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Plus de 60% des Tunisiens comptent voter durant les prochaines élections municipales prévues pour mars 2018, révèle une étude élaborée par le réseau Mourakiboun.
Lors d’un point de presse tenu jeudi à Tunis, Mourakiboun a présenté les résultats d’une étude sur la perception du citoyen tunisien de la représentativité politique et les élections locales élaborée en collaboration avec l’institut d’étude ” one to one ” et l’organisation Heinrich Böll Stiftung.

Il s’agit d’une étude quantitative faite sur un échantillon de 10 032 citoyens tunisiens de plus de 18 ans dans la période s’étalant du 28 juin au 28 aout 2017. Le contexte de l’étude a été marqué par le report des élections régionales, la démission du président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) et une instabilité politique et économique, affirme Mohamed Marzouk, vice président de Mourakiboun dans une déclaration aux médias. Selon lui, cette étude a démontré que d’une part, le Tunisien manque d’information sur les élections municipales et le paysage politique mais qu’il a, d’une autre part, l’intention de voter.

Selon cette étude, plus de 32% des Tunisiens ne comptent pas voter durant les élections régionales et 6,7% ne se sont pas encore décidés. De ceux qui ne vont pas voter, presque 30% pensent que les élections ne vont rien changer et 25,5% n’ont pas confiance en les politiciens.
Cependant, 16,3% ne voteront pas pour manque d’information et “difficulté” de l’opération électorale.
Sur les intentions de vote, plus de 49% des électeurs comptent voter pour des listes d’indépendants face à 27% qui comptent voter pour des listes partisanes.
Plus de 57% pensent que le candidat aux municipales doit connaitre la région et la réalité vécue par les habitants et 46% pensent qu’il doit disposer d’un bon programme électoral pour la région.

Néanmoins, 12% des interviewés estiment que le candidat aux municipales doit avoir de l’argent et 10% seulement pensent qu’il doit être une femme. Plus de 76% des Tunisiens acceptent que le président de leur municipalité soit une femme.
Plus de 73% acceptent que leur candidat soit âgé de moins de 35 ans et 60% acceptent qu’il ait un handicap physique. Plus de 17% des Tunisiens acceptent qu’il soit un extrémiste religieux et 16% seulement acceptent qu’il ait plus de 70 ans.
Plus de 57% des Tunisiens pensent, par ailleurs, que les élections municipales changeront pour le mieux la situation, 2,6% pour le pire et plus de 28% pensent qu’elles ne changeront rien.

Vous avez dit tous citoyens ?

Pour les Tunisiens, un bon citoyen dans un pays démocratique doit payer ses impôts. En effet, selon l’étude, 79% des recensés pensent que le Tunisien doit payer ses impôts afin d’être un bon citoyen. 72% pensent qu’il doit participer aux élections et 43% pensent qu’il doit protester contre les décisions qu’il n’accepte pas.
Plus de 90% des Tunisiens acceptent de payer des amendes pour avoir déposé les ordures ménagères dans les lieux publics. 77% sont prêt à payer plus d’impôt pour garantir plus de propreté dans les zones où ils habitent contre 20% qui refuseront de le faire.
Plus de 73% affirment qu’ils dénonceront un fonctionnaire de la municipalité en cas de malversation. Mais, 48% de l’échantillon seulement sont prêts à dénoncer un voisin pour construction sans autorisation.

L’étude a également démontré que presque 70% des Tunisiens ne sont pas au courant de la nouvelle répartition territoriale des municipalités. Plus de 77% ne connaissent pas les nouvelles prérogatives et responsabilités des municipalités. Plus de la moitié de l’échantillon acceptent de donner plus d’indépendance et de moyen financier aux municipalités.

Le désenchantement et ses raisons

Sur la perception du citoyen de la situation générale dans le pays, plus de 64% des citoyens pensent que la Tunisie est sur la mauvaise voie face à 25% qui pensent le contraire et 10% qui n’ont aucune idée. Plus de 77% de l’échantillon sont satisfait de la situation sécuritaire. Cependant, 17% seulement sont satisfaits de la situation économique et 25% sont satisfaits de la situation politique du pays.
Plus de 42% semblent s’intéresser à la vie politique en Tunisie face à 40,3% qui ne s’intéressent pas du tout à ce qui se passe au niveau du paysage politique tunisien. Selon la même étude, plus de 56% des Tunisiens n’ont pas du tout confiance en les partis politiques. 5% seulement ont beaucoup de confiance, 14% ont une confiance moyenne et 10% ont peu de confiance dans les partis politiques.
Après les démissions du président et 2 membres de l’ISIE, la confiance en cette instance constitutionnelle a régressé, affirme Youssef Meddeb, représentant du centre d’étude One to One. En effet, selon la même étude, 20,4% seulement ont beaucoup de confiance en l’ISIE face à plus de 27% qui n’ont pas du tout confiance dans cette instance.
Sur l’échantillon…

L’échantillon est formé de citoyens dans 24 gouvernorats, 260 délégations et 749 localités. 30,7% de l’échantillon ont un niveau d’étude primaire, 27,2% ont fait des études secondaires et 16,7% ont un niveau supérieur d’étude. 14,2% ne sont jamais allés à l’école. Les tranches d’âge des questionnés varient entre 18 et 24 ans (9,6%), 25 et 34 ans (17,7%), 35 et 44 ans (24,5%), 45 et 54 ans (22,1%), 55 et 65 ans (14,9%) et plus de 65 ans (10,7%). 67,8% de l’échantillon habitent dans des zones urbaines et 32,2% viennent de milieux ruraux. 42 % d’entre eux ont un salaire de moins de 600 dinars. Plus de 31% de l’échantillon sont des ouvriers, agriculteurs et commerçants. Les fonctionnaires administratifs et les hauts cadres ne dépassent pas les 14% de l’échantillon. Plus de 10% de l’échantillon est formé de chômeurs alors que 31% sont des femmes au foyer.

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Le président de la Fédération nationale des métiers, Habib Testouri, a exprimé mercredi, le refus de l’organisation de se soumettre aux dispositions du nouveau projet de loi de finances pour l’année 2018 qui “consacre l’injustice fiscale“.
Ce projet a pour seul but d’augmenter les impôts, surtout pour les professions libérales, qui souffrent de plusieurs difficultés“, a-t-il dit lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’UTICA à Tunis.
Le nouveau projet de la loi de finances, qui prévoit une augmentation des taxes imposées aux entreprises, est “inacceptable” parce qu’il est créé seulement pour consacrer une injustice fiscale, précisant que la fédération et ses adhérents revendiquent le paiement des impôts à des taux réalistes et équitables.
L’augmentation des impôts aura un grave impact sur les professions et métiers libéraux qui souffrent déjà de plusieurs problèmes financiers dont surtout les petites entreprises dont les bénéfices sont dérisoires.

Déjà plusieurs d’entre eux travaillent dans des conditions difficiles et leurs sociétés sont menacées de fermeture et l’Etat va alourdir leurs charges par cette augmentation excessive des impôts, ce qui est totalement inacceptable. La fédération n’exclut pas la possibilité de recourir à la désobéissance fiscale en cas d’adoption de ce projet. On ne défend pas l’évasion fiscale mais on est pour le paiement des impôts à des taux acceptables et réalistes” a-t-il précisé.
On revendique de maintenir le régime forfaitaire et de le préserver et non pas de le changer par ces mesures lourdes et excessives“, a souligné le président de la Fédération nationale des métiers. “L’Etat au lieu d’encourager les jeunes et les chômeurs à s’installer à leur propre compte et à créer leurs propres projets alourdit la tâche des entrepreneurs par ces mesures” s’est-il indigné, appelant l’Etat à se concentrer sur le secteur de l’économie informelle qui pèse des dizaines de milliards dans l’économie tunisienne.

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L’accueil que la Commission des finances de l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) a réservé au grand argentier du pays, Ridha Chalghmoum, quand il est venu défendre le projet de la Loi de finances complémentaire (PLFC) 2017 donne une nette idée de ce qui attend, dès le mardi 31 octobre 2017, le projet de la Loi de finances (PLF) 2018. La broyeuse du Parlement s’apprête à tourner à plein régime pour déchiqueter le ministre des Finances, son texte, et derrière lui le chef d’orchestre de toute cette affaire, Youssef Chahed. La chose est actée. D’abord parce que ça ne mange pas de pain, ensuite ça permet au microcosme de notre chère – dans tous les sens du terme – Assemblée nationale de briller par des saillies dont il a le secret, surtout quand les caméras n’en ratent pas une miette. Et puis enfin il faut bien , un tant soit peu, démontrer au contribuable, très sceptique sur les performances de cette vénérable Chambre qu’il entretient, que les députés servent, tout de même, à quelque chose, à l’occasion. Mais que tout le monde se rassure : in fine, certes après des amendements et saupoudrage d’usage, le PLF 2018 passera, comme est passé le PLFC 2017. Et à l’arrivée les citoyens et les entreprises seront taxés, dans les mêmes proportions que le texte initial…

Le cirque qui va animer l’hémicycle du Bardo ne va pas fondamentalement changer le destin du document de Chahed car le temps, de toute façon, ne permet pas d’envisager un autre projet, et encore moins de le réaliser. En effet il y a une limite physique : Le 10 décembre 2017, date à laquelle, légalement, constitutionnellement, toute cette affaire doit être bouclée pour que la Tunisie se dote d’une Loi de finances avant le 1er janvier 2018. Et puis même si on avait un peu de temps devant nous, ça ne changerait rien aux fondamentaux actuels de l’économie du pays (avec un tourisme qui repart mais n’est pas encore au niveau d’avant la Révolution, et surtout ne rapporte pas assez au pays ; un secteur du phosphate encore chaotique et pour lequel il est impossible de faire des prévisions sérieuses, malgré les envolées du secrétaire d’Etat au ministère de l’Energie ; des exportations agricoles qui ne pèsent pas très lourd ; une balance commerciale désespérément déficitaire, etc.). Il faudrait beaucoup de temps pour qu’un gouvernement, quelles que soient ses lumières et sa volonté, puisse faire bouger ces indicateurs. Or du temps la Tunisie n’en a pas, car les facteurs qui ont bousillé toutes les prévisions de Chahed en 2017 et l’ont contraint à recourir à une Loi de finances complémentaire pour finir l’année, sur les genoux du reste, et bien ces éléments eux n’attendent pas, les énormissimes dépenses publiques aussi !

“Show must go on”

Chalghoum a expliqué, en long et en large, les raisons de l’énorme gap entre les hypothèses de travail de la Loi de finances 2017 et la situation économique du moment. Les éléments qui ont impacté les calculs de Chahed, et sur lesquels la Tunisie n’a aucune prise, sont principalement les fluctuations, par définition imprévisibles, des cours du brut et le taux de change du dinar, là aussi, hélas, impossible à cerner. En 2018, ce sera également ‘on prend les mêmes et on recommence’. Donc il faut s’attendre, dès maintenant – d’ailleurs les experts l’ont dit – à un autre projet de loi de finances complémentaire (PLFC) en 2018 pour boucler le Budget. Tout le monde le sait, juste que c’est le Secret de Polichinelle le mieux gardé de la République. Mais ça n’empêchera pas aux élus de la nation de faire leur show habituel, rivalisant de facéties devant leurs électeurs. Ils ont crié pour le PLFC 2017, s’apprêtent à le faire pour le PLF 2018, qu’inventeront-ils pour le PLFC 2018 ?

Le texte de Chahed, personne n’en veut. On peut même affirmer, sans beaucoup de risques de se tromper, qu’il bat des records d’impopularité. Même ses soutiens, plus ou moins officiels, n’arrivent pas à s’enthousiasmer autour, malgré toute la bonne volonté du monde. Personne n’a pas pu passer à côté du silence lourd du premier d’entre eux, Nidaa Tounes, dont fait partie, il faut toujours le rappeler, le chef du gouvernement. A souligner également les acrobaties et atermoiements du mouvement Ennahdha. “La réunion périodique du bureau n’a pas émis des recommandations au sujet du projet de loi en question, dans la mesure où les propositions d’amendement relèvent de la compétence des hautes instances du mouvement (…). Le bureau d’études du mouvement Ennahdha est en train d’examiner le projet de loi des finances dans tous ses aspects“, a confié son porte-parole. Rien à ajouter devant la subtilité du propos. Certains diraient duplicité, double langage, relents opportunistes, chronique annoncée d’un retournement de veste, etc., alors qu’un éminent nahdhaoui, Slim Besbes, ancien ministre des Finances et membre de la Commission des finances de l’ARP, dit le plus grand bien du document de Chahed ! Mais les islamistes ont déjà fait le coup avec la défunte loi sur la réconciliation économique, pourtant portée à bout de bras par le chef de l’Etat. Alors pourquoi pas rééditer “l’exploit” avec le PLF 2018…

Enfin il y a les cris d’orfraie du patronat, par la voix de son organisation phare, l’UTICA. Cette dernière est même allée jusqu’à menacer de se retirer du Pacte de Carthage, avant de revoir ses ambitions à la baisse, en déclarant qu’elle s’est contentée de râler, ce qui est, somme toute, son droit le plus élémentaire. De toute façon elle ne quittera jamais le navire dans la mesure où c’est là que ça se passe, c’est le meilleur endroit pour défendre les gros intérêts des patrons, pour être vu et entendu aussi bien par l’exécutif local que les partenaires étrangers. L’UGTT, que curieusement on n’entend plus depuis ses premiers tacles musclés contre le projet de Chahed, s’est montrée, sur ce coup, beaucoup plus raisonnable que la centrale patronale. Pour une fois !

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Le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) a étudié avec beaucoup d’intérêt le projet de la loi de finances pour l’année 2018 et a mis en place une commission en vue de formuler ses recommandations à l’égard des instances compétentes et notamment le pouvoir législatif à travers la commission Finance à qui il exposera et rendra son rapport lors de son audition. A cet effet, le CJD a constaté que le projet de la loi de finances 2018 a été élaboré sur la base d’une approche axée principalement sur le recouvrement des impôts et taxes auprès du contribuable, visant essentiellement l’équilibre des finances publiques au dépend de l’investissement et de la croissance.

Le CJD alerte des conséquences négatives de l’adoption de certains articles de ce projet de loi sur l’investissement et donc sur la croissance et la création de l’emploi qui découle de :

  • Une absence de vision stratégique à long terme lors de l’élaboration de la loi de finances 2018 et un manque de cohérence avec les réformes à mener et globalement des 5 axes du plan de développement 2016-2020 élaboré.
  • Une instabilité fiscale avec la mise en place de nouvelles mesures, de nouveaux impôts et taxes d’une année à une autre donnant lieu à un manque de visibilité pour les investisseurs nationaux et étrangers faussant toute prévision à court et moyen terme.
  • Une aggravation de la pression fiscale par l’augmentation de plusieurs impôts et taxes et qui la fera passer de 20.7% en 2016 à 22% en 2018 avec un impact négatif direct sur l’investissement et le réinvestissement et qui entrave l’entreprenariat et l’initiative privée.
  • Absence de mesures concrètes contre l’évasion fiscale, la lutte contre l’économie parallèle et la lutte contre la corruption, ce projet continue à pénaliser l’entreprise transparente, épargner les évadés fiscaux et favoriser la corruption.
  • Absence d’évaluation claire et transparente de certaines mesures adoptées dans la loi de finances 2017 et leurs applications : décaissement du fonds pour le financement de la PME, du fonds de restructuration des entreprises en difficulté, impact des mesures conjoncturelles adoptées…
  • L’augmentation des taux de TVA et l’élargissement de l’assiette de son application est de nature à aggraver le taux d’inflation qui a déjà atteint 5.7% en 2017, son taux le plus élevé depuis 2015.

Le CJD exprime la nécessité que la loi de finances 2018 soit basée sur l’adéquation entre, d’une part, les mesures encourageant l’investissement et la croissance économique par un allégement de la pression fiscale sur l’entreprise transparente et du contribuable en général, l’élargissement de la base des recettes fiscales par des mesures plus rigoureuses de lutte contre l’évasion fiscale et l’économie informelle, d’autre part par la revue des équilibres budgétaires de l’Etat par la rationalisation du poste de dépenses et l’adaptation des recettes (essentiellement fiscales) en conséquence.

Le CJD appelle le pouvoir législatif et notamment la commission Finances à l’ARP à prendre ses responsabilités avant l’adoption finale de la loi, par une revue approfondie de certains articles qui sont à l’encontre de la relance, de l’investissement et de la croissance économique.

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Si l’augmentation des impôts et des taxes est rendue inéluctable en raison de la crise économique que connait la Tunisie et touche toutes les classes sociales et les professions, les observateurs n’ont pas manqué de relever l’exception faite aux sportifs, notamment les footballeurs qui ont souvent des revenus élevés et des primes généreuses.
La plupart des citoyens et des experts ne trouvent pas de justification à cette exception faite aux sportifs, notamment en cette période de crise aiguë que connait le pays.
La pertinence de la promulgation d’une législation obligeant les sportifs professionnels à payer des impôts pour l’Etat divise les milieux sportifs, de l’économie et des finances, les uns la justifiant par les difficultés des clubs et les autres la dénonçant en faisant valoir le devoir d’égalité des citoyens et les difficultés financières de l’Etat.

Les divergences sont d’autant plus marquées que le niveau de vie des citoyens n’a cessé de se dégrader ces dernières années, contrastant avec le renchérissement du volume des salaires des sportifs, notamment des footballeurs.
Des voix se font désormais entendre dans les milieux sociaux et économiques demandant une imposition sur les revenus des sportifs et la promulgation de législations contraignant les clubs de football en particulier à adopter des méthodes de gestion transparentes.
Si l’Etat bataille pour mobiliser des ressources de l’ordre de 1355 millions de dinars pour financer le budget de 2018 en augmentant les impôts, relevant les taxes à la consommation et imposant les salaires et les revenus, “les impôts générés par le secteur sportif peuvent atteindre des dizaines de millions de dinars“, selon l’expert financier et économique Walid Ben Salah.

Le nouveau ministre des finances Ridha Chalghoum, est monté lui même au créneau en estimant que “des revenus substantiels auraient pu être générés par les artistes et les sportifs“.
Il a annoncé à cet égard que le projet de la loi des finances prévoit l’enregistrement des contrats des artistes et footballeurs et par conséquent le prélèvement d’impôts au profit du trésor de l’Etat ainsi que des mesures contre l’évasion fiscale, par souci d’égalité.

L’expert dans le droit sportif, Anis Ben Mime, estime à cet égard que “le paiement des impôts à l’Etat est le plus haut devoir de citoyenneté“.
Le sportif qui est avant tout un citoyen est tenu légalement et moralement de s’acquitter de son devoir fiscal par esprit d’égalité sociale“, a-t-il fait valoir.
Il a souligné que “l’évasion fiscale est un crime entraînant dans les pays démocratiques des poursuites judiciaires et des sanctions sévères, affirmant que le devoir fait aux sportifs professionnels de payer leurs impôts atténue aux yeux de la société les accusations qui leur sont faites de bénéficier de l’immunité, du favoritisme, de l’exemption de service militaire et du devoir fiscal”.
Ben Mime croit savoir que le ministère des Finances a décidé de mettre fin à l’évasion fiscale en incluant des dispositions obligatoires dans le projet de loi des finances 2018 qui sera débattu bientôt par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).
Après la loi de 2015 qui permet un rééchelonnement des dettes des clubs sportifs en raison de la crise qu’il connaissent depuis 2011, les nouvelles législations obligeront les joueurs de payer leurs impôts avec une déduction par les clubs de leurs salaires et primes annuels selon des critères fixés par le ministère“, a-t-il précisé.

Le principe d’égalité en matière fiscale est désormais admis par plusieurs sportifs. Ainsi Walid Hicheri, joueur de l’US Monastir, reconnait que les salaires des footballeurs ont nettement augmenté ces dernières années, notamment dans les grands clubs.
Personnellement je ne suis pas tout à fait contre le paiement par un sportif des impôts, mais la carrière du joueur n’est pas longue et peut à tout moment s’arrêter, ce qui pose des questions sur son avenir après la fin de sa carrière“, a-t-il estimé.
Hicheri admet la nécessité pour l’Etat de réviser la question “sur tous ses aspects“, mais se prononce aussi pour la création d’un syndicat “défendant les intérêts des joueurs et les incitant à assumer leur devoir“.
On doit prendre au sérieux les problèmes du joueur tunisien et lui garantir son avenir afin qu’il soit sur le même pied d’égalité avec tout autre citoyen, soucieux de ses droits et conscient de ses devoirs, notamment le devoir fiscal“, a-t-il souligné.

Selon des experts, certains footballeurs tunisiens perçoivent “des salaires faramineux“, notamment dans les quatre grands clubs, l’Espérance ST, le C. Africain, l’ES Sahel et le CS Sfaxien, par rapport au niveau de vie et du pouvoir d’achat du citoyen moyen.
Cette disparité est perçue comme une provocation par les milieux sportif, social et populaire, d’autant plus avec le marasme économique du pays.
Des appels sont désormais lancés par des spécialistes, des observateurs du monde sportif et des finances pour “un plafonnement des salaires et primes” des sportifs pour atténuer l’inflation des revenus, les spéculations et mêmes des magouilles dans le domaine du sport, afin d’instaurer un peu plus de transparence et d’équité.

La rue tunisienne voit avec beaucoup de suspicion le laisser aller dans ce dossier. Haithem Rebai, 27 ans, habitant la cité populaire Ettadhamen, dénonce à cet égard “l’exception faite au joueur tunisien dans le paiement des impôts bien que des transactions à coup de milliards, des montants inimaginables en comparaison du vécu tunisien, sont conclus entre les joueurs et les courtiers“.
C’est incompréhensible car toute personne qui travaille perçoit un salaire et se doit de payer ses impôts afin de pouvoir redresser la situation difficile du pays et il est inadmissible que le fonctionnaire, le médecin, l’avocat et l’universitaire s’acquittent de leurs devoirs alors que les sportifs en sont exonérés“, a-t-il souligné.

Pour sa part, l’expert Walid Ben Salah a indiqué que “faire une exception aux sportifs en matière fiscale est une forme d’évasion fiscale et une violation de la loi de nature à causer des déséquilibres des finances“.
Comme les autres citoyens, les sportifs ont des droits et des devoirs fiscaux à l’égard de l’Etat. En tant que salariés des clubs ils doivent se conformer à la loi sur les impôts payés directement ou indirectement“, a-t-il précisé à l’agence TAP.
Il a fait remarquer que “les nouvelles propositions de la loi des finances 2018 sont venues pour faire évoluer les législations“. “Les lois et législations en vigueur en Tunisie depuis des années traitent sur le même pied d’égalité tous les citoyens, sans exception, et la question de paiement des impôts exige une plus grande rigueur des services fiscaux et du ministère des finances et une application stricte de la loi à l’égard de tous“, a-t-il affirmé.

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Il fallait une réponse face au vent de révolte que souffle le patronat en ce moment, et que vient d’alimenter copieusement Wided Bouchamaoui, publiquement. C’est le ministre de l’Industrie et des PME, Imed Hammami, qui a été chargé de répliquer à la présidente de l’UTICA…

Hammami a déclaré ce mardi 24 octobre 2017 sur Shems Fm que le gouvernement est surpris par la tonalité des dernières sorties de Bouchamaoui. Le ministre a affirmé que le gouvernement a pris en compte plusieurs propositions émanant de la centrale patronale, et même certaines au mot près, notamment les dispositifs en faveur des exportations et de l’artisanat, le combat contre l’évasion fiscale et la contrebande, l’appui aux PME, à l’investissement et à la durabilité des entreprises, etc. Hammami insiste sur le fait que pour l’instant on a affaire à un simple projet de loi et que les pourparlers se poursuivent. Il a indiqué qu’aucun signataire du Pacte de Carthage n’a pu faire passer toutes ses propositions, en soulignant tout de même que la centrale patronale est un partenaire clé…

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A lire certains communiqués, tous enflammés contre le projet de loi de finances du gouvernement, s’indignant de la hausse des taxes et des prix, refusant toute augmentation quelle qu’elle soit et demandant plus d’incitations, financières, fiscales, économiques et sociales, on se demande bien qui va financer le budget de l’Etat ?

Les patrons sont mécontents, pestent et râlent contre la LF 2018. Ils se plaignent de la pression fiscale dont le chef du gouvernement a pourtant dit qu’elle restera la même et se font fiers de lui rappeler que cela «aura un impact négatif sur la compétitivité des sociétés, sur l’investissement et la création de nouveaux emplois». Les hôteliers aussi râlent et estiment que les «taxes pénalisent tout le secteur et surtout les contribuables qui s’acquittent convenablement de leurs impôts, notamment les salariés et les entreprises organisées». De leur côté, les ouvriers par la voix de l’UGTT, Etat dans l’Etat, ont leurs propres mesures. Et comme pour leur faire échos, plusieurs experts et autres économistes battent le pavé des plateaux TV pour dire tout le mal qu’ils pensent des mesures proposées par le gouvernement de Youssef Chahed pour financer le budget de l’Etat. Et jusque-là en sourdine, avocats, médecins et toutes les professions libérales se mettront bientôt en ordre de bataille pour refuser ces mêmes mesures.

En face, il y a un gouvernement, qu’il soit de Youssef Chahed ou d’un autre, qui propose et indispose, manifestement de manière claire, ceux à qui il propose de financer le budget. Un gouvernement qui tend la sébile comme le mendiant qui dirait «T’as pas cent balles ?» et à qui tous répondent d’aller voir ailleurs. C’est pourtant à ce même gouvernement que tous demandent le développement, un travail, un salaire et une retraite dignes, plus d’hôpitaux et de meilleures écoles.

Et c’est à ce même gouvernement (On avait d’ailleurs fait la même chose à son prédécesseur Habib Essid et on fera la même chose à son successeur) que tous ceux qui connaissent et gueulent leurs droits, s’offusquent de faire leur devoir fiscal qui est, pourtant et pour l’instant, le seul moyen de financer le budget qui leur donnera leurs salaires, leur paiera leurs retraites, leur remboursera leurs soins, construira leurs routes et créera l’emploi pour leur marmaille !

Entre temps, une autre Tunisie s’apprête à dérouler le tapis rouge du faste des JCC, prépare le festival de Carthage et ceux qui tournent dans son giron dans les amphithéâtres de toutes les villes de Tunisie, les Mall s’érigent à tour de bras en bordure des grandes villes, les Hyper florissent partout, les marques étrangères de fastfood s’érigent comme autant de temples de la consommation. Entre temps aussi, les agences de voyages ne chôment pas et envoient les centaines de Tunisiens, pas toujours aussi riches qu’on le croirait, en croisières ou en voyages organisés dans les grandes villes d’Europe et de Navarre. Entre temps enfin, de jeunes Tunisiens désespèrent de leurs gouvernants, de leurs opposants, de toute l’intelligentsia de leur pays et font des Selfies en haute-mer. C’est cela la démocratie à la Tunisienne… et derrière une certaine presse qui en fait ses choux gras !

 

L’internaute Houcine Bzainia a un CV assez impressionnant. Il a été Secrétaire général à l’Université centrale privée de Tunis après divers postes de direction au Ministère de la Défense. Il a travaillé à la marine nationale après des études au Center National Defence University, aux USA et à l’Ecole supérieure de guerre de Paris, sans parler des cycles de formation en droit international de la mer à l’Université de Durham, les études en géostratégie à l’Institut de défense nationale et en sciences de la mer à Ecole navale et dans un lycée à Toulon. Voici son avis, celui citoyen ordinaire somme toute, sur la hausse des prix que connait le pays, écrit à sa manière.

«Un haut cadre retraité de l’administration gagne grosso modo entre 1500 et 2000 dinars après 40 ans dans le service public. S’il est locataire c’est entre 500 et 700 dinars, les frais fixes (eau, électricité, internet) c’est à peu près 200 dinars. S’il a une voiture, c’est aussi 200 dinars par mois au bas mot (assurance, vignette, entretien, essence) et s’il a en plus des enfants à charge, n’en parlons pas, surtout lorsqu’ils sont à l’université.
Il dispose donc de 500 à 900 dinars pour le reste des dépenses mensuelles. Avec la flambée des prix, dites-moi comment peut-il vivre décemment ?
Dans ce contexte déjà difficile, le gouvernement trouve le moyen d’amputer son revenu par des prélèvements obligatoires et l’augmentation des impôts. Toute la classe moyenne (à l’exception de quelques privilégiés) est en voie de paupérisation certaine alors que c’est elle qui fait tourner les marchés aux fruits et légumes, les épiceries, les grandes surfaces, les cafés, les garagistes, les plombiers…; c’est l’économie qui sera à court terme plombée. Le gouvernement en est-il conscient ou fait-il de la fuite en avant avec la certitude de rentrer dans un mur?
P.S: je ne parle pas des faibles revenus inférieurs à 1000 dinars par mois, c’est en-dessous du seuil de pauvreté.

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Selon la lettre de l’observatoire tunisien de l’économie (OTE) sur les recettes fiscales issues des principaux impôts directs entre 1986 et 2016, les salariés sont ceux qui ont le plus contribué aux recettes fiscales de l’État devant les sociétés pétrolières et non pétrolières.

Au sein des entreprises, il en ressort également que la contribution fiscale des sociétés pétrolières, qui ne prend pas en compte les royalties qu’elle versent également, a pris une part importante depuis le début des années 2000 avec des années où ces sociétés contribuaient autant que toutes les autres sociétés réunies. Cependant, le fait le plus marquant est le décrochage observé après la révolution en 2011. Depuis cette date, on observe que la contribution des salariés n’a cessé d’augmenter tandis que celle des sociétés pétrolières et non pétrolières n’a plus augmenté.

“Pire, depuis le pic de 2014, la contribution de ces dernières a fortement chuté à des niveaux historiquement bas. En attendant les chiffres de l’exécution du budget de l’année 2017, où ces sociétés ont versé une contribution supplémentaire exceptionnelle de 7,5 % , il devient nécessaire d’ouvrir un débat sur l’avenir de la fiscalité des entreprises en Tunisie alors que s’ouvre de nos jours un débat houleux sur le projet de loi de finances 2018. Quelles sont les raisons de cette évolution baissière des recettes issues de l’impôt sur les sociétés ? Si cette tendance se confirme, qui va supporter le fardeau du manque à gagner ? Une chose est sûre, la nouvelle police fiscale aura beaucoup de travail à faire à partir de 2018”, lit-on dans cette note.

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L’Union générale du travail de Tunisie (UGTT) a présenté au gouvernement de Youssef Chahed, qui élabore actuellement le projet de la loi des finances 2018, des mesures visant à améliorer le recouvrement et le contrôle fiscal de manière à assurer à l’Etat de nouvelles ressources sans alourdir les contribuables par de nouvelles charges fiscales.

Les recettes de la centrale syndicale

L’UGTT demande au gouvernement, dans une note dont l’Agence TAP a reçu une copie et comprenant une première liasse de 20 mesures proposées concernant le budget 2018, de fixer un plafond de 5 mille dinars pour les transactions financières monétaires et d’appliquer cette décision à travers le refus de l’enregistrement de tous les contrats conclus sur la base d’une transaction financière, y compris les contrats de vente de voitures.
L’union propose d’obliger les contribuables à accompagner la déclaration mensuelle de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un tableau détaillé sur le site web au lieu d’un “disc laser” sur les impôts perçus et payés, de manière à pouvoir contrôler la conformité entre ce que l’entreprise déclare et les déclarations soumises par ses fournisseurs et ses clients.

La Centrale syndicale recommande, par ailleurs, de numériser les certificats de retenue à la source (à travers le web et non le disc) afin de permettre d’augmenter substantiellement les revenus fiscaux, moyennant le recours à la comparaison et conformité entre les différentes déclarations, qu’effectuent les contribuables et ce, en appliquant cette mesure progressivement sur trois ans.
L’incitation du gouvernement à abaisser le chiffre d’affaires minimum pour adopter la déclaration à distance à 500 mille dinars pour les entreprises et 200 mille dinars pour les professions libres (non au niveau de la loi mais des arrêtés ministériels) contribuera à hisser à des paliers supérieurs le rendement du système fiscal.

L’UGTT suggère d’obliger les différentes parties intervenantes au niveau de la distribution des produits stratégiques et ceux compensés ainsi que les médicaments à adopter la facture électronique à partir de l’importateur ou de l’industriel jusqu’aux commerçants tant de gros qu’en détail, l’objectif étant de mettre en place une base de données permettant de contrôler le stock de ces produits et d’identifier les opérations de vente illégale. La Centrale a fait remarquer qu’il est possible d’appliquer la même démarche aux circuits de distribution du tabac, de l’huile et des produits céréaliers.

Il est temps, a souligné la Centrale, d’exiger un impôt sur les grosses fortunes et un autre sur l’héritage et les contrats de dons dépassant 500 mille dinars. Il y a lieu, en outre lieu, de créer un impôt sur les spéculations financières à la bourse et d’ouvrir le dossier du marché financier en intensifiant son rôle dans le financement de l’économie et la garantie de la transparence de ses transactions. Elle appelle, dans la même note d’orientation, à instituer une contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés concernant les institutions du secteur bancaire.

L’UGTT recommande d’appliquer la mesure relative aux machines d’enregistrement des paiements monétaires pour ce qui est des cafés, des pharmacies et des grandes surfaces, tout en obligeant à la légalisation de la signature relative aux contrats de vente au sein des recettes des finances.
La Centrale préconise de décider des encouragements fiscaux incitant les entreprises à généraliser les bons des repas à tous les agents du secteur privé et de mettre en place des mécanismes efficaces de suivi de l’entrée et la sortie des devises et surtout d’assurer le suivi des recettes des exportations et du tourisme ainsi que l’entrée des devises par les passages frontaliers.

L’UGTT a aussi proposé d’imposer des critères unifiés pour les programmations de comptabilité dans les entreprises afin de garantir la transparence dans les résultats comptables de l’entreprise et de lutter contre l’évasion fiscale, outre imputer la responsabilité entière, à ce propos, aux producteurs de programmes.
L’Union a appelé le gouvernement à supprimer d’une manière progressive les tranches de réserve sur une période de trois ans (2018/2019 et 2020) contre la hausse du taux de retenue à la source sur toutes les opérations égales ou supérieures à mille dinars de 1% à 2 % au titre de l’année 2018, 2,5% en 2019 et 3% en 2020.

L’organisation suggère l’imposition d’un impôt forfaitaire d’un montant de 350 dinars sur tout conteneur importé d’un pays avec lequel la Tunisie n’a pas d’accord commercial et 300 dinars sur le reste des pays afin de mieux maitriser le déficit commercial.
L’UGTT souligne dans le même document la nécessité de suspendre les revendications relatives au trop perçu sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) obtenue avant le 31 décembre 2016 jusqu’au premier janvier 2020, tout en préservant le droit des sociétés à revendiquer le surplus obtenu en 2017.
Elle a affirmé que la réussite de la prochaine étape dépend essentiellement de l’amélioration du rendement de la Banque Centrale, qui était médiocre au cours des dernières années, surtout avec sa politique adoptée dans le domaine du marché monétaire causant la dépréciation de la valeur du dinar, son échec dans le contrôle bancaire et l’identification d’orientations adaptées aux choix économiques du pays.

Niet pour l’amnistie fiscale générale

L’UGTT a, par ailleurs, revendiqué l’activation des mesures fiscales promulguées dans le cadre des lois de finances précédentes, insistant sur la nécessité de payer les arriérés de la douane et ceux fiscaux auprès des entreprises et individus, à travers la formation d’une commission fixe et élargie au sein du ministère des Finances chargée du recouvrement des dettes fiscales.
L’organisation a exprimé son refus de l’amnistie fiscale et appelé le gouvernement à examiner le rôle de la commission de confiscation, les mécanismes de son travail et ses prérogatives ainsi qu’à décider d’une nouvelle approche de contrôle fiscal basée sur la “gestion des risques d’évasion et de fraudes fiscales” et la planification anticipée.
La Centrale patronale a aussi proposé de tenir une comptabilité basée sur une double imposition sur la TVA obtenue et restituée par les agents économiques, en plus de l’orientation des efforts de contrôle vers les fraudeurs et les entreprises qui ne revendiquent pas la restitution du trop perçu sur l’impôt.

TAP

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Ridha Saïdi, conseiller économique du chef du gouvernement, a éclairé nos lanternes sur les projets du ministère des Finances pour brasser un maximum de sous, notamment en tapant sur les fraudeurs du fisc. Il a confié sur Shems FM ce jeudi 28 septembre 2017 que le département envisage d’embaucher 1000 contrôleurs fiscaux en 2018 et 1000 autres en 2019.

Mais il n’y a pas que ça, il est aussi prévu d’élargir “la base fiscale de l’Etat. On va recourir à des taxes indirectes. Cela dit, il y aura également des allégements fiscaux pour les PME, en plus d’un fonds qui sera mis en place pour appuyer» a ajouté Saïdi…

Par ailleurs il a assumé la hausse de la TVA, qui crée beaucoup d’agitation en ce moment. Il a confirmé que l’augmentation sera aux alentours de 1%. Par contre pour celle de la vignette pour les voitures «populaires» de 4 et 5 chevaux, il a affirmé qu’il n’en est pas question. Idem pour les timbres de voyage.

Le conseiller de Chahed a également assumé le virage amorcé par le gouvernement : Nous cherchons à rétablir «l’équilibre des comptes publics. L’année dernière nous avons appliqué 7,5% en plus de l’imposition habituelle pour les entreprises, cette année il va falloir trouver un substitut à cette taxe supplémentaire, qui avait oxygéné les caisses de l’Etat à hauteur de 900 millions de dinars. Nous sommes en train d’étudier toutes les pistes afin d’augmenter les recettes de l’Etat», a déclaré Saïdi…

Néanmoins il y aura un geste en direction des familles aux revenus modestes : Il s’agit de leur octroyer “des logements sociaux à travers des crédits. D’autres dispositions telles que la restauration des services d’urgences, hôpitaux, écoles et lycées seront prises».

Karim Benzarti est le patron de Bits Informatique. Dans ce statut publié sur sa page, l’homme d’affaire s’insurge contre la politique fiscale du gouvernement qui semble privilégier «le tout fisc» pour renflouer les caisses de l’Etat. Il commence ainsi par relater l’histoire des caisses enregistreuses, mesure adoptée en loi de finances et demeurée inapplicable. C’est ce qu’on pourrait appeler le «coup de gueule» d’un entrepreneur et un warning au gouvernement contre les effets néfastes de cette politique sur les investisseurs.

«Concernant les fameuses caisses fiscales, il y a eu un effet d’annonce – qui n’allait jamais fonctionner vu que ça a été fait à la hâte avec des TPE en guise d’authentification fiscale – ça a duré 4 heures dans 2 cafés puis le projet a été clos à ce jour.On était 10 sélectionnés pour fournir la solution suite aux présentations et soumissions et de notre côté on a travaillé et préparé la maquette avec les modules fiscaux fonctionnant sur toutes les plateformes de caisse pour échapper à l’obligation d’achat des nouvelles caisses ; on a préparé l’espace Cloud pour lancer la fameuse loterie qui devait avoir lieu avec enregistrement des numéros de tickets… Puis on ne nous a plus jamais contacté, arguant le blocage suite à la nomination de Mme Zribi ; depuis rien ne s’est produit et on veut nous faire croire – aux citoyens – que la meilleure recette TVA est à pomper chez nous ; aux entreprises que la meilleure recette impôts est à prendre chez Nous et en avance même sur nos ressources financières avant la fin de l’exercice. Voilà l’injustice fiscale est là et à Nous de l’accepter !

Messieurs les promoteurs de la nouvelle loi de finance, votre proposition poussera divers gérants d’entreprises à plier bagages et aller chercher à gagner de l’argent ailleurs. Mieux encore, votre système peut même les pousser à travailler ailleurs et à facturer les services qu’ils rendraient en Tunisie avec juste une retenue de 15% ! Dans quel monde vivez-vous ? Savez-vous qu’il y a mondialisation et quand un pays devient hyper-taxé et qu’en sus il a une monnaie non convertible et interdit la possession de comptes en devises il n’offre que 2 solutions : Soit devenir trafiquant, soit se barrer et bosser ailleurs et laisser les taxes en mode virtuel frôler des Milliards, mais dans la réalité diminuer encore plus vu que l’activité régresse.

Vous voulez augmenter les recettes y a plus simple : Allez voir les banques qui dégagent depuis la révolution des bénéfices indécents dans un pays en crise économique et taxez les à 50% de leurs revenus (de toute façon ils facturent bien les prêts à l’Etat à TMM +3%, de l’argent qu’ils prennent eux-mêmes à la BCT!) ! Allez taxer les chanteurs, sportifs professionnels… En retenant à la source et ce à travers 2 mécanismes simples (interdiction de toute fête sans contrat enregistré à la recette fiscale au préalable & là on verra bien s’il y aura encore des gens prêts à aligner 20 & 30 k déclarés pour un chanteur et si ce dernier se mettra à afficher ses revenus réels).

Quand tu vois des joueurs de foot déclarer 1000 DT de revenus, on comprend l’injustice fiscale alors qu’il suffit d’exiger aux fédérations de ne délivrer les licences de joueurs professionnels qu’avec dépôt du contrat avec son club à la recette fiscale avec enregistrement du montant du contrat. Instaurez la caisse fiscale, aussi bien chez les restaurateurs, hôteliers que gargotes et vendeurs de tabac (cette activité ne représentant chez certains d’entre eux même pas 10% du CA) et la liste est longue. Messieurs arrêtez de saborder la valeur travail et faire fuir investisseurs et entrepreneurs du pays, cherchez plutôt l’argent de l’Etat chez ceux qui ne payent rien pour le moment ! ».

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Dans sa revue de l’application du budget de l’Etat 2017, jusqu’à fin juin de la même année, le ministère tunisien des Finances fait savoir que les impôts directs sont passés de 3,842 Milliards DT jusqu’à fin juin 2016 à 4,571 Milliards DT à fin juin de l’année en cours, soit une hausse de 20,9 %. Dans cet impôt direct, on remarque que l’impôt sur le revenu a progressé de 7,5 % pour atteindre 3,175 Milliard DT. L’impôt sur les salaires est resté stable à 2,058 Milliards DT bien que la masse salariale soit passée de 6,8 Milliards à 7,6 Milliards en une année, enregistrant une hausse de 12 %. L’impôt sur les sociétés a même grimpé de 68,3 %, passant de 829,5 MDT à 1.395,8 MDT en juin dernier.

De leur côté, les impôts indirects ont augmenté de 11,1 % alors que les droits de douane étaient restés presque stables à 449 MDT, les recettes de la TVA ont cumulé 2,817 Milliards DT, les DC (Droits de Consommation) ont rapporté 1,169 Milliards DT à la trésorerie, en hausse de 10 %. Au total, entre direct et indirect, les caisses de l’Etat ont engrangé en 6 mois la somme de 10,617 Milliards DT, une somme en hausse de 15,1 % d’un juin (2016) à l’autre (2017).

 

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Le président Donald Trump s’est acquitté de 38 millions de dollars d’impôts en 2005 (35,8 millions d’euros), sur des revenus de plus de 150 millions de dollars, a annoncé mardi la Maison blanche, après des révélations de la chaîne MSNBC, qui dit avoir obtenu deux pages de cette déclaration d’impôt.

Selon les données rapportées par Reuters, la présentatrice de MSNBC Rachel Maddow a déclaré avoir obtenu ces documents du journaliste David Cay Johnston. Ce dernier a annoncé mardi soir sur son plateau les avoir reçus par la poste.

Les documents, publiés sur le site de MSNBC, montrent que Donald Trump a fait l’objet d’un taux d’imposition de 25%.

La Maison blanche a déclaré que Trump, en tant que directeur de la Trump Organization, avait la responsabilité de “ne pas payer plus d’impôt que ce qui était requis par la loi”.

Selon ces documents, l’ex-homme d’affaires a déduit une perte de 100 millions de dollars de ses revenus afin de réduire le montant des impôts fédéraux.

La Maison blanche évoque pour sa part la prise en compte d’une “dépréciation de grande ampleur pour construction”.

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Le mercredi 08 mars 2017, le fisc italien a en effet ouvert une procédure permettant aux riches étrangers d’installer leur résidence fiscale en Italie en échange de la “modeste” somme de 100.000 euros annuels.

Selon les données rapportées par  Bfmtv, prévue par la loi de finances 2017, cette mesure vise à faire concurrence à des pays comme le Royaume-Uni ou l’Espagne, qui attirent eux aussi footballeurs et chanteurs en adoucissant leur facture fiscale. Ce statut de résident fiscal à impôt forfaitaire pourrait intéresser un millier de contribuables, ce qui lui rapporterait une centaine de millions d’euros rien qu’avec les impôts sur le revenu payés par ces derniers.

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Bien que le dernier rapport mondial “Transparency International” sur la perception de la corruption classe la Tunisie dans la rubrique «The Good» ou «les bons» dans toute la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, une amélioration par rapport à l’année 2015, la corruption n’a cessé de prendre de l’ampleur et de frapper fort en Tunisie. Cela au point que plusieurs experts en la matière ont accusé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, de ne pas prendre une position ferme et résolue face à ce fléau et de ne pas tenir les promesses qu’il a faites lors de sa prise de fonction à la primature en matière de lutte contre la corruption.

La corruption n’a cessé de se propager dans notre pays et de gangrener notre économie, qui peine à sortir de la crise dans laquelle elle se débat depuis plus de six ans. Il semble en effet qu’aucun secteur n’a échappé à la corruption. Santé, éducation, douane, sécurité et la police municipale sont les secteurs où la corruption sévit le plus. C’est ce qu’on a pu conclure des baromètres politiques, des rapports et des déclarations de certains responsables de l’État bien informés sur le sujet.

La falsification des documents pour ne pas payer les impôts et les taxes fait légion. Dans une interview accordée à Assabahnews et parue dans son édition de ce mercredi 22 février, le président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption, Chawki Tabib a indiqué que les pertes dues à la manipulation des documents relatifs aux permis d’exportation sont estimées à 3000 millions de dinars. Il a expliqué à ce propos que plusieurs entreprises de commerce international s’installent en Tunisie, se font passer pour des sociétés exportatrices et obtiennent les autorisations juridiques nécessaires pour acheter les produits de consommation (eau, jus, boisson gazeuses, thon…) sans payer les impôts puisqu’ils sont destinés à l’exportation. Il s’est avéré par la suite que ces sociétés ne vendent leurs produits que sur le marché local et elles ont manipulé les documents y afférents pour échapper à l’impôt.

Tabib a, dans ce cadre, indiqué que l’instance a au début cru que ce phénomène n’a touché que le gouvernorat de La Manouba, mais in fine plusieurs autres gouvernorats sont concernés. Selon ses déclarations, l’instance a recensé 55 sociétés impliquées dans la manipulation des documents, expliquant toutefois que cela ne serait possible qu’avec la complicité des employés de la direction générale de la collecte et le contrôle de l’impôt, de la Douane et des Banques.

Et Chawki Tabib de rajouter, dans le même cadre, que l’instance a reçu des informations en provenance de Libye sur l’existence d’expéditions de marchandises qui entrent dans le pays, mais à la fin il s’est avéré que les conteneurs sont entrés vides, une affaire qui a nécessité, selon lui, l’intervention du ministère public et la commission des analyses financières relevant de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour traquer les personnes impliquées.

Le président de l’Instance de lutte contre la corruption a en outre indiqué que plusieurs autres affaires font aujourd’hui l’objet de recherches douanières, et cela va, selon lui, faire du bruit et faire tomber, d’ici quelques semaines, de grosses têtes.

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Le ministère des Finances œuvrera à poursuivre le dialogue avec la partie syndicale représentant les agents des directions des impôts, de la comptabilité publique et de recouvrement, en vue de concrétiser les revendications inscrites dans le cadre de la motion professionnelle émanant la commission administrative sectorielle des finances et de la planification relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), souligne le département des finances dans un communiqué dont une copie est parvenue, mardi, à l’agence TAP.

Le ministère des finances “exprime son regret après la grève observée mardi par les agents des directions des impôts, de la comptabilité publique et de recouvrement “, précise la même source.
Et d’ajouter que la réunion tenue, mardi, sous la présidence de la ministre des finances Lamia Zribi et en présence du secrétaire général de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), chargé de la fonction publique ainsi que les membres de la commission administrative sectorielle relevant de la fédération générale de la planification et des finances, a permis d’examiner les principales solutions à même de surmonter la crise et de trouver un accord avec la partie syndicale.
Les agents de bureaux ont observé une grève de deux jours, en concrétisation de la décision prise, le 22 décembre 2016, par la
fédération générale de la planification et des finances relevant de l’UGTT.
Selon le secrétaire général de la Fédération Abdallah Gammoudi, le taux de participation à la grève a atteint 90% dans l’ensemble du pays et 100% dans le Grand Tunis.

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Nous apprenons que les camionneurs et transporteurs des différents ports commerciaux et notamment ceux de Tunis, sont entrés en grève depuis lundi dernier.

La grève qui se poursuivra jusqu’à demain mercredi, selon un communiqué de de la chambre syndicale patronale du secteur, est intervenue après que le ministère du Transport ait décidé une augmentation de la taxe de transport des marchandises. De ce fait donc, les différents ports auraient connu, depuis lundi dernier un net ralentissement de l’activité commerciale.

On ne sait pas, à ce jour, l’issue de cette grève, si elle va se renouveler et si le ministère du transport, fera marche arrière dans sa décision.

Source : Communiqué

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« On ne peut pas réellement parler d’une reprise. La Bourse de Tunis continue de souffrir principalement du flou politique qui règne dans le pays »

Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a affirmé, lors de son intervention ce samedi 10 décembre 2016 dans un panel organisé en marge des Journées de l’Entreprise sur le gouvernement et le secteur privé, que les recettes fiscales sont au plus bas niveau, faisant remarquer à ce propos qu’un citoyen dans un pays démocratique doit payer au moins ses impôts. “L’État doit être beaucoup plus violent sur la collecte des impôts”, a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs appelé à s’attaquer aux grands chantier et à réviser à la hausse l’âge du départ à la retraite et ce, dans l’objectif de bien maîtriser la crise des caisses sociales.

Abdelkefi s’est interrogé, en outre, sur le sort des banques publiques et du nombre énorme des entreprises publiques qui se trouvent face à plusieurs difficultés financières. ” Pourquoi ne pas aller vers la privatisation ? Pourquoi on doit garder les banques publiques? “, s’est exclamé le ministre.

Évoquant le cas de Tunisair, il a fait remarquer que le gouvernement veut sauver la compagnie aérienne nationale, mais qu’il ne peut pas .

Il a, en outre, indiqué que la Tunisie n’est pas dans une situation normale, mais plutôt exceptionnelle : “Le gouvernement n’a pas les moyens, mais doit tout faire. Je défends maintenant l’administration parce qu’elle est bloquée par des lois et pas par les hauts cadres, comme certains le pensent”, a-t-il précisé.

S’agissant du nouveau code de l’investissement, Abdelkefi a indiqué que cette copie n’est pas parfaite mais c’est “un pas en avant qui va dans le bon sens, même s’il ne va pas révolutionner les choses”, a-t-il dit.

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IFC

Dans sa dernière note de conjoncture relative aux derniers mois de l’année 2016, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a constaté que les ressources propres de l’Etat, se sont accrues durant les dix premiers mois de 2016 (+3,6% contre +1,6%) tout en demeurant en deçà du taux de progression prévu dans la loi  des  finances  2016  (LF2016),  soit  12,4%  sur l’ensemble  de  l’année.  Cette  évolution  émane  d’une  hausse  exceptionnelle  des  recettes  non fiscales   (cession   de   la  licence 4G   pour   un montant de 471 MDT). En revanche, les recettes fiscales ont quasiment stagné (0,1% à comparer au  taux  de  11,4%  prévu  dans  la  LF2016).

Cette évolution  est,  essentiellement,  imputable  à  la  faible  performance  des  impôts  sur  les  sociétés (notamment les    sociétés    pétrolières ).    Le
financement  du  déficit  durant  les  dix  premiers mois  de  2016  a  été  assuré  grâce  à  un  recours plus   intensif   au   financement   intérieur   par rapport à celui prévu par la LF2016.

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