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Les membres de la Commission des affaires étrangères du Sénat des Etats-Unis ont insisté sur la nécessité, pour l’administration américaine, d’apporter une aide financière au gouvernement tunisien afin de soutenir et “renforcer la transition de la Tunisie vers une démocratie stable et prospère”.
Dans une déclaration publiée, mardi, les membres de la Commission ont réaffirmé le soutien de leur pays à la Tunisie et “la volonté de fournir un niveau d’assistance suffisant afin de soutenir la transition en cours vers une démocratie plus inclusive, prospère et stable”.
Ils incitent le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à accélérer les réformes économiques et les mesures de lutte contre la corruption, soulignant la nécessité de la mise en application de la Constitution de 2014, notamment au niveau des nouvelles protections des libertés civiles.
Dans cette déclaration, les sénateurs ont, également, exhorté les autorités tunisiennes à tout mettre en oeuvre pour “endiguer les départs de djihadistes tunisiens vers l’Irak et la Syrie”.
Le Sénat invite, dans ce sens, “les voisins de la Tunisie à collaborer avec le gouvernement Youssef Chahed afin de lutter contre la menace terroriste, sécuriser les frontières et soutenir la transition démocratique tunisienne”.
Cette résolution a été proposée par les sénateurs Ben Cardin et Marco Rubio à l’occasion de la visite de Youssef Chahed aux Etats-Unis.
Parmi les signataires de cette résolution figurent, notamment, les sénateurs Chris Coons, Ed Markey, Tim Kaine, Tammy Baldwin, Tom Cotton et John McCain.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a déclaré, mardi 11 juillet 2017 à Washington que le Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), David Lipton a assuré que son institution continuera à apporter son soutien à la Tunisie.

Dans une déclaration conjointe avec le responsable du FMI, à l’issue de l’entretien qui a eu lieu au siège de l’institution financière à Washington, Youssef Chahed a indiqué avoir convenu avec son interlocuteur de poursuivre la mise œuvre de l’accord convenu le 12 juin 2017 à Tunis, prévoyant notamment le versement de la deuxième tranche du prêt accordé à la Tunisie, qui s’élève à 314,4 millions de dollars (787 millions de dinars).
Chahed a, à cet égard, fait part de la disposition de la Tunisie à respecter tous ses engagements malgré les difficultés auxquelles elle est confrontée.
” Nous faisons face à des défis économiques majeurs, mais également sécuritaires qui ont un impact certain sur le budget de l’Etat “, a indiqué Chahed.
Et d’ajouter qu’en dépit de toutes ces difficultés, les indicateurs relatifs à la relance économique sont positifs et forts probants. Toutefois, a-t-il insisté, d’importantes pressions persistent notamment sur les finances publiques.
La prochaine étape sera placée sous le signe du ” renforcement des finances publiques et de l’instauration d’un climat propice à l’investissement “, a assuré Youssef Chahed.

De son côté, le Directeur général adjoint du FMI a déclaré qu’il était “très heureux de soutenir la Tunisie”. “Notre rencontre a été l’occasion d’évoquer les réalisations accomplies par la Tunisie jusqu’à présent”, a-t-il dit, ajoutant avoir évoqué, également, avec Youssef Chahed les défis qui restent à relever pour atteindre le stade d’une croissance émergente, promouvoir la stabilité macroéconomique, identifier les moyens de pallier les déficits du budget et des comptes courants, et améliorer le climat d’investissement pour une meilleure croissance.
La Tunisie, a-t-il poursuivi, doit être “très fière” de faire partie du “Pacte avec l’Afrique” lancé par le G20 et considéré comme un signe de confiance envers le pays. Il a ajouté avoir été favorablement impressionné par la présentation de la Tunisie au G20, relevant que les différentes réunions au cours de ces derniers mois ont été “extrêmement importantes” de manière à encourager les investisseurs du monde entier à venir en Tunisie et découvrir les potentiels dont elle dispose.

La rencontre a été aussi une “excellente occasion” pour le FMI de prendre connaissance de près de la situation en Tunisie. “Nous espérons une coopération continue et souhaitons pouvoir jouer un rôle très utile. Car la Tunisie ne cesse de développer son économie”, a-t-il conclu.

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Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, a rencontré le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed. Selon un communiqué du ministère américain de la Défense, lu aujourd’hui par le porte-parole du Pentagone, Dana W. White, «Mattis a salué la Tunisie pour son leadership dans la promotion de la sécurité et de la stabilité régionales en Afrique du Nord et a exprimé son désir de renforcer la coopération dans le domaine de la défense dans l’avenir». Elle a ajouté que «Mattis a affirmé le fort engagement des États-Unis pour un soutien continu à la Tunisie».
Lors de la réunion, les deux dirigeants ont discuté de l’importance du partenariat de défense entre les États-Unis et la Tunisie, de la situation sécuritaire de la Tunisie et de l’assistance antiterroriste, a-t-elle déclaré. Les deux dirigeants ont noté les progrès et l’importance de la formation militaire, du partage du renseignement et de la coopération en matière de défense.

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Le Conseil d’administration du FMI achève la septième revue de l’accord FEC en faveur du Mali, approuve un décaissement de 43,96 millions de dollars, augmente l’accès du pays aux ressources et prolonge l’accord
– La décision du Conseil d’administration du FMI permet de décaisser 43,96 millions de dollars en faveur du Mali.
– Le Conseil d’administration a également approuvé la demande des autorités d’une prolongation d’un an de l’accord FEC, jusqu’au 17 décembre 2018 et une augmentation de l’accès aux ressources au titre du programme.
– La croissance de l’économie malienne reste vigoureuse : le PIB devrait progresser de 5,3 % en 2017 et de 5,0 % en 2018.
Le 7 juillet 2007, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la septième revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre d’un programme économique appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue permet de décaisser 31,65 millions de DTS (environ 43,96 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 91,65 millions de DTS (environ 127,29 millions de dollars), soit 49,1 % de la quote-part.
En outre, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités d’une prolongation d’un an de l’accord FEC, jusqu’au 17 décembre 2018, et une augmentation de l’accès aux ressources de 88,6 millions de DTS, soit 47,5 % de la quote-part. Le financement supplémentaire et la prolongation de l’accord appuieront les efforts déployés par le pays pour mettre en œuvre l’accord de paix, s’attaquer aux besoins de financement de la balance des paiements qui y sont liés et maintenir la continuité du programme. L’accès total du Mali aux ressources au titre de l’accord en vigueur sera ainsi porté à 186,6 millions de DTS (environ 259,16 millions de dollars), soit 100 % de la quote-part.

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC en faveur du Mali le 18 décembre 2013 pour un montant équivalant à 30 millions de DTS (environ 42,5 millions de dollars à l’époque).
La croissance de l’économie malienne reste vigoureuse : le PIB devrait progresser de 5,3 % en 2017 et de 5,0 % en 2018. L’activité est portée par la vigueur des dépenses d’équipement publiques et la bonne tenue de l’agriculture. L’inflation devrait s’accélérer pour atteindre 1,0 % d’ici fin décembre et devrait rester limitée à 1,4 % en 2018. Cependant, ces perspectives favorables sont exposées à des risques qui tiennent principalement à la fragilité de la situation sur le plan de la sécurité.
À la suite des débats du Conseil d’administration, M. Tao Zhang, Directeur général adjoint et Président par intérim, a publié la déclaration ci-après :
« Les résultats du Mali dans le cadre du programme appuyé par l’accord conclu avec le FMI au titre de la facilité élargie de crédit sont satisfaisants. En 2016, la croissance est restée vigoureuse, l’inflation a été modérée et la situation budgétaire a été conforme aux objectifs établis dans le programme. Les perspectives de croissance à moyen terme demeurent positives, bien que la situation fragile sur le plan de la sécurité constitue un risque. Pour soutenir les efforts déployés par les autorités, le FMI a approuvé une prolongation de la période couverte par le programme et une augmentation de l’accès aux ressources au titre de l’accord.
« Les autorités maliennes ont réaffirmé leur détermination à assurer la convergence du déficit budgétaire vers la norme de 3 % du PIB qui a été établie par l’UEMOA à l’horizon 2019. La loi de finances 2017 tient compte de cet objectif, tout en satisfaisant aussi les besoins urgents sur le plan des dépenses liées à l’accord de paix et à la sécurité. La loi de finances 2018 visera à maintenir les dépenses dans les limites des ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’assainissement des finances publiques reposera sur une meilleure mobilisation des ressources : il s’agira notamment de renforcer la collecte des impôts indirects et de limiter les dépenses courantes, tout en satisfaisant les besoins de dépenses relatifs à la sécurité et à la décentralisation. Le programme des autorités inclut des mesures visant à renforcer l’administration de l’impôt, à accroître l’efficience de la collecte de la TVA, à éliminer les exemptions fiscales discrétionnaires et à réformer le système des incitations pour les inspecteurs. Il est nécessaire de continuer de renforcer la gestion des finances publiques pour favoriser la discipline budgétaire. Un renforcement de la situation financière de la compagnie publique d’électricité atténuerait les risques budgétaires et permettrait de dégager des ressources pour l’investissement et les dépenses prioritaires.

« Il est important de maintenir la dynamique de réforme pour améliorer le climat des affaires et soutenir une croissance robuste et inclusive. Pour mettre en œuvre l’accord de paix de 2015, les autorités doivent poursuivre la décentralisation budgétaire. L’adoption de la loi qui interdit de nouvelles exemptions discrétionnaires, ainsi que la mise en application de la loi contre la corruption et l’enrichissement illicite contribueront à consolider les progrès accomplis récemment dans les réformes de la gouvernance. »

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L’Arabie saoudite c’est l’arroseur arrosé en ce moment. Alors qu’elle cherche des poux dans la tête de son voisin, le Qatar, qu’elle accuse de financier l’internationale djihadiste et de semer la mort dans le monde, patatras, un institut de recherche britannique indépendant affirme dans un rapport que Riyad est le plus gros financier de l’islamisme radical au Royaume-Uni. Aussitôt publiée, hier mercredi 05 juillet, cette étude a été flinguée par l’ambassade saoudienne à Londres, rapporte l’AFP...

Si certaines organisations du Golfe ou d’Iran se sont rendues coupables de promouvoir le fondamentalisme, celles d’Arabie saoudite sont assurément en tête de liste“, a affirmé Tom Wilson, membre du centre de réflexion conservateur britannique Henry Jackson Society et auteur du rapport. La document indique que depuis les années 1960, le royaume “a dépensé des millions de dollars pour exporter l’idéologie wahhabite, notamment dans les communautés musulmanes des pays occidentaux“.
Certes les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et l’Iran sont épinglés par le rapport, mais dans une moindre mesure. Alors que l’Arabie saoudite est pointée du doigt pour les “dotations accordées aux mosquées et aux institutions éducatives islamiques” qui ont “accueilli des prêcheurs radicaux” et propagé “une littérature extrémiste“. Certains penseurs religieux influents s’activant au Royaume-Uni ont également été formés en Arabie saoudite, dit l’étude. C’est donc infiniment plus grave, si on se fie au document, que les écarts reprochés aux voisins de l’Arabie saoudite et que cette dernière se fait un malin plaisir d’exhiber à la face du monde, jusqu’à entrainer ses “amis” dans sa guerre contre le Qatar.

Par ailleurs le rapport invite le gouvernement britannique à faire la lumière sur les montants colossaux qui viennent de l’étranger, notamment de l’Arabie saoudite. Mais là on marche sur des oeufs car cette dernière est la première partenaire commerciale du Royaume-Uni au Moyen-Orient. Les exportations de biens et services britanniques étaient estimées à 7,4 milliards d’euros en 2015. Fouiller dans les affaires d’un client aussi dépensier ne sera pas chose aisée pour les autorités britanniques…

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) vient d’approuver le nouveau document de stratégie pays 2017-2021 pour la Tunisie, dont l’objectif est d’assurer le retour à une croissance inclusive de haut niveau et porteuse d’emplois d’ici 2020 et “faire du pays, un hub régional à haute valeur ajoutée“selon un communiqué publié samedi, par la banque .
Le programme de collaboration entre la BAD et la Tunisie pour les 5 années à venir, approuvé vendredi, a été conçu pour accompagner la Tunisie dans la mise en œuvre de son Plan stratégique de développement (PSD) 2016-2020.

Dans cette perspective, la BAD apportera un appui spécifique au renforcement et au développement de la base industrielle de la Tunisie à travers un appui aux réformes structurelles permettant d’accroître la compétitivité et le climat des affaires ainsi que par le développement d’infrastructures de transport et de logistique, lit-on dans le communiqué.
Elle soutiendra le gouvernement tunisien dans la mise en place d’une nouvelle politique industrielle et d’innovation (NPII) et dans la diversification des sources de croissance par le développement de nouvelles chaines de valeur et créneaux porteurs au niveau des régions.
La création d’emplois pérennes et de qualité et la lutte contre le chômage au niveau national et régional seront, également, au cœur de l’action de la Banque en conformité avec les objectifs du Plan stratégique de développement (PSD) 2016-2020 qui vise à faire passer le taux de chômage moyen actuel de 15,6% à 11,8% d’ici 2020.

La BAD interviendra, également, à plusieurs niveaux, notamment, par le soutien à la mise en place de politiques publiques innovantes, en matière d’emploi avec au programme le lancement d’une réflexion sur l’amélioration du fonctionnement du marché du travail, par le développement des compétences humaines au service de l’industrie et du secteur privé ainsi que par le développement de l’auto-entreprenariat notamment au profit des femmes et des jeunes.
Un axe important de la stratégie 2017-2021 concernera, également, le développement régional et l’amélioration des conditions de vie des populations des régions prioritaires.
Dans ce cadre, la Banque appuiera la stratégie de décentralisation du gouvernement à travers la mise à niveau des services administratifs déconcentrés et des services publics dans les régions, la réhabilitation des infrastructures de base prioritaires (eau et assainissement, transport rural, éducation, santé et technologies de l’information et de la communication (TIC) et le développement local au niveau communal, toujours selon le communiqué.

La BAD œuvrera, en outre, au renforcement holistique de l’économie rurale par la modernisation de l’agriculture et le développement de l’entreprenariat rural grâce à une amélioration de l’accès des populations des régions aux services financiers et non financiers.
La BAD encouragera dans le cadre de ses activités en Tunisie, la croissance verte ainsi que la protection de l’environnement et des ressources naturelles à travers le soutien au développement des énergies renouvelables.
La Banque incitera la gestion durable des ressources en eaux à travers l’amélioration du retraitement des eaux usées et la promotion de techniques d’irrigation innovantes ainsi que par la mise en place de politiques et de mécanismes de recyclage des déchets en milieu urbain et rural conformes aux meilleures pratiques internationales.

D’après la BAD, la Tunisie est son 5ème plus gros emprunteur. Elle dispose, actuellement, d’un important portefeuille actif de projets, avec 43 opérations en cours, dont un nombre important portant sur une assistance technique, laquelle représente un engagement financier, au 30 juin 2017, d’environ 1,8 milliard de dollars (soit l’équivalent de 4,4 milliards de dinars).

La Fondation BGFIBank et son partenaire Wildlife Conservation Society (WCS) achèvent la mise en oeuvre de la 3ème édition du programme de sensibilisation annuel « Education environnementale en milieu scolaire » au Gabon, avec le soutien de la Direction de l’Académie provinciale de l’Estuaire.

Le programme « Education environnementale en milieu scolaire » figure au nombre des initiatives de la Fondation BGFIBank visant à préparer les jeunes à assumer leur rôle de citoyens responsables en matière d’environnement. Ce programme met à la disposition des directions d’écoles, des enseignants et des élèves des ressources éducatives nombreuses et diversifiées, qui permettent d’intégrer les principes clés du développement durable dans les programmes éducatifs.

Initié en 2015 dans les établissements scolaires primaires de Libreville, ce sont au total près de 9000 élèves qui ont bénéficié de ce programme. Cette année, 3000 élèves de 4ème et 5ème année, dans 7 écoles primaires (Angondjé, Charbonnages, Louis, Glass, PK8-3, et Groupe scolaire les Tsanguettes) ont été sensibilisés sur les espèces marines parapluies et leur importance dans la préservation des océans. 7 conseillers pédagogiques et de 42 professeurs d’écoles ont également participé à ce programme.

Dans le cadre d’ateliers interactifs dispensés par des formateurs expérimentés, les élèves ont abordé des sujets variés tels que les effets de la surpêche et de la pollution sur les océans, le rôle écologique des espèces marines, les changements climatiques et bien d’autres thématiques. Il s’agissait de présenter le concept aux enfants à travers des outils adaptés, avant de réaliser une évaluation des acquis pour une réelle appropriation de ces concepts. Ces travaux les ont amené à réfléchir sur leur rôle dans la société de demain, de stimuler le débat sur des enjeux dont l’importance ne cesse de croître et de proposer des outils concrets pouvant être appliqués dans leurs écoles et leurs communautés.

« Tous les citoyens passent obligatoirement par les écoles primaires et secondaires, ce qui en fait un lieu privilégié pour encourager l’adoption de nouvelles attitudes et de nouveaux comportements. Il s’agit pour la fondation BGFIBank de mettre en place une action continue avec les écoles primaires au Gabon pour sensibiliser et former, chaque année, les élèves et le personnel des établissements aux problématiques liées à l’environnement en général, afin d’encourager l’émergence de citoyens écologiquement responsables. » Manying Garandeau, Secrétaire Exécutif de la Fondation BGFIBank.

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Les membres du bureau exécutif de l’UTICA ont réitéré leur soutien au gouvernement dans sa guerre contre la corruption, affirmant, lors d’une réunion périodique du Bureau exécutif (BE), tenue mercredi au siège de l’Union, que l’organisation patronale ne défend que les chefs d’entreprises qui respectent la loi, et refuse la diabolisation de ces derniers et toute confusion entre eux et ceux qui violent la loi.
Les membres du BE ont également considéré que la lutte contre la contrebande et le commerce parallèle est de nature à renforcer l’économie structurée et partant la création de l’emploi et à rapporter des revenus au profit de l’Etat.
Les membres réunis ont aussi passé en revue la conjoncture économique et sociale générale dans le pays et l’état d’approvisionnement du marché en produits de consommation, plaidant pour une concertation des efforts afin de préserver le pouvoir d’achat des citoyens et s’assurer du respect des conditions d’hygiène et de sécurité.
Ils ont par ailleurs pris connaissance de l’état d’avancement de l’opération de renouvellement des structures régionales de l’Union en prévision du prochain congrès de l’organisation.

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La Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie “CONECT” a exprimé, jeudi, son appui total aux décisions et mesures prises par le Gouvernement “visant à assurer le respect de la loi par tous et à placer les intérêts supérieurs du pays au-dessus de toute autre considération”. Dans un communiqué, la CONECT a qualifié les mesures décidées par le gouvernement Chahed de “courageuses et audacieuses” pour lutter contre la corruption et la contrebande quelles que soient leurs formes et leurs provenances.
“En sa qualité d’Organisation professionnelle citoyenne qui rassemble les entreprises organisées et structurées exerçant dans le cadre du régime fiscal réel, le respect de la loi et de leurs responsabilités sociétales, la CONECT a depuis sa création appelé à la nécessité de lutter contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle ainsi qu’à la protection et la promotion de nos entreprises qui constituent un acquis général pour tous les tunisiens et un facteur clef pour l’emploi et le développement”, lit-on dans le communiqué de la confédération.
Elle estime que l’action du Chef du Gouvernement constitue le démarrage d’une profonde et stratégique réforme qui aura des retombées positives, certaines et importantes sur l’économie nationale, l’investissement local et étranger et le climat social dans le pays.
La CONECT a lancé, par ailleurs, un appel à tous les Tunisiens “pour relever ce défi historique en soutenant les efforts déployés pour lutter contre la corruption, la contrebande et le marché parallèle et en contribuant au développement de la culture du respect de la loi et de la lutte contre tout ce qui peut porter atteinte aux intérêts supérieurs du pays, à sa sécurité et à sa stabilité”.

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Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, a fait savoir qu’il apporte tout son soutien au chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans sa guerre contre la corruption et contre toute tentative de porter atteinte à l’intégrité du pays et à l’économie nationale.

Le président de la République a, à cet effet, appelé toutes les structures à mobiliser tous les moyens matériels et légaux pour réussir ce processus.

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«La commission européenne est en train de négocier la mise en place d’un plan d’investissement externe pour les pays du voisinage de Sud et ceux de l’Est», a annoncé Eider Gardiazabal, coordinatrice et rapporteuse de cette commission.

L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisée ce mercredi 24 mai, au siège de la commission, à l’occasion de la visite de cinq parlementaires européens de la commission du budget.

Selon la rapporteuse, ce nouveau plan semblable à celui de l’Europe aurait pour objectif de remédier aux défaillances du marché en mobilisant des investissements privés. «Ce plan soutiendrait les investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’innovation et les énergies renouvelables», a-t-elle assuré.

Un atout pour la Tunisie

La Tunisie pourrait bénéficier de ce plan et ce, par le biais d’un fonds de garantie doté de 1.5 milliard d’euros qui serait octroyé à des institutions financières telles que la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque européenne de développement. Ajoutons à cela la mobilisation d’une somme variant entre 40 et 50 Milliards d’euros.

C’est important pour la Tunisie, en pleine transition et qui a bénéficié déjà d’un renforcement du soutien financier européen, a encore dit Gardiazabal. Chiffre à l’appui, l’aide accordée à la Tunisie s’est élevée à 2 milliards d’euros dont 1.2 milliard d’euros de don et 800 millions d’euros de prêts.

Un appui qui confirme encore une fois l’engagement de l’UE à soutenir le berceau du printemps arabe dans son processus de démocratisation et à encourager aussi les réformes décidées par les autorités tunisiennes pour assurer la relance économique.

Un plan d’investissement externe dès septembre!

Eider Gardiazabal a d’autre part ajouté : «nous sommes en train de travailler dans les détails de ce projet et les négociations se poursuivent pour atteindre cet objectif».

Avec ces négociations, elle s’attend à une approbation officielle de cette initiative en septembre prochain, une fois qu’un accord politique sera paraphé avant l’été.

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Les centres techniques tunisiens opérant dans le textile, le cuir et chaussures, le bois, la chimie, l’agroalimentaire, les industries mécaniques et électriques, les matériaux de construction et l’emballage sont presque vidés de leurs cadres. Ceux-ci, peu motivés et découragés par des bas salaires, sont partis travailler pour le compte des privés, a indiqué Ridha Klai, directeur général de l’Infrastructure Industrielle et Technologique au ministère de l’Industrie, lors d’un séminaire organisé, vendredi, à Tunis, sur “les centres techniques: états des lieux et stratégies de développement”. Le responsable a indiqué qu’un statut des centres techniques sera bientôt mis en place et des contrats par objectifs qui détermineront les responsabilités du ministère et celles des centres, seront conclus à cet effet.

Le président du Centre Technique de l’industrie du Bois et de l’Ameublement (CETIBA), Khaled Sellami, a expliqué, à ce sujet, que “l’aspect administratif qui a été imposé aux centres techniques ne permet pas à ces centres d’assurer de manière efficace leurs missions. En outre, les statuts appliqués au personnel sont inappropriés à leur fonctionnement et ne favorisent pas le recrutement et la fidélisation des compétences”.
Il est revenu, dans ce contexte, sur le décret d’application, daté du 13 mars 1995, portant fixation du statut-type des centres techniques dans les secteurs industriels, précisant que ce décret a consacré l’autorité de l’administration, alors que la loi n° 94-123 du 28 novembre 1994, considère les centres techniques comme personne morale d’intérêt économique publique gérée en partenariat public privé (PPP).

Une étude stratégique sur les centres techniques réalisée en coopération avec l’UE et l’UTICA a déjà cité cette faiblesse au niveau de l’organisation des centres techniques et d’autres lacunes concernant le manque d’équipements, de laboratoires ainsi que l’absence de synergie entre les centres techniques et l’autorité de tutelle.
Intervenant à cette rencontre, la ministre conseiller, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne en Tunisie, Armelle Lidou, a indiqué que l’étude réalisée sur les centres techniques tunisiens moyennant un financement de l’UE, de l’ordre de 200 millions euros (don) prévoit plusieurs actions basées sur des recommandations liées à la bonne gouvernance, à la la gestion et aux statuts.
Elle a fait savoir qu’un programme d’appui industriel et agricole en cours d’élaboration sera lancé en 2018, lequel cible les centres techniques et vise à améliorer la compétitivité de l’industrie tunisienne via la modernisation des normes techniques. “Les centres techniques sont des dispositifs qui aident l’industrie tunisienne à se conformer aux normes techniques internationales et partant faciliter l’accès des produits locaux aux marchés internationaux et promouvoir le commerce et les exportations”, a indiqué la responsable européenne.

D’après le ministère de l’Industrie et du Commerce, les centres techniques ont accompagné 3000 entreprises en 2016 contre 1000 entreprises entre 2008-2009. Leur chiffre d’affaires a augmenté de 50% durant les 7 dernières années, pour atteindre 10 milliards.
Des accords de partenariat ont été signés, en marge de ce séminaire, entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les 8 centres techniques, en vue de réaliser des études stratégiques et sectorielles pour la période 2017-2019. Ces études devraient déboucher sur des politiques visant à développer les secteurs ciblés.

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À l’occasion de la semaine tunisienne au Parlement européen présidée par le président de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple), la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir pleinement la Tunisie dans sa transition démocratique et de soutenir les efforts du gouvernement pour un développement socioéconomique plus important, notamment grâce à un soutien accru aux jeunes, à des domaines connexes tels que l’emploi, l’éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes. «Aujourd’hui, je souhaite réaffirmer notre engagement à continuer de soutenir vos efforts en matière de réformes, y compris l’administration publique, la justice, la décentralisation et la lutte contre la corruption, et bien plus encore » a ajouté Mogherni.

Et la haute représentante de l’Union Européenne d’ajouter, en présence du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur : « Nous espérons établir un dialogue structuré et inclusif sur la jeunesse tunisienne, mais surtout avec les jeunes tunisiens et surtout une participation active des jeunes dans la vie sociale et politique du pays».

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organisations nationales se sont associées à quelques petits partis issus de la mouvance des ceux qui n’ont remporté qu’un seul siège ou même zéro virgule quelque chose à l’issue des élections, pour apporter leur appui à des mouvements sociaux qui n’ont d’autre objectif que de faire tomber le GUN en allumant une guerre du pétrole.

En effet, ce sont l’Utica de Wided Bouchammaoui, la Conect de Tarak Cherif, l’UGTT de Noureddine Taboubi, l’Utap d’Abdelmajid Zar qui signent un communiqué avec Ennahdha de Rached Ghannouchi, le «Mouvement du peuple» de Zouheir Maghzaoui, le Parti du Travail de Ali Romdhane, le Takattol de Mustapha Ben Jaafar et le Joumhouri d’Issam Chebbi.

A regarder ce pot-pourri, politiquement hétéroclite et économiquement antagoniste, on se demanderait comment il a pu s’imbriquer dans cette mosaïque et à quelle fin. Ce sont, en effet, quatre organisations patronales, donc économiquement de Droite. Des hommes d’affaires, dans l’industrie, le commerce et l’agriculture. A côté d’eux, c’est le «marteau et la faucille de deux partis de Gauche et même de l’extrême Gauche qui croient encore dans une résurrection du Trotskisme, un parti qui se dit républicain et un parti socio-démocrate.

  • Les «Révoltés du Bounty » du désert tunisien

Tous apportent leur soutien inconditionnel à des actes de bandits de grands chemins, qui s’en vont en grosses voitures 4×4, parfois flambant neufs, logés dans des grandes tentes et nourris au couscous à l’agneau, couper la route aux camions de transport des hydrocarbures produits dans les puits pétroliers du Sud tunisien.

Zéro-virgule, ce sont tous ces petits partis dont la participation aux dernières législatives de 2014 ne s’est soldée que par un peu plus de zéro en pourcentage des voix. Des partis qui ne voient des récents et continus mouvements de contestation dans les régions du Sud, des contrées vivant presqu’exclusivement de contrebande de toutes sortes et de commerce parallèle qui s’étend jusqu’à la capitale tunisienne, qu’un cheval de Troie pour revenir en politique.

Les hypocrites, ce sont des partis comme Ennahdha qui, officiellement, soutient le GUN, mais affirme avec une langue fourchue que les demandes des «révoltés du Bounty» du désert sont légitimes. Cela, tout en sachant, car au sein du GUN, que le «Développement» (demande brandie par les révoltés) est d’abord une affaire de temps dans une économie mise à genoux par la révolution et ensuite une affaire de sous. Or, de ces derniers, le parti islamique n’a laissé que très peu après les indemnisations servies à ses adhérents et à d’autres qui se sont révélés être réellement des terroristes qui ont empoché les sous et ont repris les chemins de la guerre contre l’Etat tunisien. A fin 2011, par exemple, il y avait plus de 3 Milliards DT dans les caisses de l’Etat que le Troïka a dilapidés en 3 ans. Ennahdha, un parti qui, politiquement, mange avec le loup et crie avec le berger.

Les hypocrites, ce sont aussi ces organisations nationales qui crient à Tunis leur soutien au GUN issu du Pacte de Carthage qu’ils ont signé et qui laissent leurs bureaux régionaux s’en prendre aussi ouvertement au GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui tente de sauvegarder les biens de l’Etat (le pétrole en l’occurrence).

  • Un peuple qui se croit spolié et un gouvernement sans abri

Un gouvernement qui tente aussi de faire bonne figure face à des créanciers et des bailleurs de fonds qui connaissent la réalité de la corruption qui ronge leur pays et le refus de beaucoup de ses cols blancs de payer l’impôt.

Un GUN enfin qui tente avec force acrobaties de se donner les moyens financiers d’apporter les soins à une économie où, par exemple, certains patrons ont une main dans sa destruction par l’économie informelle dont ils font une 2ème source de subsides.

Les insurgés, ce sont tous ces partis politiques qui n’ont pas assez de poids au sein de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) pour imposer leur vision d’une Gauche qui prend claque sur claque dans les démocraties occidentales et qui ne persiste que dans leurs rêves d’une autre révolution, cette fois des orties.

Ce sont tous ceux-là qui se liguent désormais contre un gouvernement sans-abri. Ses membres, choisis et votés un à un par un Parlement qui est la véritable instance gouvernante dans un système semi-parlementaire où rien ne se décide pour l’Exécutif sans son vote, ne faisant rien pour le soutenir, ni pour activer ses réformes, un Parlement d’un niveau politique aussi déplorable que les partis dont il est issu. Une ARP donc derrière laquelle le GUN ne peut se retrancher pour mener à bien sa mission. Un gouvernement aussi et enfin qui n’a de soutien que les communiqués hypocrites des partis qui s’en revendiquent.

Tous regardent les fauteuils de l’Etat, comme on regarderait un gâteau qu’ils mangeraient même s’il était fait des armoiries de la République. Tous n’ont d’yeux que pour le pouvoir et chacun s’y verrait bien, même si, pour ce faire, il fallait tout détruire. Ajoutez-y un peuple qui se croit assis sur un gigantesque gisement de pétrole, avec à côté des mines d’or et dont chaque membre voudrait sa part, avec un regard de dédain au travail et au labeur. Un peuple à qui les zéros-virgule ont, pendant 7 ans, fait croire qu’il a été spolié de ses richesses, alors qu’il n’avait pour richesse que ses ressources humaines et son labeur.

On comprendrait presque que ce gouvernement jette l’éponge. On est pourtant tous convaincus qu’il reste actuellement, avec et malgré toutes ses faiblesses, la seule planche de salut !

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les “amis” et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

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Dans un entretien avec la chaine britannique BBC, en marge du Forum de Davos, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a déclaré à propos du terrorisme que “les attentats se produisent maintenant partout dans le monde et que la Tunisie n’est pas moins sécurisée que les autres pays. Il a ajouté “que le terrorisme est devenu un problème global, planétaire. Nous avons donc besoin d’une meilleure coopération multilatérale pour y faire face”, a dit Chahed.

A une question sur la difficulté de faire venir des investisseurs en Tunisie depuis les dernières attaques terroristes (Sousse et Bardo), Chahed a répondu ceci : “les autorités font de leur mieux pour améliorer le climat sécuritaire. En termes d’entrainement, d’équipement, et de politique préventive, la Tunisie a fait de gros efforts. Les forces de sécurité sont maintenant mieux outillées et mieux préparées pour combattre le terrorisme. Il n’en demeure pas moins que les tragédies qui ont frappé l’Europe dernièrement peuvent arriver partout dans le monde. Mais il ne faut pas être intimidé ou paralysé par la menace, il faut continuer à vivre, investir, travailler”, a déclaré le chef du gouvernement tunisien.

Concernant les ressortissants tunisiens qui ont frappé récemment en Europe, notamment à Berlin, Chahed a rétorqué que “Anis Amri s’est radicalisé en Europe et n’avait commis aucun acte de ce type avant son émigration. L’Europe elle-même est devenue un cocon pour les djihadistes. C’est pour cette raison qu’une coopération globale est la solution à un problème global”…

S’agissant du partenariat de la Tunisie avec la nouvelle administration américaine, il a répondu que “la Tunisie a une longue histoire avec les USA et que les liens vont demeurer, quoi qu’il en soit. Ce qui est essentiel c’est que les Etats-Unis et l’Europe soutiennent la jeune démocratie tunisienne. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous défendons la même démocratie. La Tunisie est maintenant un pays phare en Méditerranée. Nous avons la liberté, des partis politiques, des élections, une autorité constitutionnelle… Et tout ce que la démocratie requiert. C’est un processus difficile. Maintenant nous devons gagner la bataille du social et de l’économie”…

Au sujet de la séparation entre politique et religion, théorisée récemment par le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, après des décennies de mixage des deux au sein de ce mouvement, Chahed a dit que “la Tunisie est le seul pays arabe à aller aussi dans cette configuration, avec des avancées notables en matière de démocratisation, des succès dans la transition politique. Mais ça reste un long apprentissage. La nouvelle Tunisie a juste 5 ans. Nous allons dans la bonne direction. Nous avons besoin de renforcer cette expérience par un socle économique et social”, a conclu Chahed.

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Le régime syrien, requinqué par l’aide massive de la Russie, au point d’être à deux doigts de terrasser ses adversaires – la rébellion -, bombe le torse et dicte ses conditions pour s’asseoir à la table des négociations. Damas, par la bouche du vice-ministre des Affaires étrangères, vient de renvoyer l’Arabie saoudite et le Qatar dans les cordes en leur demandant de stopper toute aide aux rebelles sous peine d’être exclus des pourparlers de paix sur la Syrie, rapporte l’agence Reuters ce mercredi 18 janvier 2017.
“Une fois que le Qatar et l’Arabie saoudite auront mis fin à leur soutien du terrorisme, nous discuterons de la question de leur participation aux discussions”, a asséné Faisal Meqdad à la télévision libanaise Al Mayadine.

Pour rappel, le Kazakhstan abrite, à partir de ce lundi 23 janvier, des négociations parrainées par la Russie, l’Iran et la Turquie. La Russie et l’Iran, on le sait, sont des soutiens indéfectibles de Damas ; quant à la Turquie, qui a longtemps oeuvré pour un changement de régime, elle appuie la rébellion, comme l’Arabie saoudite et le Qatar.

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Enactus et Citi Foundation unissent leurs forces pour lancer “Impact@Work”, le plus grand programme d’entrepreneuriat social en Tunisie. Le dispositif vise non seulement à développer les aptitudes entrepreneuriales et managériales auprès de 4000 jeunes à l’horizon de mars 2018, mais aussi à leur inculquer l’esprit de leadership afin de leur permettre de créer leur propre projet et de faciliter leur insertion dans la vie professionnelle et améliorer ainsi leurs conditions de vie.
Selon une étude réalisée pour le compte de Citi et de l’EIU, les jeunes en Tunisie, et très probablement, dans le monde entier, n’acquièrent pas les compétences requises leur permettant d’accéder à un emploi par le biais des moyens traditionnels.

“Impact@Work” entre dans le cadre de l’approche mondiale de la Fondation Citi « Pathways to progress » (les voies d’accès au progrès), qui vise à préparer les jeunes urbains à prospérer dans l’économie d’aujourd’hui. Ce programme aborde un résultat essentiel d’une étude commandée par Citi et l’EIU (Economist Intelligence Unit), sur la façon dont les villes dans le monde appuient les ambitions des jeunes et contribuent à leurs débouchés économiques. Cette étude a démontré que, comparativement aux autres jeunes dans le monde, les jeunes de la Tunisie sont plus enclins à dire qu’ils n’acquièrent pas les aptitudes requises leur permettant d’accéder à un emploi. Un financement de plus d’un demi-million de dollars a été ainsi mobilisé par la Fondation CITI dans la région du Maghreb pour contribuer à l’accélération des opportunités économiques des jeunes grâce à des programmes basés non seulement sur l’action, mais également sur différentes activités telles que l’éducation à l’entrepreneuriat et l’acquisition des compétences de leadership, financières et managériales.

Présentation du Programme Impact@Work :

Le programme Impact@work, qui a été déjà lancé en Tunisie, vise les jeunes étudiants et comprend une année et demi d’accompagnement à travers des séances de mentorat, de formations aux concepts d’entrepreneuriat, de renforcement des capacités, de réalisation de projets et qui sera couronnée par un événement global rassemblant les meilleurs projets de la région du Maghreb et les expériences les plus réussies.

Ce programme comprend 4 étapes : 

1. Le recrutement  des étudiants : grâce à la mobilisation massive d’Enactus en Tunisie. Ce processus s’étalera sur 2 à 3 mois, et aboutira à la création d’équipes au sein des universités, où seront recrutés les membres de l’équipe qui entreprendront les projets.

2. L’évaluation des besoins et des projets de développement :  Au cours de cette étape, nous allons soutenir et accompagner les étudiants à concevoir leurs projets d’entrepreneuriat social, à valider leurs business models et à mettre en œuvre leurs prototypes. Cette phase permettra de tester la viabilité des projets et durera 3 mois.

3. Mise en œuvre et mesure d’impact : A ce niveau, les étudiants auront commencé l’exécution de leurs projets, et auront atteint les premiers résultats grâce aux premières ventes. Les étudiants recevront également à cette étape, un petit capital de lancement de leurs projets.

4. Compétition et évaluation de projets : Des compétitions nationales auront lieu pour sélectionner les meilleurs projets.

Après la phase de compétitions, Impact@work procédera à la sélection des projets les plus prometteurs pouvant être convertis en startups, puis à leur accélération via un programme sur mesure s’étalant sur 6 mois. Des capitaux de lancement seront alloués à cette étape dans le but de soutenir les startups.

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Lors du point de presse conjoint avec le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, hier jeudi 1er décembre, le président du Parlement européen, Martin Shulz, a plaidé la cause de la Tunisie. Il a affirmé qu’il ne faut pas céder à la peur face aux terroristes qui cherchent à paralyser les citoyens. Shulz a déclaré dans la foulée : «Il faut aller à Tunis et à Sousse, une des plus belles régions au monde que j’aie visitées»…

Le président du Parlement européen, en écho au discours de BCE devant les députés européens, a ajouté que les dangers en Tunisie ne sont pas plus importants que dans les capitales européennes. Il a illustré son propos par l’attaque terroriste qui s’est produite à Bruxelles le 22 mars 2016, à deux pas du siège de l’Union européenne.

Il a affirmé que les services sécuritaires tunisiens abattent un travail colossal pour ramener la quiétude et regagner ainsi la confiance des pays partenaires.
« Il n faut pas faire le jeu des terroristes qui cherchent à intimider les gens et nuire au tourisme en Tunisie », a martelé Shulz.

Pour rappel, le président du Parlement européen a été le premier à défendre l’idée d’un “Plan Marshal” en faveur de la Tunisie. C’était le 10 février 2016 lors lors de sa visite à Tunis…

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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