudi à la TAP, le président, directeur général de la société, Ridha Charfeddine.
Il a ajouté dans cette déclaration faite en marge de la visite médiatique effectuée, mercredi soir, par une délégation de journalistes au siège de la société située dans la zone industrielle Kalaa Kebira à Sousse que le total des investissements de la société au cours de la période de 2010 à 2017 s’est élevé à 64 millions de dinars, ce qui a permis notamment la création de 678 emplois.
Les laboratoires “Unimed” ont permis à la caisse de l’Etat de percevoir 7,7 millions de dinars de recettes fiscales en 2016, selon le premier responsable de l’entreprise, qui a indiqué que le pourcentage de poudre antibiotique produite par l’entreprise représente à elle seule 65 pour cent du nombre de transactions au niveau du marché intérieur et 35 pour cent du nombre de transactions pour le marché étranger.
Il a souligné que la société s’emploie à renforcer ses exportations de médicaments vers de nouveaux marchés, indiquant, à cet égard, qu’il a, récemment, signé des accords portant sur l’exportation vers l’Afrique et quelques pays arabes, en particulier la Jordanie et le Soudan.
A noter que la société a obtenu la licence pour la production effective de produits pharmaceutiques en 1992.

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La Côte d’Ivoire bénéficiera d’une enveloppe d’1 milliard $ de la Banque mondiale, rapporte l’agence d’information africaine Ecofin.

Cette enveloppe financière devrait également être appuyée par une autre de 500 millions $, prévus pour être investis dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation et de l’énergie.

La Côte d’Ivoire qui est prévue pour enregistrer l’une des plus fortes croissances du continent en 2018 (7,2%), a multiplié depuis le début de l’année, les opérations de mobilisation de fonds afin de financer ses projets d’investissement.

Toujours selon Ecofin, la dernière en date, qui a permis au pays de réunir 1,7 milliard d’euros au terme d’un roadshow qui s’est terminé le 15 mars dernier, devrait permettre au pays de financer les dépenses prévues dans le budget 2018.

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Youssef Chahed, Chef du Gouvernement de la République Tunisienne, a visité ce vendredi 9 mars 2018 le siège de Talan Tunisie et a posé à cette occasion la première pierre du nouveau site de développement du groupe en Tunisie.

Dans le cadre de sa stratégie de développement de ses activités en Tunisie, Talan, qui emploie déjà près de 400 ingénieurs informaticiens, prévoit de recruter près de 1000 ingénieurs au cours des trois prochaines années dont 250 sur l’année 2018.

Pour accompagner cette croissance, le groupe Talan investit dans un nouveau site de 5000 m2 pour le déploiement de ses futurs projets. Equipé des infrastructures les plus performantes, le site se veut conforme aux meilleures normes internationales, notamment aux standards HQE qui veillent au respect de l’environnement. Le nouveau site sera de ce fait un bâtiment passif ayant recours aux sources d’énergies renouvelables.

Mehdi Houas, président et fondateur de Talan, déclare à cet effet : «Ce nouveau site sera opérationnel à la fin du premier semestre 2019. Nous avons misé, depuis notre lancement, sur les jeunes compétences tunisiennes et notre stratégie s’est avérée gagnante. Nous sommes fiers de devenir aujourd’hui un acteur économique de taille qui opère dans un secteur à forte valeur ajoutée» qui mise sur la jeunesse et qui dispose de 100% de diplômés hautement qualifiés, jeunes (33 ans de moyenne d’âge). “Nous sommes aussi fiers de compter beaucoup d’ingénieurs femmes sdans l’effectif de Talan Tunisie (près de 36% de l’effectif sont des femmes, le plus fort ratio du groupe)» a déclaré Houas.

Première entité du groupe à être certifiée ISO 9001:2015 et ISO 27001, Talan Tunisie, qui célèbre ses 10 ans d’existence, est une Business Unit stratégique composée exclusivement de jeunes compétences tunisiennes.

Partenaire technologique privilégié des plus grandes entreprises nationales opérant dans les secteurs de la Finance, de l’énergie, des télécoms et des transports, Talan accompagne leur transformation numérique en leur apportant des offres digitales sur-mesure ainsi que des services d’intégration, de testing et de support applicatif adaptés à leurs besoins.

Talan, qui a fait du développement des Telcos une priorité, a lancé en Tunisie courant 2015 un pôle innovation qui compte aujourd’hui près de 35 experts dans les domaines technologiques les plus pointus tels que la Blockchain, l’IOT ou encore l’IA.

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Pourriez-vous citer des découvertes scientifiques de niveau mondial réalisées par des scientifiques africains, voire par des scientifiques africaines? Ne cherchez plus : les lauréates du Next Einstein Forum (NEF) sont à la pointe de la recherche en santé (avec des travaux sur la trisomie 21, le cancer, la maladie d’Alzheimer, ou encore le diabète de type 2), en politiques technologiques et en protection des plantes, pour ne citer que quelques domaines.

La plupart du temps, le monde n’est pas au courant des contributions des femmes scientifiques à la science et à la société, ou ne leur accorde pas de crédit. Pour changer cela, le Next Einstein Forum travaille à mettre les scientifiques africaines au centre des discussions sur la recherche et l’innovation mondiales. Leurs travaux sont précieux pour la science, et ils sont tout aussi importants pour le développement. Unis aujourd’hui sous le mot d’ordre #PressforProgress, nous devons mettre en avant leurs contributions“, a déclaré Thierry Zomahoun, fondateur du NEF et président-directeur général de l’Institut panafricain des sciences mathématiques (AIMS).

Selon l’UNESCO, la proportion de femmes qui poursuivent une carrière dans les sciences et les technologies est de 28 % à l’échelle mondiale ; en Afrique subsaharienne, il y aurait 30 % de femmes parmi les professionnels de ces secteurs. Et pourtant, des compétences solides dans ces domaines sont essentielles pour transformer un pays ou un continent. Un rapport de 2014 de la Banque Mondiale a révélé que la croissance économique notable de l’Afrique subsaharienne ces dernières années se traduit par une capacité croissante en matière de recherche scientifique et technologique.[1]

Ceux qui bénéficieront de la quatrième révolution industrielle seront ceux qui exploiteront la recherche et le développement. L’Afrique doit impérativement investir pour former les femmes africaines en sciences et en technologies, du niveau secondaire au niveau postdoctoral, et pour les retenir sur son sol. La science a besoin des femmes. Ce n’est pas une phrase tout faite, c’est un impératif économique et sociétal. Il suffit de voir le travail que les femmes de la communauté des scientifiques du NEF accomplissent. Elles sont au plus haut niveau d’excellence scientifique et elles ont un impact concret sur la communauté mondiale“, a déclaré Nathalie Munyampenda, directrice générale du NEF.

Ainsi, Vinet Coetzee, de l’Université de Pretoria, en Afrique du Sud, lauréate du NEF, dirige une équipe qui a mis au point un appareil de photographie en trois dimensions d’un coût abordable (un dixième de celui des systèmes commerciaux comparables), qui permet d’identifier les caractéristiques faciales particulières des nourrissons africains atteints de trisomie 21. Elle prévoit d’élargir ses recherches à d’autres pathologies. Le but à long terme de ce projet est la mise au point d’un outil de détection faciale qui permettrait aux médecins d’identifier plus précisément diverses pathologies à un coût réduit.

Maha Nasr, de l’université Ain Shams, au Caire, en Égypte, pharmacologiste, crée de nouveaux vecteurs, qui transporteront des médicaments plus précisément sur leurs cibles thérapheutiques dans le corps, en particulier pour le traitement des cancers et de la maladie d’Alzheimer.

Rym Kefi, à l’Institut Pasteur de Tunis, en Tunisie, étudie la structure de l’ADN pour détecter des pathologies chez l’humain. En particulier, elle travaille à mieux comprendre la pathogenèse du diabète de type 2, afin d’en améliorer le diagnostic et le traitement, et d’en réduire du même coup la prévalence, en Tunisie et ailleurs.

Sanushka Naidoo, de l’université de Pretoria, travaille sur les mécanismes pouvant conférer une résistance étendue et durable des arbres à leurs parasites et à leurs pathogènes, en étudiant des familles de gènes et leurs réponses à ces parasites et pathogènes.

Aku Kwamie, du Ghana, est consultante sur la gouvernance des systèmes de santé, piliers centraux pour garantir des soins équitables pour tous. Cette problématique est particulièrement importante dans les pays dont les territoires sont très étendus et au sein desquels coexistent divers niveaux de développement.

Le rôle des technologies de l’information et de la communication, en particulier l’identification de celles qui sont adaptées aux contextes ruraux, est l’un des principaux aspects des recherches d’Aminata Garba, de l’université Carnegie Mellon à Kigali, au Rwanda. Elle s’intéresse aux interactions entre les politiques et les technologies.

Pionnières dans leurs domaines, ces lauréates du NEF travaillent à trouver des solutions durables aux problèmes auxquels l’humanité est confrontée. Elles présenteront leurs travaux lors de la Rencontre Internationale du NEF 2018 à Kigali, au Rwanda, du 26 au 28 mars 2018.

Dans le cadre de cette rencontre, le NEF a préparé une session spéciale intitulée “Combler le retard des femmes en science et technologie“. “Il est temps que les femmes scientifiques sortent de l’ombre. Cela n’est possible qu’avec un soutien concret. L’élan et les belles paroles ne sont pas suffisants. Il existe des bonnes pratiques dont nous pouvons nous inspirer. C’est maintenant qu’il faut les mettre en œuvre. C’est ce sur sur quoi portera notre discussion lors de cette session“, a déclaré T. Zomahoun

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Le ministre marocain de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Boussaid, et le représentant de chacune des douze chambres professionnelles du pays, ont signé, lundi, à Rabat, une série de conventions relatives aux plans de développement des Chambres de commerce, d’industrie et de services (CCIS), ainsi que de leur fédération.

Selon l’agence d’information africaine Ecofin, ces conventions interviennent en application de la convention-cadre, signée entre le gouvernement et la fédération des CCIS, le 2 avril 2014. Elles ont pour objectif d’instaurer un modèle de gouvernance transparent et efficace, d’implémenter des prestations orientées clients et génératrices de revenus, de mettre en place une organisation efficace, et enfin de repositionner la fédération.

A cet effet, les Chambres de commerce, d’industrie et de services bénéficieront d’un appui financier de 452 millions de dirhams (environ 49,3 millions $), en vue de leur transformation globale et intégrée.

Tojuours selon Ecofin, ce financement permettra la mise en place d’un modèle de gouvernance transparent et efficace, d’un catalogue de prestations de services répondant aux besoins des entreprises, en matière d’information et d’accompagnement dans le déploiement de leurs activités.

Il contribuera également au développement de projets économiques structurants, générateurs de ressources, dont des parcs industriels locatifs, des parcs d’expositions, des zones d’activités ou encore des business-centers.

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Le nouveau siège, flambant neuf, d’une banque aux bénéfices d’épicier (Photo AM)

Le Directeur Général de la Banque Tuniso-Libyenne, Zouhaier Ouakaa, vient de lancer une invitation aux médias tunisiens pour couvrir l’inauguration en grande pompe du nouveau siège de la banque, au Centre Urbain Nord qui, dit son communié, «sera rehaussée par la présence de plusieurs personnalités politiques et économiques». Et la même source d’ajouter que «ce nouvel espace s’élevant dans un bâtiment moderne, impulse une véritable culture de marque orientée client et renforce le réseau de la banque par un 15ème point de vente». On vous laisse admirer le lien fait par la direction entre le bâtiment et la culture de marque ! Il est vrai que c’est désormais dans le luxe d’un nouveau siège flambant neuf, en marbre et sur plusieurs étages, d’un coût de quelque 30 MDT, que le DG et son DGA siègeront désormais !

Pour la petite histoire, la BTL, créée en 1984 en tant que banque de développement, est devenue à partir du 20 octobre 2005 une banque universelle, «offrant ainsi tous les produits et services proposés par les banques commerciales tunisiennes, tout en capitalisant sur sa grande expérience acquise en matière de financement du commerce extérieur, en dinar tunisien et en devises», selon le texte de l’invitation. Le même texte affirme que «la BTL a entrepris avec succès durant ces dernières années un plan de développement stratégique qui lui permet aujourd’hui de se positionner en tant que banque commerciale à dimension régionale, au service des opérateurs tunisiens aussi bien sur le marché local qu’à l’international». Jetons donc un œil sur le bilan de la banque.

  • Un tout petit bénéfice d’une moyenne 37,5 mille DT … par agence et un RN en yoyo

En fait, à la fin de l’exercice 2016 de cette banque mixte, le résultat net était juste de 562.123 DT, ou la moitié d’un petit (pour une banque digne de ce nom) million DT. Avec la quinzaine de points de vente ou d’agences de cette banque, cela reviendrait à un résultat net ou bénéfice, par agence, de juste 37.474,86 DT … par an ! En poussant le raisonnement par l’absurde un peu plus loin, on trouvera que le bénéfice quotidien, par agence, est juste de … mille deux cent quarante-neuf dinars !

Notons aussi que ce résultat de 2016 a été divisé par quatre par rapport aux 2.225.962 DT de l’exercice 2015. A la fin 2016, selon ses états financiers qui ont été publiés sur le site du CMF, le résultat d’exploitation baissait déjà et passait de 38,058 MDT en 2015, à 37,922 MDT en 2016. Automatiquement, le PNB passait de 25,084 MDT en 2015, 22,598 MDT en 2016. Cela donnait un résultat d’exploitation de 0,677 MDT en 2016, après les 2,249 MDT, une année auparavant. L’année 2016 aussi, la banque doublait, dans le négatif, les flux de trésorerie issus de ses activités d’investissement. Ces derniers passaient ainsi de -7,379 MDT en 2015, à -14,942 MDT en 2016. Autant dire que les investissements de la BTL étaient toutes perdantes.

Cela ne va pas plaire à ses dirigeants qui nous en voudront d’avoir fait semblable lecture des résultats qui les rendraient si fiers, jusqu’à ameuter la presse locale pour célébrer les nouveaux bureaux mais, en fait, la banque tuniso-libyenne a toujours eu de petits résultats qui évoluaient en yoyo. La BTL était déjà déficitaire en 2003, de 48,628 MDT. Déficitaire aussi de 3,068 MDT en 2004. Ses bilans n’affichaient aucun résultat pour les années 2005, 2006, 2006, 2007 et 2008 (un tiret dans la case RN du bilan, comme pour dire «rien à déclarer). En 2009, la banque renoue avec les bénéfices, mais avec juste 0,148 MDT. Ce bénéfice remonte à 3,115 MDT en 2010. Il remonte encore à 4,674 MDT en 2011, pour replonger, en 2012, dans le déficit à 2,613 MDT. Elle aggrave son déficit à 5,888 MDT en 2013, fait ensuite avec un bénéfice de 6,052 MDT en 2014, pour le ramener à 2,225 MDT en 2015 et le diminuer encore plus en 2016.

Le bilan de la BTL que nous livrons ici aux connaisseurs, fait aussi état, en 2016, de 28,175 MDT en dépôts de clients qui étaient négatifs de -23,046 MDT, une année auparavant ! Le flux de trésorerie issu de l’exploitation était de 24,560 MDT, après avoir été négatif de -21,267 MDT en 2015 ! Le flux de trésorerie, issu de l’activité d’investissement était négatif de presque -15 MDT, après avoir été négatif de -7,379 MDT. La BTL finit aussi l’année 2016 avec une liquidité positive de plus de +20 MDT, une liquidité multipliée par 10 par rapport en une seule année, dans une banque qui ne réalise pourtant qu’un petit bénéfice d’épicier du coin et toujours en yoyo !

  • La direction reçoit le double du bénef de l’année, en salaires !

Il y a cependant lieu de noter que les charges annuelles de l’équipe de direction (PDG 134.935 DT +DGA 545.777 DT hors voiture de fonction, ou le triple de la rémunération du PDG qui est Tunisien + Membres du conseil 335.750 DT) représentent pour toute l’année 2016 une somme totale de 1.016.462 DT. Force est ainsi de remarquer que les seules rémunérations ou charges de l’équipe de direction de cette petite banque représentaient presque deux fois le total des bénéfices !

La part de l’Etat tunisien sur ses 100 MDT de capital, devenus 30 MDT seulement en 2004 pour résorber les pertes, puis augmentés à 100 MDT en 2013, n’est que 281 petits mille DT.

Juste pour le Benchmark, la Banque mixte Tunisie- Emirats étant déjà à la vente, nous nous arrêterons à l’exemple la Stusid, une autre banque mixte tuniso-saoudienne, où ce sont 197.937 DT en rémunérations pour toute la direction, en face d’un résultat net positif de 5,339 MDT.

Sûre d’elle-même et de l’effet de cette nouvelle bâtisse, la direction de la Banque tuniso-libyenne affirme avoir «ainsi développé une grande expertise en matière d’accompagnement des exportateurs et des importateurs tunisiens en relation d’affaires avec la Libye, mais également avec le reste du monde. Son ADN reste naturellement le financement du commerce extérieur avec la Libye». Elle admet enfin que «au vu du contexte politique actuel, cette dernière n’est pas en condition de générer assez de revenus». Elle voudrait pourtant s’engager, avec ce genre de bénéfices, dans une «nouvelle politique d’extension continuelle de son activité, qui se concrétisera par l’ouverture de 6 à 7 agences par an. La banque prévoit également l’ouverture en 2018 d’un nouveau siège à Tripoli, et ce pour être plus proche des opérateurs tunisiens désireux de s’implanter en Libye». Peut-être le pourrait-elle, grâce aux 13 MDT de salaires pour les 260 employés.

L’invitation à la presse termine en indiquant que «The Sky is the limit (Traduisez, le ciel est la limite) est la devise guidant son nouveau Directeur Général, insufflant, pour le moins qu’on puisse, un nouvel élan à cette institution. Affaire à suivre…».

Peut-être qu’il parlait des rémunérations des dirigeants de la banque. Peut-être aussi, parce que cette banque semble plutôt marcher sur la tête et que ses limites s’orienteraient ainsi vers la terre et non vers le ciel. C’est pourtant une banque où l’Etat tunisien est actionnaire et où il met l’argent du contribuable !

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Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, hôte du déjeuner annuel des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, a appelé, mercredi 6 février 2018  à Abidjan, les pays membres de la Banque à contribuer à la septième augmentation générale de capital pour permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement.

Accueillant les diplomates au nom du Conseil d’administration, de la direction et du personnel du Groupe de la Banque, Adesina a partagé avec eux son analyse des performances des économies africaines, les a informés des activités de l’institution et a mis en lumière les problèmes économiques émergents auxquels devront faire face la Banque et le continent.

« La Banque africaine de développement, votre banque, véritable chef de file, se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. Avec le ferme soutien pour une augmentation générale de capital de la part de notre conseil d’administration, des gouverneurs de la Banque, et de vous les ambassadeurs représentant nos pays actionnaires, l’Afrique connaîtra en effet un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a-t-il déclaré.

Adesina a salué la performance de l’Afrique en notant que le continent reste résilient face aux vents contraires de l’économie mondiale et aux chocs climatiques, comme l’indiquent les Perspectives économiques en Afrique 2018 (https://goo.gl/JQHkFa) de la Banque, rapport publié à Abidjan le 17 janvier 2018.

La croissance moyenne du PIB était de 3,6 % en 2017, contre 2,2 % en 2016, a-t-il déclaré. Dix-huit pays africains ont progressé au-dessus de 5 % en 2017 et 37 autres au-dessus de 3 %. La croissance moyenne du PIB devrait s’accélérer à 4,1 % en 2018 et 2019.

Des impacts impressionnants sur le développement réalisés par la Banque

En 2017, la Banque a réalisé des impacts impressionnants sur le développement. Le High 5 Éclairer l’Afrique (https://goo.gl/xy1DtB) et l’alimenter en énergie a permis à 4,4 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité. Le High 5 Nourrir l’Afrique (https://goo.gl/xXLX1S) a doté 8,5 millions d’Africains d’un accès à des technologies agricoles améliorées. Le High 5 Intégrer l’Afrique (https://goo.gl/suRKDM) a permis à 14 millions d’Africains d’avoir un meilleur accès aux transports. Le High 5 Industrialiser l’Afrique (https://goo.gl/19y8sJ) a fourni à 210 000 petites entreprises un accès aux services financiers. Et le High 5 Améliorer la qualité de vie (https://goo.gl/sgP7WZ) des populations africaines a fourni à 8,3 millions d’Africains un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement, a déclaré Adesina.

Le président est également revenu sur d’importantes étapes concernant les réformes en cours de la Banque et ses réalisations au cours de l’année écoulée :

  • avec 7,67 milliards de dollars de décaissement, la Banque a atteint son niveau de décaissement annuel le plus élevé de toute son histoire, tout en conservant son triple A décerné par toutes les grandes agences de notation internationales ;
  • ses investissements de 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie ont couvert 31 opérations dans 23 pays, en augmentation de 30 % par rapport à 2016 ;
  • l’institution a lancé sa plus grande émission obligataire de référence à trois ans d’un montant de 2,5 milliards de dollars, suivie de sa plus grande émission obligataire de référence à cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars ;
  • en 2016, son revenu net d’exploitation est passé à 556,6 millions de dollars avant de grimper à 855 millions de dollars en 2017, en hausse de près de 54 % par rapport à 2016 et de 73 % par rapport à 2015.

La Banque est à l’avant-garde de la mise en place de l’initiative Du désert à l’électricité pour exploiter l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel. L’initiative devrait permettre la production de 10 000 MW d’électricité, de connecter 250 millions de personnes à l’électricité, dont 75 millions de personnes aux systèmes hors réseau.

Une généreuse augmentation de capital générale permettra à la Banque de faire plus

La Banque « se réforme, innove et joue un rôle de chef de file », grâce au soutien solide qu’elle reçoit de ses pays membres, s’est félicité Adesina, estimant qu’un tel soutien sera encore plus nécessaire lors de l’augmentation générale du capital pour aider la Banque à faire plus pour l’Afrique.

« Au moment où nous devons tous soutenir plus vigoureusement l’Afrique en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable, la Banque a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital. Le message n’aurait pas pu être entendu plus clairement que lors de la récente visite, à la Banque, des ministres et gouverneurs de la Banque africaine de développement représentant l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. Ils ont unanimement apporté leur soutien à l’augmentation générale du capital de la Banque », a-t-il apprécié.

« Le soutien de tous les actionnaires sera crucial pour l’augmentation générale du capital de la Banque. Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage… mieux et plus vite. Sur la foi de notre capacité d’exécution passée et actuelle, vous pouvez compter sur ce dont nous serons capables dans les prochaines années », a promis Adesina.

Johannesburg accueillera l’Africa Investment Forum en novembre 2018

Pour inciter les fonds de pension africains et mondiaux, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels pour investir en Afrique, la Banque a lancé le Africa Investment Forum (AIF) qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud. Ce forum transactionnel devrait devenir le premier marché de l’investissement en Afrique, a indiqué Adesina, notant que plusieurs institutions homologues ont manifesté leur intérêt à participer à ce qui pourrait devenir le plus grand accélérateur d’investissement du secteur privé en Afrique.

Dans sa réponse, le doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique en Côte d’Ivoire, Mgr Joseph Spitieri, a félicité Adesina pour son 58e anniversaire et a félicité la Banque pour avoir aidé à sortir les gens de la pauvreté.

« Le succès de votre stratégie synthétisée dans les High 5 témoigne de votre engagement à aider les gens en Afrique et à réduire la pauvreté », a déclaré le représentant du Vatican.

« Nous souhaitons plein succès à la Banque dans ses efforts pour améliorer le sort des personnes les plus démunies d’Afrique », a-t-il ajouté.

Lire le discours : http://bit.ly/2Bf1ErJ

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