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A vrai dire, les opérateurs tunisiens ont longtemps privilégié les relations économiques avec les marchés traditionnels européens et ce, au détriment d’autres marchés qui offrent, pourtant, beaucoup opportunités. Nul doute que les marchés africains sont à la tête de ces marchés “fortement négligés”.

Aujourd’hui des hommes d’affaires dont certains très en vue font tout pour rattraper ce retard, conscients de ce qu’ils ont à gagner. Cependant, ce retard est-il rattrapable aussi facilement ? Avons-nous nos chances dans un marché où sont déjà solidement campés d’autres pays concurrents de la région, à l’instar du Maroc, sans parler des géants (Chine, France, Turquie, etc) ?

La Tunisie est appelée, aujourd’hui, à relancer le partenariat avec les pays africains, notamment à travers la multiplication des missions économiques dans plusieurs pays du continent, ainsi qu’à travers l’engagement des entreprises tunisiennes opérant dans le secteur des services à investir en Afrique et à créer des joint-ventures en coopération avec des entreprises africaines, dans le cadre d’une approche basée sur l’échange d’expertises et l’interdépendance des intérêts.

Il est à signaler que le taux d’exportation tunisien vers les pays africains est en évolution. En 2007, la Tunisie a exporté pour 277 millions de dinars (MD), 357 MD en 2008, 407 MD en 2009 et 530 MD en 2010. D’une année à l’autre, le volume dépasse les exportations vers les autres continents de l’ordre de 30%. Trois secteurs sont déterminants : celui des industries diverses qui représentent 36.5% du total des exportations tunisiennes vers l’Afrique, les produits agroalimentaires qui pèsent 30%, et les produits mécaniques 25%. Le textile ne représente que 6% et 0,8% pour le cuir et chaussures… Pour 2010, les principaux clients de la Tunisie sont l’Éthiopie, le Sénégal, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Congo, et le Gabon.

C’est dans ce contexte que depuis sa création, le Conseil des Affaires Tuniso-Africaines (Tunisia-Africa Business Council, TABC) a été l’une des rares organisations du privé à multiplié les efforts afin d’encourager les investisseurs tunisiens à conquérir l’Afrique. TABC a mis à la disposition des entreprises tous les outils leur permettant de prendre des décisions et d’adopter de nouvelles stratégies de développement dans leurs différentes activités, ce qui va améliorer leur visibilité et leur compétitivité en intégrant les marchés africains et en exploitant de nouvelles opportunités d’investissement.

Convaincu de l’importance du confinent africain, TABC a, à maintes reprises, organisé des missions d’affaires dans plusieurs pays (Mali, Cameroun, Burkina Faso, Guinée-Conakry, Djibouti, etc.), dans l’optique de renforcer davantage la coopération économique entre la Tunisie et son continent, l’Afrique, et de promouvoir des relations fructueuses entre les investisseurs tunisiens et leurs homologues africains.

Il ne reste que le gouvernement se mobilise rapidement et soutienne les efforts de TABC, avec notamment la résolution de plusieurs problèmes d’ordre financier, administratif, logistique entravant l’accès des investisseurs locaux au contient africain.

Récemment approché par Africanmanager lors de l’organisation du Forum économique tuniso-djiboutien organisé par TABC au siège de l’UTICA, Mohamed Alexis, chargé de Mission auprès du Président de la République du Djibouti, a salué les efforts considérables qui ont été toujours consentis par le président de TABC, Bassem Loukil, affirmant que «TABC parcourt aujourd’hui le contient africain, il déploie des efforts considérables en se déplaçant continuellement sur le contient africain. Nous savons que malheureusement et pendant des décennies les relations Nord-Sud n’ont rien donné“.

Aujourd’hui nous sommes dans une dynamique d’émergence du contient africain et que quand supportés par une communauté comme ça et avec de la valeur reconnue nous réussissions l’organisation d’un tel forum, c’est un moyen de permettre à chaque acteur africain de collaborer, de travailler avec les autres parce qu’il revient d’abord aux Africains de croire en l’Afrique tout en tissant un partenariat sain et une relation de bonne intelligence qui permet aujourd’hui de miser non seulement sur les compétences mais aussi sur les diverses expertises», a déclaré Alexis.

Et d’ajouter : «La visite du chef de l’Etat Djiboutien ici en Tunisie, qui a rencontré son homologue tunisien, représente le début d’un remariage ; il n’y a eu pas de divorce mais c’est un remariage entre les deux pays, après il s’agit bien évidement pour nos acteurs à la fois politiques et économiques de promouvoir justement les relations tuniso-djiboutiennes et d’encourager les acteurs économiques tunisiens à visiter le Djibouti».

On rappelle que le président du Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, a effectué une visite de travail en Tunisie du 2 au 4 octobre 2018 pour assister entre autres au Forum économique tuniso-djiboutien qui s’est tenu au siège de l’UTICA. Guelleh était accompagné d’une délégation multisectorielle d’hommes d’affaires djiboutiens.

Lors de cette visite, six accords de partenariat ont été signés entre la Tunisie et la République du Djibouti, ces accords concernent plusieurs secteurs à l’instar du transport maritime, du tourisme, de l’économie numérique, de l’exemption mutuelle de visas d’entrée pour les titulaires de passeports diplomatiques ou de service…

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À peine arrivée, elle dépasse déjà les prévisions !

La Bourse de Tunis a accueilli ce vendredi 28 septembre 2018 sur son marché principal Tunisie Valeurs, première société d’intermédiation boursière à faire son entrée dans la cote. “Cette nouvelle introduction, la première de l’année 2018, portera le nombre des sociétés cotées à 82 (13 sur le marché alternatif et 69 sur le marché principal)”, a déclaré Bilel Sahnoun, directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis, lors d’une cérémonie organisée à cette occasion.

Fadhel Abdelkefi, président du Conseil d’administration de Tunisie Valeurs, a de son coté précisé que la demande a été très forte et a dépassé les prévisions et les attentes. Les actions ont été, selon lui, réparties entre investisseurs étrangers, institutionnels tunisiens, petits actionnaires et un placement privé
auprès d’investisseurs stables. Il a en outre indiqué que Tunisie Valeurs est la première société de gestion d’actifs qui entrera en bourse.

Abdelkefi a sous un autre angle indiqué que Tunisie Valeurs obtiendra l’agrément de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour se transformer en banque d’affaires après Cap Bank : “Cela va nous permettre d’ouvrir d’autres horizons”, a-t-il martelé.

Il a rappelé que l’introduction en bourse de la société a été réalisée au moyen d’une offre à prix ferme de 604 572 actions et d’un placement privé de 100 000 actions, soit un total de 704 572 actions représentant 35,23% du capital social. L’action a été cédée au prix de 31 dinars et l’opération a porté sur un montant total de 21,8 MD.

Le résultat du placement des titres au moyen de l’offre à prix ferme a fait ressortir une demande représentant 11 fois la quantité offerte, attirant 3802 nouveaux actionnaires, alors que le placement privé a été fait auprès de 4 investisseurs. A travers cette introduction, Tunisie Valeurs vise à se doter des moyens de ses ambitions, accroitre sa notoriété sur le plan national et international, garantir la liquidité
du titre, pérenniser son activité et bénéficier de l’avantage fiscal. Le jour de son introduction, la capitalisation boursière de Tunisie Valeurs s’élève à 61 MD. Le titre est négocié dans le groupe de cotation 51 selon le mode continu.

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Quelque 58 offres ont été reçues en réponse aux deux appels à candidature de pré-qualification pour la réalisation en concession de 8 centrales solaires et éoliennes totalisant 1000 MW (Megawatt), a affirmé, mardi, le ministre de l’Industrie et des petites et moyennes entreprises Slim Feriani.
Les offres réceptionnées par le département sont réparties entre 38 offres pour les 5 projets de centrales solaires et 20 pour la réalisation des 3 centrales éoliennes, a-t-il ajouté, lors d’un séminaire sur le programme de promotion de l’énergie et les solutions énergétiques “made in Germany” : photovoltaïque et CSP en Tunisie”.
Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la concrétisation de la politique de transition énergétique qui a pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique dans le pays, de porter la production d’électricité à partir des énergies solaires et éoliennes à 3500 MW en 2030, et les énergies renouvelables en général à 30% du mix-énergétique, a-t-il précisé, au cours de cette rencontre organisée par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie) et l’organisme allemand, Mittlestand Global (export initiative énergie).

Pour le ministre de l’Industrie en charge du dossier de l’énergie depuis le 31 août dernier, le coût de l’énergie et la défaillance de la logistique constituent deux obstacles à l’amélioration de la compétitivité de l’économie de la Tunisie dont le déficit énergétique s’est creusé encore ces dernières années, après la réduction de sa production de pétrole à 39 mille barils par jour contre 55 mille en 2015.

Afin de réduire sa dépendance aux énergies conventionnelles, la Tunisie peut s’inspirer de l’Allemagne où les énergies renouvelables constituent 35% de ses consommations d’énergies, a affirmé l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andréa Reinicke.

Le développement des énergies renouvelables en Tunisie est important pour l’indépendance du pays par rapport à l’importation, pour la lutte contre les changements climatiques, la création d’emplois et la réduction des charges sur le budget de l’Etat, d’autant que le baril de brent a atteint les 80 dollars, a-t-il indiqué.
Plus d’une centaine d’opérateurs tunisiens publics et privés dans le domaine de l’énergie prennent part à ce séminaire au cours duquel des interventions sur le cadre général des énergies renouvelables en Tunisie et en Allemagne, sur le programme de promotion de l’énergie en Allemagne sont programmées, outre la présentation de 6 entreprises allemandes présentes en vue de conclure des partenariats dans ce domaine.

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La BM taille le maquis des 350 autorisations

Dans une interview accordée à Africanmanager, Georges Joseph Ghorra, le Représentant résident d’IFC (Groupe de la Banque Mondiale) en Tunisie, a appelé à améliorer le climat des affaires dans le pays, un handicap majeur pour les investissements étrangers, selon ses dires.

Il a en revanche indiqué que l’État tunisien travaille déjà en collaboration avec l’IFC (Société financière internationale) et la Banque Mondiale pour voir comment réduire les autorisations exigées aux investisseurs et dont le nombre s’élève actuellement à 350. “Cela va encourager les investisseurs à investir davantage en Tunisie et à réduire les délais d’attente“, a-t-il dit.

Le responsable de l’IFC a tenu par ailleurs à préciser que l’IFC a fait son premier investissement en Tunisie en 1962 et que depuis cette date, la société a investi plus d’un (1) Milliard de dollars dans 31 projets. Et d’ajouter dans le même cadre qu’aujourd’hui l’encours de l’IFC en Tunisie est d’environ 300 Millions de dollars dans une dizaine de sociétés.

Selon ses déclarations, l’IFC a investi dans des projets à Sfax, à Tunis et à Bizerte. Ces financements ont porté sur des interventions avec des banques, mais aussi dans le PPP, le transport, la manufacture légère et l’huile d’olive.

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L'IFC disposé à soutenir des PPP, sur toute la chaine

Dans une déclaration exclusive à Africanmanager, Georges Joseph Ghorra, le Représentant résident d’IFC (Groupe de la Banque Mondiale) en Tunisie, a déclaré que son organisme est disposé à soutenir des projets de PPP (partenariat public-privé) en Tunisie, de l’assistance technique jusqu’au financement. “Nous sommes prêts à financer certains projets, de l’assistance technique au financement (…) Le budget est ouvert et dépend des projets qui nous seront présentés par la Tunisie“, a-t-il dit.

Sur les domaines d’intervention de l’IFC, le responsable nous a précisé qu’elle s’intéresse aux projets de PPP dans principalement la production locale exportatrice en agroalimentaire, santé et éducation.

Georges Joseph Ghorra s’est félicité de l’organisation, en Tunisie, du Forum international sur le PPP : “Ça a été une occasion pour discuter des priorités de la Tunisie, des projets qui vous intéressent et sous quelles conditions l’IFC pourrait faire des offres sur des projets dans l’objectif de les introduire dans l’appel d’offres pour lancer de 4 à 6 appels d’offres avant la fin de cette année“.

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La Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé lundi 3 septembre 2018 que vingt nouvelles entreprises britanniques vont s’installer prochainement au Kenya.

Pour Theresa May, cette installation massive d’entreprises britanniques dans le pays constitue une « démonstration claire de la confiance de la communauté d’affaires britannique dans l’environnement d’investissement attrayant du Kenya ».

Ajoutons que les entreprises britanniques comptent parmi les plus grands investisseurs au Kenya, avec des entreprises employant plus de 250 000 personnes.

La Première ministre britannique a, par ailleurs, souligné qu’étant donné que l’Afrique est un continent destiné à un développement plus important, en raison de la jeunesse de sa population, il était nécessaire que ces jeunes soient mis au centre des politiques de développement.

« Ici, au Kenya, vous avez quelques uns des jeunes dynamiques et créatifs d’Afrique. Pour exploiter leur potentiel, les jeunes ont besoin d’avoir accès à des emplois bien rémunérés qui ne peuvent être atteints que par le biais d’une participation du secteur privé », a fait remarquer Theresa May.

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Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, le président angolais João Lourenço a profité des avantages du regain d’optimisme des marchés et d’un intérêt renouvelé des investisseurs pour l’important secteur africain de production pétrolière. Toutefois, des signes croissants indiquent que la période de “lune de miel” du nouveau gouvernement est bel et bien terminée, alors que les investisseurs s’inquiètent d’une corruption d’État enracinée et de la faiblesse persistante de l’économie.

EXX Africa (www.Exxafrica.com) a publié un rapport spécial sur les perspectives en matière de risque d’investissement en Angola.

Télécharger le rapport: https://bit.ly/2Ll0j3X

M. Lourenço a engagé une lutte à haute visibilité contre la corruption et cherché à mettre fin aux monopoles dans l’industrie. Cependant, jusqu’à présent, les seules affaires de corruption visées par son administration ont été motivées politiquement, permettant ainsi au nouveau président de faire taire les critiques et de délimiter son nouveau territoire politique.

En fait, la position vantée du président Lourenço en matière d’anti-corruption est davantage indicatrice de tentatives concertées pour détruire les influences de son prédécesseur et pour consolider son pouvoir total sur les institutions politiques de l’Angola, que d’une véritable volonté de réforme. Cela reste évident dans le secteur pétrolier, où son gouvernement a été réticent à poursuivre des réformes bien nécessaires. Des structures enracinées de favoritisme et de recherche de rentes ont été mises en place dans la compagnie pétrolière d’État Sonangol, facilitant les détournements au plus haut niveau de l’administration.

M. Lourenço a par ailleurs nommé des personnes éminentes entachées d’allégations de corruption et de mauvaise gestion à des postes importants au gouvernement. Les charges retenues contre l’ancien vice-président Manuel Vicente, qui exerce aujourd’hui une influence sur la banque centrale d’Angola et sur Sonangol, pourrait être réitérées dès qu’un nouveau gouvernement arrivera au pouvoir au Portugal, ou que le sentiment politique aux États-Unis basculera dans une différente direction.

En parallèle, de récentes annulations de contrats pour des projets d’infrastructure majeurs, officiellement brandies dans le cadre d’une volonté de transparence, sont plus probablement motivées par un désir de rechercher des rentes supplémentaires auprès d’investisseurs étrangers participant à ces projets. Les projets de type “éléphant blanc”, comme le nouvel aéroport de l’Angola, entament l’image de M. Lourenço d’une personne favorable aux réformes et transparente.

Alors que les perspectives économiques sont timidement supérieures à il y a un an, le nouveau gouvernement recherche des milliards de financements supplémentaires auprès de banques chinoises pour financer l’expansion des infrastructures et maintenir à flot des finances publiques en difficulté. Juste au moment où les préoccupations concernant la viabilité de la dette de l’Angola se calmaient, le gouvernement s’est engagé vis-à-vis d’une nouvelle accumulation massive de dette chinoise. Cela est inquiétant pour le remboursement des arriérés aux sous-traitants étrangers et même pour la capacité de l’Angola à rembourser ses dernières euro-obligations.

La hausse des prix des denrées alimentaires, les fréquentes grèves et les coupes dans le secteur public déclenchent des manifestations et augmentent le risque d’émeutes dans les villes en Angola. Si le gouvernement de M. Lourenço ne s’engage pas prochainement entièrement en faveur d’une vaste réforme du secteur pétrolier et d’une gestion fiscale prudente, et n’adopte pas

activement des initiatives de transparence, les perspectives d’investissement pour l’Angola se détérioreront fortement, alors que les investisseurs perdent confiance dans la gérance de l’économie de M. Lourenço.

Pour de plus amples renseignements ou pour obtenir un exemplaire complet du rapport de 12 pages, veuillez contacter www.EXXAfrica.com

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Malgré la crise économique qui l’a frappée de plein fouet après la révolution, la Tunisie reste une destination de choix pour les investissements. Contrairement à ce que disent certains, elle continue d’attirer de nouveaux investisseurs. De nouvelles sociétés et des marques de renommée internationale s’installent et font des affaires. Cette fois-ci c’est l’industrie automobile qui devrait en profiter. Le groupe de défense turc Nurol Makina, qui auparavant a manifesté son intérêt pour la Tunisie, pour y installer une usine de montage de véhicules blindés, vient d’obtenir une concession de 8 hectares en banlieue de Bizerte.

Selon des informations rapportées par l’agence Ecofin qui cite la presse turque, l’armée et la police tunisienne sont déjà des clientes de Nurol Makina et disposent d’un parc de plusieurs dizaines de 4×4 blindés Edjer Yalcin. L’usine, dont la production sera essentiellement destinée à l’export, devrait employer au départ une cinquantaine de personnes avant d’atteindre à terme 500 emplois directs, a précise la même source.

Les dernières statistiques de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) révèlent en effet que les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont enregistré une augmentation de 17,7% au premier semestre 2018 contre 23,3% en 2017 et une décroissance de 4,5% en 2016. Les flux des IDE ont atteint, fin juin 2018, 1,142 milliard de dinars contre 970,4 millions de dinars (MDT) au cours de la même période de 2017.

Les résultats du deuxième trimestre confirment aussi le rythme progressif des IDE en devises qui se sont élevés à 461,1 millions de dollars et de 380 millions d’euros. Le montant est composé d’investissements extérieurs à hauteur de 1,073 milliard de dinars et de 69,1 MDT en investissements de portefeuille. Au total, les IDE se sont inscrits sur une courbe ascendante réalisant une hausse de 16,8% par rapport à la même période durant l’année 2017.

L’inauguration, mercredi 25 juillet 2018, de l’unité industrielle de montage de pick-up Peugeot est un autre investissement non moins important accueilli par la Tunisie dans le secteur automobile. Elle sera installée dans la zone industrielle d’El Mghira (gouvernorat de Ben Arous). C’est la première du genre en Afrique du Nord, à l’initiative de la maison-mère pour un investissement de 32 MDT. Selon les premières estimations, ce projet générerait près de 400 emplois directs et indirects et vient répondre aux besoins des marchés local, interrégional et international.

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Après une édition 2018 marquée par une mobilisation record et la présence des présidents de Côte d’Ivoire, du Ghana et du Zimbabwe, c’est cette fois-ci au Rwanda, à Kigali, que se réuniront les plus grands décideurs africains les 25 et 26 mars 2019.

Porte d’entrée sur un marché régional de plus de 150 millions de personnes et signataire de 68 accords de commerce, le Rwanda dispose de nombreux atouts pour accueillir le prochain AFRICA CEO FORUM. « Cette septième édition se déroulera donc au cœur du continent, au Rwanda, pays à la fois francophone et anglophone, dont le dynamisme économique et le modèle de développement axé sur l’éducation, l’innovation et la performance sont le parfait reflet des valeurs du AFRICA CEO FORUM » explique Amir Ben Yahmed, fondateur et président du AFRICA CEO FORUM.

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“La conjoncture économique mondiale pour l’année 2018 est favorable pour la consolidation de la reprise de la croissance économique en Tunisie. L’année 2018 semble être un pic de croissance pour nos partenaires. Cependant des éléments de vulnérabilités – qui sont en fait des menaces immédiates – persistent.

Les finances publiques sont le talon d’Achille de la croissance future de l’économie tunisienne.”, indique l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans une note de conjoncture récente. Les corrections budgétaires devraient être axées sur l’optimisation (la réduction ou du moins la limitation) des dépenses improductives. L’expérience internationale suggère que la réduction des dépenses de 1% du PIB entraîne un recul d’environ un demi-point de pourcentage par rapport à la croissance moyenne d’un pays. En revanche, les corrections budgétaires axées sur la hausse des impôts de 1% du PIB s’accompagnent d’un recul du PIB de 2%. Cet effet de récession a tendance à durer plusieurs années. La réduction des dépenses est de ce point de vue la solution de moindre mal. Il est également souhaitable d’examiner la composition des recettes fiscales et d’orienter les taxes vers les segments les moins nocifs pour la croissance (taxes récurrentes et sur la propriété).

L’inflation devrait être corrigée par des politiques structuralistes (et non monétaristes comme le fait actuellement la BCT). Ces politiques consistent à corriger les imperfections du marché. Une identification précise, après étude, des goulots d’étranglement est donc nécessaire. Le traitement de l’inflation devrait donc se faire, dans l’immédiat, selon une approche sectorielle et non globale.

Au niveau sectoriel, les actions urgentes concernent le marché des biens et services, les secteurs du bâtiment et le phosphate.
Le faible niveau de l’investissement (national et étranger) nécessite l’amélioration du climat des affaires. Le décret gouvernemental n° 2018- 417 relatifs aux mesures d’amélioration du climat des affaires devrait, théoriquement impacter positivement notre classement. Un regain de confiance de la part des investisseurs étrangers est donc envisageable, mais en particulier d’attirer de nouveaux investisseurs.
Les déficits jumeaux (déficit budgétaire et déficit commercial) entraînent la dépréciation du Dinar et l’épuisement des réserves de change. Notre déficit commercial prononcé (28%) par rapport à la Chine et la Turquie (15%) s’explique essentiellement par la dépréciation compétitive des monnaies nationales de ces pays. L’amélioration de la compétitivité nationale pour résorber les déficits jumeaux passe inévitablement par l’amélioration de la productivité du travail et du capital.

Le rythme de croissance des crédits aux particuliers (crédits consommation et logement) a continué leur décélération amorcée depuis 2017. Il est passé de 5% en 2014 à 1% en 2018. Cette décélération s’explique d’une part par le renchérissement du coût de financement (en raison des relèvements successifs du taux directeurs de la BCT) et des dispositions fiscales qui ont freiné la demande notamment pour le financement des logements et de l’acquisition des voitures. Cette décélération pourrait se traduire par une contraction de la consommation et se répercuter in fine sur la croissance.

Par ailleurs, les crédits aux professionnels ont continué à augmenter à un rythme soutenu depuis 2016 (entre 14% et 15% en 2018), notamment dans le secteur de l’industrie et des professionnels. Cette tendance s’explique essentiellement par l’accroissement des besoins de financement (investissement et exploitation) tirés par les effets de la dépréciation du dinar tunisien. Quant aux secteurs des professionnels, nous pensons que cette évolution traduit un repositionnement stratégique de la majorité des banques de la place vers ce segment en raison de la contraction de la demande du segment des particuliers.

En effet, au sujet du financement de l’économie, la note de l’Ites précise que le rythme de croissance des crédits aux particuliers (crédits consommation et logement) a continué leur décélération amorcée depuis 2017. Il est passé de 5% en 2014 à 1% en 2018. Cette décélération s’explique d’une part par le renchérissement du coût de financement (en raison des relèvements successifs du taux directeurs de la BCT) et des dispositions fiscales qui ont freiné la demande notamment pour le financement des logements et de l’acquisition des voitures. Cette décélération pourrait se traduire par une contraction de la consommation et se répercuter in fine sur la croissance.

Par ailleurs, les crédits aux professionnels ont continué à augmenter à un rythme soutenu depuis 2016 (entre 14% et 15% en 2018), notamment dans le secteur de l’industrie et des professionnels. Cette tendance s’explique essentiellement par l’accroissement des besoins de financement (investissement et exploitation) tirés par les effets de la dépréciation du dinar tunisien. Quant aux secteurs des professionnels, nous pensons que cette évolution traduit un repositionnement stratégique de la majorité des banques de la place vers ce segment en raison de la contraction de la demande du segment des particuliers.

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Selon les informations relayées par le site d’informations Africa News, le Botswana envisage d’assouplir ses lois sur l’immigration, afin d’attirer les investisseurs dans le pays, a indiqué la semaine dernière, le président Mokgweetsi.

 Cette politique vise à lutter contre la pénurie d’investisseurs à laquelle est confronté le pays, en raison de la loi sur l’immigration en vigueur.Celle-ci durcissait les conditions d’obtention de visa et d’investissement dans le pays, ce qui a entraîné un ralentissement de la croissance du secteur privé et une hausse du chômage.

 Selon un rapport de la Banque mondiale sur le climat des affaires dans le monde publié en 2017, le pays aurait régressé dans le classement, passant de la 21e à la 81e place sur 190 pays.

 Rappelons qu’à son arrivée au pouvoir le 1er avril dernier, suite à la démission de son prédécesseur Ian Khama, le nouveau président Mokgweetsi Masisi a indiqué son intention de s’attaquer au problème du chômage et de la dépendance de l’économie botswanaise aux exportations de matières premières, et plus précisément au diamant.

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La Tunisie a été classée parmi 11 pays interdits d’activité commerciale sur Bithumb, la plus grande bourse de crypto monnaie (monnaie numérique) en Corée du Sud, selon le site électronique de cette bourse.

Figurent également, sur la liste, la Corée du Nord, la Bosnie-Herzégovine, l’Ethiopie, la Syrie, l’Iran, l’Iraq, le Sri Lanka, Trinité-et-Tobago, le Vanuatu et le Yémen. En vertu de cette décision, les nouveaux utilisateurs issus de ces pays ne seront pas acceptés sur la plate-forme et les anciens comptes seront désactivés, le 21 juin. Ces pays sont épinglés en raison de leur non-conformité aux normes internationales de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

L’objectif principal de cette interdiction est de se conformer aux normes mondiales de lutte contre ces activités, favoriser un marché transparent de la crypto-monnaie et la protection des investisseurs

Bithumb oeuvrera à se conformer à la réglementation internationale et aux règles anti-blanchiment et bloquera les transactions des résidents des pays faisant partie de la liste noire des territoires non coopératifs (NCCT), lit-on sur le site .

Lors de la dernière réunion financière du G20, les pays participants ont décidé de mettre en œuvre les normes du Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux et Ils expliquent dans un document publié par le G20, qu’ils s’engageront à mettre en œuvre ces règles sur les monnaies virtuelles.

Le 7 février 2018, la Tunisie a été classée sur la liste noire des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, par le parlement européen. La Tunisie figure parmi les 17 paradis fiscaux extérieurs à l’Union européenne, inscrits dans une “liste noire” adoptée, mardi, par les 28 ministres des Finances européens lors d’une réunion tenue à Bruxelles.

Le Conseil de l’Union européenne, a adopté, lors de sa réunion du 5 décembre 2017, ses conclusions sur la liste des juridictions non coopératives à des fins fiscales. La Tunisie figure parmi cette liste annexée, du Conseil européen, lequel estime que le pays ” a des régimes fiscaux préférentiels néfastes et ne s’est pas engagé à les modifier ou à les abolir”.

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Nous venons d’apprendre de sources proches du dossier, que le gouvernement tunisien a décidé de vendre plus de 65% appartenant à l’Etat tunisien dans la banque tunisienne de droit français Tunisian Foreing Bank (TFB), au lieu de 49%, et ce après l’échec de l’appel d’offres relatif à l’opération de vente de ce bloc d’actions, jugé très en décas des prévisions.

En effet, l’appel d’offres lancé en novembre dernier et portant sur l’ouverture du capital social (49%) de la TFB au profit d’un partenaire stratégique n’a pas abouti. L’offre n’a pas attiré de gros investisseurs comme attendu et c’est la principale raison ayant poussé l’État à renoncer à cette offre et faire porter à la hausse le bloc d’actions à céder, apprenons nous des mêmes sources.

Toujours, selon nos sources, deux investisseurs seulement avaient manifesté leurs intérêts pour cet appel d’offres, un Tunisien et l’autre chinois. Un deuxième appel d’offres portant sur la vente de plus de 65% du capital de cette banque devrait être lancé dans les prochains jours.

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Le groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) examine actuellement les mécanismes permettant aux étudiants et aux investisseurs tunisiens de bénéficier de la plateforme dédiée au fonds d’encouragement des sciences et de la Technique, créé par la BID moyennant des investissements de l’ordre de 500 millions de dollars, a annoncé le président de la BID, Bandar Hajjar.
A l’issue d’un entretien tenu, vendredi 09 mars 2018 à Dar Dhiafa, à Carthage, avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le responsable a mis en exergue l’importance de la loi sur le partenariat public/privé (PPP) et la volonté du groupe de travailler dans son cadre en vue de consolider ses investissements en Tunisie.

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Dans le cadre de sa campagne de promotion touristique, la Tunisie a lancé la première plate-forme numérique reliant la Tunisie aux pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à travers l’immobilier et le tourisme, en marge de l’exposition touristique internationale saoudienne tenue récemment à Djeddah. Le lancement officiel a été suivi par Sami El Saiedy, consul général de Tunisie, Fahmy Al-Hoki, directeur des intérêts communs au ministère tunisien du Tourisme, Chokri Charrad, responsable des marchés arabes à l’Office national tunisien du tourisme et Younus Inayat, PDG de Y & D Real Estate and Investment. C’est ce que rapportait la «Saudi Gazette» dans sa livraison du 06 mars 2018.

Selon la même source, «la nouvelle plateforme numérique faciliterait l’échange de cultures et d’expériences touristiques grâce à des échanges culturels et permettrait de créer une communication étroite entre les touristes du Golfe et les investisseurs en Tunisie et vice versa. De plus, cette plate-forme numérique vise à fournir l’une des meilleures solutions et options possibles pour les investisseurs et les touristes grâce à des partenariats stratégiques entre les agences et les associations des pays du Golfe avec leurs homologues tunisiens.

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L’Agence de promotion de l’industrie et l’innovation (APII) a organisé jeudi 18 janvier 2018 manifestation sous le sceau «Les Startups vertes rencontrent les investisseurs –Elevator pitch)”. Huit entrepreneurs nationaux ont rencontré les investisseurs et acteurs clés permettant l’accès au financement des entreprises vertes et de l’économie circulaire a sud de la Méditerranée. Plus de 50 opérateurs tunisiens, y compris des entrepreneurs “verts”, des PME, des investisseurs, des instituions de financement, des réseaux d’affaires et des intermédiaires étaient présents. Selon l’APII, l’une des principales raisons de l’organisation de tels événements est une tentative de surmonter un défi majeur mentionné par les entrepreneurs “verts”, dont notamment l’accès au financement, en particulier dans les premières étapes du développement des entreprises.

Samir Bechouel, directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation, partenaire local de “SwitchMed” en Tunisie, a déclaré que l’événement Elevator Pitch, lequel entre dans le cadre du projet “SwitchMed”, est “une excellente initiative pour booster la création d’entreprise en Tunisie. Elle repose sur une approche innovante qui favorise la mise en relation directe de start-up “vertes”, éco-entrepreneurs formés et accompagnés par des investisseurs intéressées par la promotion des projets innovants respectant les aspects environnementaux».

Pour sa part, Claudia Pani, chef de projet chez “SwitchMed”, a précisé lors de cet événement, qui a duré une demi-journée, que huit entrepreneurs “verts” auront l’opportunité de rencontrer une vingtaine d’investisseurs et acteurs locaux, y compris des représentants locaux spécialisés dans la responsabilité sociale des entreprises, des initiatives internationales axées sur la création d’entreprise. Et d’ajouter : Le «Pitch elevator» sera suivi d’une session de mentorat rapide dans laquelle les investisseurs et les entreprises fourniront des conseils et des retours aux start-up. Cela, selon elle, “leur permettrait d’évaluer les forces et les faiblesses du projet soumis et, in fine, d’améliorer leur capacité à rencontrer les acteurs financiers appropriés».

A noter que “Switch Med” est une initiative qui soutient et relie les parties prenantes pour intensifier la consommation et la production durables dans la région sud de la Méditerranée à travers des innovations sociales et économiquee. Elle vise également à réaliser des économies productives, circulaires et de partage dans la région en modifiant la manière dont les biens et les services sont consommés et produits, de manière à ce que le développement humain soit découplé de la dégradation de l’environnement.

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A en croire le chiffre dévoilé dernièrement par le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Kheïreddine Medjoubi, la politique industrielle de l’Algérie, pour trouver des alternatives aux recettes du pétrole, n’est pas du tout sur de bons rails. D’après Medjoubi, seule la moitié des terrains réservés aux investisseurs sont exploités, une très mauvaise nouvelle pour une économie qui tente de briser sa dépendance des revenus des hydrocarbures, lesquels ne rapportent plus autant depuis quelques années.

Qualifiant cette tiédeur des industriels d’«inadmissible», Medjoubi a annoncé un tour de vis du gouvernement. «Selon le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines, Kheïreddine Medjoubi, l’année 2018 sera celle du grand combat contre le foncier inexploité. A ce titre, il a évoqué l’instauration de la taxe de 5% de la valeur vénale sur le foncier inexploité», rapporte Liberté Algérie.
Outre cette taxe, il est question de mettre la main sur les terres inexploitées, en passant, au besoin, par des «décisions administratives».

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“2017 a été une année mitigée au niveau de l’activité boursière (…) mais c’est une année positive parce que l’indice de la bourse a évolué, depuis le début de cette année à ce jour de 12%”, c’est ce qu’a déclaré Bilel Sahnoun, directeur général de la bourse de Tunis dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, estimant que durant cette année, le portefeuille des investisseurs s’est également apprécié et le rendement s’est situé à un niveau très respectable. Cette performante s’explique principalement par l’évolution des indices sectoriels principalement des banques, de l’industrie et des biens de consommation, a-t-il expliqué.

“Rien que deux petites nouvelles introductions sur toute une année”

Sahnoun n’a pas toutefois caché certains points négatifs ayant marqué l’activité boursière en 2017, assurant que cette année n’a vu que deux petites introductions en bourse qui ont eu lieu au début de l’année : ” Ce fut une année faible en termes de nouvelles introductions alors que l’on s’attendait  à une année meilleure par rapport à la précédente”, a précisé le DG de la bourse, expliquant cela par une réticence remarquable des investisseurs vis-à-vis de la bourse.  S’y ajoutent les volumes quotidiens des transactions moyennes  qui sont passés de 6,9 MD en 2016 à 6,2 MD  cette année : ” C’est un peu dû à la liquidité mais le dynamisme et la profondeur du marché ont fait défaut”, a-t-il soutenu.

Interrogé sur les raisons derrière cette réticence, Bilel Sahnoun a tenu à préciser que cette réticence des investisseurs est due à plusieurs raisons : “d’abord pour les grosses entreprises”, a-t-il expliqué, “la majorité est gérée par l’État soit à travers des sociétés étatiques ou confisquées”, a précisé  Sahnoun, regrettant l’absence d’une décision ferme pour orienter ces sociétés-là vers la bourse, laquelle se présente aujourd’hui comme une des alternatives les plus importantes pour lever des fonds, selon ses dires.

En plus de cette raison, il a cité les groupes privés. “Aujourd’hui la psychologie de l’investisseur n’est pas encore au rendez-vous (…) Ce dernier pose toujours la fameuse question “je dois lever des fonds pour faire quoi?” (…) Aujourd’hui, il n’y a pas de prise de position d’investir et de programme clair à moyen et long termes de la part de l’investisseur (…) je connais beaucoup de dossiers retardés par l’investisseur lui- même en attendant un climat d’affaires beaucoup plus incitatif que l’actuel”, a-t-il dit.

C’est aussi culturel!

Le patron de la bourse a également évoqué un facteur culturel. ” Les gens croient encore qu’on venant à la bourse, ils vont perdre le contrôle, dévoiler leurs chiffres et s’afficher à la concurrence, mais ce  n’est qu’une simple vue de l’esprit car en réalité tous ceux qui ont intégré la cote de la bourse ont pris leur avant-garde sur leurs compétiteurs (…) Aujourd’hui, ils perdent peut-être en transparence et en  visibilité mais ils gagnent en notoriété et en visibilité à l’international tout en accédant à de nouveaux marchés. Je ne pense pas que ces craintes soient fondées mais plutôt un état d’esprit qu’autre chose”, a-t-il dit.

Il a par ailleurs indiqué que la décision de s’introduire en bourse n’a aucun rapport avec la dépréciation du dinar : ” La bourse ne sera jamais affectée par la dépréciation du dinar étant donné que tout se fait en dinar”, a-t-il précisé.

Sur l’année 2018, Bilel Sahnoun a déclaré que personne ne peut prédire comment sera l’année boursière 2018, mais”, a-t-il dit, la bourse travaille actuellement sur des projets pour essayer de dynamiser l’activité boursière. “On est sur un programme financé dans le cadre de la coopération britannique pour inciter les PME à venir lever des fonds sur le marché boursier. On est encore en phase de négociation avec le CMF sur un projet de refonte du règlement général de la bourse (…) Nous espérons, en mettant en place tous ces projets, faire de 2018 une année meilleure que ses précédentes”, a espéré Shanoun.

“Aucun dossier de nouvelle introduction chez la bourse”

Sur les nouvelles introductions en bourse, Bilel Sahnoune a indiqué qu’aucun dossier n’est actuellement chez la bourse, notant  toutefois l’existence de dossiers en cours de préparation chez les intermédiaires en bourse. “Nous espérons  aussi qu’en termes d’introduction en bourse, l’année 2018 sera meilleure que 2017”, a-t-il dit.

“Nous voulons aussi que les grandes sociétés  gérées par l’État ou encore celles  opérant dans des secteurs concurrentiels,  quelles  soient étatiques ou confisquées, s’introduisent  en bourse (…) Dommage qu’elles restent sous la gestion de l’État sachant que la gestion privée est beaucoup plus dynamique et performante. Cela permettra certes d’améliorer la visibilité de la Tunisie à l’international et attirer des IDE surtout en ce qui concerne les investissements en portefeuille”, a-t-il précisé.

“Oui pour les compagnies d’assurances”

S’agissant des compagnies d’assurance et des projets qui ont été mis en place  pour les encourager à s’introduire en bourse, le DG de la bourse a tenu à préciser que son institution ne peut pas accorder des avantages sélectifs à des secteurs plus qu’à d’autres : “Nos offres et nos avantages sont valables pour n’importe quel secteur et ce, malgré notre souhait de voir les compagnies d’assurances qui ne sont pas encore cotées,  venir chez nous”, a expliqué Sahnoun,  soulignant qu’un projet de réforme de l’activité assurance  est en cours d’étude et qu’il espère que ce projet aidera à inciter les compagnies d’assurance et les encourager à s’introduire en bourse.

Le responsable de la bourse a, sur un plan, indiqué que la bourse est très intéressée par le secteur des assurances de par les fonds qu’il collecte. ” Les compagnies d’assurance sont aujourd’hui un des plus gros collecteurs de l’épargne nationale via non seulement l’assurance vie mais aussi les plans de retraite complémentaire (…) Notre souhait est de voir aussi  une partie de ces fonds s’investir dans des portefeuilles en bourse”, a-t-il ajouté.

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Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a annoncé, dans une déclaration faite aux médias, en marge d’une rencontre qui se tient actuellement à Gammarth sur les énergies renouvelables, que 69 investisseurs dont des étrangers sont intéressés par le projet de production de 210 Mégawatts. “L’appel d’offres relatif à la réalisation de ce projet a été clôturé  depuis le 15 novembre dernier et le nombre des offres que nous avons reçues est très important, plus que prévu“, a assuré le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que l’ensemble des offres reçues sont en phase d’étude au niveau du ministère de l’Énergie et qu’il s’agit à priori d’investisseurs nationaux et de grandes sociétés de renommée internationale.

Ce projet portant sur la réalisation de 210 Mégawatt d’énergies renouvelables en 2018 fait partie d’un méga projet annoncé, aujourd’hui, par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, concernant la production de 1000 Mégawatts à l’horizon 2020, soit le 1/5 de la capacité installée jusqu’ici dans le pays. L’idée est de produire 650 Mégawatts d’énergie photovoltaïque et 350 Mégawatts d’énergie éolienne.

Le coût global de ce programme, dont les travaux devraient s’étaler sur les trois prochaines années, est estimé à 2500 Millions de dinars. Les travaux portant sur la production de 210 Mégawatts devraient toutefois démarrer en 2018.

Selon le ministre, la STEG a déjà entamé les travaux de réalisation de sa première station photovoltaïque à Tozeur. Une autre sera installée à Kébili.

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Lors d’une rencontre organisée ce mercredi 29 novembre 2017, à Tunis, à l’initiative de la Chambre tuniso-francaise du commerce et de l’industrie (CTFCI), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a lancé un message fort aux investisseurs français : ” Vous devez foncer, investir et prendre quand même le risque (…) On n’a pas dit de prendre le risque politique ou sécuritaire mais au moins économique et commercial“, a-t-il assuré.

S’agissant des attentes des adhérents de la CTFCI et de leurs sources de préoccupation exposées lors de cette rencontre, Chedly Ayari  a fait remarquer qu’il n’y a pas de problème majeur et que ce sont des problématiques ordinaires comme ceux portant sur le transfert des bénéfices et des dividendes, le risque de change, la complexité des procédures ou encore les délais d’attente, soulignant que 1200 entreprises françaises sont installées en Tunisie avec des investissements de plus de 6 Milliards de dinars.

Chedly Ayari a déploré l’absence d’investissement dans les industries fortes comme l’énergie : “Un investisseur doit prendre le risque et dépasser les petits problèmes qui pourraient avoir lieu. Sinon pourquoi il est là !“, s’est exclamé Ayari, appelant ainsi les investisseurs à éviter les discussions sur des questions qu’on peut dépasser comme les taxes ou le retard des contenaires. “Vous voulez trouver toutes les choses garanties ? Vous voulez la convertibilité du dinar, vous voulez une stabilité et des salaires très bas ?“, s’est exclamé Ayari.

Dans une déclaration faite devant les médias en marge de cette rencontre, il a par ailleurs indiqué que le grand projet de coopération tuniso-francaise qui doit créer une forte valeur ajoutée et fournir de l’emploi aux diplômés de l’enseignement supérieur n’a pas encore vu le jour : ” On est resté dans la sous-traintance (…) Le modèle de coopération dont on a besoin aujourd’hui n’est pas celui des années 70 où des milliers de postes ont été créés dans le textile“, a assuré Ayari, avant d’ajouter que la Tunisie vit aujourd’hui une situation différente parce qu’on est appelé à fournir de l’emploi aux diplômés de l’enseignement supérieur.

La Tunisie d’aujourd’hui a besoin d’un nouveau dynamisme et d’une nouvelle culture de mutation comme celle qu’a pratiquée le Japon avec la Corée du Sud, Taïwan, l’Indonésie ou encore la Thaïlande (…) La Tunisie a besoin aujourd’hui d’un nouveau régime de coopération qui diffère de celui des années 70“, a assuré le gouverneur de la BCT dans un message adressé aux investisseurs français.

Le gouverneur de la BCT a sous un autre angle indiqué qu’il nous faut encore deux autres années pour achever la transition dans le pays. Une période durant laquelle on doit garantir une grande stabilité politique, économique, sociale et sécuritaire, selon ses dires.

Tout changement brutal peut entraver l’achèvement du processus de la transition“, a assuré Ayari, mettant en garde contre le risque de rater la fin de la transition.

Il a, dans un autre contexte, indiqué que la Tunisie subit des évolutions parce que son économie est liée à des monnaies fortes, à savoir l’Euro et le Dollar. Du coup, la Tunisie ne peut pas échapper aux chocs exogènes et cela impactera non seulement les prix, le taux de change et la politique monétaire mais aussi des secteurs extrêmement importants pour la Tunisie, a ajouté le gouverneur de la BCT.

Diverses interrogations ont été formulées par les adhérents de la CTFCI au sujet des différents aspects en relation avec les problématiques de transfert et de change dans notre pays ; ils ont soulevé la complexité au niveau des procédures, la lenteur dans le traitement des demandes déposées auprès de la BCT, les demandes d’assistance technique, le financement d’entreprises totalement exportatrices non résidentes par les banques locales, l’implantation à l’étranger, le transfert des bénéfices et des dividendes, le transfert des frais d’assistance technique, les investissements des entreprises tunisiennes à l’étranger, l’export des services d’entreprises tunisiennes, le commerce électronique et le risque de change.

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