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Ni l’art, ni la manière … suite et non fin ! « Ali-Baba » fait du « لا مطلقة ولا معلقة »

Il y a une quinzaine de jours, le super-ministre de l’Economie qui s’en était allé vendredi demander de l’aide financière au Qatar, avait démis 3 directeurs généraux du ministère des Finances. Ne comprenant pas les raisons du geste de leur ministre, ces derniers lui avaient alors envoyé une lettre, de protestation et de démission collectives, signée de 31 DG.

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–          Ali-Baba fait dans le « لا مطلقة ولا معلقة »

Le super-ministre en recevra alors quelques-uns, loin de la Kasbah, dans une tentative de calmer leur colère. A son second siège du Centre urbain nord, avec son sourire narquois et sa petite voix habituels, il leur avait alors dit qu’ils n’étaient pas démis, mais devaient simplement céder  la place à d’autres, leur promettant de nouveaux emplois. Et depuis, tous sont restés à leurs places, et l’excuse de l’alternance des responsabilités du super-ministre restée parole creuse. Il n’y a pas renoncé, mais placée en simple stand-by (لا مطلقة ولا معلقة).

L’affaire avait alors fait beaucoup de bruit, partout dans la sphère financière, mais pas dans son voisinage immédiat à la Kasbah. « Ali-Baba », l’homme qui détient les clés de la caverne du trésor public fait ce qu’il peut, et, pour l’essentiel, ce qu’il veut. Ce qu’il peut en matière de mobilisation de ressources pour combler les trous d’une loi de finance qui attend toujours sa complémentaire, et ce qu’il veut en matière de ressources humaines de son propre ministère qu’il disperse aux quatre vents, et nomme parfois au gré des pressions politiques, et peut-être même au gré des demandes de certains partis, ou parties.

–          Une intention de nomination qui fait déjà jaser !

Après avoir entamé un changement de DG, le voici qui pense à un autre, cette fois dans les banques publiques et les banques mixtes. C’est ainsi, par exemple, que le ministre des Finances aurait définitivement confié la direction générale de la BNA, sortie du goulot d’étranglement par Habib Haj Gouider parti en retraite après avoir donné l’intérim à un haut cadre de la maison, Mondher Lakhal. Le ministre des Finances n’a certes pas toujours demandé convocation du conseil d’administration de la banque pour officialiser cette nomination, mais Lakhal semble à notre avis ce qui pourrait arriver de mieux à la BNA, qui s’assure ainsi d’une continuité et d’une certaine stabilité de gouvernance.

Le ministre des Finances aurait aussi décidé de nommer Mohamed Chouikha au poste de nouveau PDG de la 1ère des banques publiques, la STB, pour combler le départ de Lotfi Dabbabi parti pour la QNB.

Chouikha était jusque-là PDG d’une société immobilière filiale de la BNA. Fin 2020, il laissait la société Essoukna déficitaire de 296,6 MDT après un exercice 2019 où l’entreprise affichait un bénéfice de 200,2 MDT. Une nomination, si elle se confirmait,  fait déjà beaucoup jaser, car ayant été manifestement faite sur demande d’un parti politique de la place. S’il remportait tout de même le siège de PDG de la STB, l’héritière de son mauvais bilan, pourrait être sa DGA, une ancienne constitutionnaliste  très proche,  en termes de parenté, du principal dirigeant d’Ennahdha. Elle hériterait alors d’une rémunération annuelle de 195.430 DT en brut, et en hausse par rapport aux 190.917 qu’elle touchait en tant que DGA.

On attendra la réunion du conseil d’administration de la STB pour savoir si le ministre des Finances persiste et signe dans sa volonté de ne pas recourir au procédé, plus transparent, du concours. La procédure avait été initiée par Feu Slim Chaker et avait permis de choisir les meilleurs pour la BNA et la BH, et que l’actuel ministre des Finances refuse obstinément. Il est vrai qu’on est désormais dans une conjoncture où les ceintures politiques des gouvernements exigent et obtiennent d’être payées rubis sur l’ongle en matière de fauteuils pour les leurs. « Ali-Baba » finira-t-il tout de même par prononcer le fameux « Sésame ouvre-toi » ?

Attendons pour voir qu’il revienne du Qatar et compter les quelques sous qu’il ramènerait !

3 Commentaires

  1. le pays est gouverné à tous les échelons par la famille de la ceinture politique du gouvernement actuel qui n’a rien fait depuis plus de 7 mois que d’approfondir la crise économique financière sanitaire et sociale dans le pays

  2. Un journaliste qui n a aucune idée sur les procedures de nomination des hauts cardes et le circuit administratif entre conseil des ministres, la direction de la fonction publique, la presidence du gouvernement (مصالح مستشار التشريع) et le Jort. Renseignez vous avant d’écrire et induire les lecteurs en erreur.

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