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En divorçant avec l’Union européenne, les Britanniques espéraient conserver les avantages avec leurs voisins (accords préférentiels, libre-circulation des flux financiers, tarifs douaniers spéciaux, etc.) tout en évitant les inconvénients de l’UE (immigration, contraintes budgétaires, dépenses communautaires…). Mais voilà, le Brexit, décidé par les Britanniques suite à un référendum qui a secoué toute l’Europe, prend des allures de désenchantement. Le réveil est difficile, surtout parce que les Européens, revanchards, ne font rien pour faciliter la tâche au gouvernement de Theresa May, au contraire. Mais du reste ils avaient promis, à demi-mots, de faire vivre l’enfer aux Britanniques pour effrayer les membres de l’UE tentés de filer à l’anglaise. Maintenant l’exécutif britannique commence à prendre la mesure de tout ce que le pays pourrait perdre, économiquement, et essaye de trouver des débouchés partout où il le peut, jusqu’en Afrique. Il y a littéralement panique à bord, au point que si c’était à refaire, les citoyens voteraient, avec nette majorité, à 59%, en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’UE, indique une enquête d’opinion réalisée par les centres d’études NatCen et The UK in a Changing Europe, publiée ce mercredi 05 septembre 2018, rapporte Reuters.

Seuls 41% des sondés voteraient en faveur du Brexit si le référendum avait lieu aujourd’hui, c’est presque 11 points de moins que le taux qui a fait basculer le destin du Royaume-Uni le 23 juin 2016 (51,9% en faveur de la sortie de l’UE). C’est tout simplement la volte-face la plus spectaculaire en faveur du “Remain” depuis le triomphe des eurosceptiques.
Toutefois Theresa May, dont les actions sont aussi bien critiquées par une frange dans son camp que par les pro-UE, a fermé la porte à toute nouvelle consultation populaire sur la question du retour dans la communauté européenne. Mais il n’est pas sûr qu’elle puisse, dans la durée, résister à une forte poussée citoyenne en faveur de l’organisation d’un nouveau référendum si les les déboires économiques post-Brexit devaient se corser…

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Bonjour à toutes et à tous, chers confrères et consœurs journalistes, chers auditrices et auditeurs de la radio de la Paix, MIKADO FM, bienvenue une fois de plus, à votre rendez-vous bimensuel et merci pour votre fidélité.

Depuis notre dernière rencontre, l’actualité de la MINUSMA demeure très largement dominée par le processus de l’élection présidentielle.

Ce matin, j’ai le plaisir d’avoir à mes côtés, M. Aboubacar Koulibaly, Directeur Pays du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Mali, et ensemble, nous allons tenter de vous donner un aperçu global de l’appui des Nations Unies au Processus Electoral en cours au Mali.  La MINUSMA apporte également un appui au processus électoral et je vais vous donner quelques éléments à cet égard.

La veille du scrutin présidentiel du 29 juillet, le Secrétaire général des Nations Unies s’est réjoui du calme qui a prévalu au cours de la campagne électorale, malgré les défis sécuritaires persistants dans le nord et le centre du pays.

Dans une déclaration, António Guterres a appelé les Maliens et les Maliennes à “maintenir ce cap” de manière à ce que l’élection “importante pour la paix et la réconciliation au Mali” soit une “célébration de la démocratie”.

Le Chef de l’ONU a encouragé tous les acteurs politiques maliens à s’engager à faire du scrutin présidentiel, un processus “pacifique, libre et transparent” et à recourir aux institutions prévues en cas de litiges, tel que le prescrit la loi.  “La paix et la réconciliation pour tous les citoyens maliens doivent prévaloir, indépendamment du résultat du scrutin”, a souligné le Secrétaire général, avant de réitérer l’engagement des Nations Unies à soutenir le processus électoral au Mali.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général et Chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif a quant à lui exhorté les Maliennes et les Maliens à exercer pacifiquement leur droit de vote et à respecter les résultats des élections sur les ondes de Mikado FM. Il les a mis en garde contre une crise post-électorale et les appelant à éviter d’ajouter une crise à la crise actuelle.

Sans transition, je vais maintenant vous faire un point des activités de la MINUSMA en appui au premier tour.

Comme évoqué à plusieurs reprises lors de nos rencontres antérieures, le mandat de la MINUSMA lui enjoint de soutenir le processus électoral au Mali, au plan logistique et technique et sécuritaire. Voilà pourquoi, tout au long de la préparation de l’élection présidentielle, la MINUSMA a ainsi transporté plus de 200 tonnes de matériels électoraux dans les régions du Nord et du Centre du pays, formé et déployé 70 agents électoraux et assistants logistiques munis de 49 véhicules.

Du 27 au 30 juillet 2018, la mission a assuré le transport d’environ 300 personnes dont des représentants de la Cour Constitutionnel, des observateurs internationaux, des représentants des partis politiques et des délégués des organes de gestion des élections (CENI, MATD et DGE).

Durant ces dernières années et plus particulièrement ces derniers mois, la MINUSMA et l’équipe électorale intégrée des Nations Unies, ont participé au renforcement des capacités des acteurs de ce processus. Ainsi, plusieurs milliers de Maliens parmi lesquels des membres d’organes de gestion des élections, de la Société civile, des médias, de partis politiques, ou encore des Forces de sécurité maliennes, ont reçu des formations et des initiations dans divers domaines liés aux élections.

Comme prévu dans le dispositif de sécurité, au cours de la journée du dimanche 29 juillet, ainsi que quelques jours avant et après, les Casques bleus de la Police des Nations Unies (UNPOL), ont intensifié leur présence aux côtés des Forces de Défense et de Sécurité du Mali (FDSM) dans leurs zones de déploiement et ont réalisé 381 patrouilles d’appui à la sécurisation des élections. Le nombre d’éléments UNPOL (IPO+FPU) déployés pour l’appui sécuritaire lors du scrutin présidentiel s’élève à 1723 éléments, constituant 11 unités du Bangladesh, du Bénin, du Burkina Faso, de l’Égypte, du Nigeria, du Togo et du Sénégal, et 133 véhicules blindés.

Les Casques bleus de la Force de la MINUSMA ont également adopté la même posture en intensifiant leurs sorties, qui pouvaient durer jusqu’à six heures chacune. Des hélicoptères ont également été déployés afin de soutenir le dispositif de sécurité mis en place.

Si la journée s’est bien déroulée dans l’ensemble, des incidents sont néanmoins à déplorer, qui ont empêché le scrutin de se dérouler dans certaines zones. Dans la Région de Kidal, le village d’Aguelhok et le camp de la MINUSMA ont essuyé des tirs de mortiers (dix impacts). Un obus est même tombé à quelques dizaines de mètres de l’école qui sert de bureaux de vote, sans toutefois faire de victime. Après un bref moment de panique, le vote a pu reprendre son cours.

Il faut tout de même noter que dans toutes les zones de déploiement où les opérations de vote ont pu avoir lieu, les Maliennes et les Maliens ont accompli leur devoir citoyen dans le calme et la sérénité, sans heurts ni violences. Ceci, en respect aux nombreux appels à l’apaisement lancés par les candidats eux-mêmes, mais aussi, les leaders de la société civile, les leaders communautaires et religieux ainsi que la Communauté internationale, notamment par la voix du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies, et du Secrétaire général Antonió Guterres comme je l’ai mentionné précédemment.

Rencontre avec la CEDEAO

Je continue sur le même thème pour vous informer, qu’en marge de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mahamat Saleh Annadif a intensifié ses efforts de bons offices. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré le 3 août dernier, le Président de la Commission de la CEDEAO, Monsieur Jean-Claude Brou, en visite au Mali. Il était accompagné du Représentant de la CEDEAO au Mali, l’Ambassadeur Cheaka Aboudou Touré.

La visite du Président de la Commission s’inscrivait dans la démarche d’accompagnement et de suivi du processus électoral par la CEDEAO. Lors de sa visite, il a pris le pouls de la situation et réitéré les messages clés de la CEDEAO et de la communauté internationale pour un processus apaisé et en faveur du respect des principes républicains de la démocratie. Il avait précédemment reçu les chefs de missions internationales d’observation de la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union Européenne et de l’OIF.

Toujours le 3 août, Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, M. Mahamat Saleh Annadif a de nouveau reçu les représentants de la communauté internationale basés dans la capitale malienne. A la faveur de cette réunion le communiqué conjoint suivant a été publié, et je cite :

Le jeudi 02 août le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a publié les résultats provisoires à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du 29 juillet 2018.

La communauté internationale présente au Mali saisit cette occasion pour adresser ses sincères félicitations aux deux candidats arrivés en tête du scrutin, Messieurs Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé.

Elle exprime également son appréciation aux 21 autres candidats et à la seule femme candidate, qui ont pris part à ce scrutin, confirmant ainsi le pluralisme politique de la démocratie malienne.

La communauté internationale félicite le peuple malien pour sa participation active au scrutin dans le calme et la sérénité, contribuant à des élections apaisées.

Guidée par le sens de responsabilité dont a fait preuve la classe politique malienne tout au long de ce processus électoral, la communauté internationale lance un appel au peuple et aux acteurs politiques maliens pour que la sérénité qui a accompagné le déroulement de l’élection présidentielle continue à prévaloir, pour la consolidation de la démocratie au Mali.

Les représentants de la communauté internationale au Mali, invitent le Gouvernement du Mali à prendre en compte les recommandations pertinentes pour le second tour, formulées par les différentes missions d’observation. Ils encouragent les candidats à l’élection présidentielle à faire, au besoin, usage des voies de recours consacrées par la loi.

La communauté internationale présente ses sincères condoléances au Gouvernement et au peuple malien pour la perte des agents électoraux et des membres des Forces de Défense et de Sécurité maliennes pendant le processus.

Pour le deuxième tour de l’élection présidentielle prévue le 12 août, la mission a poursuivi avec le déploiement du matériel électoral sensible ainsi que du personnel du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation. Ainsi ce 07 août, la mission a assuré le transport par voie aérienne des agents du Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ainsi que plus de 06 tonnes des documents électoraux sensibles de Bamako vers les régions du nord et du centre. La MINUSMA se tient prête pour apporter l’appui nécessaire au Gouvernement du Mali dans la limite de ses moyens, afin que cette élection se déroule dans les meilleures conditions.

Le 4 août, une délégation du Bureau régional de la MINUSMA à Gao, conduite par le Chef du Bureau, a effectué une mission intégrée de terrain à Bourem, pour évaluer la sécurité et la situation politique avant le deuxième tour de l’élection présidentielle. La délégation s’est entretenue avec le Maire et le Préfet adjoint de Bourem, les sous-préfets de Bamba et de Temera, ainsi que d’autres notables. Des réunions ont eu lieu avec des représentants des partis politiques, le Président de la Commission électorale locale, le Commandant régional des Forces armées maliennes (FAMA), des organisations non gouvernementales et des représentants de la société civile, notamment des associations de jeunes et de femmes.

Dans la même journée, le Bureau de la Communication Stratégique et de l’Information Publique a appuyé la coordination régionale de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL) dans l’organisation d’un atelier de partage et d’analyse du Code de bonne conduite des médias au Mali en période électorale. Plus d’une trentaine de professionnels de la presse ont participé à l’atelier, y compris les radios communautaires des cercles de Gao, Ansongo, Bourem et des plateformes web de la région.

La mission a été également l’occasion pour lancer un projet à impact rapide (QIP) bénéficiant directement à 11 radios membres de l’URTEL dans les différentes communes du cercle de Bourem. Ce projet sponsorisé par le Bureau de la Communication Stratégique et de l’Information Publique consiste en l’achat, l’installation et la formation à la maintenance d’émetteurs, de consoles, de dictaphones, pour une valeur de 23 millions 695 000 XOF. La jeunesse de Bourem a également tenu à montrer à la MINUSMA les travaux en cours du projet à impact rapide de réfection de la Maison des Jeunes, lancé le 11 juillet dernier.

Droits de l’homme

Dans le cadre de son mandat de surveillance de la situation des droits de l’homme dans tout le pays, la Division des droits de l’homme et de la protection a surveillé, à travers le centre d’appels, la fin de la campagne électorale et la conduite du premier tour de l’élection présidentielle, le 29 juillet 2018, dans le district de Bamako et les régions de Gao, Kayes, Kidal, Koulikoro, Ménaka, Mopti, Ségou et Tombouctou.

Le jour de l’élection, la Division n’a documenté aucune violation grave des droits de l’homme, néanmoins, les chargés des droits de l’homme ont documenté au moins 49 incidents ayant un impact négatif sur les droits de l’homme dans la région de Mopti et deux à Tombouctou, tous perpétrés par des présumés membres de groupes extrémistes violents. A titre illustratif, le 28 juillet, deux présidents de bureaux de vote auraient été enlevés et tués dans le cercle de Bandiagara.

Dans le cadre de l’élection présidentielle, la DDHP a organisé 26 activités de renforcement des capacités, au bénéfice de 614 personnes, dont des éléments des Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM), des groupes armés signataires, du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), des autorités administratives et traditionnelles locales, des professionnels des médias et des membres de la société civile.

La Force

Je vais maintenant passer aux activités de la composante militaire de la MINUSMA, pour vous informer que l’armée canadienne a officiellement intégré, le 31 juillet dernier, la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali. C’était au camp Castor à Gao, au cours d’une cérémonie, marquant le retour du Canada parmi les Casques bleus.

Le Commandant adjoint de la Force de la MINUSMA, le Général Amadou Kane, a souhaité, « la bienvenue au contingent canadien, » avant de rappeler ce qui caractérise le théâtre malien, notamment : « sa complexité et la difficulté de la mission ».

Les canadiens au nombre de 250 soldats, en remplacement des Casques bleus allemands, sont chargés d’assurer un soutien, à la fois logistique et opérationnel, à l’ensemble de la Force onusienne. Parmi les tâches principales qui leur incombent, il y a les évacuations sanitaires, le transport de matériel et du personnel. Ceci, grâce aux trois hélicoptères CF-147F Chinoooks et cinq hélicoptères CH-146 Griffons.

Le 2 août 2018, le bataillon burkinabè a octroyé aux étudiants de l’Institut de formation professionnelle (IFP) de la municipalité de DIABALY, des fournitures scolaires et des kits solaires. Ce bataillon effectue les travaux de réhabilitation de trois salles de classe de l’école de KOUROUMA et la radio DIABALY entamées depuis le 10 juillet dernier.

Le 3 août, les 850 Casques bleus du cinquième bataillon Nigérien de la MINUSMA déployés à Ansongo et Ménaka ont reçu la médaille des Nations Unies. A travers cette décoration, les Nations Unies reconnaissent leur contribution à la stabilisation du Mali, après une année de service.

La cérémonie jumelée à la célébration de l’indépendance de leur pays, a vu la présence de M. Oumar Ba, Chef du bureau régional de la MINUSMA à Gao, du Général de brigade Anusiz Zaman, Commandant du Secteur Est de la MINUSMA, de M. Ibra Boulama Issa, Chef d’Etat-major Général adjoint de l’armée Nigérienne, des autorités administratives, militaires et coutumières du cercle d’Ansongo et de la société civile.

La MINUSMA a rendu hommage, le 7 août 2018, à un casque bleu sénégalais, décédé le 1er août 2018 à Sévaré, dans la région de Mopti où il était déployé au sein de la Force de réaction rapide (QRF). Le casque bleu sénégalais est décédé à la suite d’un malaise pendant qu’il pratiquait une activité physique. Le défunt, âgé de 35 ans, était marié et père d’un enfant. La MINUSMA présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, aux autorités sénégalaises, ainsi qu’à son contingent.

Depuis le début du mois d’août, la Force a effectué plus de 362 patrouilles, tenu 307 check-points et opéré 60 escortes.

UNPOL

Maintenant, je vais passer aux activités de la Police des Nations Unies.

Le 19 juillet vers 06h45, une équipe de UNPOL, de la Force, du Bureau de la Communication Stratégique et de l’Information Publique et de la Division des Affaires civiles de la MINUSMA s’est rendue à Niafounké pour une mission conjointe dans le cadre de la sécurisation des populations et de l’appui au processus électoral. L’équipe a d’abord rencontré les autorités administratives, traditionnelles, politiques et sécuritaires avec lesquelles elle a échangé sur la situation sécuritaire et par la suite, conduit une séance de sensibilisation au profit des jeunes, des femmes et des acteurs politiques sur le thème « L’implication de la MINUSMA dans le Processus Electoral » à l’hôtel de ville. Ladite mission s’est terminée sans aucun incident, après une visite sur le chantier de réparation de la pinasse de la Gendarmerie et du peloton de la Garde Nationale.

Le 25 juillet vers 08h30, le Commandant Régional UNPOL/Tombouctou a procédé à la remise de matériel au Directeur Régional de la Police Nationale. Le don composé de matériel de bureau et de Kits de secours, est destiné au Commissariat de Police de la ville de Tombouctou.

Le 26 juillet, s’est déroulée la cérémonie officielle de remise de trois (03) projets à impact rapide sponsorisés par UNPOL, au Gouvernorat de Mopti dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de Défense et de Sécurité maliennes et de l’appui au Plan de Sécurisation Intégré des Régions du Centre (PSIRC). L’évènement était co-présidé par la Cheffe de Bureau de la MINUSMA et le Gouverneur de Mopti. Les projets ont été initiés par UNPOL et financés pour un cout total de soixante-onze millions neuf cent vingt mille trois cent quatre-vingts francs CFA (71 920 380), sont constitués de dix-huit (18) motos, du matériel de maintien de l’ordre au profit de l’Escadron de Gendarmerie et de mobiliers de bureau pour la Police Nationale.

Le 4 août, une équipe de la Police des Nations Unies et des Forces de sécurité maliennes, s’est rendue au village de Goundaka situé à environ 20 km de Sévaré dans la Région de Mopti, pour une mission de protection des populations civiles. La patrouille motorisée a été effectuée sur l’axe Sévaré – Bandiagara. L’équipe a ensuite effectué une patrouille pédestre dans le marché de Goundaka et sensibilisé les populations sur l’importance cruciale de la participation de la population au vote pour le second tour de l’élection présidentielle.

Les deux dernières semaines, la Police de la MINUSMA a effectué 847 patrouilles et sécurisé 42 escortes.

Incident :

-A Kidal, le 30 juillet dernier au matin, un véhicule blindé lors d’une patrouille des Casques Bleus a heurté un engin explosif improvisé (EEI) ou une mine, près d’un poste de contrôle à environ 2,5 km au sud du Camp de la MINUSMA. Il n’y a pas eu de victime, mais le véhicule a été endommagé. Plus tard, les soldats de la paix ont arrêté un suspect près du lieu de l’incident.

Je vais maintenant passer la parole à M. Aboubacar Koulibaly, Représentant Pays du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Mali, qui va vous donner un aperçu global de l’appui des Nations Unies au Processus Electoral en cours au Mali.

Intervention d’Aboubacar Koulibaly, Directeur pays du PNUD au Mali

L’ACCOMPAGNEMENT DU PNUD EN CHIFFRES: 

  • Le Projet Electoral du PNUD (PACE) a aujourd’hui un budget de : 5 457 098 USD
  • PNUD                         1 416 377 USD
  • NORVEGE                1 467 748 USD
  • SUEDE                                   1 694 532 USD
  • USAID                                      624 622 USD
  • LUXEMBOURG                       200 928 USD
  • UNION AFRICAINE       52 891 USD

  • le PAPEM (PROJET D’APPUI AU PROCESSUS ELECTORAL) avait en 2013, un budget de presque 60 millions de USD, car Projet de sortie de crise.

  • Le Projet PACE a accompagné en finançant les activités suivantes :
  • Organisation avec le MATD et la MINUSMA, des ateliers régionaux (sauf Kidal) qui ont tous rassemblé plus de 1000 personnes.
  • C’était des ateliers régionaux pour la mobilisation, la sensibilisation et la formation des autorités administratives locales, les médias, la société civile, les organisations féminines et les Mouvements des jeunes à hauteur de : 30 millions de francs CFA.
  • Formation et déploiement dans tous les Cercles de 67 Agents informaticiens du MATD chargés de la remontée des résultats pour 12 millions de francs CFA.
  • Participation à la formation de 116 délégués de la CENI pour 7 millions de francs CFA
  • Appui du MATD dans la Communication électorale : spots radio/vidéo, banderoles, T-Shirts, casquettes, décoration d’un studio à l’ORTM pour les débats politiques et permettre la pluralité des opinions dans un média public : 50 millions de francs CFA.

  • Appui du MATD à travers la remise de véhicules pick-ups
  • Appui au financement de l’opération de distribution des cartes d’électeur biométriques dans le pays pour un montant de : 160 millions de francs CFA.
  • Appui par le biais de ONUFEMMES des activités de mobilisation, sensibilisation et de participation des femmes comme électrices, candidates, agent électoral pour un montant de presque 50 millions de francs CFA.
  • Appui des activités de terrain de 15 OSC dans et dans toutes les régions même Kidal, activités de formation, d’information et de sensibilisation électorale pour 145 millions de francs CFA.
  • Contrat avec l’ONG Internationale « Search For Common Ground » pour des activités de prévention des conflits et de renforcement du dialogue entre les acteurs pour 325 millions de francs CFA.
  • Appui du MATD pour la prise en charge partielle des deux (2) assesseurs : Majorité et Opposition dans les bureaux de vote à l’intérieur du Mali pour 526 millions de francs CFA.
  • Contrat avec le CNPV pour le recrutement de 22 Conseillers Electoraux, déployés dans les Gouvernorats du Mali, afin d’aider les Gouverneurs dans leurs opérations électorales et pour 20 millions de francs CFA.
  • Mobilisation de 3 grands Mouvements des jeunes à Bamako : Conseil National de la Jeunesse (CNJ), le Réseau des Jeunes des Partis Politiques (RJPPM) et le Mouvement National des Jeunes pour la Culture de l’Excellence (MNJCE) pour animer une Caravane de Sensibilisation Citoyenne des Jeunes pour une participation massive et sans violence à l’élection présidentielle de 2018 pour 30 millions de francs CFA.
  • La Caravane a mobilisé chaque jour et dans chaque Commune de Bamako, des centaines de jeunes de la ville qui ont adhéré à l’idée de se mobiliser pour une élection libre, crédible et apaisée. La fin de la Caravane a été couronnée par un grand concert au Palais de la Culture mobilisant aussi beaucoup de jeunes.

Questions /Réponses

Bram Posthumus, Bloomberg News

Vous avez fait référence à ce débat que vous comptez organiser avant le 2è tour, est ce que vous avez une chance, un pourcentage pour dire oui, çà aura lieu ?

Aboubacar Koulibaly

On a appuyé la mise en place à l’ORTM d’un Studio qui permettra le débat démocratique. Mais le PNUD n’est pas en contact avec les candidats pour organiser un débat entre candidats. De mon point de vue il est important qu’il y ait un cadre approprié de débat sur le plateau de la télévision. Des experts ou des représentants de candidats ou de partis politiques qui souhaiteraient débattre dans des conditions des plus appropriées qu’un plateau qui n’offre pas toutes ces conditions.

Ag Ismaguel, Journal du Mali

Vous appuyez le processus électoral, est ce que vous êtes satisfait du déroulement du scrutin ?

Deuxième question, il y a au moins 18 candidats qui contestaient les résultats avant même leur publication par la Cour constitutionnelle, est ce qu’il y a aujourd’hui de quoi s’inquiéter ?

Aboubacar Koulibaly :

Par rapport à la première question, je voudrais rappeler ici que notre rôle n’est pas de donner un jugement de valeur sur le processus électoral. Nous sommes dans un partenariat. Je rappelle que le PNUD est au Mali depuis plusieurs décennies et que nous apportons au Mali un appui à son développement.  Nous ne portons pas un jugement de valeur au processus électoral. Nous ne sommes pas des missions d’observation. Nous accompagnons le développement du Mali. Notre intervention cadre bien avec les priorités nationales. Et je vous ai présenté l’appui qui a été apporté. Je ne juge pas que cet appui pourrait me permettre de formuler une opinion, satisfait ou pas du processus électoral. La question de la mobilisation d’une partie des candidats pour contester les résultats avant les résultats définitifs ; notre objectif a toujours été avant même le scrutin de maintenir le dialogue entre les différents acteurs politiques maliens et de travailler avec l’ensemble des composantes pour offrir un cadre d’apaisement. Votre question m’offre l’opportunité d’insister sur le besoin d’avoir un cadre apaisé pour suivre ce processus électoral dans la sérénité. Je pense que c’est ce qui a été le leitmotiv du communiqué de la communauté internationale et de toutes les missions d’observation qui ont fourni des rapports à l’issue du scrutin du 29 juillet.

Askia Momoudou, Radio Alfarouk de Tombouctou

Près de 700 bureaux de votes n’ont pas pu fonctionner au premier tour de l’élection présidentielle. Que peut faire la MINUSMA sur le plan politico-sécuritaire pour que l’ensemble des maliens puissent voter au second tour ?

Oumar Baraka, radio Lafia de Tombouctou

Dans le mandat de la MINUSMA, il est inscrit la protection des populations et de leurs biens. En cette période électorale, qu’est-ce que la MINUSMA apporte véritablement en termes de sécurité ?

Almoustapha Traoré, Radio Kalemé Tombouctou

En se référant au premier tour de l’élection présidentielle, on note beaucoup d’irrégularités tels que l’assassinat de certains agents électoraux, la délocalisation de certains bureaux de vote et le bourrage de certaines urnes ; quel dispositif la MINUSMA a mise en place pour que cela ne se reproduise ?

Myriam Dessables

Je vais rapidement répondre aux questions sécuritaires et laisser M. Koulibaly répondre aux questions logistiques.

Je dois vous rappeler que le dispositif sécuritaire qui avait été mis en place pour la sécurisation des élections comportait ce qu’on a appelé un dispositif à trois cercles avec la police du Mali en première position, en deuxième cercle les FAMas et puis un troisième cercle, en appui, la MIINUSMA. Il faut rappeler que le déploiement de la police de la MINUSMA dans ses activités d’appui à la sécurisation aux élections se faisait dans ses zones de déploiement comme prévu par son mandat et comme prévu par le dispositif de sécurité. Et ce que j’avais donné comme chiffres, c’était 1723 éléments de la police constituant 11 unités, 133 véhicules. Ils ont réalisé 381 patrouilles d’appui. Les Casques bleus de la Force ont mobilisé 800 hommes et ils ont également adopté une posture de renforcement de leurs patrouilles en intensifiant leurs sorties.Il faut noter que dans toutes les zones de déploiement de la Police et de la Force, il n’y a eu aucun incident, aucun heurt ni violence. Et je crois savoir qu’il y a déjà une coordination qui a commencé avec la Police Malienne dans le cadre de la Commission qui s’occupe des questions de sécurisation pour justement aborder la question de comment renforcer la sécurisation des bureaux de vote où le vote n’a pas pu avoir lieu, le dispositif étant coordonné et géré par les FDSMs.

Aboubacar Koulibaly

Je voudrais dire que notre appui est un appui vraiment technique. Cet appui logistique est apporté principalement par la Mission de maintien de la paix, mais se limite à un appui technique à transporter ou à escorter du matériel électoral à la demande du gouvernement et des organes chargés d’organiser ces élections. Si les mêmes demandes sont formulées, j’imagine que pour le second tour, le même appui sera apporté. C’est un appui qui est donné sur la base de demande. S’il y a une demande d’accompagnement, les Nations Unies continueront à apporter cet appui. L’expertise qui a été déployé auprès du Ministère de l’administration du territoire demeure jusqu’à la fin du processus électoral en termes de conseils. Donc, le PNUD n’a pas été associé au transport du matériel électoral aussi bien lourd que sensible. Par rapport à la question sécuritaire, il y a eu des incidents sécuritaires par rapport au premier tour qui ont été gérés. Je pense qu’avant le processus électoral, l’inquiétude de tout le monde était très grande. Arrivé à organiser les élections dans le contexte actuel, on devrait se réjouir de ce qu’on a comme résultat même si nous regrettons que des personnes aient perdu leurs vies pendant ce processus électoral. On invite vraiment les acteurs maliens à poursuivre dans le même sens pour assurer que le maximum d’électeurs soient capables d’accomplir leur devoir le 12 août.

Oumar Waïgalo, Studio Tamani

Le scrutin a été émaillé par des incidents dans certains bureaux de votes jusqu’à ce que des assesseurs et présidents de bureaux de vote ont été enlevés et maltraités par des individus armés. Pour ce deuxième tour, quels sont les dispositifs sécuritaires pris pour éviter ce genre d’incidents ?

Badou Kaba, Le carrefour

Le PNUD a appuyé la participation des femmes aux élections, est-ce que par hasard vous avez financé la participation de l’unique candidate au scrutin ? Nous savons que le PNUD n’a pas le droit de s’ingérer dans les affaires des Etats, mais est-ce que vous avez imposé un code de bonne conduite aux différents candidats pour éviter une crise poste électorale ?

Moussa S Camara, l’Indépendant

Je vais reformuler mon confrère qui a parlé de la contestation des 18 candidats, c’est de savoir réellement quel peut être votre rôle dans ce genre de situations ?

Hier je suis tombé sur un document de la MINUSMA qui donne les résultats du scrutin du 29 juillet sur les réseaux sociaux, alors qu’à un moment donné, l’opposition avait fortement demandé à ce que ce soit la MINUSMA qui certifie les résultats du scrutin, pouvez-vous confirmer que vous avez publié ces informations, ou est ce que c’est réellement une certification comme l’opposition l’avait demandé ?

Myriam Dessables

Vous étiez là lorsque le Secrétaire général de l’ONU lui-même l’avait dit. Il n’y a absolument pas de mandat de la MINUSMA ni de certifier, ni d’observer, ni de vérifier les résultats des élections. Absolument pas. Donc le mandat n’a pas changé de ce côté-là. Les seules autorités compétentes pour communiquer les résultats des élections, sont le Ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation pour les résultats provisoires et la Cour constitutionnelle pour les résultats définitifs. La MINUSMA n’a pas mandat à communiquer ou compter des résultats.

Pour le dispositif sécuritaire, c’est le même. Comme M. Koulibaly vient de l’indiquer, la Police et la Force de la MINUSMA sont en appui, à la demande des autorités maliennes qui dirigent le plan de sécurité des élections.

Aboubacar Koulibaly

Est-ce que le PNUD a financé la seule femme candidate ? Non. Quand on apporte un soutien, on apporte à un groupe. Donc l’appui s’est limité à mobiliser les femmes. Aux élections législatives, ce serait un peu plus orienté vers à susciter des candidatures donc travailler avec les partis politique pour que les questions de quotas soient respectées. Donc nous faisons du plaidoyer politique pour que les femmes jouent un rôle plus déterminant dans le processus politique. Il y a effectivement un code de bonne conduite qui a été élaboré mais pas avec l’appui du PNUD. C’est le NDI sur financement de l’USAID et la signature des candidats était à l’hôtel Radisson.

Quel rôle pour le PNUD avec les tensions si je résume bien des 18 candidats ? C’est un rôle de plaidoyer mais qui se fait à travers le Représentant du Secrétaire général. Si vous avez bien lu le mandat de la mission donné par le Conseil de Sécurité, il est demandé au Représentant spécial au nom des Nations Unies et de la communauté internationale de jouer ses bons offices. Et je pense qu’il l’a fait de la plus belle manière en associant des ambassadeurs des membres du Conseil de Sécurité qui sont au Mali. Toutes les actions qui ont été menées par les Nations Unies l’ont été de manière transparente à destination de l’ensemble des candidats pour créer un environnement apaisé pour ce processus électoral. Ces bons offices continuent jusqu’à la fin du processus électoral. Le PNUD dans l’arrangement des rôles, joue un rôle purement technique, pas politique dans le processus électoral.

Daouda Yari, la radio Voix des jeunes

En cas de crise post-électorale, qu’on ne souhaite pas d’ailleurs, est ce que la MINUSMA a un plan d’urgence ?

Myriam Dessables

Je vais rester à la première partie de votre question. On ne le souhaite vraiment pas.

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Le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a indiqué que l’élection présidentielle au Mali organisée dimanche s’est déroulé « de manière pacifique » dans l’ensemble.

« Il est à espérer que le décompte des voix se fera de manière transparente », a déclaré lundi le porte-parole adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, lors d’un point de presse.

Cependant, un certain nombre d’incidents violents et d’autres difficultés ont empêché le vote de se dérouler dans 644 des 4 632 bureaux de vote du nord et du centre du pays, selon le gouvernement malien.

Par ailleurs, l’opération de maintien de la paix de l’ONU au Mali a rapporté que des hommes armés non identifiés ont lancé, dimanche après-midi, 10 obus de mortier contre l’un de ses camps à Aguelhok, dans la région de Kidal.

« Aucune victime ou dommage n’a été signalé », a précisé le porte-parole adjoint du Secrétaire général. « Une force de réaction rapide de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et d’autres forces de sécurité qui patrouillaient déjà à l’extérieur de la ville ont été dépêchés sur la zone », a-t-il ajouté.

Créée en 2013, la MINUSMA appuie les processus électoraux à travers le travail de sa Division des affaires électorale (DAE). Travaillant en équipe intégrée avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la DAE appuie le gouvernement malien dans l’organisation des différents scrutins à travers un soutien, logistique, technique et sécuritaire mais aussi, au niveau de la sensibilisation et de la communication des acteurs du processus.

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La séance de vote pour les trois membres restants de la Cour constitutionnelle a démarré après plus de 4 heures de retard. Initialement prévue pour ce mardi 24 juillet 2018 à 9h, la plénière avait été levée pour absence de quorum.

Ainsi, le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a appelé les commissions à arrêter leurs travaux et à rejoindre cette plénière, expliquant cela par l’importance que revêt cet événement “historique“, selon ses dires.

Il est à noter toutefois qu’aucune réunion n’a eu lieu jusqu’à cette heure au niveau des commissions, la seule prévue cet après-midi est celle de la Commission des finances où une rencontre est prévue avec le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari.

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La séance plénière de ce mardi 24 juillet 2018 consacrée à l’élection des trois membres restants de la Cour constitutionnelle a suscité une grande polémique à cause des divergences de points de vue. Les députés qui devaient se réunir pour achever la mise en place de cette instance constitutionnelle n’y sont pas. Le matin à 9h, le nombre des élus présents n’a pas dépassé 27, obligeant ainsi le vice-président de l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) à reporter ladite réunion jusqu’à la constitution du quorum. 4 heures après, la décision a été prise de reprendre les travaux, mais c’est toujours le même problème : Le quorum n’est pas atteint.

Réagissant à cela, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, qui a pris la relève de Abdelfattah Mourou, n’a pas pu caché sa colère et a apostrophé les députés . “Il n’y aura pas de plénière sans la présence de tous les députés (…) C’est une plénière historique permettant de mettre en place la plus grande et la plus importante instance constitutionnelle”, selon ses dires. Il a appelé ainsi les députés à arrêter les travaux au niveau des commissions et à rejoindre cette plénière.

Mohamed Ennaceur a également exprimé son étonnement de voir cette plénière abandonnée par un bon nombre de députés alors qu’elle revêt une grande importance, d’après lui.

Dans une déclaration récente, le président de l’ARP avait souligné la nécessité de mettre en place la Cour constitutionnelle afin de garantir la primauté de la Constitution et défendre le régime républicain et démocratique. Il a fait remarquer que le consensus est impératif pour réussir la plénière consacrée à cette élection, précisant que cela exige, au minimum, le vote de la majorité des deux tiers des députés, soit 145 voix.

Il semble toutefois que l’affaire est plus qu’une question de quorum puisque, selon nos informations, aucune réunion n’a eu lieu, jusqu’à l’heure du démarrage de cette plénière, au niveau des commissions ; la seule qui est prévue cet après-midi est celle de la commission des finances, avec le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari.

Hssouna Nassfi, le député de Machroua Tounes, a indiqué, lors de son intervention, ce mardi, sur les ondes d’Express Fm, qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas d’accord entre les 8 blocs parlementaires sur les noms des trois personnes à élire parmi les candidats. Il a également estimé que le vote de ses collègues n’aboutira pas à l’élection des membres de cette Cour Constitutionnelle. Le député Ghazi Chaouachi, membre de la commission (bloc démocrate), a déclaré à l’agence TAP que la crise persiste au sein de la commission car le bloc Nidaa Tounes et le bloc Al-Horra du mouvement Machrou Tounes continuent de rejeter la candidature de Ayachi Hammami, sachant que les procès verbaux comportant les noms sur lesquels il y a eu un consensus ont été déjà signés précédemment.
Les blocs de l’opposition, a-t-il ajouté, ont respecté ce qui avait été convenu ainsi que l’élection de la députée Raoudha Ouersighni, candidate du bloc Nidaa Tounes.
Par ailleurs, Chaouachi a indiqué qu’un consensus a été obtenu au sujet des candidats Sana Ben Achour et Abdellatif Bouazizi, écartant la possibilité d’élire, lors de la séance plénière d’aujourd’hui, un autre membre de la Cour constitutionnelle vu la difficulté de rassembler les 145 voix requises.

En mars dernier, seule la magistrate Raoudha Ouersighni a réussi à recueillir une majorité de 150 voix. Ces élections avaient échoué à trois reprises consécutives dans la désignation des trois membres restants, candidats à la Cour constitutionnelle. Il s’agit de deux spécialistes en droit et d’un troisième non spécialiste en droit.
Le bureau de l’ARP avait décidé, début avril, de rouvrir l’appel à candidatures pour la Cour constitutionnelle. Le président de la commission parlementaire électorale avait indiqué, dans une déclaration à l’agence TAP, en juin dernier, que la Commission a reçu 11 dossiers de candidature dont 7 dans la spécialité de droit.
La loi organique n° 2015-50 du 3 décembre 2015, relative à la Cour constitutionnelle dispose que la Cour constitutionnelle se compose de douze membres. L’ARP désigne quatre membres qui sont élus au scrutin secret à la majorité des deux tiers de ses membres. Si, après la tenue de trois séances consécutives, le nombre suffisant de candidats n’obtiennent pas la majorité requise, il est procédé de nouveau à l’ouverture des candidatures pour présenter de nouveaux candidats en fonction du nombre manquant.

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Dans cette Tunisie post révolutionnaire où les cartes sont redistribuées après le départ du dictateur auquel personne n’était préparé, tout est politique par excellence, tout est politisé à outrance. Les enjeux de pouvoir sont partout. A chaque fois qu’il s’agit de mettre en place une instance publique, les protagonistes de la scène politique s’agitent, jouent des coudes pour placer leurs pions, de manière à noyauter tous les cerces de pouvoir, pour ne pas perdre la main sur le pouvoir suprême. Pour le moment c’est ce qu’on a compris de la démocratie, et il y a des chances que cela dure. Bâtir une classe de dirigeants qui a le niveau des standards internationaux, ça prend au moins une génération. Et comme il faut bien que l’élite de demain soit cuisinée par l’actuelle, reconnaissons que celle que nous avons sous la main ne vole pas haut, pour prétendre former la relève. Mais c’est tout ce qu’on a, alors faisons avec, en attendant. En attendant le miracle, nous continuerons à trinquer avec des psychodrames du genre de celui que nous vivons actuellement, autour du Document de Carthage 2, menant le pays au bord du précipice, par la seule volonté du fils du président de la République. Avant cela on a eu ces remous affligeants au Parlement autour de la désignation des membres de l’ISIE, après l’abandon en rase campagne de Chafik Sarsar. La prochaine tragicomédie des députés, et elle a déjà commencé, se jouera autour de l’installation de la Cour constitutionnelle. Les enjeux de cette affaire sont infiniment plus importants que toutes les affaires qui avaient mis le feu à l’Assemblée des représentants du peuple.

Le 21 mars 2018, les élus s’étaient revus pour la troisième fois pour élire les membres de la Cour constitutionnelle. Et pour la troisième fois les mêmes causes ont produit les mêmes effets : Après les croche-pattes et batailles de tranchée d’usage dans cette vénérable Assemblée, les élus se séparèrent sans aucun accord. Sauf pour la personne de Raoudha Ouercighni qui, ô miracle, recueillit 150 voix. C’est celle qui leur semblait la plus incolore, dans le sens neutre du terme et donc la moins susceptible de gêner les petites affaires des belligérants. Pour les autres candidats, ce sera «Niet». Pourquoi ? Parce plus que la nécessité de mettre en place rapidement cette instance qui aura le dernier mot sur la constitutionnalité des lois, et qui donne sens à la Constitution, une affaire qui n’a que trop tardé, pour ces Messieurs/Dames nos chers élus l’urgence est ailleurs : Placer des hommes ou femmes acquis à la cause de la partie. Et la patrie dans tout cela ? Et l’intérêt général ? Ils passent bien après. S’ils passent…

Les «borgnes», les “aveugles”…, tout le monde s’active

Samedi 26 mai 2018, l’Association tunisienne de Droit constitutionnel a pondu un communiqué pour faire part de sa préoccupation par le projet d’amendement de la loi organique relative à la Cour constitutionnelle. La structure invite à rester vigilant quant au processus de mise en place de cette juridiction eu égard à son impact sur le processus démocratique.
Le texte ajoute que le changement du processus d’élection des membres de la Cour constitutionnelle risque de nuire à son homogénéité et de porter atteinte, dès le début, à sa crédibilité. Signalons que le communiqué a été signé par le président de l’association, Slim Laghmani, un des postulants à la Cour constitutionnelle.
La mise e place d’une institution d’un tel poids ne doit pas se faire sur la base d’une manipulation des lois pour servir des intérêts conjoncturels, lit-on dans le communiqué.
D’après l’association, le projet d’amendement de la loi organique n° 2015-50 du 3 décembre 2015, relative à la Cour constitutionnelle, adoptée le 9 mai dernier en Conseil des ministres, est venue remplacer la majorité requise par la majorité des députés présents pour l’élection des membres de la juridiction.
Il s’agit en d’autres termes de se rabattre sur la majorité relative en cas d’absence du quorum lors des deux tours de vote (les deux tiers pour le premier et la majorité absolue pour le deuxième).
Le communiqué indique ceci : la Cour constitutionnelle ne peut garantir les droits et les libertés ni défendre la suprématie de la Constitution que lorsque ses membres sont au-dessus de tout soupçon.

Au-dessus de tout soupçon, c’est certainement l’une des vertus les plus rares dans ce magma politique qu’on appelle transition démocratique. Les gros de la place, ‘borgnes au royaume des aveugles’, Nidaa Tounes et Ennahdha, sont certes ceux qu’on voit et entend le plus, ceux qui finissent par arracher les morceaux les plus importants, mais il y a les autres, et ils existent au Parlement, pèsent, empêchent de tourner en rond et parfois même font pencher la balance, par la magie de ce système parlementaire avec  scrutin à la proportionnelle qui permet aux petites formations d’avoir voix au chapitre. La Tunisie s’est payée, dès le début, le nec plus ultra des régimes politiques, une merveille d’une telle complexité et d’une telle dangerosité que très peu de nations, même les plus avancées, ont le courage d’adopter. Mais notre Constitution est ce qu’elle est, pour le moment, alors il va falloir essayer d’être à son niveau. Et justement en parlant de Constitution, ce texte fondamental dont certains se plaisent à dire qu’il est «l’un des meilleurs du monde» est par moments un véritable fourre-tout, où on s’est échiné à insérer les droits de tous, jusqu’à arriver à des contradictions insolubles. Dans cette configuration, une Cour constitutionnelle où 4 membres sont élus par le Parlement, un deuxième tiers par le chef de l’Etat et le troisième par le Conseil supérieur de la magistrature ne peut que cristalliser les passions.

La Constitution contenant des pans entiers dont l’interprétation dans un sens ou un autre peut changer notre modèle de société, les lois qui en découlent sont forcément l’objet de toutes les disputes. Certes pour le moment la violence des joutes à l’ARP n’est pas encore montée aux oreilles des citoyens – il y a d’autre sujets d’inquiétude, beaucoup trop -, mais ça va venir. Après ce sera autour du Conseil National du Dialogue Social…

Très actif sur les réseaux sociaux, le juge au tribunal administratif de Tunis explique dans un récent Post pourquoi il faut aller voter… Et ce n’est pas uniquement pour des raisons politiques. L’enjeu, dit-il, est plus grand.

«Le grand apport de la Constitution 2014 et du nouveau Code des Collectivités Locales réside dans la consécration d’un véritable pouvoir local synonyme d’une réelle décentralisation territoriale.
La municipalité d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier, elle détient désormais ses compétences propres qui la rendent autonome par rapport à l’autorité centrale :
*Elle gère les affaires locales selon le principe de la libre administration,
*Elle dispose d’un pouvoir réglementaire qui lui permet l’édiction d’actes autonomes,
*Elle dispose et gère librement ses propres ressources financières, ce qui lui permet entre autres d’orienter les investissements en fonction des besoins locaux et avec la participation des habitants,
*Elle n’est plus soumise au contrôle à priori qui, autrefois, freinait toutes ses initiatives et portait atteinte à sa prétendue autonomie, mais plutôt à un contrôle à posteriori concernant la légalité de ses actes et non leur opportunité.
Il est sûr que le choix des membres du conseil municipal va impacter notre vie quotidienne à travers la qualité des prestations municipales, mais également conditionnera le sort des prochaines élections législatives et présidentielles, d’autant que la couleur des conseils municipaux qui vont quadriller tout le territoire de la République influera sans nul doute les choix à faire par le citoyen en 2019, du fait de leur contact au quotidien….,

Certes, on peut être déçu par la vie politique et ses acteurs, voire même parfois frustré, mais on ne peut être démissionnaire au risque de le regretter quand il sera trop tard, les élections municipales revêtent une importance de premier ordre, on ne peut se permettre de les rater!
Faisons du droit de vote en cette période transitoire un devoir et une obligation en faveur de la construction d’un Etat démocratique qui est un long chemin,
Soyons nombreux à voter aux élections du 6 mai après avoir pris connaissance des programmes des candidats et le soin de choisir minutieusement les profils qui nous correspondent, il en va de notre avenir ».

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Les protagonistes de cette navrante agitation au sein de l’Assemblée nationale se gardent bien de le dire, mais il ne faut pas être dupe : Derrière ces gesticulations puériles et aux effets désastreux dans la tête des citoyens, notamment les plus jeunes, il y a des enjeux beaucoup plus importants que la tête de la présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine. Cette dernière a-t-elle bien agi, mal agi, est-elle de bonne foi ou pas, là n’est pas notre propos. De toute façon tout a été dit là-dessus, et tous les acteurs, de quelque bord qu’ils soient, se sont copieusement exprimés sur la question. Il n’y a qu’à tendre l’oreille pour entendre et s’instruire de choses parfois innommables, donc à part en rajouter à la confusion et à la fange ambiantes, faire d’autres digressions sur le sujet n’éclairerait en rien un débat qui n’a que trop enflammé les esprits. Alors il faut voir ailleurs pour tenter de comprendre cette passion autour de cette affaire, comme d’ailleurs en son temps la loi sur la Réconciliation nationale, l’égalité homme-femme dans l’héritage, l’assassinat de Mohammed Zouari, les listes noires de l’Union européenne, etc. Bref, tous ces sujets dont nos chers députés se saisissent goulument, pour lesquels ils s’étripent devant leurs électeurs, à chaque fois avec encore plus d’excès langagiers, avant de les jeter aux oubliettes et de passer prestement à autre chose. Comme si de rien n’était. Mais les dégâts eux continuent, et inquiètent de plus en plus les amis de la Tunisie

Nidaa Tounes, qui pendant des mois a fermé les yeux sur le rôle “difforme et hideux” de Ben Sedrine (c’est eux qui le disent, cités par la TAP, après leur “exploit” du lundi 26 mars 2018 dans la soirée), l’accuse maintenant d’avoir causé le naufrage de l’IVD, comme “en attestent les membres élus” de l’Instance. Sauf que ça fait un bail que la présidente de l’IVD fait tout ce qu’on lui reproche en ce moment, les mêmes membres de l’Instance s’en sont plaints, certains sont même partis ou ont été poussés vers la sortie, mais jusqu’ici la direction de Nidaa Tounes n’a pas bronché. Alors qu’est-ce qui s’est depuis pour que l’IVD soit devenue subitement le problème numéro 1 du parti piloté par le fils du président de la République, qui s’est même fendu d’une saillie de haut vol sur la dangerosité de Ben Sedrine ? Cette dernière a prêté le flanc aux nidaïstes “héritiers” de Habib Bourguiba (au demeurant rien dans les actes qu’ils posent au quotidien ne le prouve, au contraire) en évoquant la question explosive de la – mauvaise – gestion des ressources naturelles du pays après l’indépendance, notamment l’affaire COTUNACE pour laquelle l’ambassade de France a dû monter au front. Pour Nidaa Tounes, en perte de vitesse depuis que Hafedh Caïd Essebsi est aux commandes, cette affaire est du pain béni.

Répétition générale, dans la perspective de 2019

Dans la perspective des élections municipales du 06 mai 2018, une répétition générale pour le scrutin de 2019 (législatif et présidentiel), quoi de mieux pour ressusciter ce qui est mort chez les partisans que de se draper avec la défense du leader historique Habib Bourguiba ? En l’absence de vision digne de ce nom, et encore moins un vrai contenu programmatique qu’on peut vendre immédiatement aux citoyens, en attendant 2019, Nidaa Tounes, plus borgne que jamais au pays des aveugles, exhume Bourguiba. Il fallait ça pour que le fondateur de la première République redevienne à la mode et que la défense de son héritage réapparaisse comme une impérieuse nécessité. La mayonnaise a très peu de chances de prendre, mais quand on ne sait plus à quel saint se vouer pour réveiller un parti – Nidaa Tounes – qui ne s’est jamais remis du retrait, même partiel, du président de la République, tout est bon à prendre, même un appât aussi grossier que la préservation de l’intégrité mémorielle du premier président de la Tunisie. Ennahdha aussi est agité par la problématique du rendez-vous de 2019 et se sert de la même affaire – l’IVD – pour son tour de chauffe.

Aucun élu nahdhaoui n’a voté en faveur du renouvellement du mandat de l’IVD, et même mieux : Un grand nombre d’entre eux se sont éclipsés dès que l’opération de vote a commencé. Pourquoi les islamistes ne sont pas restés jusqu’au bout pour, pour une fois, défendre leurs positions, pour voter pour, s’abstenir ou carrément voter contre et se frotter frontalement à Nidaa Tounes, qui au moins a eu le mérite de voter ? L’explication que nous a donnée le président du bloc parlementaire d’Enahdha, Noureddine Bhiri, ce mardi 27 mars 2018, sur Express FM : “la séance plénière tenue par l’ARP sur le renouvellement du mandat de l’IVD était illégale dès le début pour absence de quorum (…) Le quorum n’a pas été atteint ni au début de la séance le samedi 24 mars ni hier au vote», a-t-il affirmé, droit dans ses bottes. Mais pourquoi ils ont attendu le dernier moment pour disparaitre, au lieu de le faire dès le début du processus puisque toute cette affaire n’a pas une once de légalité, selon eux ? “Ennadha attendait de voir si le vote à l’ARP d’hier allait réellement avoir lieu“, rétorque Bhiri, qui en rajoute à la confusion en déclarant que le mouvement «allait étudier en parallèle le nouveau projet de loi de Nidaa Tounes concernant la justice transitionnelle». En vérité, sur ce sujet comme sur d’autres, les islamistes font ce qu’ils savent si bien faire : Le double langage, ménager la chèvre et le chou, manger à tous les râteliers, souffler le chaud et le froid, ratisser large, et que sais-je encore.

A mesure qu’approchent les municipales et encore plus les élections générales de 2019, tous les prétextes seront bons pour croiser le fer, même symboliquement ou artificiellement. C’est la condition pour pouvoir se présenter devant ses militants et leur vendre une offre et un programmes différents. Ben Sedrine est passée par là, ça aurait pu être un autre dossier. Il fallait de toute façon amorcer un divorce factice pour justifier un tant soit peu le droit de se présenter sous une bannière différente des autres. Pour les retrouvailles – une autre entente cordiale après les joutes électorales -, on verra après. Ainsi va la politique. Du moins ce que les Tunisiens en ont compris.

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Intervenant ce mercredi 14 février 2018 sur Express fm, Hassen Zargouni, directeur de Sigma conseil, a déclaré qu’il y a 5 369 891 personnes inscrites sur les listes pour les prochaines municipales, soit 70% du total de la population en âge de voter et que 47% des inscrits sont des femmes.

Selon lui, pratiquement 50% des jeunes entre 18 et 35 ans se sont inscrits pour le vote, soit le tiers du total des inscrits, et la majorité des personnes âgées de 60 ans et plus se sont inscrites.

Il a également indiqué qu’au niveau des circonscriptions, celle de Menzel Salem, du gouvernorat du Kef, a enregistré le plus faible nombre d’inscrits avec 905 personnes et la ville de Tunis, avec un nombre de 328 134 personnes, a enregistré le plus grand nombre d’inscrits. Au niveau des «imadas», Marsa ville affiche, avec 20 496 personnes, le plus grand nombre d’inscrits et celle de Borj El Khadra le plus faible, avec 21 personnes.

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Natif de Ghardimaou à Jendouba, Mongi Rahoui effectue ses études primaires et secondaires entre Tunis et Jendouba avant d’obtenir une maîtrise en gestion et comptabilité à l’École supérieure de commerce et de comptabilité de l’Université de Marseille, un diplôme d’études supérieures en techniques comptables à l’Institut national des techniques économiques et comptables de Paris et un mastère spécialisé en ingénierie financière à l’École supérieure de commerce de Tunis. C’est aussi un banquier à la BNA, réélu en octobre 2014 à l’ARP après un passage à l’ANC et un candidat malheureux à la présidence du Parlement panafricain en 2015 où il n’obtient que 9 voix devant le Camerounais Roger Nkodo Dang.

  • Un fou qui s’ignorait encore ?

Le lundi 27 novembre 2017 (les discussions sur le projet de la loi de finances 2018 avaient alors démarré depuis le 21 du même mois) à «Expresso» chez Wassim Belarbi, Mongi Rahoui déclarait que «faire tomber la loi de finances représente un grand danger pour le pays et menacerait sa stabilité, surtout sur le volet dépenses d’investissement». Et le président de la commission financière de l’ARP d’ajouter : «est politiquement fou, celui qui ferait tomber la loi de finances». Une quarantaine de jours plus tard, force est de constater qu’il est lui-même devenu ce qu’il craignait pour les autres : un «fou» !

Devant l’ARP qui consacrait une plénière à la discussion sur les manifestations nocturnes «pacifiques», le même président de la commission financière qui avait adopté le PLF 2018 se rebiffait et accusait le gouvernement d’être l’instigateur de ce texte, pourtant adopté par l’ARP et accusant le gouvernement d’être «les criminels et les responsables d’une telle loi. Nous vous avions dit que c’est vous qui alliez faire descendre le peuple dans la rue (…). Nous vous avions dit que c’est une loi injuste, une loi qui consacre la persécution sociale, qui détruit le pouvoir d’achat du citoyen, qui ne s’intéresse pas aux démunis. Personne ne nous a écoutés. La TVA a été augmentée par le gouvernement, la CSS mise en place par le gouvernement, les prix des carburants, de l’électricité et du gaz et le transport sont le fait du gouvernement tout comme les droits d’enregistrement et les droits de douane. Le tout adopté par la majorité».

L’article 3 de la Constitution tunisienne de 2014 dit pourtant que «le peuple est le titulaire de la souveraineté et la source des pouvoirs. Il les exerce à travers ses représentants élus ou par voie de référendum» et l’article 95 de la même Constitution stipule que «le Gouvernement est responsable devant l’Assemblée des représentants du peuple». C’est donc le titulaire de la souveraineté et la source des pouvoirs qu’est l’ARP, dont le député Mongi Rahoui est membre, qui a voté la LF 2018 et non le gouvernement. Ce dernier a proposé et l’ARP de Rahoui, en commission puis en plénière, a disposé.

  • Le député FP qui applique le «vote utile»

Ce jeudi 11 janvier 2018, toujours sur Express FM, Mongi Rahoui a répondu au chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui accusait le Front Populaire d’être derrière les dernières manifestations «pacifiques » qui ont été émaillés par de lourds préjudices aux biens, publics et privés. « N’impliquez pas le Front Populaire dans le système de corruption, c’est ce même système corrompu qui vous a financé et qui vous a aidé à accéder au pouvoir. C’est vous qui, avec la coalition gouvernementale, avez validé cette injuste Loi de finances». Chahed n’en était pas déjà à sa première accusation du même genre !

Sans pour autant aller jusqu’à faire sa mea-culpa de député et celle de son parti, dans le fait d’adopter ou de participer à l’adoption de la LF 2018, dont il demande désormais la suspension pure et simple, Mongi Rahoui avoue enfin avoir voté «à l’insu de son plein gré» et évoque un vote utile. «Le Front Populaire était obligé de valider la loi même si cela était un mauvais choix, il s’agissait uniquement d’un vote utile et nous étions contraints de le faire par arbitrage». Manifestement, l’utilité de ce vote ne lui est pas encore parvenue. Sûrement le député du Front Populaire (FP) n’avait pas jusqu’alors tiré les mêmes leçons que la population qu’il représentait à l’ARP de l’expérience du vote utile par laquelle son second rival, après Ennahdha, Nidaa Tounes, était monté au pouvoir !

Tout cela dit, il est pour le moins bizarre de constater un tel revirement de la part d’un député qui a fait solennellement le serment de «Je jure par Dieu Tout-Puissant de servir la patrie avec dévouement, de respecter les dispositions de la Constitution et d’être totalement loyal envers la Tunisie», comme le stipule l’article 59 de la Constitution. Il avait certainement cru servir la patrie par le «vote utile» qu’il disait avoir fait et ne s’était pas rendu compte qu’il était devenu un guignol… de l’info et un député qui se parjure !

Le 10 janvier sur un autre plateau TV, son collègue Ahmed Seddik confirmera ce parjure. Force est alors de se poser les questions suivantes : Qu’est-ce qui s’est passé pour que les députés du FP se parjurent ? Pourquoi avoir attendu d’abord que le projet de loi de finances soit voté en plénière et ensuite le mois de janvier pour crier au loup ? Il y a anguille sous roche !

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L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a publié une décision n°2018-2 complétant et amendant une décision en date du 8 septembre 2014 relative aux procédures de vote et de dépouillement.
Les amendements portent sur 21 articles. Il s’agit notamment de l’ajout de la mention “municipale et régionale” et d’alinéas qui concernent les opérations de vote et le droit de vote aux prochaines élections municipales décidées pour le 6 mai 2018.
Sur le vote des militaires et des sécuritaires prévu le 29 avril 2018, l’ISIE prévoit la modification de la décision n°80 en date du 1er septembre 2014. Les amendements portent notamment sur les procédures de vote pour les militaires et les forces de sécurité intérieure, le dépouillement des voix et la collecte de leurs avis à la sortie des bureaux de vote.

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Après le cadeau royal du président américain, Donald Trump, qui, contre vents et marées, a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, le Parlement israélien a enfoncé le clou en votant un projet de loi qui bousille toute chance pour les Palestiniens d’avoir un jour une capitale digne de ce nom à Jérusalem-Est. En effet la Knesset a vidé de sa substance tout futur accord de paix en adoptant ce mardi 02 janvier un projet de loi qui exige un vote favorable de 2/3 des députés avant la cession de certains morceaux de Jérusalem aux autorités palestiniennes, rapporte l’AFP.

Le texte, soumis par une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif et qui est passé à 64 voix pour et 51 contre, ne s’arrête pas là, il ouvre également la voie à une redéfinition de la notion de zone municipale. Concrètement, certaines parties de la ville de Jérusalem peuvent être décrétées “entités séparées“, d’après un communiqué du Parlement, ce qui permet d’arracher, en toute légalité, ces endroits aux Palestiniens si un jour ils étaient en mesure de revendiquer un Etat à part entière, ce qui est de moins en moins probable après ce qu’a fait Trump.

Nous avons garanti l’unité de Jérusalem“, a fièrement tweeté après le vote le ministre de l’Education Naftali Bennett, leader du Foyer juif.
Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resteront nôtres à jamais“, a-t-il indiqué, faisant allusion à des lieux nichés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan.

Dov Khenin, un élu de l’opposition, est lui d’avis que cette nouvelle loi devrait être nommée “la loi pour empêcher la paix” et nourrit la crainte qu’elle ne débouche sur “un bain de sang“.

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Le projet de budget consacré à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour l’exercice 2018 a été adopté, aujourd’hui, mercredi 22 novembre 2017 avec 111 voix pour, et 8 contre.

Les députés ont qualifié le budget alloué à l’Assemblée de très maigre et ne correspondant pas aux attentes et aux missions confiées à l’ARP en tant que pouvoir législatif et exécutif.

Il est à rappeler à ce propos que le budget alloué à l’ARP au titre de l’exercice 2018 s’élève à 30,919 MDT contre 29,446 MDT en 2017, enregistrant ainsi une hausse de 1,473 MD (5%). Ces fonds seront répartis comme suit : 29,419 MDT pour les dépenses de gestion et seulement 1,500 MDT pour les dépenses de développement.

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L’assesseur du président de l’ARP et chargé de l’information et de la communication, Mohamed Ben Souf, a annoncé que le bureau de l’ARP a reçu, ce mercredi 22 novembre 2017, une correspondance de la part du président de la République où il a appelé à fixer une plénière pour valider le remaniement partiel du gouvernement récemment opéré par Youssef Chahed.

Cette plénière devrait avoir lieu avant la fin de la semaine en cours, soit jeudi ou vendredi, 23 ou 24 novembre 2017, selon ses dires. Le bureau de l’ARP se réunira aujourd’hui pour fixer le jour exact.

Rappelons que le chef du gouvernement a désigne, le 18 novembre dernier, Imed Hammami comme ministre de la Santé et Slim Feriani lui succède à l’Industrie et aux PME.

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Prévue, mardi à 9h00, la séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacrée à l’élection d’un président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a été retardée, faute de quorum.
Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a été contraint de lever la plénière à laquelle ont pris part 38 députés seulement.
Dans une déclaration à la TAP, le député du groupe Nidaa Tounes, Taieb Madani a justifié ce retard par le retrait de deux candidats à la présidence de l’ISIE.

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Manifestement le retour de l’Union patriotique libre (UPL), de Slim Riahi, au bercail – le Pacte de Carthage – est aussi l’avènement d’un nouveau trio dans la direction des affaires du pays, avec Nidaa Tounes et Ennahdha. Certains diraient Troïka, un nom bien connu sous nos cieux. En tout cas la première conséquence directe et immédiate de ce rapprochement est le choix commun de la personne à la tête l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE). Selon Shems FM, cette personne ne serait autre que Mohamed Tlili Manseri…

A noter que l’élection se fera ce mardi 14 novembre 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Les autres candidats à la présidence de l’ISIE sont : Farouk Bou Asker, Najla Ibrahim, Anis Jarbouii, Anouer Ben Hssan et Nabil Azizi. Manseri devra récolter 109 voix pour s’imposer, ce qui devrait être, arithmétiquement, une formalité s’il fait le plein chez le trio Nidaa-Ennahdha-UPL.

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Anouar Ben Hassen, président par intérim de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a annoncé, ce jeudi, son retrait de la course à la présidence de l’instance électorale.
Joint au téléphone par l’agence TAP, Ben Hassen a expliqué que ” l’important à ce stade, c’est de préserver les intérêts de l’instance et du pays “, ajoutant que son retrait de la course balisera la voie à plusieurs compétences capables de diriger l’ISIE.
Selon Ben Hassen, l’instance électorale est actuellement soumise à des tiraillements politiques, notamment après l’élection de deux nouveaux membres qui font l’objet de recours.
Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait annoncé la tenue, vendredi prochain, d’une séance plénière pour élire un président de l’ISIE.

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Le candidat consensuel à l’Instance supérieure indépendante pour les élections( ISIE) dans la catégorie des professeurs universitaires Anis Jarbouii n’a pas obtenu le nombre de voix nécessaire lors d’une opération de vote mercredi matin au parlement.
Seulement 135 députés ont soutenu sa candidature contre 26 votes blancs.
Selon Noureddine Bhiri, président du groupe Ennahdha, certains députés et blocs parlementaires se sont rétractés et n’ont pas respectés le consensus trouvé autour du candidat Anis Jarbouii.
Dans une déclaration à la TAP à l’issue de la plénière consacrée au comblement de la vacance à l’ISIE, Bhiri a relevé que le maintien du statu quo à l’ISIE profitent à certains députés et groupes parlementaires qui ne souhaitent pas voir la question de la vacance résolue.
Hassouna Nasfi (groupe Al Horra-Mahrou Tounes) a affirmé que les députés ont convenu de tenir le jour même une deuxième session de vote après la réunion des présidents des blocs parlementaires.

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Le Conseil national du parti Afek Tounes, réuni dans la soirée du dimanche 10 septembre 2017, a décidé d’accorder sa confiance aux nouveaux membres du gouvernement, annoncé mercredi dernier par le chef du gouvernement.

Une séance plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement se tiendra, aujourd’hui, lundi 11 septembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Il convient de rappeler à ce propos que le chef du gouvernement Youssef Chahed a annoncé mercredi dernier, un remaniement dans la composition de son gouvernent qui a concerné 13 ministères et 7 secrétariats d’Etat ainsi que des ministères importants, tels que le ministère de l’intérieur, de la défense, des finances, du commerce et de l’éducation.

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