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Le président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (A.P.T.B.E.F), Ahmed El Karam, a proposé de signer un mémorandum d’entente entre les banques tunisiennes et italiennes, pour booster les activités commerciales et financières dans les deux pays.
Intervenant au “dialogue euro-méditerranéen sur les services financiers”, organisé vendredi à Tunis, il a estimé que ce mémorandum devrait être signé par le biais de l’APTBEF et la Fédération italienne des banques, des assurances et des finances. Il aura pour objectifs d’informer les banques dans les deux pays, de l’évolution des situations économiques réciproques et d’encadrer les hommes d’affaires tunisiens et italiens dans leurs opérations commerciales et d’investissement, en les orientant et assurant les financements nécessaires.

Cet accord pourrait permettre également aux hommes d’affaires italiens de prendre connaissance des projets qui se font en Tunisie, de régler les litiges entre chefs d’entreprises et de former les banquiers à travers l’organisation de stages dans des banques italiennes et vice versa. Il a encore suggéré de tenir une rencontre annuelle entre les banquiers tunisiens et italiens, pour faire le point de cette collaboration et développer des projets communs.
El Karam a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays font ressortir un déficit commercial de 1,1 milliard de dinars, au détriment de la Tunisie, appelant à la nécessité d’identifier les moyens de développer les exportations tunisiennes vers l’Italie.
En outre, il y a beaucoup du travail à faire dans le domaine touristique, d’autant que la Tunisie a accusé, au cours de la période 2010-2016, une chute des entrées touristiques de 80% au niveau du marché italien. Le nombre des italiens ayant visité le pays a dégringolé de 350 mille touristes en 2010, à seulement 72 mille en 2016“, a-t-il précisé.
De même, les transferts effectués par les Tunisiens résidents en Italie, dont le nombre s’élève à 120 mille personnes, restent modestes et ne dépassent pas les 54 millions de dinars, d’où la nécessité de prévoir des mécanismes entre les deux pays pour inciter ces derniers à transférer les liquidités et à investir en Tunisie“.

De son côté, Paolo Garonna, président de la Fédération italienne de la banque, de l’assurance et de la finance, a appelé à travailler ensemble pour le développement de deux économies. L’objectif étant de créer des ponts vers l’Afrique et le reste du monde.
Evoquant les évolutions du système financier en Italie, il a relevé que son pays a dépassé la phase très difficile de la crise et connait actuellement une stabilité et un retour de la confiance des investisseurs grâce aux réformes structurelles entreprises, au soutien de l’Union Européenne et à l’ouverture sur le marché mondial.

Pour sa part, le secrétaire général de la BCT, Ahmed Tarchi, a souligné le besoin de la Tunisie de la contribution de ses partenaires pour l’aider dans cette phase transitoire difficile.

De son côté, l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona, a assuré que la Tunisie peut compter sur les banques italiennes, pour l’aider à se transformer en un hub bancaire et financier.

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Une convention de partenariat a été signée mardi à Tunis entre le ministère de la Femme de la Famille et de l’Enfance et l’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Cet accord a pour objectif de consolider la coopération entre les deux parties et de mettre en place un plan d’action commun portant sur la réalisation de la stratégie nationale multisectorielle pour le développement de l’enfance précoce et la réactivation de la politique publique intégrée de protection de l’enfance.
Conformément à cet accord, le ministère de la Femme s’engage à faciliter la coordination entre les commissariats régionaux du ministère et les établissements de l’enfance et assurer le soutien logistique des programmes élaborés selon les opportunités offertes, en plus d’associer l’UTICA dans les activités en relation avec le secteur de l’enfance.
L’UTICA s’engage de son coté à réaliser des programmes de soutien au profit des cadres et professionnels en matière d’éducation des enfants, élaborer des recherches scientifiques en matière de développement de l’enfance et renforcer l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur et des projets d’autonomisation économique de la femme et des jeunes notamment parmi les catégories vulnérables.
Selon cette convention, un comité mixte de gouvernance prendra en charge le suivi et l’exécution des articles de cet accord, le programme annuel et l’évaluation des activités réalisées.
La ministre de la femme, de la famille et de l’enfance, Naziha Laabidi, a souligné à cette occasion l’importance de consolider les partenariats entre les différentes parties en relation avec le secteur de l’enfance afin de promouvoir les conditions sociales. Le ministère s’emploie à intégrer un grand nombre d’enfants dans des jardins d’enfants étant donnée que 64pc des enfants ne sont pas inscrits dans ces espaces, a ajouté Laabidi, mettant en relief les efforts déployés afin d’améliorer la qualité des services dans ces espaces.

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Doubler la valeur des échanges économiques entre la Tunisie et la France et intensifier les relations économiques bilatérales selon une feuille de route claire qui sera élaborée de concert entre les deux parties durant les quelques mois à venir, telle est l’ambition de la rencontre ayant réuni, samedi, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Ladhari et le secrétaire d’Etat français auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, en présence de l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor et du secrétaire d’Etat au Commerce Abdellatif Hmam.

” Nous avons évoqué toutes les pistes de développement de la coopération entre les deux pays et nous avons senti de la part de nos partenaires français un grand enthousiasme, une grande volonté et le même engagement à continuer à développer nos relations privilégiées, a indiqué Ladhari, dans une déclaration aux médias, à l’issue d’une réunion à huit clos.
” Nous sommes tous conscients de l’importance de nous donner des échéances et des objectifs très clairs dès le début et c’est pour cela que nous nous sommes donnés pour objectif de doubler la valeur de nos échanges et de nos relations économiques et commerciales “, a-t-il encore fait savoir.
Et de poursuivre : ” nous allons travailler de concert avec l’ensemble des ministères concernés pour préparer une feuille de route qui sera discutée lors du conseil de coopération qui se tiendra début octobre 2017, mais également pour préparer la visite du Chef du gouvernement français en Tunisie prévue avant la fin de cette année “.
Ladhari a également estimé nécessaire de ” focaliser davantage la coopération sur certains secteurs porteurs, tels que l’aéronautique, l’automobile, l’industrie pharmaceutique, le textile, l’électrique et le mécanique, le tourisme, les tics, la recherche scientifique… “.

Lemoyne a, par ailleurs, évoqué les rencontres ” AFRICA 2017 “, qui se tiendront en octobre prochain estimant ” qu’il s’agit d’un moment clé où les acteurs économiques des deux pays seront en première ligne et où les autorités au plus haut niveau donneront une tonalité particulière à cet évènement, très important pour la Tunisie qui souhaite rayonner davantage sur le monde entier “.

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Le sujet des bourses d’études a été mis sur la table lors de la visite du ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, au Sénégal, en compagnie d’une vingtaine hommes d’affaires, dans le cadre du Forum tuniso-sénégalais, les 13 et 14 juillet 2017. Jhinaoui a fait savoir, au terme de son entretien avec le chef de la diplomatie sénégalaise, Mankeur Ndiaye, que la Tunisie va mettre plus de bourses à la disposition des étudiants sénégalais, a rapporté Le Soleil hier vendredi.

A noter qu’une ministre tunisien n’avait pas foulé le sol sénégalais depuis 11 ans, ce qui en dit long sur la nécessité de donner un coup de fouet au partenariat entre les deux pays. Par ailleurs Jhinaoui a déclaré que le Sénégal est une destination de choix au Sud du Sahara pour les produits tunisiens et que plus d’une trentaine d’accords lient les deux pays, une dynamique qui sera prochainement renforcée par un vol quotidien entre Dakar et Tunis, a annoncé Mankeur Ndiaye…

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En marge de la cinquième cession du Forum de Tunis, organisé par l’Institut Arabe des chefs d’Entreprises (I.A.C.E) et consacré à l’examen d’un nouveau partenariat entre la Tunisie et la Chine, Monsieur Ahmed El Karm, Président du Directoire d’Amen Bank et Madame Zhao Fujun, Directrice Générale Adjointe à l’Industrial and Commercial Bank of China (I.C.B.C), ont signé un accord de partenariat, portant coopération à l’investissement et au financement.

Rappelons que l’Indutrial and Commercial Bank of China est la première Banque en Chine et dans le monde. Elle joue un rôle prépondérant dans le système financier mondial et opère dans plus de 50 pays dans le monde. L’I.C.B.C joue également un rôle de leader dans le marché interbancaire chinois et dispose d’une assise financière faisant d’elle une des banques universelles les plus solides.

L’accord de partenariat entre AMEN BANK et l’I.C.B.C a pour objet d’arrêter un cadre de coopération et de facilitation de la collaboration entre les deux parties. Cette coopération porte sur deux types de montage et de financement :

  • L’octroi de prêts syndiqués pour financer des grands projets en Tunisie.
  • L’ouverture de lignes de crédit au profit d’AMEN BANK, pour le financement, par des prêts à moyen et long terme, des investissements des entreprises installées en Tunisie.

Le financement concerne l’ensemble des secteurs de l’activité économique et notamment les secteurs de l’infrastructure, des télécommunications, des énergies fossiles et renouvelables, des mines, de la chimie, de bâtiment et de la promotion immobilière, du tourisme, des industries manufacturières, de la santé, de l’éducation, etc…

Les crédits financent les entreprises publiques ou privées, installées en Tunisie pour leurs investissements dans le pays ou en Afrique. Le financement doit porter sur des projets qui comportent une composante chinoise. Cette dernière peut être la construction et/ou l’approvisionnement en équipement et/ou l’ingénierie et le transfert de technologie.

Les dossiers de financement seront présentés à AMEN BANK, pour une approbation préalable, puis présentés à l’I.C.B.C pour un financement en pool bancaire ou imputation sur la ligne de financement précitée.

Par ailleurs, l’I.C.B.C est disposée à transmettre à ses clients chinois toute demande de partenariat avec les entreprises tunisiennes ainsi que les éventuelles demandes de cessions d’entités en tunisie.

Cet accord de partenariat va aider au rééquilibre de la balance des paiements avec la Chine, grâce à une mobilisation des fonds de prêt, dont le risque sera supporté par la partie chinoise.

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La Tunisie et la principauté de Monaco ont tout à gagner à renforcer leur coopération en matière d’investissement et de partenariat dans le domaine de la création de projets mixtes et innovants, ont indiqué les participants au forum économique tuniso-monégasque tenu, vendredi à Tunis, à l’initiative de l’UTICA et l’Economic Board de Monaco (MEB), à l’occasion de la visite de Gilles Tonelli, ministre des Relations Extérieures et de la Coopération de la Principauté de Monaco.
Il s’agit d’encourager et de promouvoir les échanges d’expertises entre les entreprises tunisiennes et monégasques et la coopération en matière de développement des PME, opérant dans les secteurs stratégiques et à forte valeur ajoutée.

” Des secteurs comme l’environnement, les énergies renouvelables, les TIC, les services de santé, l’éducation, l’industrie des loisirs et le tourisme écologique, sont autant de créneaux qui peuvent encourager les secteurs privés monégasque et tunisien à investir dans notre pays”, a souligné Abdellatif Hamem, secrétaire d’Etat chargé du commerce, au cours de son intervention. Et d’ajouter qu’il est important pour la Tunisie, qui est en train de mettre en place les fondements d’un cadre politique démocratique et transparent, de se rapprocher des acteurs économiques monégasques et de transformer le capital d’amitié en opportunités de croisement d’intérêts et la proximité géographique en véritables atouts compétitifs favorisant la coproduction et la codistribution des biens et services.
” Vous manquez de territoire et nous avons le territoire “, a affirmé Hamem, estimant qu’avec le savoir faire et l’expertise des entreprises tunisiennes, les deux pays peuvent développer des créneaux porteurs, d’autant plus que le niveau des échanges entre les deux pays reste encore timide.
“Notre ambition est de renforcer non seulement le volume des échanges commerciaux mais aussi les investissements monégasques en Tunisie “, a-t-il encore fait savoir.

Michel Dotta, président du MEB qui conduit la délégation d’hommes d’affaires monégasques, a, pour sa part, mis en exergue l’évolution des échanges entre les deux pays. Il a rappelé, dans ce cadre, que Monaco est le 11ème partenaire de la Tunisie, la structure des échanges bilatéraux, concerne essentiellement les biens de consommation, les biens d’équipements professionnels, les semi-produits non métalliques et les composants automobiles.
” La coopération tuniso-monégasque enregistre, depuis quelques années, un développement remarquable dans tous les domaines “, a-t-il encore souligné, ajoutant que le marché monégasque s’intéresse à des secteurs tels que la Finance, l’Assurance, l’énergie, le tourisme haut de gamme et les nouvelles technologies.

En marge de cette manifestation, deux accords de coopération tuniso-monégasque ont été signés. Le premier Protocole concerne le partenariat entre l’UTICA et le MEB alors que le second est un Protocole d’amitié et d’échanges entre la Chambre Nationale des Femmes Chefs d’Entreprises -CNFCE et l’Association des Femmes Chefs d’Entreprises de Monaco-AFCEM.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, va prendre son bâton de pèlerin et mettre le cap sur Washington, le 09 juillet 2017. Il y restera jusqu’au 12 de ce même mois. Ce ne sera pas de trop pour travailler au corps un Donald Trump aux yeux de qui très peu de sujets trouvent grâce. C’est un républicain, un vrai. Rien à voir avec le très accommodant Barack Obama, que les Africains, mais pas que, pleurent beaucoup. Officiellement, du côté du palais de la Kasbah, cette visite, non moins officielle, se fait suite à l’invitation de l’administration de Donald Trump. Mais personne n’est dupe, le cabinet de Chahed a dû faire des pieds et des mains pour décrocher cette place dans l’agende archi chargé de la Maison Blanche. Trump, on le sait, dont le slogan de campagne était “America first”, n’a pas un grand appétit pour les problèmes et demandes qui viennent de l’étranger. Et il l’a prouvé, très rapidement. Or des soucis, le berceau du printemps arabe en a, à revendre même. Le président américain est-il prêt à les écouter, voire même revenir sur sa décision de s’asseoir sur une grosse partie de l’aide – maigrelette par rapport à l’Union européenne – accordée à la Tunisie ? Rien n’est moins sûr…

Chahed va avoir affaire à un os très dur, qui ne s’embarrasse pas de scrupules et qui a déjà, en quelques mois de gouvernance, un tableau de chasse long comme le bras. Il y a quelques mois il a étrillé ses partenaires de l’OTAN, alliance pourtant ô combien solide, en les traitant de radins et de profiteurs, qui refusent de mettre la main à la poche pour financer leur sécurité et se reposent sur les Américains. Après cela il a “déchiré” l”Accord de Paris” sur le climat, que pourtant Obama s’était fait une joie de signer, portant un coup très sévère à la Tunisie qui attend beaucoup de cette convention. Sans parler de ses décrets anti-immigration et de ses attaques anti-musulmanes, de son acharnement à démolir la politique de santé de son prédécesseur, censée pourtant protéger les plus pauvres. Pas plus tard qu’hier jeudi 07 juillet 2017, il a mis un coup de froid au sommet du G20 en qualifiant son “pote” Poutine de catastrophe pour l’humanité, ou presque, le même Poutine qu’il arrosait de compliments il y a quelques mois et à qui il promettait un rapprochement russo-américain sans précédent. Bref, tout cela pour dire que Chahed va rencontrer un type très coriace, retors, franc du collier, au caractère bien trempé et sur qui les larmoiements ont très peu de prise.

Pourtant sur le papier le chef du gouvernement a toutes ses chances. En tout cas il pourra au moins défendre la cause de la Tunisie devant le gratin du pouvoir politique et économique américain. Il va commencer les réjouissances avec le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, le secrétaire d’Etat à la défense, James Mattis, et le secrétaire d’Etat au trésor, Steven Mnuchin. Au menu également des entretiens avec les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, notamment son directeur général adjoint, David Lipton. Il faudra au moins ça pour tenter de tempérer les signaux négatifs que la Tunisie émet en ce moment et essayer de “vendre” de nouveau la fraicheur du jasmin.

Le berceau du printemps arabe a morflé

Quand la Tunisie a ameuté les investisseurs du monde entier – Tunisia 2020 -, son visage n’était certes pas resplendissant, mais elle avait le bénéfice du doute. Les bailleurs de fonds pouvaient s’autoriser à parier sur son avenir et à miser gros. Depuis les traits de la Révolution se sont un peu ridés. Economiquement ça va mal, enfin moins bien que prévu, comme le démontre le dernier rapport de la Banque Centrale de Tunisie. L’Etat continue de filer du mauvais coton en empruntant, massivement, pour ses dépenses de fonctionnement, notamment pour entretenir une fonction obèse et plus budgétivore que jamais ; la croissance est plus molle que ce qui avait été prédit ; le tourisme, même s’il va mieux, est loin du niveau d’avant-Révolution ; les demandes sociales explosent, de partout ; l’économie informelle prospère plus que jamais, idem pour l’évasion fiscale ; les compagnies pétrolières sont asphyxiées par les exigences folles des citoyens, si elles ne sont pas paralysées par les sit-in… Pour faire court, le tableau est sombre, quoi qu’on en dise…

Ce n’est guère mieux sur le plan politique. Le parti sorti majoritaire des législatives de 2014 a perdu son lustre d’antan et s’étiole chaque jour un peu plus, perdant presque 30 députés au Parlement en 3 ans de contorsions et psychodrames internes mortifères pour la formation du président de la République. Résultat des courses : on a un paysage complètement atomisé, où aucun des prétendants n’est capable de décrocher une majorité absolue au prochain scrutin, ce qui nous mène tout droit vers une coalition gouvernementale, comme l’actuelle, et qui figera encore le pays, l’empêchera de prendre résolument une direction salutaire par la faute d’un sacro-saint consensus, ce qui n’a pas l’air de troubler outre mesure la classe politique puisque chaque partie et parti est à peu près sûr d’avoir un bout du gâteau. Cela s’appelle l’instabilité politique institutionnalisée. Il n’ y a pas d’autre expression pour le qualifier. Et c’est mortel pour une République, surtout quand son personnel politique est aussi immature.

La Tunisie, c’est presque acté, va se payer un remaniement ministériel dans peu de temps. L’UGTT, qui rue dans les brancards depuis l’éviction de son poulain, Abid Briki, du ministère de la Fonction publique, va enfin obtenir ce qu’elle réclamait. Depuis quelques jours, ses dirigeants, à commencer par le premier d’entre eux, Noureddine Taboubi, donnent de la voix pour dire que la valse des ministres est imminente. Ce qui donne l’impression que c’est la centrale syndicale qui tient la barre, et non le chef du gouvernement. Là aussi c’est un gros souci pour le pays, et par ailleurs un cas unique à l’échelle du globe. Un pouvoir dilué, émietté et ventilé entre le chef de l’Etat, celui du gouvernement, le Parlement, les organisations nationales, le Pacte de Carthage et bientôt le Conseil national du dialogue social ne peut pas faire de miracle en termes de cohérence et de lisibilité de l’action publique. Si les Tunisiens avaient inventé un modèle de gouvernement capable de supplanter, par son efficacité, les autres systèmes politiques de par le monde, cela se saurait. Les difficultés actuelles du pays, à tous les niveaux, prouvent bien que ce n’est pas le cas et que ce qui se passe ici, par la volonté du microcosme politique et, il faut le reconnaître, du vote des citoyens, n’est pas normal et est assurément destructeur.

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La thématique de l’entrepreneuriat féminin et la place des femmes dans les instances et le monde des affaires ont été débattues lors d’une rencontre tenue, mercredi à Tunis, entre des femmes d’affaires canadiennes et tunisiennes.
Placée sous le thème ” Apprendre davantage sur les besoins de la Tunisie en termes de promotion et de l’entreprenariat au féminin “, cette manifestation a pour objectif de promouvoir et mettre à profit le savoir-faire québécois en matière d’entrepreneuriat féminin, notamment celui des organismes offrant des services de soutien et d’accompagnement.

Il s’agit de favoriser la création de partenariats entre les entreprises québécoises et celles de la Tunisie et faire connaitre le Réseau des femmes d’affaires du Québec qui joue un rôle de premier plan dans la promotion de l’entrepreneuriat féminin au Québec, a souligné Lise Thériault, vice-Première ministre du Québec, Ministre responsable des PME, de l’allégement réglementaire et du développement économique régional et ministre responsable de la condition féminine.
Au cours de son intervention à cette rencontre, elle a estimé que la rencontre ouvrira la voie à des collaborations fructueuses entre la Tunisie et le Québec, en matière de commerce et d’entrepreneuriat féminin.
” Pour accroître davantage les liens économiques et de coopération reliant la Tunisie et le Québec, nous misons notamment sur le développement à long terme de partenariats prometteurs, entre les entreprises dynamiques dirigées par des femmes d’exception, de nos deux territoires “, a-elle encore indiqué.

Pour la vice-Première ministre du Québec, l’entrepreneuriat féminin constitue une réalité bien vivante, qui permet d’accroître l’autonomisation économique des femmes et de progresser vers l’égalité entre les sexes.
“Nous avons l’obligation de déployer les efforts nécessaires pour assurer un environnement d’affaires favorable à son essor “, a-t-elle encore fait savoir, estimant ” qu’une femme qui dirige une organisation ou une entreprise ne doit plus être vue comme une exception, mais plutôt comme la normalité qui reflète les valeurs de nos sociétés contemporaines “.

Dans une déclaration aux médias, à l’issue de la rencontre, Wided Bouchamaoui, présidente de l’UTICA, a mis l’accent sur l’importance de cette rencontre qui a permis à cette mission économique et diplomatique canadienne de mieux connaitre les besoins de la Tunisie en ce qui a trait à l’entrepreneuriat féminin et les problèmes rencontrés par les femmes tunisiennes dans le parcours de création ou de développement de leurs entreprises.
Les volets formation et suivi (coaching) des entrepreneurs femmes ont été également soulevés par les participantes à cette rencontre qui a constitué une opportunité pour les femmes chef d’entreprises tunisiennes de présenter leurs produits et services, a-t-elle encore indiqué.
Et d’ajouter qu’au niveau de la centrale patronale ” tout est mis en œuvre en vue d’élargir et diversifier nos relations de partenariat et nos échanges avec les divers pays du monde “.
La rencontre a été organisée par l’ambassade du Canada, en collaboration avec l’UTICA, la chambre nationale des Femmes chefs d’entreprises.

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La situation en Libye, les moyens de développer les relations bilatérales ainsi que l’agenda du sommet africain ont été au centre des entretiens effectués par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, avec nombre de ses homologues, en marge de sa participation au 29e sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine, tenu les 3 et 4 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Lors de son entretien avec son homologue égyptien, Sameh Chokri, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a souligné la nécessité de poursuivre la coordination entre les deux pays dans le cadre de l’application de l’initiative tripartite (Tunisie-Algérie-Egypte) concernant la Libye et de tout mettre en œuvre pour inciter les différents protagonistes libyens au dialogue afin de parvenir à une solution consensuelle à la crise libyenne, a indiqué, mardi, le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Khemaies Jhinaoui a, par ailleurs, eu un entretien avec le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Msahel. Les deux ministres ont évoqué le développement de la situation en Libye, soulignant l’impératif d’appliquer les recommandations issues de la réunion des ministres des Affaires étrangères tunisien, algérien et égyptien tenue le 5 mai dernier, à Alger.
L’accent a été, également, mis sur la nécessité de poursuivre la coordination entre les deux pays au sujet du dossier libyen et d’impulser les perspectives de coopération bilatérale.
Khemaies Jhinaoui a, par ailleurs, eu une série d’entretiens avec ses homologues togolais Robert Dussey, éthiopien Workeneh Gebeyehu, Kenyane Amina Mohamed et rwandaise Louise Mushikiwabo.
Ces entretiens ont, principalement, porté sur les moyens de promouvoir les relations de coopération entre la Tunisie et ces pays et les prochaines échéances bilatérales.

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L’année 2016 a été bonne et les réalisations en termes de croissance ont été très intéressantes“. C’est ce qu’a indiqué Taher Bayahi, PDG de Magasin Général, lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de la société qui a eu lieu ce vendredi 23 juin 2017. “La base est solide et c’est grâce à notre stratégie de développement basée sur un réseau d’agences bien choisies et ciblant en priorité les zones populaires pour consolider l’image de composante du paysage tunisien“, a-t-il encore expliqué.

Bayahi a, dans un autre contexte, félicité le partenariat scellé, depuis plusieurs années, entre Magasin général et le groupe français Auchan, qui a commencé, selon ses déclarations, à exporter des produits tunisiens sur le marché africain.

De son côté, un représentant du groupe Auchan, présent lors de cette AGO, a tenu à préciser que son partenariat avec MG se fait dans le long terme, assurant le lancement d’un réseau de distribution entre la Tunisie et Dakar pour écouler certains produits tunisiens sur ce marché. “On a depuis plusieurs années identifié la Tunisie comme un pays très compétitif  surtout en agroalimentaire“, a-t-il dit.

En réponse à l’interrogation de l’un des actionnaires sur l’existence de produits de contrefaçon vendus au sein des enseignes MG, Bayahi a tenu à préciser que les achats et opérations effectués par la société sont faits dans les normes, dans le respect des lois et réglementations en vigueur, soulignant toutefois que si l’affaire est avérée et que la société en a la preuve, ces produits seront interdits sur les étalages de MG.

Concernant la fermeture du MG de la Rue de Ghana, le PDG de la société a indiqué que le coût de sa remise en état est très élevé et qu’aucune décision n’a été encore prise sur son avenir, soulignant toutefois que si la société juge l’opération rentable, elle pourra décider de sa réouverture.

S’agissant des réalisations de l’année 2016, il est à signaler que ladite année s’est clôturée sur un chiffre d’affaires (HT) de 841,272 MD et un résultat net bénéficiaire de 12,144 MD, contre un CA (HT) de 834,669 MD et un résultat bénéficiaire de 7,384 MD en 2015. Les charges du personnel relatives à 2016 ont enregistré une augmentation de 8,50% par rapport à celles constatées au cours de la même période de l’exercice précédent.

Le nombre de point de vente est passé de 81 unités à la fin du 4ème trimestre 2015 à 83 unités à la fin du 4ème trimestre de 2016, et ce suite à l’ouverture de MG Gafsa Cité Ennour et MG Ennacer et la fermeture de MG Mourouj 6. Ainsi, les charges financières nettes des produits financiers enregistrent une évolution de 5,83%.

La société Magasin général, à la lumière de ces résultats positifs et en nette amélioration par rapport à l’année 2015, a décidé lors de cette AGO de distribuer des dividendes à raison de 0,600 DT par action au titre des bénéfices réalisés en 2016 contre 0,450 DT en 2015.

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La CONECT International a organisé une réunion de travail avec son excellence M. Geoffrey Onyeama, Ministre des Affaires Etrangères du Nigéria, qui a été accompagné d’une importante délégation, hier le 22 juin 2017 dans ses locaux.

La réunion fut présidée par M. Tarak Cherif, Président de la CONECT, et Mme Monia Essaidi, Présidente de CONECT International et en présence de M. Karim Ben Becher, Directeur Général des Affaires Politiques, Economiques et de la Coopération pour l’Afrique et l’U.A. au M.A.E, de M. Adnen Bouassida, M. Issam Ben Youssef et Mme Mongia Amara, Vice-présidents de la CONECT International.

Des opérateurs économiques tunisiens dans les secteurs agro-alimentaire, énergie & énergie renouvelable, pharmaceutique, bancaire, BTP, immobilier et de la santé ont activement échangé avec son excellence M. le Ministre afin de promouvoir et d’opérationnaliser les échanges commerciaux entre les deux pays.

Son excellence M. le Ministre a présenté les différents atouts du Nigeria et a souligné l’amélioration progressive enregistrée par le pays dans le climat des affaires. En effet la nation la plus peuplée en Afrique, avec 193 millions d’habitants (2017), est également la première économique du continent selon le classement par PIB nominal (2016), le premier producteur africain et cinquième exportateur mondial de pétrole (2016) et le 4ème pays qui a attiré le plus d’investissements directs étrangers en 2014 à hauteur de 4,7 milliards de $.

La réunion de travail a ainsi porté sur les possibilités de coopération entre les deux pays amis et le développement des relations bilatérales dans un cadre propice à l’investissement et aux exportations.

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L’Instance Tunisienne de l’Investissement (TIA), créée en vertu de la nouvelle loi d’investissement, a tenu la première réunion de ses deux Conseils : Le Conseil de la TIA et le Conseil Stratégique, respectivement les 14 et 16 juin 2017, à Tunis, en présence des membres représentant le secteur public et le secteur privé, indique un communiqué.

Les membres des deux Conseils ont constaté avec satisfaction l’état d’avancement des travaux de mise en place de la TIA concernant d’une part la communication sur le nouveau cadre d’investissement, et d’autre part sur d’autres aspects notamment la formulation du budget, les propositions des projets de coopération internationale et d’assistance technique, …

Le fait que la TIA s’inscrive dans une approche de coopération et de partenariat avec les structures et agences existantes d’appui à l’investissement pour une meilleure coordination et harmonisation du processus de la réalisation des investissements en Tunisie, a fait l’objet d’un consensus général au niveau des conseils.

Les membres du Conseil de la TIA et du Conseil Stratégique ont également exprimé leur engagement à appuyer la TIA dans son rôle d’amélioration du climat des affaires, chacun à partir de son organisation d’origine, dans l’objectif d’instaurer un dialogue public-privé efficient pouvant constituer une force de proposition et d’orientation stratégique pour l’investissement en Tunisie.

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Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a entamé le gigantesque chantier de la modernisation du secteur agricole. Au-delà de la nécessaire réforme du secteur, pour que ceux qui s’y activent puissent en vivre décemment, il s’agit de sauver un pan clé de l’économie nationale et dont les problèmes ont eu une autre résonance depuis qu’on a appris les ennuis qui guettent la Tunisie du fait du réchauffement climatique. Alors le temps presse et il y a urgence à lancer les projets de grande envergure. Les partenariats public-privé en font partie…

Mais le ministère a décidé de limiter les projets de partenariat entre les secteurs privé et public uniquement aux terres récupérées (environ 16 mille hectares), en vertu d’un accord signé ce lundi 19 juin 2017 entre le département de l’Agriculture et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et le secrétaire d’Etat chargé des domaines de l’Etat et des Affaires foncières et dont l’agence TAP a reçu une copie.
Cet accord porte aussi sur la mise de certaines fermes agricoles récupérées à la disposition de l’Office des terres domaniales en vue de renforcer ses équilibres financiers et de reformuler le cahier des charges dont l’annexe relative à la location des complexes agricoles pour la création de projets agricoles intégrés entre des investisseurs privés et l’Office des terres domaniales.
L’accord stipule aussi de s’attacher à tous les complexes agricoles et industriels de l’Office des terres domaniales en tant qu’établissement public et à ouvrir les négociations entre les structures de l’UGTT et l’autorité de tutelle, dans les plus brefs délais, pour examiner les formules permettant de renforcer l’office afin de surmonter les difficultés.

Le ministère de l’Agriculture a indiqué, dans un communiqué, que cet accord vise à développer et moderniser le secteur agricole, à mieux maitriser l’exploitation des terres domaniales, tout en encourageant les investisseurs tunisiens et étrangers à investir dans le secteur agricole
Le département a indiqué que cet accord constitue un bond qualitatif pour développer le rendement du secteur agricole.

Mais quid des autres terres agricoles ? Les agriculteurs risquent de râler sec en apprenant que les nouveaux dispositifs du partenariat public-privé ne concernent que les terres récupérées, c’est-à-dire directement contrôlées par l’Etat. Qu’a-t-on prévu pour les autres particuliers ? Mystère pour le moment, mais ce qui est sûr c’est que le gouvernement a intérêt à des réponses, et à la hauteur !

Par ailleurs on appris que la grève dans le secteur de l’agriculture, initialement prévue les 21 et 22 juin courant, a été reportée, indique un communiqué publié ce lundi par le bureau de presse du ministère des Affaires sociales.
La grève a été reportée à l’issue d’une séance de conciliation tenue au siège du ministère, en présence du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Ettaieb et le chef de cabinet du ministre des Affaires Sociales, précise le communiqué.
Une réunion de coordination est prévue entre la Fédération générale de l’Agriculture et les structures administratives concernées pour examiner les différents points présentés par la partie syndicale.
Les deux parties ont convenu d’organiser, le 13 juillet prochain, une réunion du comité central pour conciliation, selon la même source.

TAP

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«Grâce à la diversification et à une base industrielle, la Côte-d’Ivoire se classe parmi les économies les plus dynamiques du monde. Avec une croissance estimée à 8% cette année, elle se place en tête du continent africain. La Côte-d’Ivoire doit servir d’exemple à d’autres pays du continent, en particulier en Afrique de l’Ouest», a déclaré le Président du Parlement européen à l’issue de sa rencontre avec le Président de la Côte-d’Ivoire, Alassane Ouattara.

«Nous devons approfondir notre partenariat et notre coopération avec la Côte d’Ivoire dans de nombreux domaines» a souligné Tajani, expliquant que : «la venue en plénière du Président Ouattara, un mois après celle du Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, confirme que l’Afrique est une priorité pour l’Union européenne».

Le Président Tajani a poursuivi : «la Côte d’Ivoire a un enjeu démographique mais un potentiel économique extraordinaire. Il faut donc investir dans la jeunesse en donnant des perspectives futures. Pour cela, une vraie diplomatie économique est nécessaire qui encourage les PME, l’entrepreneuriat, aussi féminin, et regarde aux secteurs porteurs de croissance comme le numérique.»

«Je salue aussi le fort engagement du Président Ouattara dans la lutte contre la menace terroriste. Il ne faut pas oublier que la Côte d’Ivoire aussi a été frappée par des attaques. La coopération entre l’Union européenne, la CÉDÉAO et l’Union Africaine est cruciale dans ce domaine, en particulier dans le Sahel et en Libye pour éviter que les groupes terroristes se propagent dans d’autres régions du continent africain», a conclu Tajani.

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Les travaux de la Conférence sur le partenariat G20- Afrique ont été ouverts lundi 12 juin 2017 à Berlin (Allemagne), par la chancelière Angela Merkel et le président de l’Union Africaine (UA) et également président de la République de la Guinée, Alpha Condé, en présence des chefs d’Etats de pays africains, dont la Tunisie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Rwanda, l’Egypte….
Ce conclave qui précède le sommet du groupe G20, prévu début juillet 2017 à Hambourg, a pour thème “Investir dans un avenir commun”. Il regroupe durant deux jours, les représentants des pays concernés par l’initiative “Compact with Africa (CWA)”, dont l’objectif principal est de soutenir les investissements privés et d’infrastructure en Afrique. Les délégations des pays africains devraient présenter à Berlin des projets de partenariat qui pourraient être appuyés par le G20 dans le cadre de cette initiative.

La chancelière allemande a insisté, dans son discours d’ouverture, sur l’impératif d’instaurer un développement durable et inclusif au profit du monde entier. “La mondialisation n’est pas une destinée et le développement mondial ne peut pas fonctionner sans la participation de tous les pays“, a-t-elle dit.
Et d’ajouter “il est actuellement nécessaire de soutenir les pays africains dans leur quête de développement durable d’autant plus que le continent africain dispose d’un énorme potentiel pour réaliser cet objectif“.
D’après Merkel, les pays industrialisés doivent sortir du modèle classique de partenariat avec l ‘Afrique, lequel repose sur le soutien financier et technique pour aller vers un transfert du savoir-faire et des technologies.
Plus de 50pc de la population africaine a moins de 25 ans“, a-t-elle ajouté, soulignant la nécessite de renforcer le rôle de la jeunesse africaine et des femmes pour valoriser le potentiel africain et sa diversité et réussir à former un monde interconnecté pour un meilleur avenir commun.

Le président en exercice de l’Union Africaine a souligné, pour sa part, que l’Afrique qui bénéficie de beaucoup d’atouts a besoin d’accroitre les investissements, de créer davantage de postes d’emplois et de soutenir la participation du secteur privé pour soutenir le développement économique de l’Afrique.
Le gouvernement allemand avait accepté des “partenariats de réformes” avec la Tunisie, la Côte d’Ivoire et le Ghana. Ces trois pays, retenus pour leur engagement en matière de bonne gouvernance et pour leur orientation vers la réforme, vont bénéficier du mécanisme bilatéral dénommé “partenariat d’investissement”, d’après l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis.

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Le président Béji Caid Essebsi participera à la conférence intitulée “Compact with Africa” sur “le partenariat avec l’Afrique”, qui se tiendra les 12 et 13 juin 2017, dans la capitale allemande, Berlin. Il sera accompagné d’une délégation officielle, composée notamment du ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi.
Cette initiative lancée par l’Allemagne en tant que présidente du G20 sera exécutée en étroite collaboration avec les institutions financières internationales BAD, FMI et BM, a déclaré l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andreas Reinicke, à l’agence TAP. Elle fait partie du volet financier du G20 et constitue la dernière étape sur la voie de la préparation et de l’adoption du Compact, après celle de Baden – Baden (février 2017) et de Washington (avril 2017).
Il a rappelé que la chancelière allemande Angela Merkel a fait part de son intention d’y associer la Tunisie lors de son entretien avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en février dernier, à Berlin.
Reinicke a précisé qu’un premier groupe de cinq pays – Tunisie, Maroc, Côte d’Ivoire, Rwanda et Sénégal – est retenu pour bénéficier de cette initiative. Ces pays seront présents à Berlin pour présenter leurs besoins et leurs priorités, à travers des propositions de projets concrets. Les secteurs retenus sont : l’infrastructure, l’industrie des composants automobiles et aéronautiques, l’industrie agro-alimentaire, les technologies de l’information et de la Communication (TIC) et le secteur de la santé.
Les pays bénéficiaires s’engagent à mettre en œuvre les réformes jugées nécessaires en vue d’améliorer le climat des affaires et la confiance des investisseurs.
Nabil ben Khedher, conseiller chargé du suivi des dossiers diplomatiques à la présidence de la république a fait savoir à l’agence TAP, qu’il s’agit aussi, de mettre en place une ligne de crédit au profit des PME et une assistance technique pour la mise en place de l’Instance Tunisienne de l’investissement.
Outre le compact multilatéral, la partie allemande a souligné sa disposition à contribuer à l’initiative ” Compact with Africa ” inscrite dans le cadre du G20, en lançant un mécanisme bilatéral dénommé ” partenariat d’investissement ” visant trois pays bénéficiaires, à savoir la Tunisie, le Ghana et la Côte d’Ivoire, retenus pour leur engagement en matière de bonne gouvernance.

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Le Président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, est arrivé à Lusaka le mercredi 7 juin 2017, en début d’après-midi, pour une visite officielle en Zambie. Il a été accueilli à l’aéroport international Kenneth Kaunda par son homologue zambien, Edgar Lungu. Après les honneurs militaires, le Chef de l’Etat malgache a été également accueilli en chants et danses, selon les traditions zambiennes.

Le Chef de l’Etat malgache, Hery Rajanoarimampianina, est à Lusaka, tout d’abord en tant que Président du sommet du COMESA. Le siège de l’organisation, qui compte 19 membres, se trouve dans la capitale zambienne. Durant sa visite, le Président Rajaonarimampianina se rendra notamment sur le site où sera érigé le futur siège du COMESA, il s’agit d’un terrain offert par l’Etat zambien.

La visite est également d’ordre bilatéral. Madagascar et la Zambie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1971. Un accord cadre a été signé entre les deux pays en 2008, et la visite du Chef de l’Etat malgache traduit l’intérêt réciproque des deux pays à renforcer leurs liens d’amitié et de coopération. Il s’agira notamment d’intensifier les échanges, en termes d’expérience mais aussi de commerce, sachant que la Zambie importe près de 90% de ses besoins sur les marchés des pays membres du COMESA.

Au cours de l’après-midi de ce 7 juin, le Président Hery Rajaonarimampianina a déposé des gerbes de fleurs à la nécropole des anciens Chefs d’Etat zambien. Il est prévu qu’il rende également visite au Père de l’indépendance zambienne, Kenneth Kaunda, aujourd’hui âgé de 94 ans. Par ailleurs, le Président de la République et la délégation malgache visiteront deux importantes unités industrielles zambiennes.

Le Président Hery Rajaonarimampianina est accompagné notamment de trois membres du Gouvernement : Béatrice Atallah, Ministre des affaires étrangères, Armand Tazafy, Ministre du commerce et de la consommation, et Bary Rafatrolaza, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère des Affaires Etrangères chargé de la coopération et du développement.

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Au deuxième jour de la visite en Allemagne Fédérale, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, et la délégation malgache étaient les invités d’un déjeuner de travail au siège de la KfW, la banque allemande pour le développement. Le Chef de l’Etat malgache a été accueilli au siège de la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), par le Vice-Président de cet organisme, le Dr Norbert Kloppenburg. La KfW avait été créée au lendemain de la seconde guerre mondiale pour financer la reconstruction de l’économie allemande ; sa mission a évolué et, aujourd’hui, dans le cadre de ses activités, la KfW finance les exportations allemandes et, surtout, la coopération pour le développement.

Lors de la réunion, le Président Hery Rajaonarimampianina a évoqué les défis à relever pour assurer le redressement et la modernisation de l’économie de la Grande Île. Dans ce sens, les relations séculaires entre les deux pays constituent une base solide pour renforcer la coopération et développer un partenariat dont les actions et les résultats sont prévus d’impacter de façon positive sur les conditions de vie de la population. Le Chef de l’Etat a ainsi évoqué les perspectives de création d’une banque au service du développement à Madagascar, pour financer les initiatives, notamment en matière d’infrastructures, sources d’emplois et créatrices de valeurs. La KfW Entwicklungsbank intervient en Afrique et à Madagascar, dans le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que les investissements dans les infrastructures portant sur l’eau, les transports et l’énergie, ainsi que dans l’agriculture et le secteur financier.

Rencontre parlementaire mondiale 

Dans le courant de la matinée, le Président de la République était au Bundestag afin de participer à la Rencontre Parlementaire Mondialle qui se tient chaque année à Berlin. Etant l’un des chefs d’Etat invités pour cette occasion, le Président Hery Rajaonarimampianina était accompagné des Sénateurs Brigitte Rasamoelina et Pierrot Rajaonarivelo ainsi que des députés Philobert Milavonjy et John Randriarimalala. La délégation a notamment participé à la traditionnelle session de prières, avant d’entamer les échanges et les discussions sur les grands questions de l’heure au niveau mondial. Lors de l’entretien avec le Président du Bundestag, le Dr Norbert Lammert, le renforcement de la coopération entre les deux pays était à l’ordre du jour, afin que Madagascar puisse notamment devenir l’un des pôles de l’appui allemand pour le développement. En 2016, au niveau bilatéral, le montant de l’aide allemande au développement de la Grande Île était de l’ordre de 60 millions d’euros, outre sa contribution à travers l’Union Européenne et d’autres organismes internationaux. Par ailleurs, le Secrétaire d’Etat parlementaire auprès du Ministre fédéral allemand de la coopération économique et du développement, Thomas Silberhorn, a notamment fait part de la disponibilité de la RFA à renforcer la coopération germano-malgache dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et de la décentralisation.

L’éducation 

Après le déjeuner de travail au siège de la KfW, la délégation présidentielle a visité l’école publique « Erich Kästuer Schule Falkensee », un regard sur l’enseignement et l’éducation en Allemagne fédérale. Cet établissement scolaire a inscrit son nom dans les annales des relations germanomalgaches en apportant son aide à l’EPP Kianjamalaza Andriantomporay, située dans la commune d’Ambatomirahavavy, dans la banlieue Ouest d’Antananarivo. En octobre 2015, cet établissement a fourni notamment un ensemble de 10 panneaux solaires, avec les équipements adéquats, qui fournissent aujourd’hui de l’électricité pour 150 foyers ; en outre, cet établissement a octroyé du matériel ainsi qu’un appui financier pour développer la culture du riz et du maïs dans la localité. Lors de la visite, le Président de la République a loué les actions méritantes entreprises par cet établissement dont il souhaiterait faire jouir aux écoliers malgaches pareil cadre exemplaire dans le futur, pour évoquer ensuite les actions mises en œuvre pour dispenser un enseignement de qualité aux enfants malgaches.

Avec la diaspora et le personnel de l’ambassade malgache    

Le Président de la République et son épouse ont également rencontré les représentants de la diaspora malgache en Allemagne ainsi que le personnel de l’ambassade de Madagascar à Berlin. Lors de la rencontre, le Chef de l’Etat a notamment situé sa visite en Allemagne, dans le cadre du renforcement des relations et de la coopération entre les deux pays qui existent depuis maintenant 135 années. Il a déclaré par la suite qu’il s’agit de conforter le retour de Madagascar dans le concert des nations, pour donner une nouvelle impulsion à une coopération qui contribuera au développement du pays après des décennies de pauvreté et de crise. Le Chef de l’Etat a mis en relief l’importance de la stabilité politique, l’unité et la solidarité, ainsi que le patriotisme qui doivent présider le travail de tous les malgaches pour le développement du pays.

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La relation liant Tunisie Telecom à Poulina se consolide d’une année à une autre avec plus de confiance et engagement à réussir ensemble.

En effet, ces deux fleurons de l’économie nationale ont annoncé le mercredi 24 mai 2017 le renouvellement du contrat les liant depuis plus d’une dizaine d’années pour la fourniture d’une large gamme de solutions de télécommunications à Poulina Group Holding.

Le présent contrat cadre fournit un pack d’offres Corporate Mobile, Fixe, VPN National, Fast Link à l’ensemble des filiales du Groupe, ce qui lui permettra de superviser l’ensemble de ses moyens de communication, d’améliorer les interactions et la collaboration entre ses salariés répartis sur l’ensemble de ses filiales et d’optimiser les processus de support et d’achat et de réduire les coûts.

Le président de Poulina Group Holding, M. Abdelwaheb Ben Ayed, a souligné, à cette occasion, que son Groupe qui renforce de plus en plus son ancrage dans les Tics afin de préserver sa croissance sur les marchés local et extérieur est très satisfait de la qualité des services rendus par Tunisie Telecom, de son savoir-faire et de son expertise.

De son côté, M. Nizar Bouguila, Président–Directeur Général de Tunisie Telecom, a exprimé la fierté de Tunisie Telecom d’être le partenaire privilégié des entreprises en Tunisie, ce qui lui permettra de jouer pleinement son rôle de locomotive de l’économie nationale.

La cérémonie de signature de ce contrat de partenariat s’est déroulée en présence des hauts responsables des deux partenaires, au siège de Poulina Group Holding.

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Nous apprenons qu’un jeune promoteur tunisien, en partenariat avec l’un des leaders mondiaux dans ce type de services et aussi avec une entreprise tunisienne, serait en voie de monter une société, dont l’objet sera la gestion d’un important parc de vélos mis en libre-service. Le promoteur, Adel Beznine qui prépare la société «Doora», travaillera aussi, en étroite collaboration avec les autorités nationales, puisque son projet a été déjà proposé au ministère du Transport, mais aussi avec les autorités régionales.

Ce projet, renforcera, à ne pas en douter, la dernière action du ministère du Transport en faveur d’une journée sans voitures au centre-ville de Tunis. Elle viendra aussi en appui à plus d’un gouvernorat ou mairie, qui y trouveront le moyen idéal pour baisser la pression du trafic dans leurs villes, diminuer aussi les émissions de gaz et dépolluer un tant soit peu les grandes villes.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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