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Vote de confiance

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Le président du bureau politique d’Afek Tounès, Abdelkarim Helali, a affirmé mardi 31 juillet 2018 à l’Agence TAP que sa démission intervient en réaction contre la décision du parti de boycotter la séance de vote de confiance au ministre de l’Intérieur.
Il a précisé que les quatre députés présents à la plénière de samedi ont, d’ailleurs, voté contre la décision du parti en accordant leur confiance à Hichem Fourati, le ministre proposé par le chef du gouvernement Youssef Chahed.
Il a qualifié d'”arbitraire” la décision du parti dans la mesure où elle a été prise sans aucune concertation avec le groupe parlementaire du parti.

Selon lui, la position du parti se contredit avec la nature du travail parlementaire et est “dénué de tout sens politique“. Le peuple élit des députés pour qu’ils s’expriment sur les diverses questions nationales par le biais du vote et non du boycott, a-t-il soutenu. “L’immobilisme du parti ne doit plus durer“, a-t-il lancé.
Le vote de confiance au ministre avait pour objectif de tenir l’institution sécuritaire au dessus des clivages politiques et de mettre en avant l’importance de ce département dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, a estimé le dirigeant d’Afek Tounès.
La crise politique est loin d’être résolue par un simple vote de confiance. Selon lui la crise politique reste d’actualité tant que le chef du gouvernement ne sollicite pas le renouvellement de la confiance pour la totalité de son équipe ou n’opère un remaniement touchant certains départements ministériels. Il a toutefois estimé inconcevable de laisser le poste de ministre de l’Intérieur vacant.

Sur un autre plan, Abdelkarim Helali a souligné que le parti doit impérativement engager un processus de réforme, exprimant la crainte de voir Afek Tounès disparaitre si la majorité silencieuse ne réagit pas pour le sauver et repenser sa méthode de gestion.
Il a critiqué les décisions unilatérales prises par le bureau politique, tenant le président du parti, Yassine Ibrahim, responsable de l’échec dans la gestion de la différence à l’intérieur d’Afek Tounès. Ce qui a poussé nombre de dirigeants à démissionner. Une situation qui, a-t-il regretté, a abouti à la dissolution du groupe parlementaire du parti.

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Le président du bureau politique d’Afek Tounes, Karim Helali, a coupé l’herbe sous le pied des dirigeants du parti en annonçant sa démission, selon Mosaïque FM. En fait Helali est parti avant qu’on le lui demande, indique la radio, qui dit tenir ça d’une bien informée. Ses sorties de route répétées, en décalage avec les décisions du parti, auraient excédé les membres du bureau politique du parti, qui ont fini par déposer une motion de censure à son encontre.

Reste à savoir si le désormais ex-président du bureau politique d’Afek Tounes a effectivement voté lors de la plénière de samedi dernier alors que la consigne du parti était le boycott. Si c’est le cas, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase…

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Zohra Driss, députée de Nidaa Tounes, a évoqué ce lundi 30 juillet 2018, sur Express FM, les remous qui ont émaillé la validation à l’ARP de la désignation de Hichem Fourati au poste de ministre de l’Intérieur. Elle a aussi parlé de l’agitation au sein de son parti.

«C’est la plénière la plus difficile qu’on ait faite depuis 3 ans. Il y avait beaucoup de tension et de divergences. Cela dit, nous avons tenu à accorder notre confiance au ministre de l’Intérieur. De toute façon le candidat du chef du gouvernement allait obtenir la confiance du Parlement. Près de 25 députés de Nidaa allaient voter pour lui. Je me suis donc réunie avec le directeur exécutif du parti et je l’ai convaincu de changer d’avis et d’unir la décision du bloc. Hafedh Caïd Essebsi a, finalement, compris l’enjeu et a décidé de changer de posture», déclare la députée.

Elle a ajouté que les tendances ont commencé à changer au sein de Nidaa depuis 15 jours, lors de la réunion du comité politique où il a été décidé d’ouvrir la porte aux anciens militants qui avaient quitté le parti et d’organiser un congrès. «Nous sommes favorables à la stabilité gouvernementale, même si cette équipe n’est pas parfaite et a des choses à améliorer, nous devons la laisser travailler jusqu’en 2019. Après, les Tunisiens pourront juger par eux-mêmes et faire les choix qui leur semblent bons. De toutes les manières, le remaniement ministériel global n’est pas une urgence, d’autant plus que l’actuelle équipe a plusieurs chantiers imminents, notamment avec l’UGTT et le FMI».

Enfin Zohra Driss a souligné que Nidaa Tounes n’est pas le parti d’un seul individu ou d’un groupe de personnes. «Nidaa Tounes appartient aux plus d’un million qui ont voté pour lui. Et au chef de l’Etat je dis : Reste le père de tous les Tunisiens ! Je dis bien le père !».

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Tout ce tintamarre pour rien in fine. Le nouveau ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati, a finalement a été adoubé par les députés, à une écrasante majorité, au-delà des espérances du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Ce dernier doit cette issue à la spectaculaire volte-face du directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caid Essebsi, qui après avoir mouillé la chemise pour faire mordre la poussière à Chahed, s’est affiché, avec la mine de l’amoureux transi, aux côtés du président du bloc parlementaire du parti pour annoncer devant la presse sa reddition. Car c’est bien ce dont il s’agit : Une capitulation, et non un retour in extremis de la raison dicté par l’intérêt national. HCE n’a pas fait tous ces apartés avec les députés, toutes ces réunions dans ses officines secrètes et tous ces déplacements à l’ARP, jusqu’au jour du vote, le 28 juillet 2018, pour flancher au dernier moment et lâcher le morceau. S’il s’est affalé, c’est parce qu’il a bien soupesé ses chances de terrasser publiquement Chahed, et a jugé qu’il valait mieux s’éviter une déroute au Parlement. Il l’a quand même eu son revers. Reste que si certains s’emballent et parlent d’une victoire personnelle de Chahed, c’est aussi une défaite de plus pour notre démocratie, le modèle qu’on s’est choisi et pour lequel tous les gens sensés conviennent que c’est une erreur historique, même ceux qui l’ont concocté. Reste aussi que HCE garde toute sa capacité de nuisance, au moins jusqu’au Congrès électif…

Des boucheries à l’ARP savamment entretenues

Les députés se sont offert leur spectacle de prédilection : Se payer la tête du chef du gouvernement. Un d’entre eux, Zouhair Maghzaoui, du Mouvement du Peuple, a même fait mieux, ou pire, que les autres en qualifiant le chef du gouvernement de “pourriture politique” parmi la pourriture. En termes d’exemplarité, pour montrer aux jeunes la voie du respect des institutions, il y a mieux ! Mais que voulez-vous, quand tout le monde peut s’autoriser à dire ce qu’il veut, comme il le veut alors qu’il y a à peine 8 ans personne ne mouftait, sur presque aucun sujet à part le sport et la culture, il y a inéluctablement des débordements, même de la part de notre prétendue élite. Les codes et usages de la démocratie ça s’apprend, il faut en avoir la culture après une période de maturation. Notre représentation nationale, censée en savoir un rayon, en tout cas plus que ceux dont elle porte la voix, fait hélas la traversée au même rythme que les citoyens. Avec les énormes pouvoirs que leur a conférés le régime parlementaire et le scrutin à la proportionnelle, les tares des députés sautent aux yeux, en direct live et quotidiennement.

Après tout, Youssef Chahed aurait très bien pu procéder au remplacement de Lotfi Brahem au ministère de l’Intérieur confortablement assis sur son bureau, sans se farcir les quolibets et inepties des députés, rien ne l’y oblige constitutionnellement. Mais voilà, le passage sur le gril de l’ARP, pour valider les choix de ministres, est devenu une figure imposée, par les députés, depuis Habib Essid. Ce dernier a eu tort de s’embarquer dans cette coquetterie républicaine très préjudiciable à bien des égards. Mais ce n’était pas sa seule faiblesse, hélas. Chahed est en train de conforter cette tradition locale, ce poison pour la démocratie qu’aucun autre pays n’a eu la bonne idée d’absorber. Certes pour lui, contesté par une frange des dirigeants de son propre parti, c’est une façon de clouer le bec à ses détracteurs en se présentant à chaque fois avec des bilans chiffrés et en se livrant à des envolées lyriques sur la nécessité de le laisser finir son boulot, ce qu’il fait très bien et a parfaitement exécuté hier. Mais nous vu d’ici on voit un patron de l’exécutif infantilisé, fragilisé, qui trempe dans la fange, s’empêtre dans moult détails dévalorisants devant des députés qui de toute façon ne seront jamais rassasiés et recommenceront les attaques le lendemain… Bref, ce qu’on voit dans cet exercice ce sont des journées et une énergie grillées inutilement, une perte de temps, comme si la Tunisie en avait, comme s’il n’y avait pas des dangers imminents dont il faut s’occuper de toute urgence !

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Dans cet étrange vote de confiance où les enjeux dépassent de loin la tête du ministre de l’Intérieur désigné par Youssef Chahed, chaque camp compte soigneusement ses soutiens. A en croire Youssef Jouini, député UPL, le chef du gouvernement pourra compter sur le vote des élus de son parti. En tout cas c’est ce qu’il a affirmé vendredi 27 juillet 2018 sur Akher Khabar Online.

Jouini a justifié le choix de l’UPL par le fait que la situation sécuritaire du pays impose de combler rapidement ce poste. Il a toutefois ajouté que le vote en faveur du nouveau ministre de l’Intérieur, Hichem Fourati, ne modifie en rien le jugement de son parti selon lequel l’équipe de Chahed a échoué et que son rendement sur les plans économique et social est faible.

Enfin il a déploré le gel des pourparlers autour du Document de Carthage 2 et la paralysie du dialogue national entre les différentes formations politiques.

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Le chef du gouvernement tunisien a enfin nommé un nouveau ministre de l’Intérieur. Un poste de la plus haute importance, alors que la saison touristique bat son plein. Une nomination qui, si elle avait tardé plus, aurait beaucoup fait jaser. Elle aurait même été source de nouvelles attaques contre Youssef Chahed si, à Dieu ne plaise, la saison touristique avait été troublée par une quelconque nouvelle opération terroriste. Pour l’instant, tout semble être «Under Control», même si la Tunisie est encore loin d’un RAS. On n’en dira pas plus pour ne pas interférer dans les enquêtes en cours et on se limitera aux dernières arrestations de Monastir.

Le nouveau chef du département de l’Intérieur, Hichem Fourati, n’est pas un inconnu pour Youssef Chahed, puisqu’il le connaissait depuis 2015 lorsqu’il était au «Développement local», ce qui évacue la possibilité de toute mésentente entre chef de gouvernement et son ministre de l’Intérieur, comme ce fut le cas avec Hédi Mejdoub ou Lotfi Brahem. Cela pourrait aussi éviter la traditionnelle redistribution des rôles dans les différentes directions du MI à chaque remaniement. C’est aussi un Enarque, un juriste et un habitué du ministère de l’Avenue Bourguiba, puisqu’il avait été déjà chef de cabinet d’au moins deux anciens ministres de lIintérieur (MI) et ancien gouverneur, poste sous tutelle directe du MI. L’homme, dont on ne connait pas d’accointance politique et qu’on définit généralement de technocrate, sait de quoi il s’agit et saura certainement assurer la continuité dans un département où les compétences ne manquent pas.

Cette nouvelle nomination ministérielle devra cependant remporter l’accord de l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple). Et il ne fait aucun doute que la séance de vote de confiance du nouveau MI se transformera de fait en une séance de vote pour Youssef Chahed lui-même, qui sera présent à l’hémicycle dès que l’ARP décidera de la date de la tenue de cette séance. Les Samia Abbou et autres Amroussia ne devraient pas ainsi laisser passer l’occasion de déverser leur fiel, politique et personnel, sur le chef du gouvernement déjà fragilisé par son propre parti et ses «fissures».

Il ne fait pas de doute non plus que la frange HCE (Hafedh Caïed Essebssi) de Nida Tounes ne ménagera pas ses efforts pour faire de cette séance de vote d’un seul ministre une séance de vote de confiance de tout le gouvernement de Youssef Chahed qu’elle accuse de tous les maux de la Tunisie. Des sources proches du chef du gouvernement accusent déjà Ridha Belhaj de mener une campagne de ralliement contre Youssef Chahed auprès de nombre de députés. Il n’est même pas exclu que le chef de l’Etat lui-même s’y mette pour essayer de mettre à mal un chef de gouvernement. Mais peut-être ne le fera-t-il pas. Sa Conseillère Saida Guarrache vient en effet de publier un statut FB où elle confirme que la nomination du MI s’était faite avec son accord et reste dans les prérogatives du chef du gouvernement. Il n’en restera pas moins vrai que le différend entre les deux têtes de l’Exécutif, Chahed et Essebssi, sur le sort du fils du chef de l’Etat est depuis quelques jours devenu public et pourrait chahuter le vote de confiance.

Il reste que cette séance de confiance pour le nouveau MI se déroulera dans une conjoncture bien spéciale : Celle d’une tension sécuritaire, tout aussi spéciale puisqu’en lien direct avec la saison touristique en cours. Il ne fait pas de doute que refuser de combler le vide à la tête du plus important des ministères pour la sécurité de tout le pays sera le plus mauvais des messages à donner aux opérateurs du secteur touristique, dont les TO étrangers et les services des ambassades étrangers chargés des warnings sécuritaires. Mauvais message aussi pour les différents corps sécuritaires d’un Etat qui n’arriverait pas à assurer la stabilité administrative, nécessaire pour le bon fonctionnement des différents corps sécuritaires. Force est ainsi d’espérer que toutes les parties composantes de l’ARP sachent faire la différence entre affaires politico-personnelles et affaires d’Etat et que les règlements de comptes ne se fassent pas sur le compte de la sécurité de tout un pays dans une conjoncture bien spéciale. Voter Hichem Fourati deviendra ainsi presque un vote utile, pour assurer la pérennité de la saison touristique, rassurer les partenaires de la Tunisie quant à la continuité de l’Etat.

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Le bons sens est la chose du monde la mieux partagée au monde“, a écrit le philosophe français René Descartes (1596-1650) pour introduire son célèbre “Discours de la Méthode“. Le moins qu’on puisse dire est que les dirigeants de Nidaa Tounes, ceux qu’on entend et voit le plus, sous la houlette de leur directeur exécutif, provisoire, rappelons-le, Hafedh Caïd Essebsi, sont en train de malmener l’assertion de Descartes, de l’écraser littéralement. S’ils avaient un peu de bons sens, ils s’en tiendraient à ce que le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a dit aux élus nidaïstes venus le voir mardi 24 juillet 2018, BCE qui a fermé la porte aux détracteurs du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en refusant de le désavouer, du moins publiquement. S’ils avaient un peu de bon de sens, ils se soucieraient plus de leur parti, qui est en lambeaux, sous les yeux ébahis de ses militants. S’ils avaient un peu de bons sens, ils se préoccuperaient plus de l’intérêt du pays, que Chahed lui ne rate jamais une occasion de rappeler et ça les électeurs l’ont bien noté et s’en souviendront en 2019. Ce qu’on entend c’est de l’ordre de la déraison, de l’irrationnel, du délire et même de la folie. On s’en amuserait si on était dans une République qui va bien, politiquement et économiquement, comme les grandes nations occidentales, mais en terre tunisienne, dans la situation que nous savons, ces postures sont dangereuses.

Sourds, mais pas muets !

A peine quelques heures après les lumières de BCE, qu’il a sans doute eu tort de ne pas marteler sur la place publique, d’avoir dit tardivement après le flou artistique de son entretien chaotique et désastreux sur Nessma TV, Ridha Belhaj, comme si les “sages propos” du chef de l’Etat devant les députés (dictés en réalité par son incapacité à se débarrasser de Chahed) étaient passés au-dessus de sa tête, fait une stupéfiante sortie sur la chaîne Tounesna pour annoncer le départ imminent du gouvernement, avec une démonstration alambiquée et très mal maitrisée sur les échecs de Chahed. Belhaj dont on était en droit d’attendre autre chose, lui qui avait justement claqué la porte de Nidaa Tounes à cause de Essebsi junior, comme d’autres, ne brille pas pour son retour. Conforter HCE dans son idée fixe, son obsession maladive – dégommer Chahed, un des leurs, il faut le rappeler – n’est pas le meilleur service qu’il pouvait rendre à son parti, à la patrie. Mais Belhaj n’est pas le seul “sourd”, il y a aussi le porte-parole de Nidaa Tounes, Mongi Harbaoui…

On l’entend beaucoup en ce moment, beaucoup trop, même pour un porte-parole. Le fait est que ce qu’on entend, la plupart du temps, ce sont des propos qui divisent et angoissent, d’abord les nidaïstes et ensuite les citoyens qui ne manquent pourtant pas de soucis. La solution à tous leurs problèmes : le départ du gouvernement, soutient mordicus Harbaoui sur Mosaïque FM le 25 juillet 2018. Une affaire qui prend sacrément des allures de vieille rengaine, de vieux disque, comme si le porte-voix de Nidaa et ses acolytes n’avaient que celui-là. Lui aussi, comme Belhaj, n’a pas écouté BCE la veille. Le même Harbaoui qui a reconnu dernièrement que Chahed ne manque pas de soutien au sein de son camp, ce qui signifie qu’une majorité d’élus de l’ARP pour éjecter Chahed est au mieux un simple voeu pieux, surtout si on tient compte de l’indéfectible soutien de l’armada Ennahdha, que le mouvement a réitéré par la bouche de Oussama Sghaier, sur Shems FM le 25 juillet 2018 et dont Mongi Rahoui vient de nous parler. Pourtant Harbaoui, Belhaj et la bande qui les a mandatés courent toujours, pour le plus grand malheur de leur parti et de la partie. Cet acharnement à semer de l’instabilité sociale et politique, alors qu’on sait ce que ça coûte à la Tunisie, c’est l’un des plus grands mystères du moment…

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Le député et président de la Commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui a appelé le chef du gouvernement Youssef Chahed ainsi que son gouvernement à se présenter à l’ARP pour un vote de confiance, comme l’a fait l’ancien chef du gouvernement, Habib Essid, selon ses dires.

Dans une interview accordée à Africanmanager, le député a accusé le chef du gouvernement d’appauvrir les Tunisiens à travers sa loi de finances 2018.” Youssef Chahed assume la plus grande responsabilité dans cette affaire. C’est lui qui a appauvri les Tunisiens par le billet de cette loi“, a indiqué Rahoui, soulignant que cette loi a été refusée au niveau de la commission des finances et votée par la suite par la majorité.

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Seul comme un grand, Marwane Abassi vient d’obtenir la confiance de l’ARP pour occuper le poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Il remplace ainsi Chedli Ayari, qui a présenté mercredi 14 février 2018 sa démission au chef du gouvernement. Abassi a remporté le vote par 134 voies sur 157 présents, 18 élus ont voté contre et 5 autres se sont abstenus…

Le nouveau gouverneur avait auparavant fixé deux priorités pour son action à la tête de la BCT : en premier lieu la maitrise de l’inflation et en second la réduction des deux déficits, celui de la balance commerciale et celui de la balance des paiements. Marwane Abassi a aussi évoqué une action à entreprendre en matière de décashing et d’introduction de nouveaux moyens de paiement.

Le nouveau gouverneur de la BCT a estimé que les indicateurs économiques actuels font peur et que le seul moyen de sortir de la crise réside dans le travail, la production et la productivité. Evoquant la question de la valeur du dinar, il a dit que c’est la résultante de la situation dans le pays et que le traitement du sujet du dinar doit se faire de manière à sauvegarder les intérêts économiques du  pays.

On retiendra quand même cette affirmation du nouveau gouverneurt devant les élus, leur disant “je ne suis pas un optimiste naïf”. Un marqueur à retenir pour les jours difficiles en perspective…

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Slim Besbes, membre de la commission des Finances et de la Planification à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a affirmé lors de son intervention ce jeudi à la séance plénière, consacrée à l’approbation de la désignation du nouveau gouverneur de la BCT, Marwane Abassi, que l’institution a connu une stagnation au cours de la transition qu’a connue la Tunisie.

Il a affirmé que la Banque centrale est une grande institution financière, qui joue un rôle primordial dans la croissance économique et la création d’emplois.

Et d’affirmer qu’il faut regarder loin devant et ne pas s’arrêter, ajoutant que la BCT oeuvre depuis toujours à réaliser des objectifs fondamentaux permettant d’améliorer la situation économique de la Tunisie.

Sur un autre volet, Besbes a critiqué les accusations gratuites…

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Du jamais vu cet après-midi du jeudi 15 février 2018 à l’ARP. Le prochain gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), Marouane Abassi, pourtant proposé par le chef du gouvernement pour remplacer Chedli Ayari, qui n’a envoyé sa lettre de démission que l’après-midi, était seul au Parlement.

Assis au premier rang de la rangée des fauteuils réservés aux membres du gouvernement, il n’y avait personne à ses côtés. Il n’y avait, non plus, personne pour le présenter aux députés appelés à voter pour ou contre sa nomination.

Youssef Chahed, chef du gouvernement, qui l’avait nommé il y a quelques jours, l’a laissé seul, comme un orphelin, subir les sarcasmes et les critiques acerbes des députés contre un gouvernement qui a brillé par son absence. Alors que logiquement il n’est pas comptable de ce qu’a fait le gouvernement avant son arrivée et n’a pas à supporter des attaques contre des politiques qui lui sont étrangères. Et que de l’opposition, dépitée par la transformation de la plénière qui devait être un brûlot contre Youssef Chahed en une simple séance de vote.

Comme Chedli Ayari, Youssef Chahed s’était éclipsé, manifestement pour éviter que la plénière ne se transforme en une audition de sa politique et qu’on ne lui pose la question sur les raisons de ce changement, alors que l’ancien gouverneur a manifestement choisi d’éviter que sa présence ne soit utilisée comme alibi pour enfoncer le chef du gouvernement.

Dans les deux, c’est un Gouverneur solitaire qu’on présente au peuple dont il va dessiner et gérer la politique monétaire et qui sera chargé de veiller à ce que l’inflation ne ronge pas le pouvoir d’achat du citoyen. Absents aussi étaient les députés, soudain désintéressés de l’avenir d’une institution que beaucoup critiquaient pourtant.

L’homme est pourtant un docteur en économie et Économiste principal au sein du Groupe de la Banque mondiale depuis janvier 2008. Il lui faudra certainement quelques mois pour prendre ses quartiers au sein d’une Institution vitale pour le pays et où il sera le vis-à-vis direct de la Tunisie devant les grandes instances financières mondiales. Empreinte d’un fort sens de l’Etat, la BCT lui prêtera certainement main forte.

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Marwane Abassi débarque à la BCT, avec en bandoulière sa liste de diplômes et états de service longue comme le bras, et tous les problèmes du pays sont réglés. La production repart, partout, comme par enchantement. La CPG en a fini avec les sit-in et autres opérations nuisibles, et s’est remise à exporter, massivement. Tous les secteurs se sont mis à exporter. Les devises affluent et, mécaniquement, du fait de l’abondance de l’offre en monnaies étrangères, l’érosion du dinar est enrayée ; la monnaie retrouve de la vigueur, de la valeur et recommence à tutoyer les sommets avant tous ses déboires post-révolutionnaires. L’Etat, dont les coffres se remplissent à vue d’oeil grâce aux recettes fiscales, paye mieux ses agents, qui se donnent à fond au travail et font preuve de diligence dans le traitement des dossiers, notamment ceux liés à l’investissement ; toute l’économie du pays en tire un grand bénéfice. La croissance est de retour, forte. Les banquiers, qui ont les poches pleines, financent les entrepreneurs par centaines, par milliers… Nous devons arrêter ici notre économie-fiction, aux allures de poisson d’avril avant l’heure, et regarder la réalité en face : Chedli Ayari part mais les problèmes du pays eux restent…

Force est de reconnaitre que ce départ, ou plutôt son timing, avait, tout de même, du panache. En effet il est intervenu juste avant le lynchage programmé du désormais ex-directeur de la BCT. En déposant sa lettre de démission sur le bureau du chef du gouvernement mercredi 14 février 2018, Ayari a coupé l’herbe sous le pied des snipers du Parlement, qui salivaient à l’avance à l’idée de s’offrir le scalp de l’une des plus hautes autorités de la Tunisie. L’ex-patron de la plus puissante institution financière du pays s’est donc épargné une curée qui allait être sanglante, et a épargné au passage aux citoyens le spectacle navrant d’un show de parlementaires qui font une incursion dans des sujets qu’ils ne maitrisent absolument pas et que le miracle du départ précipité du dictateur a propulsés dans cette honorable Assemblée. Du coup la séance de ce jeudi après-midi à l’ARP sera une simple discussion de comptoir, pour adouber in fine le nouveau gouverneur de la BCT. A part ce gain personnel pour Ayari, pour son honneur, sa dignité, dont se souciait l’économie Radhi Meddeb, il y a le gain pour l’institution. En effet en tirant le tapis sous le pied des flingueurs de l’ARP, l’ex-gouverneur de la BCT a évité à son institution un déballage nauséabond qui allait jeter l’opprobre sur un organisme dont on se paye régulièrement la tête depuis la folle rumeur des lingots d’or qu’elle aurait remis à Leila Ben Ali.

S’il suffisait de…

Clap de fin pour Ayari, un trophée de plus pour Youssef Chahed. Le démon des sacrifices humains est revenu hanter le palais de la Kasbah. La tête du gouverneur de la BCT est allée enrichir la belle collection du chef du gouvernement, qui déborde de l’armoire ! Le temps n’y a rien fait, il continue de penser qu’en coupant une tête, et en faisant offrande aux détracteurs, tout allait s’arranger, mécaniquement. S’il suffisait de sacrifier quelqu’un pour solutionner tous les problèmes, ça se saurait. Le départ de Lamia Zribi du département des Finances, qu’on a accusée d’avoir accentué l’érosion du dinar par ses déclarations fracassantes, n’a en rien arrangé les affaires de la monnaie nationale. L’éjection de Néji Jalloul du ministère de l’Education n’a en rien calmé les enseignants, qui sont d’ailleurs en grève ce jeudi pour les mêmes sempiternelles raisons. Et enfin, dernier argument dans ce sens, le fait que 7 chefs de gouvernement ait défilé à la Kasbah depuis 7 ans sans que cela n’améliore d’un iota la situation du pays, au contraire, est bien la preuve que le sacrifice humain créateur, salutaire reste une vue de l’esprit au meilleur des cas, au pire un voeu pieux.

Ce ne sont pas une, deux ou trois têtes qu’il faudrait couper pour que ça soit salvateur pour la Tunisie, mais des centaines, voire des milliers. Dans n’importe quelle nation du monde vraiment démocratique, ce qu’a dit Chedli Ayari sur la tonne de correspondances adressées par la CTAF au gouvernement aurait suffi à déclencher une enquête parlementaire, mais pas comme celle sur les réseaux d’envoi de djihadistes ou sur la répression du 09 avril 2012, qui ont explosé en plein vol, mais une vraie enquête pour situer les responsabilités et édicter les sanctions qui s’imposent.

Terrain miné pour Abassi

Une institution qui pilote la politique monétaire inféodée au pouvoir politique, lequel par définition est soumis aux pressions populaires et au diktat des vents des élections, c’est impensable avec la Réserve Fédérale aux Etats-Unis, avec la Bundesbank en Allemagne, la Banque Centrale Européenne, etc.  Puisque nous ambitionnons de bâtir une vraie démocratie, comme les leurs, alors commençons par en appliquer les grands principes ! Mais en Tunisie on s’accommode des imperfections héritées de la centralisation forcenée de la 1e République. Ainsi, la Constitution actuelle donne la possibilité au chef du gouvernement de révoquer le gouverneur de la BCT sans même en exposer clairement le motif, ce qui s’est passé avec Ayari. Autant dire que la loi organique laquelle, théoriquement, fixe le mandat du patron de la BCT à 6 ans, c’est du flanc. Avant Ayari, Mustapha Kamel Nabli avait été débarqué par Moncef Marzouki pour un motif très futile, dérisoire, sans même que ça fasse une vague, à part celle de Nabli, qui s’était défendu énergiquement et brillamment à l’ARP, vainement.

Si Abassi ne parvient pas à écarter cette épée de Damoclès sur sa tête – la possibilité d’être révoqué à tout moment -, en réclamant et en obtenant une vraie indépendance pour l’institution, il n’avancera pas d’un pouce. Se contenter de plaider non coupable, même avec brio, sans avoir les moyens de sa politique, de changer les choses, mènera au même psychodrame qu’avec Ayari. Pour le plus grand malheur de la Tunisie, de moins en moins comprise par ses partenaires étrangers…

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Une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) se tiendra, jeudi après-midi, et sera consacrée au vote de confiance à Marouane Abassi au poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en remplacement de Chedly Ayari.
En cas d’obtention de l’approbation de la majorité absolue des membres de l’ARP, Abassi deviendra le 13ème sur la liste des gouverneurs de cette institution financière, créée en 1958.
Le défunt Hédi Nouira été chargé de créer et de structurer la BCT qu’il dirige depuis sa fondation en 1958 jusqu’au 18 février 1972, remplacé par Ali Zouaoui ( jusqu’au 7 avril 1980).
Mohamed Skhiri succède à Moncef Belkodga (1980/1986) à la tete de la BCT pour un mandat de deux ans. Mohamed El Béji Hamda et Taouifik Baccar ont occupé ce poste successivement de1990 à 2001 et de 2004 à 2011.
Mustapha Kamel Nabli (2011-2012) a été limogé par l’ex-président de la République Moncef Marzouki (2011-2014). Le chef du gouvernement Youssef Chahed a demandé d’entamer les procédures de limogeage de Chedly Ayari, qui a présenté sa démission avant la tenue d’une séance plénière consacrée à son limogeage.
L’article 78 de la Constitution tunisienne prévoit que “le Président de la République se charge par voie de décrets présidentiels de nommer le gouverneur de la Banque centrale sur proposition du Chef du gouvernement et après approbation de la majorité absolue des présents à l’Assemblée des représentants du peuple.
Il est mis fin à ses fonctions suivant la même procédure ou à la demande du tiers des membres de l’Assemblée des représentants du peuple et l’approbation de la majorité absolue des membres de l’Assemblée.

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Né le 19 avril 1964 à Béni Khalled, Imed Hammami est élu le 23 octobre 2011 à l’Assemblée constituante dans la deuxième circonscription de Nabeul, et siège au sein du groupe parlementaire d’Ennahdha. Il préside alors la commission des collectivités publiques, régionales et locales, chargée de rédiger le chapitre 7 de la nouvelle Constitution. Il est aussi membre de la commission de coordination et de rédaction de la Constitution.

En 2015, il devient porte-parole d’Ennahdha. Le 27 août 2016, il prend ses fonctions de ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle dans le gouvernement de Youssef Chahed. Il est secondé par une secrétaire d’État, Sayida Ounissi.

Le 6 septembre 2017, il prend le portefeuille de l’Industrie. Le 18 novembre, il est nommé ministre de la Santé publique, succédant à Slim Chaker, décédé suite à une attaque cardiaque.

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La séance consacrée au vote de confiance aux deux ministres nommés après le remaniement ministériel partiel, récemment effectué par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, vient de démarrer, à l’ARP.

Rappelons que Youssef Chahed a effectué le 18 novembre dernier un remaniement ministériel partiel, en vertu duquel ont été nommés MM. Imed Hammami, au ministère de la Santé et Slim Feriani, au ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises.

A noter que les nouveaux ministres doivent obtenir la majorité des voix des membres du Parlement (109 voix).

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Indépendamment du décompte des voix pour chacun des nouveaux ministres du second gouvernement de Youssef Chahed, qui a d’ailleurs démontré la confiance dans les anciennes pointures de l’ancienne Tunisie avec 153 voix pour chacun des ténors de l’Intérieur, de la Défense et des Finances loin devant les nouvelles figures d’un parti islamiste qui se dit démocratique, il y a lieu de regarder de près la répartition générale des votes.

Selon des chiffres de l’ONG Al Bawsala, 17 % de la moyenne des 178 votants ont refusé de faire confiance au gouvernement Chahed 2 et 25 % se sont abstenus. Le 1er à s’en féliciter, enfreignant en cela l’obligation de neutralité qui est la sienne, fut Mohamed Ennaceur.

Cela donne, en effet, un taux de confiance de 52 % en faveur de Chahed et ses nouveaux ministres, après un marathon de 7 heures de discussions où 97 députés avaient pris la parole, dont notamment 26 de Nida, 22 d’Ennahdha, 9 du Machroua et 6 d’Afek. Une courte, trop courte majorité. «Dieu merci, c’est un bon score», s’en était pourtant réjoui le président de l’ARP, qui ne se rendait certainement pas compte que son micro était encore ouvert.

Un taux, celui de 52 %, qui flirte avec le minimum vital et qui en dit long sur les forces en place à l’intérieur du Parlement. Des forces, surtout indisciplinées, insoumises et parfois même en fronde. En théorie, le nombre des votants en faveur du gouvernement de Youssef Chahed aurait dû être non pas seulement de 153, mais de 161 au minimum, qui est le total des blocs d’Ennahdha (69 députés), de Nida Tounes (58 députés), de Machroua Tounes (24 députés) et d’Afek (10 députés). Cela, sans parler des partis signataires du Pacte de Carthage, dont est né le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), qui n’ont pas honoré leurs signatures.

L’ARP ne va pas assez vite en besogne pour nous donner déjà le taux de vote défalqué par parti ou groupe parlementaire, mais quelque part, les partis au pouvoir n’étaient pas en conformité avec leurs discours de soutien inconditionnel au chef du gouvernement dans lequel ils sont pourtant présents.

Quelque part aussi, les partis au pouvoir n’étaient pas d’accord avec les décisions prises par leurs états-majors. On pourrait expliquer cela, par le jeu de la démocratie. Mais surtout par les enjeux politiciens en utilisant les règles de la démocratie.

Force est pourtant de constater que cette courte majorité, en vote de confiance exprimé en voix, n’est pas de bon augure, tant pour l’avenir du gouvernement, que pour sa capacité de réaliser ce que ce même Parlement lui demande, à cor et à cri, de réaliser. Sur les 97 interventions des députés, 45 ont porté sur la corruption, 42 sur le programme du gouvernement et 33 sur la crise économique.

Le programme de Youssef Chahed pour contenir le déficit du budget à 3%, maîtriser l’endettement à 70 % et la masse salariale à 12,5 % du PIB et réaliser un taux de croissance de 5 % demande des mesures urgentes et des réformes beaucoup plus urgentes. Le GUN ne pouvant agir par ordonnance comme dans les grandes démocraties, il doit obligatoirement passer par l’ARP et c’est là qu’il y aura hic !

Avec cette courte majorité, Youssef Chahed risque fort bien de voir les projets de loi de ses prochaines réformes au moins passer à pas de tortue, pour ne pas dire carrément bloquer et rester, comme moult autres projets, dans les tiroirs de l’ARP. Or, rien que pour le déblocage de la prochaine tranche, vitale, du crédit du FMI, l’institution internationale requiert l’adoption d’un certain nombre de grandes réformes. Et cela risque de se gripper, avec une telle petite majorité. Les ingrédients ne sont donc pas tous encore là, pour que Youssef puisse faire le bon plat qu’attendent tous les Tunisiens !

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Bien qu’il se soit montré très conscient de l’ensemble des difficultés auxquelles fait face la Tunisie, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a paru très optimiste. La stratégie ou le programme économique dont il parle et qu’il vient d’exposer devant les députés du peuple montre clairement à quel point Chahed est confiant et a foi en l’avenir mais aussi en son nouveau et deuxième gouvernement. Un déficit budgétaire qui ne dépasse pas 3% du PIB contre 6% actuellement, un taux d’endettement réduit à moins de 70% du PIB, une masse salariale réduite à 12,5% contre 40% du PIB actuellement et un taux de croissance de 5% contre un taux de croissance ne dépassant pas les 2% au cours de cette année… Ces projections économiques nous ont paru très optimistes, surtout qu’aucun gouvernement de l’après Révolution n’a eu le courage ou la témérité de tabler sur une telle embellie, et encore moins la réaliser. Pour y parvenir, Youssef Chahed n’a pas caché que plusieurs conditions devraient être réunies, telles que la stabilité politique, l’union nationale, la paix sociale… mais aussi l’achèvement des grandes réformes, à l’instar de celles des caisses sociales, des entreprises publiques en difficulté et de la caisse de compensation…

S’agissant des caisses sociales, le chef du gouvernement a tenu à préciser que le gouvernement a ouvert, en 2017, ce dossier, lequel est sur la table depuis les années 90. Il a affirmé que le projet de réforme y afférent sera fin prêt avant la fin de cette année, après avoir alerté sur la situation périlleuse des caisses sociales, appelant ainsi à accélérer les réformes à travers l’augmentation de l’âge de départ à la retraite et la hausse du taux des contributions sociales.

Il a par ailleurs annoncé la mise en place d’une contribution exceptionnelle (CSG, Contribution sociale généralisée), pour réduire le déficit des caisses sociales, lesquelles sont aujourd’hui dans l’incapacité d’assumer avec succès le rôle qui leur a été confié. Il a aussi annoncé que son gouvernement proposera avant la fin de l’année un projet de loi sur la réforme des caisses sociales, qui devrait ainsi être financé par la CSG annoncée.

Pour ce qui est de la caisse de compensation, Chahed a indiqué que le système de subvention des produits de base est injustifié et a montré ses limites, sachant que les subventions profitent aux ménages riches plus qu’aux pauvres.

Il a par ailleurs annoncé la mise en place, avant la fin l’année 2018, d’un identifiant social unique regroupant toutes les informations concernant chaque citoyen (sécurité sociale, niveau de revenus, situation…) et ce, dans le cadre de la réforme de la caisse générale de compensation.

S’agissant du dossier des entreprises publiques, Youssef Chahed a déclaré que son équipe a entamé la mise en place d’un programme complet portant sur la restructuration des entreprises publiques actuellement dans l’incapacité de survivre et de contracter des prêts sans l’intervention de l’État.

Ce programme, qui vise en premier lieu à préserver les droits des fonctionnaires et des ouvriers, veut aussi faire de ces entreprises des acteurs actifs et rentables pour la nation.

La restructuration des entreprises publiques devrait être aussi basée sur la paix sociale, la préservation des postes d’emploi et les acquis matériels et sociaux.

Outre ces grands dossiers, le chef du gouvernement a annoncé qu’un projet de loi qui permettra aux Tunisiens d’ouvrir des comptes en devise et de régulariser la situation de leurs comptes à l’étranger devrait être prochainement préparé par le gouvernement. A cela s’ajoute la mise en place d’un nouveau modèle de développement basé sur un partenariat entre les secteurs privé et public et réaffirmant la contribution de l’État dans l’économie du pays.

Bien qu’il ait prévu la vraie reprise pour 2019, Chahed n’a pas boudé son plaisir en égrainant les indicateurs économiques qui commencent à prendre une teinte verte, selon ses dires. Il a cité en exemples une hausse de 6,7% des investissements directs étrangers durant les 7 premiers mois de cette année, une augmentation de 22% des intentions d’investissement dans le secteur industriel, de 67% dans le secteur des services et de 68% dans celui de l’agriculture, ce qui dénote, selon lui, du retour de la confiance dans le climat des affaires en Tunisie.

La production de phosphate a augmenté de 34% durant les sept premiers mois de 2017. Les exportations de phosphate ont également augmenté de 18,1% jusqu’au mois août dernier par rapport à la même période de l’année 2016.

Les recettes fiscales ont augmenté, durant le premier semestre de cette année, de 15,1%. Il a estimé toutefois que bien que cette amélioration soit relative, elle est considérée comme un pas important vers le bon chemin.

Outre l’amélioration des recettes fiscales, le chef du gouvernement a souligné l’amélioration des indicateurs du secteur touristique durant les huit premiers mois de cette année, citant l’augmentation de 31% des entrées et une hausse de 16,4% des touristes européens. A cela s’ajoute l’amélioration des recettes touristiques de 22,1% en dinars et de 8,7% en devise.

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Le député du Front populaire à l’ARP Ammar Amroussia a réagi à la composition du nouveau gouvernement, récemment annoncée Youssef Chahed.
Lors de cette séance de vote pour la nouvelle équipe, il a indiqué que certains ministres ne communiquent même pas entre eux et que la tarte a été partagée entre la Kasbah, Montplaisir et Carthage.

Amroussia s’est opposé par ailleurs au fait de nommer ce gouvernement équipe de guerre, soulignant que partout dans le monde un gouvernement de guerre est très restreint et que le nombre de ses membres ne doit pas dépasser 15. “Ce GUN est un gouvernement d’Armée”, a-t-il dit.

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Lors de la séance plénière de vote de confiance au nouveau gouvernement, qui se tient actuellement à l’ARP, Youssef Chahed a déclaré que son équipe a entamé la mise en place d’un programme complet portant sur la restructuration des entreprises publiques actuellement dans l’incapacité de survivre et de contracter des prêts sans l’intervention de l’État.

Ce programme, qui vise en premier lieu à préserver les droits des fonctionnaires et des ouvriers, veut aussi faire de ces entreprises des acteurs actifs et rentables pour la nation.

La restructuration des entreprises publiques devrait être aussi basée sur la paix sociale, la préservation des postes d’emploi et les acquis matériels et sociaux.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré lors de la séance plénière de vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement, qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que la mise en place d’un nouveau modèle de développement s’impose.

Il a par ailleurs indiqué que ce nouveau modèle de développement devrait être basé sur un partenariat entre les secteurs privé et public et devrait aussi réaffirmer la contribution de l’État dans l’économie du pays.

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