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mercredi 30 septembre 2020
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Rien de neuf ou si peu pour un nouveau gouvernement !

De moins en moins inédit, l’exercice de vote de confiance ne fait plus jaser dans les chaumières. Echaudés par la longue litanie des péroraisons dont se fendaient les nouveaux chefs de gouvernement pour obtenir le quitus du Parlement, les Tunisiens ont pris le parti de considérer ce qui se dit en ces occurrences comme un pénible assortiment de promesses le plus souvent trahies, d’engagements mal pensés et vite répudiés et de professions de foi. Le chef du gouvernement désigné, Elyès Fakhfakh, ne semble pas avoir pris ses distances vis-à-vis de ces pratiques érigées en système de gouvernement. D’autant moins que, dans son allocution, ce mercredi 26 février, devant l’Assemblée des représentants du peuple, il a même cultivé à merveille le lieu commun.

Il est vrai que ses interminables et éreintantes consultations et négociations en vue de la formation du gouvernement ne lui ont pas laissé assez de temps pour livrer quelque chose qui renvoie à un morceau d’anthologie. Il n’en demeure pas moins qu’il pouvait être passablement dans ses cordes dès lors qu’il  s’investirait dans une approche qui permette d’éclairer, de documenter précisément et avec sérieux une politique qui, faut-il en convenir, prête parfois aux approximations. Elyès Fakhfakh ne s’y est même pas essayé, renvoyant probablement à plus tard l’opportunité d’être jugé sur pièce  et à l’aune de ce que son gouvernement aura réalisé entre-temps.

Des priorités « seconde main »

En lieu et place, le chef du gouvernement désigné s’est borné à énumérer, sans trop s’y attarder, quelques chantiers qu’il juge prioritaires, qui occuperont le clair de son temps et celui de son gouvernement et mobiliseront leurs énergies. Des priorités dont plusieurs avaient classées comme telles par de précédents gouvernements . D’abord et surtout une politique de tolérance zéro à l’égard des phénomènes de la violence, du crime et du terrorisme. Fakhfakh s’est engagé à œuvrer dans la cadre de la politique de transparence à annoncer périodiquement le pourcentage des crimes enregistrés et leur évolution.

Deuxième priorité, son gouvernement combattra « de toutes ses forces » les spéculateurs et la contrebande notamment des produits subventionnés, en plus du contrôle strict des circuits de distribution. Dans le même temps, il s’est engagé à apporter un appui urgent aux entreprises qui constituent le pilier de l’économie tunisienne et à soutenir les investisseurs et les exportateurs, à travers l’incitation, le soutien et la simplification des procédures administratives, affirmant que la Tunisie ne peut pas réaliser d’avancées avec un taux d’investissement de 18%.

Le chef du gouvernement désigné a, encore, souligné que la réponse du gouvernement à la corruption, dans le cadre de sa troisième priorité économique, sera claire, rapide, forte et dissuasive, assurant qu’il sera procédé à l’instauration d’une culture durable de l’intégrité et à la lutte contre toutes les sources de dilapidation des deniers publics. Il a ajouté dans le même contexte: « Il n’y a pas de place pour le gaspillage de l’argent public, la fraude dans les marchés publics, le favoritisme et la corruption en Tunisie ».

S’endetter autrement

Une fois le vote de confiance accordé, a-t-il dit, le gouvernement s’attellera à mobiliser les ressources financières nécessaires aussi bien auprès des marchés internationaux que des institutions financières internationales, soulignant, néanmoins son engagement à endiguer l’endettement non orienté vers l’investissement. » Cela constitue la 4ème priorité de notre gouvernement « , a-t-il insisté.

Pour ce qui est de la cinquième priorité économique, Elyes Fakhfakh a indiqué qu’elle concerne essentiellement la préservation du dinar tunisien et la lutte contre l’inflation importée, de manière à éviter les solutions monétaires ayant un impact négatif sur la croissance économique. Il a fait observer que son équipe gouvernementale entamera la mise en place de mesures visant à réduire le déficit commercial et à protéger l’économie tunisienne dans le cadre des accords internationaux ratifiés par la Tunisie.

D’après Fakhfakh, le phosphate et le bassin minier seront la sixième priorité de ce gouvernement, ajoutant que les efforts seront déployés pour aboutir à une solution qui prend en considération les aspects liés à l’environnement, l’industrie et le développement.

Enfin, il a marqué sa détermination et celle de son gouvernement à s’attaquer aux questions impactant fortement certaines catégories, notamment les travailleurs des chantiers et les enseignants suppléants.

LM

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