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Vote de confiance

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Le groupe de Nidaa Tounès a déposé, mardi une demande officielle au bureau de parlement pour démettre 5 députés en raison du non respect de la décision de boycotter la plénière dédiée au vote de confiance aux nouveaux ministres. Il s’agit de Taher Fdhil, Béchir Ben Amor, Ikram Moulahi, Belgacem Dkhili et Jihene Aouich.
Dans une déclaration à l’agence TAP, le député Fayçal Khelifa (Nidda Tounès) a expliqué que le parti n’a pas encore décidé la révocation de ces membres.
Concernant les ministres appartenant à Nidaa Tounès n’ayant pas quitté le gouvernement Youssef Chahed, le député a annoncé que le parti tiendra bientôt une réunion pour prendre les décisions nécessaires à leur sujet.
Le groupe parlementaire de Nidaa Tounès avait appelé, dans une déclaration datant du 8 novembre, les ministres concernés à choisir entre le gouvernement ou le parti.
Le groupe a boycotté la plénière de lundi et n’a donc pas voté la confiance aux nouveaux ministres proposés par Chahed dans le cadre du remaniement ministériel annoncé le 5 novembre courant.

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Le mouvement Ennahdha a dit regretter le refus de Nidaa Tounes de procéder à un vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement lors de la séance plénière tenue hier au palais du Bardo.

Cela n’aura pas de conséquences sur la volonté du parti de maintenir des relations de coopération et le consensus avec Nidaa Tounes. Il ne s’agit nullement aussi de minimiser son rôle majeur sur la scène politique“, a indiqué Ennahdha dans une déclaration rendue publique à l’issue de la séance plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement.

Ennahdha a également salué le vote de confiance accordé aux ministres et secrétaires d’Etat proposés dans le cadre du remaniement opéré le 5 novembre dernier, estimant que cela est de nature à renforcer le choix de la stabilité gouvernementale que le mouvement a défendu ces derniers mois.

Le mouvement Ennahdha a appelé à la nécessité de se consacrer à l’examen des dossiers soumis loin de toutes formes de tiraillements politiques et de considérations électorales pour “renforcer les acquis accomplis, remédier aux insuffisances et réunir les conditions optimales pour l’organisation des élections législatives et présidentielle dans les délais impartis“.

Le vote par une majorité de députés en faveur du remaniement ministériel souligne leur volonté de mettre un terme à la crise politique, souligne Ennahdha. Cela prouve aussi, selon le mouvement, que “le régime politique tunisien est solide et efficace malgré les tentatives de le discréditer“.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a livré ce lundi 12 novembre 2018 ce qui sera sans doute un de ses derniers grands combats avant les élections de 2019. A moins d’un psychodrame dont la jeune démocratie tunisienne a le secret, Chahed devrait pouvoir dérouler tranquillement jusqu’au prochain scrutin, et nous épargner ces cirques et shows tragicomiques récurrents au Parlement qui crament un précieux temps que le pays n’a pas. Sur le plan politique, il s’offre une éclaircie qui devrait lui dégager la voie pour faire avancer les réformes qu’il a déjà lancées, tenter d’obtenir les résultats économiques probants qui manquent encore à son tableau de chasse, organiser les joutes électorales de 2019 et remettre les clés de la maison. Pour faire quoi par la suite? Mystère total pour le moment. Mais une chose est sûre : En réussissant le tour de force de bâtir un tel front autour de lui qui lui a permis ce succès, il se met dans la meilleure des configurations pour monter une formation politique qui enjambe les clivages et qui pourrait aimanter toutes les sensibilités politiques du pays. Ce n’est pas rien ça! Quant à ses adversaires, qui étaient ses frères d’armes jusqu’à ce que le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, les entraine dans son combat personnel, ils ont fui la plénière pour s’éviter une cuisante défaite en direct “au prix du déshonneur“, in fine ils ont eu la défaite et “le déshonneur“, pour paraphraser l’homme d’Etat britannique Winston Churchill (1874-1965).

Jusqu’au bout, jusqu’à ce matin, Nidaa Tounes aura tenu à continuer sa course folle vers l’abîme. Ils ont refusé de marcher sur les pas du président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), qui leur avait pourtant tendu la perche en déclarant haut et fort qu’il ne veut pas être ce grain de sable dans la machine de Chahed. Pourtant s’il y a quelqu’un qui était directement concerné par la bravade du chef du gouvernement, c’est bien BCE, lui le fondateur du parti, lui qui a sorti Chahed de l’ombre du secrétariat d’Etat à l’Agriculture pour en faire ce ténor qui a fini par lui tordre le bras, dans les règles de l’art. En dépit de tout cela le chef de l’Etat s’est effacé, faisant bon coeur contre mauvaise fortune. Savoir accompagner, adouber et même applaudir celui qui est favorisé par les rapports de force du moment et que rien ne peut stopper est de la realpolitik, du pragmatisme, et c’est aussi un gage de survie dans un  microcosme où tous les coups, ou presque, sont permis. Le comité directeur de Nidaa Tounes, auquel manifestement l’arrivée de Slim Riahi ne fait pas du bien, a refusé l’inflexion que dicte la lecture de la situation politique actuelle. Mauvaise pioche.

Une responsabilité historique

Pourtant BCE leur avait mâché le travail et la pirouette était toute trouvée : Il fallait se concerter rapidement dans la foulée de la conférence de presse du chef de l’Etat pour pondre un communiqué sommaire entérinant l’enterrement de la hache de guerre, souhaitant bon vent à Chahed, levant l’hypothèque sur le vote de confiance et tout le toutim. Et le tour était joué! En politique il suffit parfois d’un simple affichage, d’une simple posture, même factice, pour se retrouver au centre du jeu, dans le camp de ceux qui font et défont. Nidaa Tounes, jusqu’au bout, a défié toutes les lois de la politique et s’est obstiné à livrer un combat d’arrière-garde, un combat perdu d’avance et a préféré se mettre sur la touche pour regarder le train passer. Jusqu’à ce matin, il pouvait encore limiter la casse en optant au moins pour l’abstention, ce qui lui aurait laissé une porte de sortie vers la réconciliation avec Chahed. L’affaire serait d’autant plus simple que le chef du gouvernement est un fils du parti, et tout ce qui a été dit et fait par les deux parties en conflit aurait pu être effacé d’un trait. Mais voilà, c’était sans compter sur les égos surdimensionnés, sur l’absence totale de la moindre jugeote politique, ceux-là même qui ont valu au parti son érosion au Parlement, à peine 51 députés, contre 86 en 2014.

Nidaa Tounes devra expliquer à ses électeurs comment il a combattu, jusqu’au bout, avec une rare débauche d’énergie, celui qui était sans doute le mieux placé pour éviter une victoire totale d’Ennahdha aux prochaines élections. Mais les dirigeants actuels ne seront pas les seuls à porter cette responsabilité historique, le chef de l’Etat également, pour ne pas avoir freiné à aucun moment son fils malgré la pléthore d’alertes et plaintes, devra payer le prix de son mutisme. Il aura échoué là où Habib Bourguiba avait réussi, et le Tribunal de l’Histoire ne le lui pardonnera pas. Il a peut-être réussi à se dégager de la bataille politico-constitutionnelle qui allait l’opposer à son ex-poulain, mais il ne parviendra pas à se défaire aussi facilement des dégâts que Essebsi junior a provoqués.

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Réunis dans l’hémicycle de l’ARP, au Bardo, pour se prononcer sur la requête du chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui était venu solliciter leur confiance pour sa nouvelle équipe, les députés, à l’exception de ceux de Nidaa Tounes, lui ont accordé une majorité confortable. Chahed repart ainsi pour un tour, probablement jusqu’aux élections de 2019, sauf retournement spectaculaire de situation…

Le détail des votes :

Mohamed Karim Jamoussi, ministre de la Justice, a obtenu 131 voix, 24 contre et une abstention

Kamel Morjane, ministre de la Fonction publique, a obtenu 127 voix, 24 contre et sans abstentions

Abderraouf Chérif, ministre de la Santé, a obtenu 131 voix, 27 contre et sans absentions

Mokhtar Hammami, ministre des Collectivités locales et de l’Environnement, a obtenu 129 voix et 4 absentions

Hédi Makni, ministre des Domaines de l’Etat, a obtenu 130 voix, 19 contre et 3 abstentions

Sonia Bechikh, ministre des affaires de la Jeunesse et des Sports, a obtenu 131 voix, 22 contre et 1 abstention.

Saïda Lounissi, ministre de l’Emploi, a obtenu 129 voix, 25 contre et 3 abstentions

René Trabelsi, ministre du Tourisme, a obtenu 127 voix, 25 contre et 1 abstention.

Hichem Ben Ahmed, ministre du Transport, a obtenu 132 voix, 24 contre et sans abstentions.

Noureddine Salmi, ministre de l’Equipement, a obtenu 131 voix, 13 contre et 3 abstentions

Radhouane Ayara, ministre chargé de l’Immigration et des Tunisiens à l’étranger, a obtenu 125 voix, 25 contre avec 2 abstentions

Mohamed Fadhel Mahfoudh, ministre chargé des Relations avec les Instances constitutionnelles, a obtenu 131 voix, 22 contre et sans abstentions

Chokri Belhassen, ministre chargé du Suivi des projets et de l’Economie solidaire, a recueilli 130 voix, 23 contre et sans abstentions

Habib Dabbabi, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie et des PME, chargé des PME, a obtenu 128, 20 contre avec 3 abstentions

Adel Jarboui, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Transport, a obtenu 126 voix, 24 contre et sans abstentions

Ahmed Gaaloul, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Jeunesse et des sports, chargé du sport, a obtenu 115 voix, 23 contre et 8 abstentions.

Basma Jebali, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires locales, a obtenu 128 voix, 22 contre

Samir Bachouel, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Commerce chargé du commerce intérieur, a obtenu 126 voix, 23 contre et 4 abstentions

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Selon le parti Al Massar, le remaniement ministériel proposé par le chef du gouvernement répond à la logique des quotas partisans et obéit aux allégeances politiques et personnelles. D’autant qu’il dévoile de nouveaux positionnements dans une scène politique tumultueuse.
Dans une déclaration de presse à l’issue de la réunion de son bureau politique, Al Massar (non représenté au Parlement) estime que le remaniement ministériel engendre une coalition tripartite qui œuvre à mettre la main sur le pouvoir sans programme clair pour la période qui sépare les Tunisiens des élections de 2019.
Le parti s’est dit inquiet de voir des “ministères délicats” entre les mains d’un parti suspecté par le Collectif de défense dans l’affaire Chokri Belaid et Mohamed Brahmi de posséder un appareil secret.
Il appelle dans ce sens les présidences du gouvernement et de la République ainsi que l’institution judiciaire à prendre les mesures nécessaires pour vérifier les informations fournies par le Collectif de défense et révéler la vérité aux Tunisiens eu égard à l’importance de cette affaire pour la sécurité dans le pays.
Sur un autre plan, Al Massar considère que la décision du ministre de l’Agriculture, Samir Taieb, de faire partie du gouvernement de coalition est un choix personnel qui s’oppose à la position officielle du parti.
Al Massar appelle, dans sa déclaration, Samir Taieb, qui a gelé son adhésion en tant que secrétaire général du parti depuis juillet 2018, à ne plus parler au nom du parti tant qu’il continue à assumer une fonction gouvernementale et à respecter les décisions d’Al Massar et de ses structures élues.

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Le député Badreddine Abdelkefi (bloc d’Ennahdha) a exprimé le soutien absolu du groupe parlementaire au gouvernement, Youssef Chahed et le remaniement ministériel qu’il avait proposé.
Le groupe parlementaire Ennahdha votera la confiance au gouvernement, lundi, lors de la séance plénière, a-t-il ajouté.

Abdelkefi a rappelé, dans une déclaration à l’agence TAP, qu’Ennahdha fait partie du gouvernement et soutient la stabilité gouvernementale et sociale, particulièrement à l’approche de l’échéance électorale de 2019.

Interrogé sur le nombre relativement élevé des membres du gouvernement, le député a estimé que “ce nombre a été imposé par des conditions politiques vu que le chef du gouvernement cherche un soutien politique fort qui appuie l’action gouvernementale“.

Il a, d’autre part, souligné la nécessité pour les ministres et secrétaires d’Etat proposés de commencer immédiatement le travail et prouver leur efficacité dans les missions qui leur ont été attribuées.

De son côté, la députée Nadia Zangar (bloc Al-Horra de Machrou Tounes) a affirmé que le bloc va voter en faveur du gouvernement afin de garantir la stabilité gouvernementale malgré les réserves émises par le groupe parlementaire concernant certains ministres proposés, tel que le secrétaire d’Etat à la jeunesse et au sport, Ahmed Gaâloul, qui, a-t-elle dit, fait l’objet de suspicions de corruption et de mauvaise gestion.

Pour Mustapha Ben Ahmed, président du bloc de la Coalition nationale, son groupe soutient la stabilité gouvernementale. Il affirme que “tout porte à croire que les ministres proposés dans ce remaniement obtiendront le vote de confiance de la majorité des députés”.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné, lundi 12 novembre 2018, que l’amélioration du vécu quotidien des Tunisiens à travers le développement de la qualité des prestations fournies par le service public constitue un axe important dans le volet social du programme du gouvernement pour la période à venir.

Lors d’une session plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacrée au vote de confiance pour les nouveaux membres du gouvernement proposés lors du remaniement opéré le 5 novembre 2018, Chahed a indiqué qu’une série de mesures seront prises pour améliorer la qualité des prestations fournies par le service public dans plusieurs domaines comme l’administration, l’éducation, le transport et la santé.

Dans ce contexte, il a présenté quelques propositions visant à améliorer la qualité des services sanitaires comme l’ouverture en 2019 de 22 structures sanitaires dans différentes régions du pays avec le renforcement des équipements et du cadre médical spécialisé notamment dans les régions intérieures outre la mise en œuvre du fonds d’appui sanitaire destiné aux bénéficiaires des bulletins de soins gratuits ou à tarifs réduits.

S’agissant de la relation du citoyen avec le service public, le chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance de simplifier les procédures administratives, rappelant que le gouvernement a décidé lors du dernier conseil ministériel de réduire de 60% le nombre de documents nécessaires pour la légalisation de signature et de promouvoir le développement technologique et la digitalisation de l’administration.
Il a ajouté que le gouvernement a pris et prendra des mesures pour améliorer les conditions d’accueil des citoyens dans les administrations publiques et accélérer les délais de réception des documents administratifs.

Dans ce cadre, il a signalé que le gouvernement avait pris plusieurs mesures en faveur des entreprises, ce qui a contribué, selon lui, à améliorer le climat des affaires et a aidé la Tunisie à avancer de 8 places dans le classement international de “Doing Business”, sachant que l’objectif est d’être parmi les cinquante premiers pays du classement en 2020.

Chahed a indiqué que la simplification des procédures administratives vise à développer la qualité des services et à améliorer la relation entre le citoyen et l’administration, faisant remarquer que la création d’un ministère de la fonction publique s’inscrit dans ce cadre.

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Dans son allocution prononcée lors de la séance de vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement, qui se tient actuellement à l’ARP, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a démenti la levée de la subvention sur les produits nécessaires. Il a fait remarquer qu’il s’agit plutôt d’une initiative pour mieux cibler la subvention transférée via la Caisse générale de compensation de manière à réduire le déficit budgétaire.

Il a à ce propos annoncé qu’une commission qui travaillera étroitement avec l’UGTT sera prochainement créée pour examiner la question.

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Présent lors de la séance plénière pour le vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement, Youssef Chahed a déclaré que la crise par laquelle passe aujourd’hui le pays est la résultante d’une crise qui sévit dans une partie de la classe politique et non pas une crise gouvernementale. Il a fait remarquer que le gouvernement a fait des efforts pour échapper aux tiraillements politiques.

Il a par ailleurs indiqué que cette période par laquelle passe la Tunisie a besoin plus que jamais de stabilité politique pour poursuivre les politiques publiques, soulignant que le travail du gouvernement aurait pu être plus efficace sans les guéguerres politiques.

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Les travaux de la séance plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement proposés lundi dernier par Youssef Chahed viennent de démarrer, ce lundi 12 novembre 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Le chef du gouvernement ainsi que les membres du nouveau gouvernement sont présents à cette plénière dont les travaux ont été ouverts par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur.

Notons que cette plénière se déroulera en l’absence des députés de Nidaa Tounes, qui ont décidé de boycotter la séance pour plusieurs raisons en relation avec le dernier remaniement ministériel annoncé par Youssef Chahed.

Il est à noter également que même sans les voix des députés de Nidaa Tounes, Chahed pourrait récolter le nombre de voix nécessaires, soit 109 voix, à travers le mouvement Ennahdha, la Coalition nationale et le bloc Al Horra qui avaient exprimé leur approbation pour la nouvelle formation.

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C’est désormais officiel : la commission constitutive du mouvement Nidaa Tounès, réunie ce lundi 12 novembre 2018 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a officiellement décidé de boycotter la plénière de vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement, qui démarrera sous peu au Bardo.

Le dirigeant de Nidaa Tounes, Sofiene Toubel, a fait savoir, dans une déclaration à Africanmanager, que le remaniement ministériel récemment annoncé par le chef du gouvernement est une révolte contre Nidaa Tounes, l’ARP et la législation de façon générale.

Rappelons que l’ARP tient, ce matin, une séance plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement proposés lundi dernier, par Youssef Chahed.

Ce dernier pourrait récolter le nombre de voix nécessaires, soit 109 voix, à travers le mouvement Ennahdha, la Coalition nationale et le bloc Al Horra, qui avaient exprimé leur approbation pour la nouvelle formation gouvernementale.

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La commission constitutive du Mouvement Nidaa Tounès tient actuellement une réunion à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour débattre de la question de boycotter ou non la plénière de vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement. La décision finale devrait être rendue publique dans quelques minutes.

Rappelons que la commission constitutive du Mouvement Nidaa Tounès avait, depuis quelques jours, appelé les membres du groupe parlementaire du parti à l’ARP à boycotter la plénière de vote au nouveau gouvernement. Le secrétaire général du parti, Slim Riahi, a précisé, dimanche soir, dans un statut posté sur sa page Facebook, que le remaniement ressemble à un coup d’Etat, et a appelé ainsi le président de la République à faire le nécessaire pour contrer cette tentative.

L’ARP tient, aujourd’hui, lundi 12 novembre 2018, une séance plénière, consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement proposés lundi dernier, par Youssef Chahed. Chahed pourrait récolter aisément le nombre de voix nécessaires, soit 109 voix à travers le mouvement Ennahdha, la Coalition nationale et le bloc Al Horra qui ont exprimé leur approbation pour la nouvelle formation gouvernementale.

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L’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) tient, ce lundi 12 novembre 2018, une séance plénière consacrée au vote de confiance du deuxième gouvernement de Youssef Chahed.

A noter que, selon le règlement intérieur de l’ARP, une majorité de 109 députés est requise pour valider le remaniement ministériel.

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Comme le gouverneur romain Ponce Pilate le fit avec les autorités juives de la Judée qui voulurent crucifier le prophète Insa, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), s’est lavé les mains du gouvernement proposé par Youssef Chahed. Il ne faudra pas compter sur lui pour tenter de lui barrer la route, même s’il ne bénit cette affaire que du bout des lèvres. Il a dit, publiquement, qu’il en sera ainsi, il ne pourra pas se dédire, même si à l’occasion il décochera quelque coup de patte en direction de Chahed, avec le ressentiment de celui que son ex-protégé a broyé pour imposer sa volonté. Mais il n’oubliera pas la postérité, ce qu’il laissera aux générations futures, ce qu’il veut qu’on raconte sur lui une fois qu’il aura disparu. A 92 ans, le président de la République y pense certainement. Essebsi aimerait qu’on dise de lui ce qu’il a dit de Habib Bourguiba hier dans sa conférence de presse. Et mettre des bâtons dans les roues du chef du gouvernement qu’il a lui même “fabriqué“, comme il aime à le répéter, n’est certainement pas la meilleure façon de bâtir une légende. Alors il fait un repli très stratégique, et laisse passer.Son fils, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE) et ses acolytes ont tenté de l’embarquer dans un combatdont il n’avait pas les moyens constitutionnels, il s’est laissé aller à quelques saillies, mais c’était surtout un baroud d’honneur, le dernier rugissement du vieux lion, histoire de montrer qu’il en a encore sous le pied. C’est tout. Savoir jusqu’où ne pas aller trop loin, dans un contexte politique aussi délétère et une situation économique aussi mauvaise, c’est aussi une marque de sagesse. HCE, Slim Riahi et compagnie ne peuvent pas en dire autant.

Il tire le tapis sous leurs pieds

BCE s’est subrepticement sorti de cet imbroglio, avec la dextérité qu’on lui connait et plutôt du panache. Les dizaines d’années de fréquentation des arcanes du pouvoir ont au moins servi à ça. Mais pendant qu’il se dégageait de ce bourbier, tout le monde a oublié celui par qui toute cette affaire est arrivée, celui qui contre toute logique a poussé dans les cordes le chef du gouvernement, un des leurs, le forçant à sortir le Machiavel qui était enfoui, jusqu’au “meurtre du père” – BCE -, avec ce gouvernement qu’il a concocté dans son dos. Tout le monde a oublié HCE. Même son cher papa l’avait oublié, pendant qu’il discourait et prenait un certain plaisir à épater la galerie, la presse. Pourtant s’il y a un grand perdant dans cette histoire, c’est bien Essebsi junior. Si son père, dans la position qui est la sienne, a pu retomber sur ses pieds en se contentant de dire que c’est lui qui a sorti Chahed de son chapeau et qu’il ne le lâchera jamais, la chose est beaucoup moins simple pour le directeur exécutif de Nidaa Tounes. Et il ne peut même pas compter sur son père pour assumer une part de cette cabale folle pour faire chuter le mieux placé d’entre eux pour présider aux destinées de la famille dite progressiste, Chahed. En réalité BCE et son fils se sont inter-stimulés pour atomiser le chef du gouvernement, mais le chef de l’Etat ne l’assumera jamais publiquement. Lui a au moins le privilège de faire ce qu’il veut dans l’ombre et d’afficher autre chose publiquement. Son fils ne peut pas en dire et faire autant.

Le dérapage, jusqu’au crash

Jusqu’à hier Nidaa Tounes était braqué dans son combat, traquant ses ministres pour qu’ils quittent le gouvernement, sous peine d’exclusion. Certains n’ont pas attendu la disgrâce et ont préféré quitter un navire en plein naufrage, leur parti, pour s’embarquer dans un bateau dont on ne sait pas où il accostera en 2019 (Chahed ira-t-il aux élections de 2019? Si oui sous quelles couleurs? Montera-t-il son propre parti politique? Disparaitra-t-il dans la nature – quelque part dans une organisation internationale – après ce qu’il aura considéré comme de bons et loyaux services?…). Nidaa Tounes en est là : il n’inspire confiance à personne, même pas à ses propres enfants, qui préfèrent les incertitudes de leur compagnonnage avec Chahed à la certitude de sombrer avec un parti qui a perdu la boussole. Peut-être que le Congrès électif annoncé pour janvier 2019 mettra un terme au massacre du parti, par le fils du président de la République, mais rien n’est moins sûr, le terrain étant déjà miné par la dernière fausse bonne idée, la fusion avec l’UPL et le parachutage de Slim Riahi au poste de secrétaire général. De tout cela le chef de l’Etat ne parlera pas, ni hier, ni demain. Trop compromettant, trop dangereux, trop explosif pour l’image qu’il est en train de forger pour la postérité.

Chahed fera face aux députés ce lundi 12 novembre 2018, pour solliciter leur confiance. La fenêtre de tir se réduit pour Nidaa Tounes. Il a déjà beaucoup perdu dans cette affaire, beaucoup trop. Il reste peu de temps pour limiter la casse et s’éviter une déroute au Parlement en tentant de stopper Chahed, comme on tenterait de stopper un train avec son corps. Les nidaïstes pourront toujours, d’ici ce week-end, choisir la voie de la raison en infléchissant leur position, en s’abstenant pendant le vote, à défaut de pouvoir voter pour par souci de cohérence. BCE leur a ouvert la brèche, à eux de s’y engouffrer.

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Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) réuni jeudi au palais de bardo, a décidé de tenir une séance plénière lundi 12 novembre consacrée au vote de confiance pour les nouveaux membres du gouvernement proposés lors du remaniement décidé lundi dernier par le chef du gouvernement Youssef Chahed.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion tenue en présence du président de l’ARP Mohamed Ennaceur, le bureau a décidé après délibération d’organiser une séance de vote de confiance lundi 12 novembre 2018.

Le bureau a également examiné une demande adressée par le chef du gouvernement à l’ARP pour l’organisation d’une plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres proposés lors du dernier remaniement partiel.

Dans une déclaration à l’agence TAP, un membre du bureau de l’ARP a indiqué que les participants à la réunion (13) ont procédé au vote de la demande adressée par le chef du gouvernement. D’après lui 7 membres ont voté en faveur de la tenue de cette séance plénière tandis que 6 autres ont voté pour le report la plénière.

La réunion consacrée à l’examen de la correspondance adressée par le chef du gouvernement s’est poursuivie de 10h du matin jusqu’à 14h.
Le bureau de l’ARP a repris ses travaux de 15h30 jusqu’à 18h30.
Ghazi Chaouachi (bloc démocrate) membre du bureau de l’ARP avait déclaré plus tôt dans la journée que les points litigieux concernant la tenue de la séance plénière consacrée au vote de confiance pour les nouveaux ministres n’ont pas été tranchés.

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Il a bassiné son monde, dès le début et tout au long de toute son intervention, qu’il est «le seul qui soit élu», suivez son regard et qu’il n’a «aucun problème avec Youssef Chahed». Pour la 1ère, comme pour la 2ème assertion, le chef du gouvernement était pourtant l’absent-présent de la conférence de presse, tenue ce jeudi 8 novembre 2018 par le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), au palais de Carthage. Tout au long de cette conférence où il était entouré de tout son staff, politique et médiatique, on sentirait presque l’odeur de soufre du torchon qui brûle toujours entre BCE et son chef de gouvernement, dont il ne nie pas les qualités tout en mettant en doute sans le dire ses résultats à la pratique.

La répétition tout au long des 58 minutes des deux assertions, concernant son statut et ses relations avec le chef du gouvernement, en deviendrait presque compulsive, comme si le chef de l’Etat en doutait lui-même ou qu’il voulait affirmer des choses, dont il sait que personne ne croit.

  • L’officiel et l’officieux de la conférence de presse

Officiellement, la conférence de presse a été tenue pour éclairer l’opinion publique sur les tenants et les aboutissants de la polémique, née sous césarienne, du dernier remaniement fait dans le gouvernement par Youssef Chahed. Il faut rappeler que si le chef de l’Etat s’est aujourd’hui simplement déclaré pas d’accord sur la manière dont il a été fait et le non-respect de certaines procédures qui l’aurait entaché, BCE avait toujours montré son refus, depuis la dernière réunion du conclave de «Carthage 2», de l’idée même d’un remaniement partiel et voulait un changement de gouvernement qui valide ou invalide politique et résultats du chef du nouveau gouvernement qu’il présenterait. Le tout, sur fond de dispute entre Youssef Chahed et Hafedh, le fils de BCE.

Le président commence par s’énerver contre un journal de la place qui le comparait à un Postier. Il ne le nommera pas, mais nommera un de ses plus grands journalistes, Feu Hédi Laabidi, pour que tout le monde reconnaisse la cible de son ire. Il se fera ensuite adepte de la théorie du complot, en voyant de ce qui s’était dit sur l’un des plateaux TV comme des préparatifs pour le destituer, en l’accusant de faute grave s’il ne recevait pas les nouveaux nommés par Youssef Chahed pour le serment, si l’ARP les adoubait. Le chef de l’Etat parlait manifestement de faiseurs d’opinion et non de journalistes.

  • Séance de lavage du linge sale, en dehors de la famille

Il précisera ensuite ce qu’a dit sa porte-parole, en affirmant qu’il n’était pas d’accord sur la procédure suivie dans l’annonce du remaniement. Il indiquera ainsi avoir reçu le chef du gouvernement, à propos du remaniement, que Youssef Chahed lui a donné une première liste et qu’ils s’étaient séparés sur l’espoir d’étudier la question à son retour de Nouakchott. Et dans ce qui apparaitrait comme une séance de lavage du linge sale, hors de la famille, BCE fera ensuite le récit détaillé de ce qui s’est passé entre lui et le chef du gouvernement. «Le même jour vers 17 heures, il m’appelle pour m’annoncer sa décision de rendre public le remaniement. Comment ? Il y a péril en la demeure ou quoi, lui ai-je répondu. Il m’a dit que c’est comme ça. Je lui ai alors répondu que non, je ne marche pas. Je ne suis pas un bouton sur lequel on appuie pour que je m’exécute. Je dois voir cette question. Il s’est dit décidé et je lui ai demandé de m’envoyer la liste des nouveaux ministres. Je l’ai lue, c’est des gens que je ne connais pas, sauf 5 et 5 autres d’Ennahdha, car il ne suffit pas d’être barbu pour être d’Ennahdha et les autres, je ne les connais pas. Je lui ai redit qu’on en parlera à son retour de Mauritanie. Que ne fut grande ma surprise de le voir à la télévision, annoncer son remaniement en disant j’ai décidé cela. Je lui ai alors dit que je ne suis pas d’accord. Est-ce que je n’ai pas le droit de ne pas être d’accord ? Je voulais dire que je n’étais pas d’accord sur la démarche. Ils ont ensuite, contrairement à ce qui se fait d’habitude, envoyé la liste directement à l’ARP, sans passer par le chef de l’Etat et ça ne m’a pas plu». Un vrai film de «realpolitik».

Le chef de l’Etat relève ensuite [Ndlr : Il disait ça, il ne dit rien], en s’adossant à ce qu’auraient déballé des députés de Nidaa Tounes, sur l’erreur qui aurait été faite par Youssef Chahed, de ne pas étudier la question de la recréation du ministère de la Fonction publique en Conseil des ministres, avant de l’annoncer [Ndlr : Premier tiret de l’article 92 de la Constitution]. Il citera aussi le 5ème tiret du même article 94 qui indique que «le Chef du Gouvernement informe le Président de la République des décisions prises dans le cadre de ses compétences précitées». Informer, voudrait-il alors dire prendre son avis? Les lectures divergent!

Parsemant sa déclaration d’accusations, indirectes contre Chahed, de non-respect de la Constitution et de manque du sens de l’Etat, il démentira ensuite avoir envoyé une lettre à l’ARP qui porterait contestation du remaniement. «Ce qui s’est passé, c’est des gens qui s’y étaient opposés, comme il est de leur droit à l’ARP. Ils ont demandé la lettre qui m’avait été envoyée [Ndlr : Par Youssef Chahed] à ce propos et l’administration [Ndlr : de la présidence de la République] leur a envoyé cette lettre. Ça ne fait pas partie de mes fonctions, car je suis au-dessus de tout le monde», en faisant remarquer au passage que «ça, ce n’est pas bien, car le gouvernement de gestion des affaires courantes, qu’est devenu le gouvernement encore en place, ne saurait le faire». Manifestement donc, l’Administration de BCE, fait des choses dont il ne serait pas au courant. Mais ça, c’est du «Bajbouj» pur jus et ça passe !

  • BCE rétropédale intelligemment, avec hauteur et laisse faire le jeune loup de la politique

Nonobstant le Vaudeville du tragi-comique, raconté ce matin par le chef de l’Etat, sans en évoquer l’origine première, force est de constater que BCE aura in fine bien su s’en tirer. Certains diront que le mentor aurait fini par céder devant le passage en force de son ex-poulain. D’autres diront que le chef de l’Etat se serait enfin ressaisi et aurait su sauver la face de la jeune démocratie tunisienne qui s’écharpait depuis 4 ans, sans vergogne en se payant le luxe de polémiquer sur le sexe des anges ou l’origine du pouvoir, dans un pays qui s’endette pour continuer à vivre sous perfusion des institutions financières internationales.

En effet, déjà à la 18ème minute de son speech devant presse, le chef de l’Etat tunisien annonçait que «ce n’est pas parce que je n’étais pas d’accord, car je n’étais pas en condition de le faire, que si l’ARP donnait son accord pour le nouveau gouvernement il ne prêtera pas serment devant moi ou je ne signerai pas leur décret. Je suis un chef d’Etat qui a des devoirs. J’ai le sens de l’Etat et les citoyens doivent savoir que l’Etat est là (…). Je suis au-dessus des partis et je suis là pour veiller au respect de la Constitution. Je n’accepterai pas que des choses me soient mises sur le dos, même en théorie, car je mets l’intérêt national au-dessus de tout. Rien de grave ne s’est passé en fait. Le chef du gouvernement, ou le gouvernement de l’ombre qui existe [Ndlr : Et Vlan !], veut changer le gouvernement. C’est normal et je ne peux que les aider. J’ai le sens de l’Etat et je n’entrerai pas dans les dédales des procédures, comme j’aurais pu le faire lorsqu’ils ont enlevé le ministère de l’Energie, c’est de la responsabilité de l’ARP. Et s’il lui donne sa confiance malgré moi, qu’il fasse son gouvernement», finit ainsi par dire Béji Caïed Essebssi, comme pour clore cette polémique politicienne et couper l’herbe sous les pieds de ceux qui attendraient qu’il monte plus au créneau contre Youssef Chahed.

Sa rancœur restera pourtant vivace contre lui, comme lorsqu’il dit que «il y a l’art et la manière de faire de la politique (…). Je n’ai pas de problème avec le chef du gouvernement», avant de se rebeller de tout son corps et de l’expression de son visage, pour ajouter que «en réalité, on n’est pas égaux et on n’a pas la même stature. Mais je veux l’aider et aider tous ceux qui lui succéderont».

On comprendra donc que, même s’il n’est pas d’accord, il ne s’opposera pas au nouveau gouvernement de Youssef Chahed. Ce dernier n’en aura donc plus qu’avec l’ARP et BCE ne s’y serait pas opposé. Il avale difficilement la pilule et recevra les nouveaux ministres et leur fera prêter serment et toute cette affaire se terminera !

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Le président du groupe parlementaire Nidaa Tounes, Sofiene Toubel, a indiqué mercredi que son bloc (51 députés) ne votera pas la confiance aux nouveaux membres du gouvernement dont la liste a été annoncée lundi soir par le chef du gouvernement Youssef Chahed.
A l’issue d’une réunion du groupe parlementaire tenue à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), en présence du bureau politique du parti, Toubel a ajouté que Nidaa Tounes va présenter jeudi au bureau de l’ARP “des arguments étayant les lacunes constitutionnelles qui ont entaché le remaniement de manière à provoquer une crise morale et politique en Tunisie“.

D’après Toubel, l’actuel gouvernement est celui d’Ennahdha. “Cela nous rappelle le gouvernement de la Troïka“, a-t-il dit (formé suite aux élections de 2011 par Ennahdha, Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR) jusqu’à janvier 2014).
Nidaa Tounes et son bloc parlementaire n’ont pas été associés aux concertations sur le remaniement ministériel, a affirmé Toubel, pour qui ce remaniement “est une atteinte au processus démocratique et une menace pour la transition en Tunisie“. Un remaniement qui, selon lui, ne reflète pas également les résultats des législatives en 2014 au cours desquelles Nidaa Tounes a remporté 86 sièges sur un total de 217 sièges.

Nidaa Tounes, a insisté Toubel, refuse d’être associé à n’importe quel remaniement gouvernemental tant que le mouvement Ennahdha y est représenté.
Dans le même ordre d’idées, Toubel a déclaré que les participants à la réunion ont chargé la direction du parti d’informer les membres du gouvernement représentant Nidaa Tounes de leur décision. Ces derniers doivent choisir entre “rester au parti ou conserver leurs postes au gouvernement Chahed“.
Un autre appel a été adressé aux parties prenantes du Document de Carthage les incitant à prendre une décision commune à propos de ce remaniement.

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Le remaniement ministériel est fait. Ceux, parmi l’entourage du chef de l’Etat, qui le contestent n’ont manifestement pas lu l’article 89 de la Constitution ou en font une autre lecture. Il est vrai que ladite «meilleure Constitution du monde» n’évoque à aucun moment l’éventualité d’un remaniement. Or, il y en a eu des dizaines au cours des quatre dernières années et les services du président de la République n’avaient jamais protesté et n’ont cherché à remédier à cette défaillance pratique.

Extrait de l’article 89 de la Constitution de 2014
Extrait de l’article 89 de la Constitution de 2014

A tort ou à raison ou à travers, l’entourage de Béji Caïed Essebssi (BCE) a manifestement réagi un peu trop à chaud, lui faisant dire qu’il rejette le remaniement annoncé lundi soir par Chahed. Les dés sont ainsi jetés par les deux parties du torchon qui brûlera ainsi un peu plus entre le chef de l’Etat et son chef de gouvernement.

Extraits de l’article 92 de la Constitution de 2014
Extraits de l’article 92 de la Constitution de 2014

Sans tarder et alors qu’il était à Nouakchott, le chef du gouvernement fait envoyer une correspondance à l’ARP, demandant un vote de confiance à ses nouveaux ministres. Il brûle ainsi la politesse au chef de l’Etat qui s’était empressé de le désavouer. Trois scénarios s’ouvrent ainsi pour l’improbable issue de la crise politique qui dévaste depuis plusieurs mois la jeune démocratie tunisienne. Tous semblent être défavorables à BCE.

  • Et si l’ARP disait oui ?

Le premier est que l’ARP n’accorde pas sa confiance à la liste des nouveaux ministres de Youssef Chahed. Mathématiquement et sur le papier, Youssef Chahed et ses alliés sont en mesure d’avoir les 109 voix nécessaires au passage de la liste des 18 ministres et secrétaires d’Etat. Selon les chiffres actualisés de l’ARP, Ennahdha dispose de 68 députés, la Coalition Nationale, dite de Youssef Chahed, dispose de 40 députés et Machroua Tounes dispose de 14 députés. Au total, ce serait 122 députés qui voteraient la confiance au nouveau gouvernement. Les 4 mariages et 8 enterrements, faits lundi soir par le chef du gouvernement, lui assureraient un passage «les doigts dans le nez», sauf complication de dernière minute.

  • Et si BCE disait non et bloquait le gouvernement ?

Une fois le vote de confiance accordé, le même article 89 de la Constitution oblige le gouvernement à repasser par la case Chef de l’Etat, devant lequel il doit prêter serment et jurer d’œuvrer avec dévouement pour le bien de la Tunisie, de respecter sa Constitution et ses lois, de veiller à ses intérêts et de lui être loyal.

Extrait de l’article 89 de la Constitution de 2014
Extrait de l’article 89 de la Constitution de 2014

Logiquement et à moins de se désavouer, BCE devrait recevoir en cérémonie officielle les mêmes ministres dont il avait auparavant refusé la nomination. Il devra aussi signer le décret de nomination des nouveaux ministres.

Refuser de le faire le mettrait alors dans une difficile situation de non-respect de la Constitution qu’il avait lui-même juré de respecter et bloquerait le nouveau gouvernement. La Constitution n’évoque pas non plus ce genre de Casus-belli, ni la manière de le dépasser ou de le résoudre. Il ne lui resterait alors qu’à invoquer l’article 99 de la Constitution. Il est vrai qu’il avait affirmé, en septembre 2018, qu’il n’utilisera pas cet article, mais sans oublier d’y ajouter un «pour l’instant». Or, même dans le cas où il le ferait, l’équilibre des forces au sein de l’ARP lui ferait perdre face.

  • Et si le chef de l’Etat démentait sa propre porte-parole et s’inclinait ?

Perdre face, c’est le 3ème scénario qui se profile. Une fois le vote de confiance acquis pour ses 18 nouveaux ministres, Youssef Chahed devra attendre la cérémonie de prestation de serment, étape aussi importante pour son passage à l’action que la publication au Jort pour une loi votée au Parlement et tout aussi important que le décret de nomination.

Le chef de l’Etat se trouverait alors dans l’obligation de désavouer tout son staff, démentir sa porte-parole et recevoir les nouveaux ministres. Il se désavouerait alors lui-même et condamnerait son parti à l’échec lors des prochaines élections, législatives et présidentielles, qui se tiendront en décembre 2019. Gageons pour l’instant que BCE sortira prochainement sur les écrans d’une des chaînes TV qui ne l’aura pas entre temps accablé, pour discourir sur le sujet. Que pourrait-il alors dire?

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Le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a décidé de tenir une réunion d’urgence, mercredi 7 novembre 2018, afin de déterminer sa position suite au remaniement ministériel annoncé, hier, par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Selon la chaîne Nesma tv, au cours de cette réunion, les élus de Nidaa Tounes vont lever un coin du voile sur leur vote quand Chahed viendra solliciter la confiance à l’ARP.

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Nous apprenons, de source généralement bien informée, qu’une correspondance a été envoyée, ce matin du mardi 6 novembre 2018, par les services du chef du gouvernement à la présidence de l’ARP accompagnée par la liste officielle des nouveaux membres du gouvernement. La correspondance demande à l’ARP de fixer la date pour le vote de confiance pour les nouveaux membres et non pour tout le gouvernement. Il faudra alors attendre que le bureau de l’ARP se réunisse et fixe la date de cette séance extraordinaire de l’ARP.

Si vote de confiance il y a, ce qui ne semble pas être un problème, le chef de l’Etat devant aisément avoir les 109 voix indispensables au vu de la composition politique du nouveau gouvernement, il faudra attendre la réaction du chef de l’Etat. Constitutionnellement, Béji Caïed Essebssi se doit de les recevoir en cérémonie officielle de prestation de serment. Or, le chef de l’Etat, qui semble pourtant avoir reçu la liste des nouveaux ministres depuis le lundi 5 novembre à 15h30 par courrier officiel et n’y aurait formulé aucune critique selon nos sources, avait fait déclarer par la voix de sa porte-parole son refus de ce remaniement. Si BCE maintint cette position et refuse de recevoir les nouveaux ministres après le vote confiance, cela pourrait poser un sérieux problème constitutionnel…

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