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Le 22 juin dernier, la société Adwya, où l’Etat détient 2 sièges dans le conseil d’administration du fait de la confiscation partielle, a tenu son AGO. Dans le PV de cette assemblée, par ailleurs présidée par Tahar El Materi, on évoque les «perturbations sociales qu’a traversées la Société pendant le premier trimestre 2016, d’une part, et de maitriser les effets dommageables liés à la dévaluation brutale et importante du Dinar face à l’Euro ». Et on apprend que cette «dévaluation nous a fait subir une perte de change égale à 1.900.000 Dinars, sans compter les effets de cette dévaluation sur le coût des matières premières ».

Des réunions ont été provoqués «avec les ministres et responsables administratifs compétents à l’effet de nous consentir une augmentation des prix des produits les plus touchés », indique le communiqué qui citait le président du conseil d’administration. Et ce dernier d’annoncer que «nos efforts ont été couronnés de succès pour obtenir une augmentation de 10% auprès des pouvoirs publics. Cette augmentation n’étant pas suffisante pour absorber la totalité de la perte occasionnée par cette dévaluation, nous avons entrepris des contacts avec nos principaux laboratoires afin de négocier, à titre exceptionnel, une remise des prix des matières premières. Cela nous a permis d’obtenir une réduction de 5% sur les prix des matières premières et l’application de cette réduction avec effet rétroactif à compter de la date de la dévaluation (mai 2016) ».

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Les employés du commissariat régional de la jeunesse et des sports du Kef ont entamé ce mardi un sit-in ouvert pour dénoncer “la mutation forcée” du commissaire régional du gouvernorat du Kef vers celui de Siliana.
Un grand nombre des cadres enseignants et des ouvriers ainsi que des présidents d’associations sportives et des comités des supporters des clubs outre les syndicats régionaux et des composantes de la société civile se sont rassemblés devant le siège du commissariat régional en signe de protestation et de refus d’accuser le commissaire régional d’avoir failli à ses devoirs et d’avoir entravé l’achèvement de quelques projets.
Le réseau régional des composantes de la société civile a exprimé, dans un communiqué, son refus total de faire assumer au commissaire régional la responsabilité des projets en suspens, appelant les organisations et les cadres régionaux de rejeter cette décision et d’user de tous les moyens pacifiques et civils pour faire revenir le ministère sur sa décision.
De son côté, l’Union Régionale Tunisienne du Travail du Kef a, dans une déclaration à l’agence TAP dans la région, appelé le ministère de tutelle de revenir sur cette décision pour le bien de la région, ajoutant que “le commissaire régional est l’un des cadres les plus compétents, les plus honnêtes et les plus intègres”.

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Des affrontements ont eu lieu lundi soir

Des protestataires de la ville de Bir Lahfay, relevant du gouvernorat de Sidi Bouzid, ont jeté un cocktail Molotov sur une voiture de la police dans la nuit du jeudi 22 juin 2017, rapporte Mosaïque fm.

Ce cocktail a causé des brûlures aux agents qui étaient à bord de la voiture. Cet incident est arrivé suite aux affrontements qui ont eu lieu dans la ville en question après le meurtre d’un jeune de la région au cours d’une bagarre avec un autre jeune originaire de Kasserine.

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Un accord pour la réouverture provisoire de la vanne de gaz, à El Golaâ (délégation de Douz-nord), a été conclu, dimanche 18 juin 2017, à l’issue d’une réunion entre le gouverneur de Kébili, Sami Ghabi, les représentants du sit-in et le représentant légal de la compagnie Perenco Tunisie, Khaled Farouja.

Il a été convenu, selon le procès verbal signé, de rouvrir la vanne à partir de lundi, 19 juin 2017, pour un délai de 30 jours, le temps d’étudier les moyens de réaliser deux projets, l’un concerne la création d’une usine de fabrication de pierre de bordure de trottoir et l’autre porte sur l’aménagement d’un périmètre irrigué.
Une étude sera lancée en collaboration avec le commissariat régional à l’équipement pour la réalisation de l’usine de pierre avec des financements de la compagnie Perenco, affirme le gouverneur à l’agence TAP. Une autre étude concernera la création d’une zone irriguée en partenariat entre l’Etat et Perenco, ajoute-t-il.
Le porte-parole des protestataires d’El Golaâ, Ali Rabah, se félicite de cet accord, précisant que leur sit-in qui dure, depuis plus de deux mois, ne sera pas levé pour autant. Les tentes resteront sur place jusqu’à la concrétisation des deux projets, avertit Rabah.

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Moncef Mattoussi, président directeur général de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (ETAP), a tiré la sonnette d’alarme sur l’impact des mouvements de protestation observés par les jeunes chômeurs dans la région d’El Kamour, relevant du gouvernorat de Tataouine.

Dans une interview accordée ce lundi 1er juin à Africanmanager, le PDG de l’ETAP a précisé que certaines compagnies pétrolières étrangères finiront par quitter la région de Tataouine.

Il a affirmé que de nombreuses sociétés ont évacué leurs employés, soulignant que plus de 1500 personnes sont menacées de chômage dans la région en question.

Dans le même contexte, il annoncé que la société d’exploitation pétrolière OMV sise dans le gouvernorat de Tataouine a décidé d’arrêter la production et ce, à partir du 5 juin 2017.

On rappelle qu’OMV, une société autrichienne, a évacué 700 membres de son personnel non essentiel affecté à ses projets dans le Sud tunisien et ce, suite aux mouvements de protestation pour exiger des emplois et aux menaces pesant sur ses opérations dans la région.

Des pertes de 400 MD !

Imed Hammami, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnel, a appelé mercredi 31 mai à mettre fin au sit-in d’El Kamour à Tataouine, signalant que jusqu’au 15 mai courant les pertes ont été évaluées à 400 millions de dinars. Ces pertes sont dues au fait que les sociétés pétrolières n’ont pas réussi à honorer leur engagements de livraison de pétrole, ce qui leur vaut des pénalités.

Il a ajouté que les compagnies pétrolières ont menacé de quitter le pays en raison de ces mouvements sociaux.

Sur un autre volet, il a réaffirmé que le gouvernement est attaché à la mise en œuvre des 64 propositions formulées par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lors de sa visite dans ledit gouvernorat.

On rappelle que cela fait plusieurs semaines que les jeunes de la région de Tataouine manifestent pour forcer le gouvernement tunisien à honorer sa promesse selon laquelle les compagnies pétrolières opérant dans le pays vont recruter des milliers de jeunes sans emplois, afin de réduire le taux de chômage alarmant.

Les protestataires ont bloqué l’accès aux champs pétroliers de Kamour, ce qui a affecté la production de l’or noir et le déroulement normal des activités économiques. C’est dans ce contexte qu’il a été décidé d’envoyer des renforts militaires dans cette zone pour calmer la situation et sécuriser les sites pétroliers.

Traduction : Nadia Ben Tamansourt

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Le premier substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tataouine, Behi Labiad, a annoncé mardi 23 mai 2017 l’ouverture d’une série d’informations judiciaires sur fond des incidents survenus hier lundi dans certaines régions du gouvernorat.
” Aucune arrestation liée à ces incidents n’a été enregistrée jusque-là “, a-t-il déclaré à l’agence TAP.
Selon lui, les informations judiciaires portent sur l’incendie des locaux du district de la garde nationale et du commissariat de police de Tataouine ainsi que sur le pillage des entrepôts douaniers de Tataouine et Dhiba.
Les informations judiciaires, a-t-il ajouté, portent également sur les propos tenus lundi par le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami.
Imed Hammami accusait une personne (qui avait perdu un marché) d’avoir financé les mouvements de protestation à Tataouine.

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Plusieurs habitants de la délégation frontalière de Hydra (gouvernorat de Kasserine) ont organisé, jeudi, une marche de protestation pour revendiquer l’emploi et le développement.
Cette marche, qui a pris son départ à la route nationale n°4 reliant Hydra à la ville algérienne de Tebessa, a parcouru la principale avenue jusqu’au siège de la délégation.
Des slogans réclamant la mise en place de nouveaux projets capables de sortir la région de la marginalisation, de créer de l’emploi et d’impulser le développement ont été scandés lors de cette marche.
Selon le membre de la coordination du “sit-in du départ” Fares Bouazizi, cette marche s’inscrit dans le cadre des mouvements des protestations organisés dans la région depuis trois jours dont le sit-in ouvert observé, par des jeunes et des diplômés en chômage, près du site archéologique de Hydra pour revendiquer l’emploi et le développement, ajoutant que la ville recèle d’importantes ressources naturelles, culturelles et touristiques qui demeurent inexploitées et marginalisées.

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Des jeunes manifestants poursuivent depuis quelques jours le blocage de la route menant au passage frontalier Dhehiba-Wazen, réclamant le droit au développement et à l’emploi et exprimant le soutien aux sitineurs d’El Kamour.
Une source sécuritaire a souligné, mardi 02 mai 2017, à la TAP que les protestataires ferment l’accès au passage frontalier, sauf pour les cas d’urgence, ou pour les voyageurs tunisiens et libyens de retour dans leurs pays respectifs.
Depuis des semaines, le passage frontalier de Dhehiba-Wazen est, de temps en temps, bloqué par des protestataires pour différents motifs.

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Le calme est revenu

La production nationale de phosphate a connu une augmentation de 46% durant les trois premiers mois de l’année 2017 et ce, par rapport à la même période de 2016, rapporte l’agence Reuters, citant des chiffres du ministère de l’Énergie,  des Mines et des Énergies renouvelables

Cette embellie s’explique par la baisse des mouvements de protestation dans les villes du bassin minier.

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Les protestataires dans la ville de Matmata ont levé leur sit-in, samedi, et rouvert les routes à la circulation “de manière spontanée“, affirme à l’agence TAP le délégué de Matmata, Ali Thabet.
Le dialogue se poursuit, indique le délégué, soulignant que les efforts sont concentrés sur les problèmes de développement dans cette zone touristique et les perspectives d’emploi.
Un groupe de jeunes avaient bloqué, vendredi matin, toutes les entrées de la ville et brûlé des pneus empêchant les voitures de circuler entre Gabès et Douz à travers Matmata et obligeant les établissements à fermer leurs portes.
Ils réclament de l’emploi dans les entreprises actives dans le secteur de l’énergie, en tant qu’”unique alternative à la crise du tourisme“, et appellent le gouvernement à s’occuper, sérieusement, de la région et à lancer de nouveaux programmes qui favorisent l’emploi et le développement dans leur délégation.

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Des jeunes de la délégation de Matmata ont bloqué, vendredi matin, toutes les entrées de la ville et incendié des pneus, ce qui a interrompu la circulation au niveau de la route menant à Douz et contraint plusieurs entreprises et administrations à fermer, ont confié des témoins au correspondant de la TAP.
Les protestataires déplorent l’absence de projets de développement capables de créer de l’emploi et de sortir la région de la marginalisation.
Ils revendiquent le recrutement des jeunes et des diplômés en chômage au sein des compagnies pétrolières opérant dans la région ainsi que la mise en place de projets innovants afin de relancer le développement déjà paralysé par la crise que connait le secteur du tourisme.

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Contrairement aux informations publiées par certains médias et selon lesquelles le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a interrompu sa visite, ce jeudi 27 avril 2017 au gouvernorat de Tataouine, notre correspondante sur les lieux nous a assuré que Chahed est encore sur place, et ce malgré les slogans “dégage” copieusement lancés en sa direction.

Notre correspondante nous a également confié que des réunions se déroulent actuellement entre le chef du gouvernement, des composantes de la société civile et des représentants de partis politiques.

Accompagné de 11 ministres et secrétaires d’État, Chahed s’est rendu ce jeudi à Tataouine et ce, après la vague de protestations observée dans plusieurs localités de ce gouvernorat pour réclamer l’emploi et le développement.

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Les protestations ont repris, dans l’après-midi du mercredi 26 avril, à la câblerie du Kef. D’après les protestataires, l’administration de la câblerie n’a pas tenu sa promesse de les approvisionner en matières premières, rapporte Jawhara Fm.

Les 396 employés de l’usine appellent l’administration à réagir et menacent d’une nouvelle série de protestations, a précisé la même source.

Kamel Saïhi, secrétaire général du bureau de l’UGTT au Kef, a indiqué à la même source qu’une septième réunion de négociations se tiendra jeudi au siège du ministère des affaires sociales à Tunis.

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organisations nationales se sont associées à quelques petits partis issus de la mouvance des ceux qui n’ont remporté qu’un seul siège ou même zéro virgule quelque chose à l’issue des élections, pour apporter leur appui à des mouvements sociaux qui n’ont d’autre objectif que de faire tomber le GUN en allumant une guerre du pétrole.

En effet, ce sont l’Utica de Wided Bouchammaoui, la Conect de Tarak Cherif, l’UGTT de Noureddine Taboubi, l’Utap d’Abdelmajid Zar qui signent un communiqué avec Ennahdha de Rached Ghannouchi, le «Mouvement du peuple» de Zouheir Maghzaoui, le Parti du Travail de Ali Romdhane, le Takattol de Mustapha Ben Jaafar et le Joumhouri d’Issam Chebbi.

A regarder ce pot-pourri, politiquement hétéroclite et économiquement antagoniste, on se demanderait comment il a pu s’imbriquer dans cette mosaïque et à quelle fin. Ce sont, en effet, quatre organisations patronales, donc économiquement de Droite. Des hommes d’affaires, dans l’industrie, le commerce et l’agriculture. A côté d’eux, c’est le «marteau et la faucille de deux partis de Gauche et même de l’extrême Gauche qui croient encore dans une résurrection du Trotskisme, un parti qui se dit républicain et un parti socio-démocrate.

  • Les «Révoltés du Bounty » du désert tunisien

Tous apportent leur soutien inconditionnel à des actes de bandits de grands chemins, qui s’en vont en grosses voitures 4×4, parfois flambant neufs, logés dans des grandes tentes et nourris au couscous à l’agneau, couper la route aux camions de transport des hydrocarbures produits dans les puits pétroliers du Sud tunisien.

Zéro-virgule, ce sont tous ces petits partis dont la participation aux dernières législatives de 2014 ne s’est soldée que par un peu plus de zéro en pourcentage des voix. Des partis qui ne voient des récents et continus mouvements de contestation dans les régions du Sud, des contrées vivant presqu’exclusivement de contrebande de toutes sortes et de commerce parallèle qui s’étend jusqu’à la capitale tunisienne, qu’un cheval de Troie pour revenir en politique.

Les hypocrites, ce sont des partis comme Ennahdha qui, officiellement, soutient le GUN, mais affirme avec une langue fourchue que les demandes des «révoltés du Bounty» du désert sont légitimes. Cela, tout en sachant, car au sein du GUN, que le «Développement» (demande brandie par les révoltés) est d’abord une affaire de temps dans une économie mise à genoux par la révolution et ensuite une affaire de sous. Or, de ces derniers, le parti islamique n’a laissé que très peu après les indemnisations servies à ses adhérents et à d’autres qui se sont révélés être réellement des terroristes qui ont empoché les sous et ont repris les chemins de la guerre contre l’Etat tunisien. A fin 2011, par exemple, il y avait plus de 3 Milliards DT dans les caisses de l’Etat que le Troïka a dilapidés en 3 ans. Ennahdha, un parti qui, politiquement, mange avec le loup et crie avec le berger.

Les hypocrites, ce sont aussi ces organisations nationales qui crient à Tunis leur soutien au GUN issu du Pacte de Carthage qu’ils ont signé et qui laissent leurs bureaux régionaux s’en prendre aussi ouvertement au GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui tente de sauvegarder les biens de l’Etat (le pétrole en l’occurrence).

  • Un peuple qui se croit spolié et un gouvernement sans abri

Un gouvernement qui tente aussi de faire bonne figure face à des créanciers et des bailleurs de fonds qui connaissent la réalité de la corruption qui ronge leur pays et le refus de beaucoup de ses cols blancs de payer l’impôt.

Un GUN enfin qui tente avec force acrobaties de se donner les moyens financiers d’apporter les soins à une économie où, par exemple, certains patrons ont une main dans sa destruction par l’économie informelle dont ils font une 2ème source de subsides.

Les insurgés, ce sont tous ces partis politiques qui n’ont pas assez de poids au sein de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) pour imposer leur vision d’une Gauche qui prend claque sur claque dans les démocraties occidentales et qui ne persiste que dans leurs rêves d’une autre révolution, cette fois des orties.

Ce sont tous ceux-là qui se liguent désormais contre un gouvernement sans-abri. Ses membres, choisis et votés un à un par un Parlement qui est la véritable instance gouvernante dans un système semi-parlementaire où rien ne se décide pour l’Exécutif sans son vote, ne faisant rien pour le soutenir, ni pour activer ses réformes, un Parlement d’un niveau politique aussi déplorable que les partis dont il est issu. Une ARP donc derrière laquelle le GUN ne peut se retrancher pour mener à bien sa mission. Un gouvernement aussi et enfin qui n’a de soutien que les communiqués hypocrites des partis qui s’en revendiquent.

Tous regardent les fauteuils de l’Etat, comme on regarderait un gâteau qu’ils mangeraient même s’il était fait des armoiries de la République. Tous n’ont d’yeux que pour le pouvoir et chacun s’y verrait bien, même si, pour ce faire, il fallait tout détruire. Ajoutez-y un peuple qui se croit assis sur un gigantesque gisement de pétrole, avec à côté des mines d’or et dont chaque membre voudrait sa part, avec un regard de dédain au travail et au labeur. Un peuple à qui les zéros-virgule ont, pendant 7 ans, fait croire qu’il a été spolié de ses richesses, alors qu’il n’avait pour richesse que ses ressources humaines et son labeur.

On comprendrait presque que ce gouvernement jette l’éponge. On est pourtant tous convaincus qu’il reste actuellement, avec et malgré toutes ses faiblesses, la seule planche de salut !

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Nous sommes incapables de dire si les rumeurs de démission ont été lâchées à dessein par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour lancer un appel à l’aide face à ce que tous les observateurs, même les moins avisés, ont constaté : Chahed est désespérément seul face aux soubresauts d’une jeunesse exigeante et qui n’a pas conscience des limites des caisses publiques. Mais il n’est pas certain que son intervention d’hier dimanche 16 avril 2017 à la télévision nationale ait mis du plomb dans la tête des protestataires, manifestement ce ne sera pas le cas non plus pour les partis politiques qui l’ont adoubé, à en croire l’étrange communiqué d’Ennahdha ce lundi 17 avril 2017 après la sortie de Chahed.

Quand Chahed a convoqué les signataires du Pacte de Carthage, récemment, c’était certes pour faire le point sur les réalisations de son équipe 6 mois après son intronisation, mais c’était surtout pour que chacune des parties renouvelle son engagement à naviguer à ses côtés. En d’autres mots à le soutenir, fermement et publiquement. Raté puisqu’après cette grand-messe, chacun est retourné à ses occupations, dont la plus saillante, pour les partis politiques, est l’étripage mutuel et le pugilat dans les médias, très loin des intérêts suprêmes de la nation et des citoyens. Après le bruit sur la démission de Chahed, le démenti formel de sa garde rapprochée et le constat de la solitude de l’occupant de la Kasbah, exactement comme l’avait été son prédécesseur, Habib Essid, on avait cru que les soutiens officiels de Chahed – Nidaa Tounes et Ennahdha en premier – allaient se ressaisir et se ranger résolument et sincèrement derrière leur poulain. Mais quand le mouvement de Rached Ghannouchi dit dans son texte qu’il “comprend ces revendications et ces protestations et considère qu’il s’agit des acquis de la Révolution, de la dignité qui inciteront le gouvernement et les partis politiques à soutenir les régions et les catégories qui n’ont pas bénéficié du développement”, on se dit qu’on est loin du soutien franc et massif.

Un ami de Chahed qui ne lui veut pas que du bien

Encore plus déboussolant pour ce pays, qui manque déjà de cap clair et encore plus usant pour les nerfs de Chahed, il y a cet exemple frappant du double discours, dans le même communiqué : “le mouvement Ennahdha réitère sa compréhension pour ces protestations” mais “appelle les citoyens à préserver cet acquis à travers le respect de la loi et les activités de l’institution publique”. Comme exemple de clarté il y a mieux ! Voilà une phraséologie qui ne fait que brouiller les cartes et le message dans la tête des jeunes. Cela n’aide en rien le travail de Chahed. Idem quand le texte dit : “Nous incitons le gouvernement à réagir d’une manière positive concernant les revendications des protestataires, ce qui permettra de trouver des solutions concrètes”, alors que Chahed s’est échiné à marteler qu’il n’avait pas une baguette magique et que les ressources de l’Etat était limitées…

Et que dire de la théorie du complot, qui déjà fait beaucoup de dégâts sur la place publique, avec ces déballages explosifs tous les jours dans les médias, sans jamais, et c’est la loi du genre, désigner nommément les coupables. “Le mouvement Ennahdha a remarqué ces derniers temps qu’il y a une tentative visant à affecter le climat de consensus politique que connait notre pays et ce depuis la réunion de Paris entre Beji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi. Ce consensus a protégé notre pays et son expérience démocratique contre une guerre civile et un renversement du pouvoir, comme cela s’est passé dans un pays frère”. Le pays frère c’est l’Egypte, pays dont d’ailleurs les milieux financiers disent le plus grand bien en ce moment et qui emprunte sur le marché de la dette très facilement, ce à quoi ne peut pas prétendre la Tunisie. Mais le plus grave, c’est de souffler sur les braises et d’entretenir l’idée qu’il y a des complotistes partout, tapis dans l’ombre. En procédant ainsi, on explose le peu de vernis de cohésion nationale qu’il y a et on sème la méfiance mutuelle dans la tête des citoyens. Très corrosif pour le travail de rassemblement des Tunisiens, vers un même idéal.

Au secours, la théorie du complot revient!

“Ceux qui visent la politique de consensus ce sont des parties qui ont divers agendas politiques mais ils ont le même objectif. Certains d’entre eux n’ont ni des solutions, ni des suggestions, ils veulent juste profiter des situations difficiles dans le pays, notamment dans certaines régions”. Mais qui précisément ? Là, encore une fois, Ennahdha en a trop dit, ou pas assez. Si des dossiers bien ficelés, des informations crédibles existent, alors il faut les transmettre illico à la justice, à défaut de les exposer sur la place publique. Cela rendrait un grand service à Chahed et au pays. C’est ça ou alors on se tait. Mais on ne lâche pas des propos incendiaires de ce type sans aller au bout de sa démarche. C’est proprement irresponsable et archi dangereux. Mais en Tunisie tout passe en ce moment, hélas, les citoyens étant anesthésiés par toutes les tuiles qui leur tombent sur la tête au quotidien, du fait notamment d’une classe politique en-dessous de ce qu’on attend d’elle…

Quand le mouvement Ennahdha déclare, dans le même communiqué, “qu’il œuvre davantage afin de protéger le pays contre le terrorisme, le crime, pour le renforcement des réformes, la tenue des élections municipales dans les délais qui ont été fixés” et qu’il lance “des initiatives afin de réaliser les attentes du peuple au niveau du développement, de l’emploi, de la santé, de l’enseignement”, on peut être sûr qu’on tient là un des axes des campagnes pour les prochaines échéances électorales. Mais en fait, à la décharge d’Ennahdha, Nidaa Tounes aurait très bien pu pondre cet argument, comme beaucoup d’autres points de cet étrange communiqué qui souffle le chaud et le froid. Et c’est justement ça le drame de la Tunisie actuellement : Les partis politiques, au pouvoir comme ceux qui aspirent à y être, ont chacun un agenda qui est souvent très loin des besoins et demandes des citoyens, guettant le faux pas fatal de Chahed pour se placer. Ce dernier devra, très certainement, sortir du bois prochainement pour une autre explication de texte. Et surtout poser des actes qui indiquent clairement la cap. Ce qu’il a dit hier, et qu’il pensait sans doute, on peut lui en faire crédit, ne sera en rien suffisant pour ramener tout ce beau monde à la raison…

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Le front de salut a annoncé dans un communiqué rendu public mercredi 12 avril 2017, qu’il est solidaire avec les mouvements protestataires qui ont eu lieu dans plusieurs régions du pays à l’instar du Kef, Tataouine ou Kairouan.

Le parti a souligné le droit des régions au développement équitable et a appelé le gouvernement à accélérer les investissements afin d’éviter au pays une crise économique et sociale.

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Depuis quelques jours, la Tunisie connaît une vague de protestations sociales concentrée dans les régions intérieures du pays (Tataouine, Sfax, Kef, Gafsa).

De jeunes chômeurs, soutenus par la société civile, ont organisé des marches de protestation imposantes pour réclamer une série de choses comme l’emploi, le développement de leurs régions marginalisées depuis des décennies.

C’est dans ce contexte qu’une grève générale a été décrétée mardi à Tataouine sur fond de revendications socio-économiques dans cette région classée parmi les zones défavorisées et donc prioritaires dans le plan de développement régional.

Cette grève coïncide avec des mouvements sociaux pacifiques observés dans d’autres gouvernorats comme Kairouan, Gafsa et Le Kef. On rappelle que les jeunes protestataires de Tataouine ont rejeté les décisions prises par le Conseil ministériel du lundi 10 avril 2017.

D’après les données dévoilées par le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), ce gouvernorat fait partie des régions qui ont les taux de pauvreté les plus élevés, à ajouter aux cas de suicide et de tentatives de suicide.

Le FTDES a également appelé à l’application de mesures urgentes prises par des conseils ministériels et à la relance des projets bloqués dans la ville de Kairouan. Et d’exprimer son soutien aux protestations des habitants de Tataouine, du Kef et des autres régions, les qualifiant de “mouvements sociaux civils, pacifiques et populaires“. Le communiqué dit également ceci : «Le gouvernement, qui se contente seulement d’envoyer des délégations ministérielles dans les régions, ne présente aux habitants que des promesses et des solutions dont le seul objectif est de gagner du temps. Nous avons, à maintes reprises, informé le gouvernement que  les revendications des habitants issus de nombreuses régions intérieures sont (…) légitimes»…

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Alors que le Dialogue national s’apprête à reprendre ses réunions

Reprendra, reprendra pas. C’est la question qui est dans toutes les têtes au Kef, où la câblerie de la région fait les gros titres de l’actualité nationale depuis quelques jours, sans qu’il y a une once de début de solution. La situation parait inextricable, la direction allemande faisant preuve d’inflexibilité dans sa position. Là pour le coup la rigueur et la raideur allemandes ne sont pas une vue de l’esprit ! Dans ce bras de fer qui vient s’ajouter à la grogne à Tataouine, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a choisi son camp : Celui des protestataires, mais ce n’est pas une surprise. Bouali M’barki, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, a déclaré, lundi 10 avril 2017, à l’agence TAP, que la situation sociale dans la ville du Kef s’est compliquée davantage en raison du transfert à Hammamet d’une grande partie des activités de la câblerie de la région et la rupture des contrats de plusieurs personnes travaillant dans cette usine.
A ce sujet, Bouali Mbarki a appelé le gouvernement à résoudre ce problème qui peut dégénérer en “crise sociale” si la situation se développer pour concerner l’ensemble des ouvriers de l’usine estimée à 450 travailleurs.

S’exprimant en marge de l’ouverture des travaux de la conférence nationale de la Fédération Générale de la Sidérurgie qui se poursuit durant deux jours à Hammamet, M’barki a indiqué que la direction de cette entreprise allemande a refusé la proposition de l’UGTT d’augmenter d’une heure la durée de travail (huit heures contre 7 heures) et d’attribuer la rémunération de cette heure supplémentaire aux 53 ouvriers dont les contrats ont été résiliés.
Le gouvernement est appelé, a-t-il dit, à intervenir par la voie diplomatique pour engager des négociations avec le directeur de l’usine et le convaincre de déployer des efforts pour protéger l’entreprise, préserver son avenir et garantir la stabilité sociale dans la région du Kef.

Evoquant la situation à Tataouine, M’barki a indiqué que les jeunes revendiquent le droit à l’emploi.
Il a appelé les entreprises pétrolières à assumer leur responsabilité sociale dans la région à travers la création d’une dynamique économique et de nouveaux postes d’emploi.
M’barki a appelé le gouvernement à assumer sa responsabilité, à redonner confiance aux jeunes et à créer une nouvelle dynamique de développement grâce aux entreprises pétrolières actives dans la région.

A propos du contrat de la Dignité, M’barki a indiqué que ce contrat ne doit pas être une forme de complaisance pour les chefs d’entreprises ou d’autosatisfaction pour les bénéficiaires mais un mécanisme efficace pour la création de postes d’emploi effectifs et durables.

Droite dans ses bottes, comme du temps de Abassi

L’UGTT a appelé le gouvernement à instaurer un débat sérieux et responsable avec les jeunes des mouvements sociaux et avec les organisations de la société civile afin de parvenir à des visions permettant de réparer les injustices infligées à ces régions qui souffrent de la marginalisation et de l’exclusion.
Dans un communiqué publié, ce lundi, sur la situation sociale dans le pays, l’organisation syndicale exprime son refus de toute instrumentalisation de la souffrance des habitants de ces régions et de toute attitude passive face à leurs requêtes, réitérant son appui à tous les mouvements sociaux pacifiques en vue de revendiquer le droit au développement et à l’emploi.
Les projets de création de zone de libre échange constituent, selon l’UGTT, l’une des solutions pouvant se révéler très efficaces dans la résolution des problèmes de développement dans les zones frontalières puisqu’elles permettent d’intégrer le commerce parallèle dans l’économie formelle, de lutter contre la contrebande et de créer des postes d’emploi.

La politique adoptée par la câblerie du Kef va à l’encontre des intérêts des ouvriers et ne fait qu’approfondir la crise économique dans la région et consacrer la marginalisation et la discrimination, lit-on de même source.
L’UGTT demeure attachée, ajoute le communiqué, au respect de toutes les conventions conclues avec les sociétés et les entreprises pétrolières installées dans le sud du pays, dont la région de Tataouine, eu égard à la dimension sociale vouée à ces entreprises et au rôle qui leur est dévolu dans le développement de ces régions.

L’UGTT réitère son appui aux revendications légitimes des habitants de Tataouine et appelle au respect des articles de la Constitution appelant à la discrimination positive entre les régions.
Elle appelle, également, à l’élaboration d’une politique nationale permettant aux régions défavorisées de profiter de la répartition équitable de la richesse et de favoriser la justice sociale.
L’absence d’une conception globale d’un modèle national de développement ne peut, selon l’UGTT, qu’approfondir la discrimination, l’exclusion et la marginalisation et augmenter le nombre des mouvements de protestation.

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