Tags Posts tagged with "Réformes"

Réformes

par -

Les réserves de change d’un pays, ou disons en termes plus simples la trésorerie devises d’un pays, ne se mesurent pas simplement en termes absolus ($ ou €), mais elles se mesurent surtout en termes de nombre de jours d’importation.

Un jour d’importation pour la Tunisie est actuellement l’équivalent de 128 millions de Dinars en moyenne. Nos réserves de change ont baissé de manière drastique, jusqu’à atteindre l’équivalent de 90 jours d’importation le 14 août 2017.

Ce niveau de 90 jours est considéré par les pays, les agences internationales de notation, les institutions financières et les investisseurs comme une ligne rouge. Pourquoi ?

Tout pays qui serait en difficulté de paiements extérieurs donnerait naturellement la priorité aux paiements relatifs aux importations de produits alimentaires, de médicaments et de produits énergétiques. Et on considère à juste titre que l’équivalent de 90 jours d’importation serait juste suffisant pour couvrir les importations de ces produits de base indispensables. En d’autres termes, dans une telle situation le pays en question ne serait pas en mesure de faire face aux paiements au titre de sa dette extérieure (principal et intérêts).

Ce niveau de 90 jours n’a jamais été atteint par la Tunisie depuis la crise de 1986, soit depuis 30 ans environ.

Pour mieux comprendre cette situation il faudrait peut-être rappeler les sources qui alimentent les réserves de change. Il y en a cinq principalement :

1- la première et la principale source, et de loin la plus saine, est celle des exportations de biens ;
2- la deuxième est celle des exportations de services et notamment le tourisme ;
3- la troisième est celle relative aux transferts des Tunisiens à l’étranger ;
4- la quatrième concerne les investissements directs et indirects étrangers en Tunisie ;
5- la cinquième, de loin la plus dangereuse, concerne les crédits (l’endettement) étranger.

Depuis 2011 la Tunisie a usé et abusé de cette cinquième source de réserves de change, les crédits extérieurs.

A quoi servent les réserves de change ? Elles servent à effectuer nos paiements extérieurs, et notamment :

* les importations de biens et services.

* le service de la dette, c.à.d. le règlement de nos échéances en principal et intérêts de la dette extérieure. Les réserves de change servent accessoirement à financer les interventions de la Banque Centrale (ventes de devises) pour calmer, dans certaines conditions, le marché des changes ou pour lisser la baisse de la valeur du Dinar.

Les conséquences de la baisse de nos réserves de change peuvent être graves :

Perception négative du risque de la Tunisie par nos partenaires extérieurs (institutions financières et commerciales), coût excessif de tout crédit extérieur, révision à la baisse de la notation souveraine de la Tunisie, hésitation des investisseurs étrangers à considérer la Tunisie comme destination pour leurs investissements, baisse continue de la valeur du Dinar, etc.

La baisse excessive de nos réserves de change n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence directe de la mauvaise gestion de nos affaires publiques, et notamment de nos affaires économiques et financières. La gestion de notre commerce extérieur et l’énorme déficit commercial, et l’insupportable déficit courant en sont un exemple.

La baisse de nos réserves de change ainsi que le peu de progrès réalisés sur la voie des réformes sur lesquelles la Tunisie s’était engagée auprès du FMI, mais aussi (d’après certaines sources) la fameuse déclaration faite il y a quelques semaines par le ministre MFA au sein de l’ARP (largement reprise de manière très négative par la presse internationale) disant que la Tunisie n’était pas en mesure de payer les salaires de ses fonctionnaires pour les mois d’août et septembre 2017 seraient à l’origine de la dernière révision à la baisse de la notation souveraine de la Tunisie, de Ba3 à B1 avec perspective négative.

Cette révision à la baisse de la notation souveraine de notre pays donne un signal très négatif aux institutions financières et commerciales, et aux investisseurs. Cette notation signifie clairement que la Tunisie ne serait pas en mesure de faire face à ses engagements extérieurs !

Y a-t-il des solutions malgré l’ampleur des dégâts. Oui sans doute. Des propositions détaillées ont été faites à plusieurs reprises. En résumé elles se déclinent en trois étapes :

  • un diagnostic, consensuel signé par tous les signataires du document de Carthage, de la situation économique et financière du pays.
  • Un PAS (Plan d’ajustement Structurel) à implémenter sur une période de 18 à 24 mois.
  • Une batterie de réformes profondes capables de remettre l’économie tunisienne sur une orbite de croissance, de créations d’emplois et de création de richesses.

par -

Une autre tuile est tombée sur la tête de la Tunisie hier vendredi 19 août 2017, après la démission-surprise du ministre du Développement et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, dans la même journée. En effet l’agence de notation Moody’s a fait savoir, à travers un rapport, qu’elle baisse la note du pays, la faisant passer de Ba3 à B1. Voilà, la Tunisie, mais il fallait s’y attendre, est désormais dans le club des «Highly speculative» (très spéculatif). En d’autres termes l’Etat tunisien, plus précisément sa Banque centrale, est officiellement déclaré incapable de faire face à ses créances à long terme…

Par ailleurs on lit dans le document que le pays paye le prix fort de l’absence de réformes fiscales dignes de ce nom depuis 9 mois, du déséquilibre chronique de la balance commerciale et des retards dans l’activation des réformes promises au FMI (Fond Monétaire International). Bref, d’après Moody’s, le gouvernement pédale dans la semoule depuis des mois…

Le niveau inquiétant des réserves en devises et la dépréciation inexorable de dinar, qui creusent davantage la dette publique, ont également été épinglés par le rapport…

Ce dernier indique, enfin, que les seules portes de sortie sont : un appui franc à l’économie, une vraie paix sociale, une thérapie de choc pour la balance commerciale et une fiscalité plus efficiente. Moody’s souligne aussi qu’une accélération des reformes pourrait être bénéfique à la note du pays…

par -

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Giorgia Albertin a séjourné à Conakry du 31 juillet à l’afin d’entamer les négociations d’un nouveau programme qui pourrait être soutenu par le FMI à travers la Facilité Élargie de Crédit (FEC).

À la fin des discussions, Mme Albertin a fait la déclaration suivante :

« Les autorités guinéennes et la mission du FMI ont fait des progrès notables dans les discussions des politiques économiques et des réformes qui pourraient être appuyées par un nouvel accord avec le FMI et qui soutiendraient le Plan National de Développement Économique et Social (PNDES) de la Guinée pour la période 2016–20. Le plan vise à générer une croissance plus élevée et partagée et réduire davantage la pauvreté ».

« Le programme de politiques économiques et des réformes des autorités guinéennes viserait à renforcer la résilience macroéconomique, accroître davantage les investissements en infrastructure pour générer une croissance plus élevée et diversifier l’économie tout en préservant la viabilité de la dette, renforcer les programmes sociaux permettant de réduire la pauvreté et favoriser l’inclusion, améliorer la gouvernance et le climat des affaires afin de soutenir le développement du secteur privé ».

« L’économie guinéenne a rebondi de l’impact négatif de l’épidémie d’Ebola et la croissance réelle est attendue à 6,7% en 2017 soutenue par une activité dynamique dans le secteur minier et de la construction et une bonne production agricole. L’inflation moyenne resterait modérée à 8,5 % en 2017 ».

« Les exportations de bauxite et d’or s’accroitraient davantage en 2017 et les importations resteraient soutenues suite aux projets d’augmentation de capacité de production dans le secteur minier et les investissements en infrastructures ».

« Les efforts de mobilisation des recettes et de maîtrise des dépenses courantes et une plus-value des recettes minières ont permis d’atteindre un excèdent budgétaire de base de 0.9 pour cent du PIB à fin juin 2017 ».

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Mamady Youla, la Commission Économique et Financière de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Économie et des Finances, Mme Malado Kaba, le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, M. Lounceny Nabé, le Ministre du Budget, M. Mohamed Doumbouya, le Ministre du Plan et de la Coopération et de la Planification, Mme Kanny Diallo et d’autres membres du gouvernement, les ministres conseillers du Président de la République et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission a également rencontré les partenaires internationaux, ainsi que les représentants du secteur privé et de la société civile.

« L’équipe du FMI remercie les autorités pour leur hospitalité et pour les discussions très constructives et productives ».

par -

Le porte-parole du groupement professionnel des bijoutiers affilié à la Conect, Mohamed Saqqa,  affirmé dans une interview accordée ce jeudi 17 août à Africanmanager que le projet de loi relatif à la réorganisation du secteur des bijoux en Tunisie est très avancé étant donné qu’il sera bientôt examiné par un conseil ministériel et par la suite transmis aux députés de l’ARP.

Il a expliqué que cette initiative législative des professionnels du secteur, en concertation avec la Chambre nationale des bijoutiers, s’inscrit dans le cade de la mise en place d’une feuille de route contenant une série de réformes structurelles et ce à travers de l’application d’une batterie de nouvelles lois.

Il a dans ce contexte insisté sur l’importance de ce projet qui portera ses fruits sur le secteur en général via le lancement de plusieurs avantages pour les professionnels du métier dont notamment des garanties au niveau des services publicitaires répondant ainsi aux normes de fabrication de métaux précieux.

Il a ajouté que cette initiative repose sur l’instauration de 15 principaux articles réagissant le secteur en Tunisie.

Nacer Dridi : 70% de l’or sur le marché local est trafiqué!

Selon de récentes déclarations faites par Nacer Dridi, membre du bureau exécutif de l’UTICA,”70% de l’or sur le marché tunisien est trafiqué ; il a précisé que la propagation de ce fléau s’explique par de nombreux facteurs dont notamment l’absence de contrôle et la prolifération des circuits de contrebande et de l’économie parallèle.

Dridi a par ailleurs affirmé que plus de six tonnes d’or en provenance de la Turquie sont entrées illicitement dans le pays depuis 2012. Et de révéler que certains commerçants n’hésitent pas à falsifier les marquages et le sceau de conformité afin de gagner plus.

L’autre son de cloche !

En réaction à ces déclarations jugées «très dangereuses», notamment pour l’économie du pays, le président de la Chambre nationale des bijoutiers, Hatem Ben Youssef, a catégoriquement nié, dans une interview accordée à Africanmanager, les allégations de Dridi.

Ben Youssef a estimé que les “fausses révélations” du membre de l’UTICA pourraient “porter atteinte à l’économie nationale et aux efforts menés par la douane tunisienne dans sa lutte contre la contrefaçon“.

Le secteur de la bijouterie souffre en Tunisie. “Près de 6000 commerçants bijoutiers sont au bord de la faillite et de l’emprisonnement“, a dit Ben Youssef .

Il a indiqué que les lois qui régissent actuellement le secteur, notamment celles de 1942, de 1963 et de 2006, sont en train de le tuer petit à petit…

On rappelle que la Commission Tunisienne des Analyses Financières (CTAF) a récemment insisté dans son dernier rapport intitulé « Evaluation Nationale des Risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme/ Avril 2017 » sur l’importance de la mise en place d’un guide de procédures relatif à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans le secteur bancaire et les métiers non financiers avant la fin de 2017, vu l’ampleur des affaires relatives au trafic de métaux précieux dont les quantités saisies ont atteint 43 kg en 2015, pour une valeur de 15,387 millions de dinars.

La CTAF a également passé en revue les dépassements relatifs à la commercialisation de l’or mélangé avec du cuivre, du fer et d’autres matières…

par -

C’est un Ridha Saïdi très alarmiste qu’on a entendu ce mercredi 16 août 2017 sur les ondes d’Express FM. Le conseiller auprès du chef du gouvernement chargé du suivi des projets publics était venu évoquer l’état des finances publiques, très mauvais, et exposer les décisions qui vont être prises pour doper la croissance.

L’aide aux entreprises en difficulté pour maintenir l’emploi est le premier axe de travail du gouvernement de Youssef Chahed. Le dispositif sera intégré dans la loi de finances 2018, a confié Saïdi. Il a également affirmé que le curseur devra être mis sur la dynamisation des investissements étrangers.

Par ailleurs il a déclaré que si des mesures de fond ne sont pas prises pour améliorer l’état de santé des finances publiques, “on sera obligé de prendre des mesures douloureuses. Il faut entamer les réformes», a dit Saïdi. Pour illustrer son propos, il a donné l’exemple de la CNRPS (la Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance sociale), à laquelle l’absence de réforme a valu un déficit de près de 500 Millions de dinars.

Le conseiller de Chahed s’est également arrêté sur la problématique de la masse salariale dans le secteur public. «Le ratio de la masse salariale par rapport au PIB est maintenant aux environs de 15%, nous avons prévu de le tasser davantage pour le ramener à 12% à l’horizon 2020. Ce sera possible grâce au dispositif de la retraite anticipée en direction des salariés de la fonction publique (…). Notre masse salariale est l’une des plus importantes au monde, cela rend les finances publiques incontrôlables», a indiqué Saïdi.

Il a aussi été question du nouveau système d’information pour le suivit des projets. «C’est un tableau de bord accessible aux responsables au sein des ministères. Un tableau de bord en temps réel qui nous permet de savoir quels sont les projets à l’arrêt et pourquoi !», a dit le conseiller du chef du gouvernement…

 

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé aujourd’hui lors de son discours dans le cadre de la Conférence des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique des pays du Dialogue 5+5 que le congrès de la réforme de l’enseignement supérieur se tiendra les 30 juin et 1er juillet 2017.

Il a rappelé que le système de l’enseignement supérieur en Tunisie comprend 13 universités publiques dont une virtuelle.

Et d’ajouter que le nombre des étudiants inscrits dans les établissements universitaires est de 300 mille, 65% d’entre eux sont des filles.

par -

Indiscutablement, les trois caisses sociales en Tunisie sont confrontées à de gros déséquilibres financiers qui peuvent avoir des conséquences très graves sur les prestations destinées aux différentes catégories sociales affiliées. Pour sortir de l’ornière, le ministère des Affaires sociales et les différentes parties concernées évoquent une batterie de mesures et réformes pour aplanir les difficultés structurelles et réduire ainsi le déficit des caisses sociales.

Dans une déclaration accordée ce lundi 27 mars à Africanmanager, Kamel Madouri, directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires Sociales a affirmé que le gouvernement de Youssef Chahed est en train de finaliser son diagnostic global sur la situation des caisses de la sécurité sociale en Tunisie.

Après ce diagnostic, les parties concernées vont étudier les différentes solutions suggérées susceptibles de résoudre le problème du déficit des trois caisses qui a           atteint 1.1 milliard de dinars en 2017 contre 664 millions de dinars (MD) en 2015, d’où la nécessité de s’accorder sur des réformes urgentes, avec la contribution de tous les partenaires sociaux.

Dans ce contexte, Kamel Meddouri explique que le déficit aurait pu être plus grave si l’Etat n’était pas intervenu à deux reprises. D’abord en injectant 300 MD dans le cadre de la loi de finances 2016 puis 500 MD dans le cadre de la loi de finances 2017.

Les trois caisses réunies nécessitent, en urgence, l’injection de 1279 MD pour qu’elles puissent honorer leurs engagements mais ont surtout besoin de réformes avant fin 2017.

Sur un autre volet, il a signalé que les efforts se poursuivent davantage afin de lancer une série de réformes pour les caisses à partir de 2018 et ce, après une série de discussions qui seront menées entre toutes les parties concernées. Il a, dans ce contexte, précisé qu’il est primordial de lancer ces réformes dans les brefs délais pour sortir de la crise actuelle.

Le directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales a, en effet, insisté sur l’importance de traiter ce dossier avec beaucoup d’objectivité et de transparence affirmant que la prise de décisions pertinentes et urgentes est nécessaire dans cette phase difficile que vivent les caisses sociales.

La réforme de la sécurité sociale, en Tunisie, exige du courage, le sens des responsabilités et de la volonté politique. Il est nécessaire d’analyser la situation, de déterminer avec précision les défaillances et de proposer les solutions urgentes et à long terme, en vue de rétablir les équilibres financiers du pays.

Article traduit par Nadia Ben Tamansourt

par -

Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed a appelé, samedi, à la nécessité d’encourager l’initiative privée chez les jeunes entrepreneurs et diplômés de l’enseignement supérieur, soulignant l’engagement de le l’Etat à fournir le financement, l’accompagnement et les conditions favorables pour permettre la création de projets.
S’exprimant lors d’une rencontre avec les étudiants de l’Institut des hautes Etudes Commerciales (IHEC) de Carthage, Chahed a indiqué que la promotion de l’initiative privée figure parmi les priorités du gouvernement d’union nationale, ajoutant que la vision de son gouvernement pour les années à venir consiste à former une génération de leaders dans tous les domaines.
Il a, également, mis l’accent sur la nécessité de créer une nouvelle génération de politiciens et d’économistes et d’instaurer un cadre favorable afin de permettre aux jeunes qui ont mené la révolution de participer à la vie publique et au dialogue politique, économique et sociétal.
Chahed a, par ailleurs, jugé indispensable de repenser le rôle de l’Etat, un rôle, a-t-il dit, qui doit rester social à travers l’instauration d’un climat propice à l’investissement, la protection des catégories sociales et des secteurs stratégiques.
Il a, dans ce contexte, fait savoir que plusieurs secteurs n’ont pas réussi à atteindre le niveau de compétitivité du secteur privé, appelant à cet égard les Tunisiens au travail productif afin de faire face aux défis et de créer des richesses dans les régions.
Le chef du gouvernement a, par ailleurs, appelé la jeunesse tunisienne à être plus optimiste quant à l’avenir de la Tunisie qui malgré la conjoncture difficile, a-t-il dit, a réussi à accomplir des réalisations en matière de transition démocratique à l’instar de la promulgation d’une nouvelle constitution et du déroulement des élections législatives et présidentielles.
Il les a, dans ce contexte, appelé à participer aux élections municipales prévues fin 2017.
D’autre part, Chahed a indiqué que son gouvernement se penchera durant 2017 sur quatre grandes réformes qui concernent les caisses sociales, la fonction publique, le financement de l’économie nationale et la restructuration des entreprises publiques.

par -

Les deuxième et troisième tranches du prêt accordé à la Tunisie par le Fonds monétaire international (FMI) pourraient être débloquées à la fin du mois de mars 2017, a estimé, dimanche, la ministre des finances, Lamia Zribi.

” Une délégation du FMI est attendue, en mars prochain à Tunis, pour discuter du processus de mise en œuvre des réformes “, a-t-elle confié à l’agence TAP.
A ce propos, elle a envisagé le déblocage de la deuxième et de la troisième tranches (estimées à 700 millions de dollars), au terme de cette visite.
Le Fonds monétaire international a validé en mai 2016, l’octroi d’un crédit de 2,9 milliards de dollars à la Tunisie.

La Tunisie a jusque-là obtenu 320 millions de dollars à titre de première tranche, alors que le reste du montant sera versé en plusieurs tranches en fonction de l’avancement de l’exécution du programme de réforme économique défini.
Selon Zribi, ” la deuxième tranche de ce crédit aurait dû être versée en décembre 2016 “.

par -

Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

par -

“Tous les ingrédients sont réunis pour que la dette publique dépasse 70% du PIB avant la fin de 2017 et aille au-delà en 2018”, c’est ce qu’a assuré l’expert économique, Radhi Meddeb dans son interview accordée au journal “La Presse” et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de préparer sereinement, mais sans plus tarder, les conditions d’inversion de ce processus qui nous appauvrit et nous asservit, selon ses dires. “Seule une croissance forte pourrait nous y aider. Or, la croissance ne pourra s’installer et s’accélérer sans de multiples réformes structurelles et profondes. Nous n’y échapperons pas”, a-t-il expliqué.

par -

Le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, s’est livré à un exercice de vérité sur le plateau de Sofiene Ben Hamida, sur Nessma TV, ce mardi 7 février 2017. Beaucoup de sujets, pour la plupart économiques, épineux pour certains, ont été passés au crible…

Pour commencer, Abdelkefi a déploré la vitesse avec laquelle plusieurs projets sont réalisés, qu’il a qualifiée de très lente. Il a illustré son propos par les 85 millions de dollars de dons que l’Arabie saoudite a, généreusement, accordé à la Tunisie. Sauf que le projet n’a toujours pas démarré. Même “les études n’ont pas encore été faites”, a lâché le ministre, avant d’ajouter, dépité, visiblement excédé, que “la notion du temps n’existe pas dans ce pays ».

Ensuite il a jeté son dévolu sur les caisses de compensation, très gourmandes, trop même, en deniers publics ; cette année, 800 millions de dinars ont été décaissés pour résorber le déficit de ces fonds, a souligné Abdelkefi . « Jusqu’à quand ces caisses resteront déficitaires ? » a-t-il dit. Nous lui posons la question, en sachant que c’est lui qui est aux manettes, et que s’il n’a pas la réponse, et les décisions fortes qui vont avec, Africanmanger ne sait pas qui peut les avoir !

Quand on lui demande « pour l’avenir comment envisagez-vous le rôle de l’Etat ? », il rétorque « redéploiement de la puissance » publique. « L’Etat ne dispose pas de beaucoup de moyens et ne peut être partout ! Il doit, principalement, légiférer, mettre en place l’infrastructure et prélever les impôts. Il faut élaguer, faire place nette ! Il faut aussi que l’Etat sorte de certains secteurs où sa présence n’est pas nécessaire », a affirmé le ministre. Quels secteurs ? Se désengager, chiche, mais jusqu’à quel point ? Pour quels objectifs chiffrés ? Là encore, comme plus haut, ce qu’on attend de sa part, vu la fonction qu’il occupe, ce sont des réponses, et des décisions, si ce n’est pas trop demander…

Le ministre de l’Investissement a également “fait escale” sur le port en eaux profondes d’Enfidha, qui prend des allures de vieux serpent de mer. D’ailleurs Abdelkefi l’a reconnu. « Il faut réactualiser les études qui ont été faites. C’est un mégaprojet et c’est pour ça qu’il va prendre un peu de temps, car on n’a pas le droit à l’erreur », a-t-il argué.

S’agissant du développement régional, il a affirmé que des montants conséquents ont été décaissés, mais l’instabilité sociale, les problèmes fonciers et des obstacles administratifs sont un puissant frein, ce qui fait que seule une petite partie de ces sommes a été dépensée. Par exemple « sur les 1200 Millions de dinars qui ont débloqués pour la région de Sidi Bouzid, seuls 500 MD ont pu être utilisés. Ce qu’il faut comprendre c’est que l’investisseur a besoin que les routes ne soient pas coupées », a asséné le ministre. On aurait pu lui répliquer que pour cela, il faut que la puissance publique, dont il est un éminent représentant, fasse en sorte, puisqu’elle en a la force et le mandat, que les routes ne soient pas coupées, comme le chef du gouvernement, Youssef Chahed, l’avait promis…

Par ailleurs le ministre a fait savoir que cette semaine, une rencontre a été organisée avec les partons des sociétés off-shore du gouvernorat de Bizerte. « Nous projetons de développer le port, pour augmenter son débit. Car les carnets de commandes de ces sociétés sont aujourd’hui pleins ». Une bonne nouvelle ! Il faut d’autant plus s’en délecter que les trains qui arrivent à l’heure sont rares en ce moment…

Le clou de la sortie du ministre c’est sans doute sa conclusion : il a déclaré, à la stupéfaction générale, qui en dit long sur l’état d’esprit qui prévaut au sein du gouvernement, que les réformes doivent être impulsées par le gouvernement et sous la supervision de son chef, Chahed. « Pour moi, ce n’est pas chaque ministre qui doit faire des réformes dans son ministère, de manière individuelle ».

S’il n’avait pas soulevé ce lièvre, on aurait cru que tout était calé à ne niveau et que ça passe comme le ministre le veut, comme c’est le cas dans tous les gouvernements dignes de ce nom dans le monde. Mais voilà, puisque Abdelkefi en fait état, et de cette manière, cela signifie qu’il y a un gros problème dans la maison Chahed et que la chose mérite qu’on s’arrête un moment.

On apprécie à sa juste valeur l’intervention du ministre, pour le paquet d’indices et d’informations qu’elle nous apporte sur la marche des affaires publiques ; il commence d’ailleurs à être coutumier du fait. Le seul hic c’est qu’il en parle comme s’il n’avait aucune responsabilité dans ces ratés et dysfonctionnements, alors qu’ils ont justement été désignés pour agir et corriger ce qui devait l’être. Vous nous direz que le chantier est colossal dans cette Tunisie post-révolutionnaire, où presque tout est à faire, ou à refaire, et que le ministre a raison de mettre tout le monde devant ses responsabilités. Mais cette façon qu’il a de pointer du doigt les choses qui vont de travers, avec ce détachement, est assez symptomatique de ce qui se passe actuellement dans le pays : Des incantations, des voeux pieux, quid des actions ? Rien, ou pas grand chose. Sauf que quand c’est un responsable de son calibre qui le dit, c’est tout simplement inacceptable.

par -

La Côte d’Ivoire, qui n’avait pas connu de poussée de fièvre majeure depuis la crise post-électorale de 2010-2011 et qui surfait jusque-là sur une croissance soutenue, commence à inquiéter. En effet à peine deux jours après la mutinerie des militaires dans plusieurs villes du pays, qui a rappelé de très mauvais souvenirs, les agents de la fonction publique haussent le ton en se lançant dans un mouvement de grève de 5 jours, rapporte Africanews.

Les raisons de la colère : Une réforme des retraites qui revoit drastiquement à la baisse les pensions de retraite, de 30 à 50 %. Les fonctionnaires exigent aussi une hausse des salaires. Le gouvernement, qui vient de démissionner pour laisser la place à un autre, suite à la victoire de la coalition au pouvoir aux dernières législatives, sera bien content de filer ces patates chaudes à la prochaine équipe. En attendant il devra trouver des solutions pour calmer la grogne qui monte, monte, dans un pays qui avait retrouvé sa stabilité et la prospérité.

Dans le détail, le gouvernement projette de faire passer l‘âge de la retraite de 55 à 65 ans pour les hautes fonctions. Les cotisations montent en conséquence, de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions fondent, selon les catégories.

Les syndicats sont montés au front, profitant de la brèche ouverte par le gouvernement ; 50 syndicats de la fonction publique exigent le ‘‘paiement des arriérés des revalorisations salariales d’un montant global de 243 milliards de francs CFA (soit 371 millions d’euros)”, d’après l’AFP. Les protestataires mettent la pression en réclamant ‘‘des réponses immédiates’‘ à leurs doléances. En d’autres mots pas question de laisser le nouveau gouvernement s’installer tranquillement…

A noter que l’administration ivoirienne compte plus de 200.000 agents, selon les chiffres officiels.

par -

L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle”, a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

par -

Gilles Bonnenfant, président d’Eurogroup Consulting, qui aide le gouvernement tunisien à peaufiner ses orientations stratégiques et qui a participé à la Conférence internationale sur l’investissement, a confié à Jeune Afrique son sentiment sur les enjeux actuels et le devenir de la Tunisie. “Les gouvernements étrangers, les bailleurs de fonds et les instances internationales étaient là et ont accompagné leur présence d’annonces. Maintenant, il faut agir. Les opérateurs internationaux et tunisiens disent très clairement que le temps de l’action est venu. De par leurs déclarations, les responsables politiques semblent avoir pris conscience de cet impératif. La vraie question, finalement, n’est ni le financement, puisqu’il est là, ni la capacité d’agir, puisqu’elle existe, mais les choix à opérer ; car choisir, c’est renoncer”, a-t-il déclaré.

Il a ajouté : “Il va falloir mettre en œuvre un certain nombre de programmes, mais on ne pourra évidemment pas construire quatre ou cinq ports en eau profonde ni créer des plateaux logistiques partout, même s’il est primordial de s’occuper des régions. Il y aura forcément plus d’agricole que de numérique ou d’industriel, selon les zones. Un panachage dont doit émerger un équilibre, sachant que le gouvernement tunisien et tous les investisseurs ont des obligations de résultat à court et à moyen terme (…). Mais la productivité est trop basse. Il suffirait de pas grand-chose pour que le ratio coût global du travail-efficacité devienne très performant par rapport à certains pays concurrents, comme le Maroc, où la surenchère sociale constitue un risque pour les entreprises puisqu’elles sont contraintes de se disputer des collaborateurs qualifiés, alors que le vivier de compétences tunisien est très fourni et assorti d’un coût raisonnable. Il y a là une fenêtre d’opportunité essentielle pour la Tunisie, notamment dans l’industrie automobile et aéronautique”.

Enfin M. Bonnenfant a indiqué : “Si le Maghreb intégré voyait le jour, il constituerait une plateforme à fort potentiel pour ses citoyens. Il faudrait que les pays concernés évaluent les coûts de ce non-Maghreb et les pertes phénoménales qu’il induit. Comparaison n’est pas raison, mais la Tunisie, à partir de la démocratie qui se met en place, pourrait devenir la Suisse du Maghreb et jouer un rôle de passerelle pour un bassin de 90 millions d’habitants. Les prémices d’une telle destinée sont là, en germe”.

par -

La Tunisie, pays de paradoxes devant l’Eternel, nous en sort un autre en ce moment, bien criant d’ailleurs : L’état désastreux de l’Education nationale, avec la descente aux enfers du niveau général des élèves et, à contrario, la côte de popularité insolente du patron du département, Néji Jalloul. Depuis qu’il est en fonction, les sondages se suivent et se ressemblent pour Jalloul, à quelques éléments près. Il reste la personnalité politique préférée des Tunisiens, quoi que fassent les autres pour rivaliser avec lui. Il se porte comme un charme, alors que, étrangement, il est entouré par un champ de ruines ! Son secteur, malgré les sous que l’Etat y verse (c’est le poste de dépense le plus important pour l’Etat, avec un budget de 4,525 Milliards de dinars, en hausse de 18% par rapport à 2015. Comme quoi c’est pas toujours une affaire d’argent), est en lambeaux, épinglé par tous les classements internationaux de ces dernières années. Mais les citoyens ne lui en veulent pas ! Il a du bol Jalloul…

Même la Représentante de l’UNICEF en Tunisie, dans la droite ligne des experts, observateurs et parents d’élèves, y est allée de son alerte, hier jeudi 08 décembre au Musée du Bardo, à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’organisation onusienne. “Je veux adresser un message d’espoir aux enfants tunisiens et leur dire qu’il ne faut pas abandonner l’école. Vous devez persévérer”, a-t-elle déclaré. Notre fringuant ministre de l’Education a embrayé en mettant le curseur sur la nécessité de restituer l’école aux petits, dont la parole est, selon lui, et il a sans doute raison, confisquée par des parents omniprésents et envahissants. “C’est souvent les adultes qui parlent à la place des enfants (…). Notre école est plus conçue pour les adultes. C’est une école déprimante qui produit à long terme des adultes déprimés qui aiment la guerre”. C’est dit. Pas sûr qu’il soit entendu, car à chaque fois que le personnel de l’Education bat le pavé, notamment les enseignants, c’est pour des revendications exclusivement matérielles, jamais pour ameuter l’opinion publique sur la dégradation avancée du niveau des écoliers, pour plaider la cause des moyens didactiques, du contenu programmatique, de l’état des établissements, etc. Ils ne râlent que pour les sous. Point barre. C’est l’alpha et l’oméga de toues les vociférations des profs. Et des autres corporations d’ailleurs…

Pas sûr également que le ministre soit entendu quand il claironne qu’il faut donner plus de temps aux activités de divertissement pour que les élèves aient une meilleure mine. En effet on peut difficilement attendre cela d’un département dont 97% de l’énorme budget est affecté aux salaires. Si ce n’est pas un record mondial en la matière, on s’en approche, sans que cela ne trouble outre mesure les citoyens, qui se soucient de tout sauf de ces questions de divertissement pour leurs gosses, aux allures de préoccupations purement philosophiques. Quand les parents d’élèves font le pied de grue devant les établissements scolaires, c’est pour alpaguer le prof sur les résultats, ou plutôt les notes. C’est même devenu obsessionnel, chacun ayant déjà une idée très claire de ce qu’il veut faire de son gamin : Une tête bien pleine, auréolée de gloire au primaire, avant d’être parachuté dans un très bon lycée, pour enfin atterrir dans une excellente université, de préférence à l’étranger. Toutes les autres considérations passent au second plan, si jamais elles existent d’ailleurs…

En attendant l’école se meurt

Il n’y a pas de doute là-dessus, et c’est pour ça qu’il est plébiscité par les citoyens : Jalloul a du talent, une faconde inouïe, du bagout, un aplomb rarement vu, lesquels d’ailleurs lui ont permis de mettre dans sa poche ses “ennemis” d’hier, les islamistes, grâce à quelques pirouettes dont il a le secret. Certains de ses amis parlent de reniements, de revirements et même de trahison de ses principes. Mais peu importe, là n’est pas notre propos aujourd’hui, le fait est que la mayonnaise Jalloul a pris, notamment ses idées. Il en a beaucoup. A tel point que ses réformes vont dans toutes les directions – certains diront partent dans tous les sens -, agitent, bousculent… et commencent à déranger. Il fallait s’y attendre. Les enseignants qui l’ont un temps suivi, et même adoubé, freinent des quatre fers à présent. Ils ont le tournis à cause de la cadence des réformes, et accusent maintenant le ministre de les conduire seul, sans les concertations d’usage. Mais il y a beaucoup de mauvaise foi dans cette posture, le fait est qu’ils ont du mal à suivre le rythme de l’inépuisable Jalloul. Déjà que les profs n’ont toujours pas digéré la croisade du ministre contre les cours sups dans les garages et les arrière-cours, maintenant il a décidé de chambouler tout le calendrier scolaire. C’en est trop pour des enseignants qui étaient plutôt habitués à faire la loi, à dicter le tempo, un tempo lent, poussif, pataud et qui a mené aux dégâts que l’on sait dans la qualité de l’enseignement. Alors les profs arrêtent de collaborer dans la réforme du système, renâclent et demandent la tête du ministre qui les martyrise tant…

Mais ce sont eux qui martyrisent nos enfants. Le classement PISA, où la Tunisie est dans les bas fonds, en est la parfaite illustration. Le drame de l’Education nationale a commencé il y a un paquet d’années, il faudra au moins autant de temps pour apporter les correctifs et remonter la pente, à condition que les réformes entreprises aillent à leur terme et qu’on ne se réveille pas un jour en entendant que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a plié face aux exigences folles des enseignants en leur offrant la tête du ministre sur un plateau…

par -

La Commission européenne n’a pas tardé à concrétiser ses promesses de soutien à la Tunisie lors de la Conférence internationale sur l’investissement et lors de la visite du président tunisien, Béji Caid Essebsi, à Bruxelles. En effet la CE a décidé de dégager une enveloppe de 213,5 millions d’euros pour financer des réformes et l’infrastructure sociale en Tunisie.

« Le programme d’action que nous adoptons pour 2016 témoigne de notre volonté de contribuer immédiatement à l’amélioration des conditions de vie du peuple tunisien. Cette année, nos efforts se concentreront principalement sur les infrastructures sociales, les normes de services de base dans les régions et les quartiers les plus défavorisés, ainsi que le soutien aux réformes dans l’administration publique et le secteur de l’éducation », a déclaré Johannes Hahn, commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, qui était à “Tunisia 2020”.

Le pactole sera affecté à quatre programmes :

1) La modernisation de l’administration et des entreprises publiques et le Plan de développement 2016-2020 (73,5 millions d’euros)
2) L’éducation, la mobilité, la recherche et l’innovation (60 millions d’euros)
3) L’initiative pilote sur le développement local intégré (60 millions d’euros)
4) Le secteur de la santé (20 millions d’euros).

par -

La nouvelle stratégie du développement et de la gouvernance des établissements et entreprises publics sera élaborée d’ici le premier trimestre de 2017. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Fonction Publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Cette nouvelle stratégie abordera plusieurs questions, a ajouté le ministre lors d’une rencontre nationale organisée ce lundi 21 novembre 2016, sur ladite stratégie.

Parmi ces questions, il a mis l’accent sur le financement, la gouvernance, les ressources humaines, le dialogue social et son rapport avec ces établissements publics ainsi que l’évaluation du processus de privatisation. Pour le ministre, il s’agit d’une première expérience dans l’histoire de la Tunisie, car le gouvernement procèdera à l’évaluation du processus de privatisation ayant ciblé certaines entreprises publiques.

Des établissements en détérioration…

Une démarche importante face à la multiplicité des défis rencontrés par la majorité des établissements publics tunisiens, à commencer par la chute de la production contre           l’explosion du volume des salaires et l’évolution du cout de la production, sans oublier le climat social marqué par la montée de la grogne sociale.

Le constat : une détérioration de plusieurs établissements en termes de résultats nets, de rentabilité et d’investissements. Chiffre à l’appui, les résultats nets des établissements publics ont considérablement chuté passant de 1176,4 millions dinars en 2010 à -1120.6 millions de dinars en 2013, ce qui correspond à une baisse de 195.2%.

Quant à l’investissement, le flux a atteint 2707,4 millions dinars en 2013 contre 3391,7 millions de dinars en 2011, soit une régression de 20.2%.

Sur 104 établissements, 44 ont enregistré depuis leur création et jusqu’à 2010, des pertes cumulées estimées à 4240.7 millions de dinars, soit une hausse de 125.4%.

Des indices qui clignotent au rouge et exigent une restructuration pour ces établissements dont une grande partie fait face à un déficit structurel, alors que le volume des salaires des établissements publics tunisiens ne cesse de croitre pour atteindre des chiffres préoccupants, passant de 2581.1 millions de dinars en 2010 à 3406,7 millions de dinars en 2013, soit une hausse de 32%.

En effet, le taux moyen annuel de cette augmentation a atteint 10% entre 2010 et 2013 contre 6.1% durant la période 2006-2010. D’ailleurs, il a affiché des niveaux record chez certains établissements, dépassant ainsi 50%. On cite également la société Tunisie autoroute (+133.8%), la STIR (+97,6%) et la CPG (+81.2%).

Pour rappel, la Tunisie compte 104 établissements publics jusqu’à la fin de 2014 et ils sont actifs dans 21 secteurs.

Vision sociétale…

Mais comment diagnostiquer nos entreprises publiques ? L’examen de ce processus passe par une démarche participative, a répondu Abid Briki.

« On ne va plus élaborer des projets de réforme dans des bureaux fermés », a assuré le ministre, annonçant l’implication de tous les intervenants et les différentes composantes de la société civile.

Une telle action permettrait certainement d’examiner l’État des lieux de la fonction publique tunisienne, surtout dans ce contexte économique marqué par l’évolution des exigences qui ont remis au centre du débat public le thème de la réforme de l’Etat. De ce point de vue, il y a eu de nombreuses réformes récentes, telles que la stratégie nationale de modernisation de l’administration.

Les entreprises publiques sont appelées à s’ouvrir davantage

Côté gouvernemental, cette action est fortement soutenue, surtout qu’elle vise à relever le taux de croissance économique, à fixer les rôles et les responsabilités en mettant en place des mécanismes d’engagement, outre la concrétisation des dispositions de la Constitution en matière d’administration publique.

Pour y parvenir, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que les entreprises publiques sont appelées à s’ouvrir davantage sur leur environnement.

Selon lui, cette ouverture permettrait non seulement de promouvoir le partenariat entre les secteurs public et privé, mais aussi de conduire à la mise en place d’une approche participative basée sur la complémentarité et le partage des risques et des responsabilités de manière à booster les investissements publics tout en améliorant la compétitivité.

Ce sont, selon Chahed, les vrais remèdes aux déséquilibres budgétaires et financiers du pays. D’après les estimations, le déficit budgétaire oscillera entre 2.500 et 2.900 millions de dinars tunisiens (MDT) à la fin de l’année 2016…

par -

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, a reconnu que l’administration demeure un obstacle à l’investissement. C’est pourquoi une consultation nationale sur la réforme de la fonction publique sera lancée ce 10 octobre. Cette dernière traitera plusieurs dossiers dont notamment la reconversion des fonctionnaires dans la fonction publique et l’importance de faire bénéficier aux fonctionnaires de haut niveau des promotions, de leur faire passer des concours sans oublier la réaffectation des employés selon les besoins de chaque établissement.

Le ministre a par ailleurs justifié le report à 2019 des augmentations salariales par la réforme fiscale dont les répercussions financières seront positives sur les salaires des agents à moyen et faible revenu, on pourrait même avoir 42DT de plus. Interview :

La commission dite 4+4  s’est réunie. Pouvez-vous nous donner des éclaircissements sur les sujets traités ?

Au début, il est important de mettre l’accent sur le rôle de ladite commission qui œuvre à trouver une issue pour l’ensemble des problèmes, déjà en suspens.

C’est une démarche cruciale afin de faciliter les négociations relatives aux questions importantes étant donné qu’on est toujours face à plusieurs difficultés dans certains secteurs.

Parmi les sujets évoqués, on cite également la situation de la Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP), qui est en train de provoquer un climat de tension sociale dans le gouvernorat de Sousse.

A ce niveau, on a bien étudié les moyens juridiques dans le but de trouver une solution à cette crise.

D’ailleurs, le management de la STIP sera convoqué pour être placé devant le choix suivant : soit il réinvestit les 180 millions de dinars de dettes auprès des banques pour remettre sur pied l’entreprise, soit l’Etat s’approprie ce montant auquel cas la direction actuelle ne tiendra plus les rênes de l’entreprise.

D’autres sujets ont fait aussi l’objet de discussions dont notamment les accords signés au niveau de la formation professionnelle ou encore au niveau des délégations. A ce stade, je me permets d’annoncer qu’un compromis a été trouvé dans ce processus.

C’est important car on ne pourra jamais mettre en place les grandes réformes si on n’arrive pas à créer un climat social capable de relever ces défis.

Et pour le report de la majoration salariale ?

On n’a pas évoqué cette question, qui a été reportée à la séance du lundi 10 octobre 2016. Cette rencontre sera marquée par la présence de représentants du gouvernement et les membres du bureau exécutif de l’UGTT

Votre position par rapport au report à 2019 des majorations salariales prévues en 2017, alors que la centrale syndicale l’a rejetée ?

Avant tout, il faut évoquer le cadre dans lequel cette proposition a été recommandée. On était arrivé au pouvoir à un moment où le citoyen a perdu confiance dans le discours politique.

Partant de ce constat, on a voulu regagner la confiance de nos citoyens à travers l’adoption du concept de réconciliation et à travers la publication des chiffres qui mettent en évidence la situation “catastrophique» du pays.

Consacrant ce principe, les contacts ont été multipliés avec les partenaires sociaux quant à la gravité de la situation. Plusieurs mesures ont été prises sous forme de « propositions » et qui sont élaborées dans le projet de loi de finances 2017. Parmi elles le report des augmentations salariales jusqu’en 2019.

Mais quel sera l’avenir des négociations sociales, surtout que l’UGTT a dit non à cette proposition ?

Le gouvernement d’union nationale a certes réussi à améliorer sa position dans les négociations sur le plan politique, mais il nous reste le volet social.

Le rôle du gouvernement à ce stade est d’être capable de prendre des mesures consensuelles pour sauver le pays et ce, à travers les « sacrifices ».

Mais comment ?

C’est à travers les concertations et la proposition de reporter les augmentations salariales jusqu’en 2019. Il s’agit déjà d’un accord signé avec la centrale syndicale

Outre cette suggestion, le gouvernement a recommandé une réforme fiscale. A ce niveau je vous assure que les répercussions financières d’une telle réforme sur les salaires des agents à moyen et faible revenu seront positives, elles pourraient même atteindre 42DT.

Cette démarche est importante, surtout qu’elle concernera environ 2,5 millions d’individus.

Si on arrive à améliorer notre taux de croissance, on entamera certainement les négociations sur la base d’une distribution équitable de la richesse;

Quelle évaluation faites-vous de la situation de l’administration tunisienne ?

L’administration tunisienne se trouve dans une situation de plus en plus en détérioration. Elle demeure par conséquent un obstacle à l’investissement à cause d’un certain ralentissement observé depuis des années. De même, elle est en train de fournir des prestations en deçà des attentes des citoyens.

Donc, il est temps de prendre des mesures adéquates pour améliorer les services de notre administration tout en instaurant un climat de confiance entre les citoyens et les établissements publics.

Votre plan pour entamer ce vaste chantier ?

Le 10 octobre 2016, on lance une consultation nationale sur la réforme de la fonction publique.

On est déterminé à atteindre cet objectif, surtout qu’elle vient consacrer l’approche participative. D’ailleurs, les secrétaires généraux des gouvernorats et des municipalités ainsi que les directeurs des ressources humaines des différents départements prendront part à cet événement incontournable.

Cette consultation traitera plusieurs dossiers dont notamment la reconversion des fonctionnaires dans la fonction publique. Ajoutons à cela l’importance de faire bénéficier aux fonctionnaires de haut niveau des promotions, de leur faire passer des concours sans oublier la réaffectation des employés selon les besoins de chaque établissement.

Il est à noter que cette consultation devrait aboutir à la définition des principaux axes de la réforme administrative dans la fonction publique.

Dans la même optique, vous avez reconnu l’existence de 130 mille agents, dans la fonction publique, qui n’accomplissent aucune tâche claire. Comment allez-vous réagir face à ce problème ?

On vient d’élaborer une stratégie pour résoudre cette problème. Ces agents qui ont été recrutés dans le cadre de l’amnistie générale ou encore du mécanisme 16, etc., seront réaffectés à la lumière d’une étude sur les besoins des administrations.

A titre d’exemple, on va tirer profit de cet effectif absurde des fonctionnaires pour la promotion des secteurs de services dont certains ont besoin de main d’œuvre.

De toute façon, on ne pourra jamais améliorer le taux de croissance sans mettre en place les réformes administratives accélérant le travail administratif et sans instaurer aussi un climat privilégiant la transparence, la reddition des comptes et la bonne gouvernance.

Dans le même sens, avez-vous des chiffres exacts sur le nombre de recrutés ayant bénéficié de l’amnistie générale et le cout de leur indemnisation ?

Selon les estimations, le nombre est estimé à environ 9000. Pour leur indemnisation, il faut contacter le ministère des Finances.

La corruption a pris de l’ampleur. Avez-vous élaboré une stratégie adéquate ou défini des mécanismes de contrôle pour éradiquer ce phénomène ?

C’est l’une des priorités du gouvernement en place? qui ne ménagera aucun effort pour circonscrire la corruption et poursuivre les corrompus.

A cet égard, on est en train de collecter les dossiers qui seront par la suite transmis à la justice et des mesures adéquates seront prises à l’encontre des fraudeurs.

Certaines organisations évoquent une explosion sociale imminente si des correctifs ne sont pas apportés. Qu’en pensez-vous ?

L’explosion sociale pourrait se produire si on ne prend pas conscience de la dangerosité de la situation. A  ce niveau, les premiers bénéficiaires de cette situation seraient certainement les organisations terroristes. Car l’armée serait dans pareille condition obligée de protéger les établissements publics, ce qui causerait une ouverture des frontières et par la suite une entrée massive des “daechiens”.

par -
L’ancienne secrétaire d’Etat américaine

Les observateurs le pressentaient : L’ancien président Bill Clinton pourrait être un boulet pour sa femme, Hillary Clinton, qui justement convoite le fauteuil qu’il a occupé pendant 8 ans. En effet Bill pourra difficilement s’abstenir de marcher sur les plates bandes de Hillary, du fait même de son encombrant capital d’expérience à la Maison Blanche. Mais on ne s’imaginait pas qu’il allait être un problème pour sa femme si tôt, à ce stade de la course à la présidentielle ! L’ancien président a mis sa femme dans de beaux draps en qualifiant de “fou” le système de santé que Barack Obama a eu tant de mal à mettre sur pied. Les républicains, qui n’en demandaient pas tant, ont tout de suite embrayé pour se gausser des bisbilles dans le camp démocrate. Sacré Bill Clinton…

Le souci avec l’ancien président, c’est qu’il ne se gêne pas, depuis qu’il n’est plus aux affaires, de dire tout haut ce qu’il pense. Cette habitude, dont raffolent la presse et les commentateurs, avait semé des embuches sur la route de sa femme en 2018 quand elle candidatait aux primaires de 2008. Bill a remis ça lors d’un meeting à Flint, dans le Michigan. Il s’est pris les pieds dans le tapis en tentant une explication des plus touffues sur les ratés du dispositif complexe de couverture maladie américain, qui est un mixage entre des assurances privées et publiques. Mais en pratique, la réforme d’Obama, votée par le Congrès en 2010, a permis à des millions de citoyens de bénéficier d’une couverture maladie subventionnée. Mais il y a l’effet pervers : Certains auto-entrepreneurs ou chefs de petites entreprises, des Américains dont les revenus ne permettent pas de faire valoir leur droit à des aides ont vu le prix des assurances privées s’envoler.

“Nous avons donc un système fou où 25 millions de personnes supplémentaires sont assurées, mais ceux qui se démènent et travaillent 60 heures par semaine finissent par payer deux fois plus qu’avant, avec une couverture divisée par deux”, a lâché Bill Clinton. “C’est la chose la plus folle du monde”, a-t-il ajouté. Pour mettre en valeur le dispositif proposé par sa femme, en comparaison avec le truc “fou” d’Obama, l’ancien président a déclaré qu’avec Hillary, plus d’Américains seront intégrés aux systèmes publics de couverture maladie Medicare ou Medicaid, qui présentent l’avantage d’être abordables mais sont strictement réservés aux citoyens de plus de 65 ans et aux plus pauvres. Bref, pour vanter les mérites du programme de son épouse, Bill a déshabillé Pierre – Barack Obama – pour habiller Marie – Hillary Clinton.

“Le modèle d’assurance ne fonctionne pas”, a asséné Bill Clinton. Propos tombés illico dans l’oreille du candidat républicain Donald Trump et son camp, qui font des pieds et des mains depuis six ans pour torpiller la réforme d’Obama, adoptée en 2010. Trump, lors d’un déplacement à Prescott Valley, dans l’Arizona, a déclaré à ce propos ceci : “Il a dit que c’était la chose la plus folle du monde, c’est une citation exacte (…). Je parie qu’il a dû passer une mauvaise soirée hier (…). Mais honnêtement, il a passé beaucoup de mauvaises soirées avec Hillary (…). Je veux le remercier d’avoir été honnête”.

Questionnée hier mardi sur cette polémique qui enfle, Hillary Clinton a rétorqué aux journalistes: “J’ai déjà dit que nous devions améliorer ce qui ne fonctionne pas et conserver ce qui fonctionne (…). Nous ferons des améliorations. Ce ne sera pas facile, mais ce sera beaucoup mieux que de recommencer à zéro, ce qui malheureusement est ce que les républicains veulent faire”.

Une chose est certaine : Bill sera désormais surveillé comme du lait sur le feu par le staff de la candidate démocrate…

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Elle, c’est une spécialiste du transport, un secteur où elle a fait presque toute sa carrière, qu’elle connaît, de la voiture particulière à l’avion,...

AFRIQUE

SPORT

Résultats partiels de la deuxième journée du championnat de Ligue 1 du football professionnel, disputée samedi et dimanche: . Dimanche: Au Bardo : Stade Tunisien 1 Slim...