SAH a flairé le potentiel de l’Afrique, et y est déjà !

SAH a flairé le potentiel de l’Afrique, et y est déjà !

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La Société des articles hygiéniques (SAH) a tenu mardi 2 octobre 2018 à la bourse de Tunis, sa communication financière où elle a parlé de ses réalisations durant l’année 2017 et 2018, les investissements réalisés, les gros chantiers ainsi que les perspectives de développement du groupe.
Lors de cette communication, la PDG, Jalila Mezni, a fait savoir que 2018 a été une mauvaise année pour le groupe à cause de la dépréciation du dinar et la hausse des prix des matières premières utilisées par le groupe et dont 80% sont importés, et 65% des importations sont libellées en Euro et les 35% restants en US dollar.
Elle a par ailleurs indiqué que malgré les perturbations, notamment au niveau du taux de change, le groupe a pu se maintenir et consolider sa position, dévoilant ainsi les gros projets de la société dont principalement le lancement d’une deuxième ligne Azur papier 2 et l’intégration d’un nouveau créneau, le détergent, un nouveau marché qui semble être très prometteur et ouvrira de nouveaux horizons pour le groupe, selon la PDG. Les résultats de ces investissements seront très visibles à partir de l’année 2019, a-t-elle rassuré.

Les besoins croissants en ouate de cellulose ont conduit le groupe à renforcer ses capacités de production en investissant 75 MDT dans une seconde ligne de production dont la mise en service est prévue pour juillet 2019. Cet investissement permettra au groupe d’accroître ses marges opérationnelles. Les travaux de construction ont commencé en 2018. Le démarrage de l’activité est prévu pour juillet 2019.
Outre Azur 2, l’entreprise a créé en 2018 dans la région de Zriba une filiale baptisée “Azur Détergent” spécialisée dans la production de détergents sous sa marque pour le marché local. La nouvelle usine, dont le démarrage est prévu pour fin 2018, produira une gamme complète de produits détergents (poudre, liquide, eau de javel), qui seront distribués sur le territoire tunisien à travers le réseau actuel du groupe
L’objectif est d’exploiter pleinement les synergies entre la société et Azur Détergents en termes de distribution et de stockage, sachant que l’entreprise dispose du réseau de distributeurs le plus large du pays, de faciliter l’accès des nouveaux produits à leur marché cible, bénéficiant de la notoriété acquise par la marque auprès des consommateurs à travers les années et élargir les débouchés en s’adressant à des profils de consommateurs plus variés (ménages, entreprises, communautés).

La société a aussi misé sur l’expansion géographique à travers la création de plateformes régionales dans 5 pays de l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Mauritannie, Libye) et à travers des implantations dans 8 pays de l’UEMOA  (Côte d’ivoire, Sénégal…). Au Kenya, elle compte aussi développer un site de production de couches bébé et d’articles d’hygiène féminine destinés au marché local et voisin (Tanzanie et Ouganda), profitant de l’urbanisation rapide de la région et la  relance économique (croissance estimée à 6,1% pour le Kenya en 2019) grâce à la poursuite des projets d’infrastructure et à la reprise potentielle du crédit.
S’agissant des perspectives de croissance, le groupe a marqué une évolution favorable des indicateurs démographiques et économiques, et notamment le PIB par habitant dans les pays membres.  La croissance économique en Côte d’Ivoire, plus grand marché de la région UEMOA, est estimée à 7% en 2019. Les taux de pénétration des produits d’hygiène connaissent une augmentation significative.

Le chiffre d’affaires a cru de 9,9% au 1er semestre 2018 atteignant 194,7 MDT, boosté par l’augmentation du volume des ventes sur le marché local, suite notamment au lancement d’une nouvelle gamme de produits dédiée aux professionnels et entreprises.
La marge brute a baissé de 1,2% (en g.a.) à 72,5 MDT, donnant lieu à une baisse du taux de marge brute à 37% contre 41% au 1er semestre 2017.
Côté performances, il en ressort que le groupe est parvenu à réaliser des marges confortables et ce, malgré le renchérissement des matières premières (+30% pour la cellulose, +15% pour le super absorbant).
Le groupe a connu en 2018 une période de transition qui n’a pas été sans impact sur ses résultats semestriels, à cause  du lourd programme d’investissement relatif à l’activité détergents (83 MDT avec un démarrage prévu pour le 4ème trimestre 2018), de la hausse des charges d’exploitation en relation avec l’expansion en Algérie et l’installation de 3 nouvelles machines en Côte d’Ivoire et de l’augmentation importante des charges financières, et notamment les intérêts bancaires et les pertes de change.

Compte tenu de la hausse des prix des matières premières, le management a augmenté les prix de vente depuis la fin du mois d’août. L’impact de cette augmentation des prix sera positif à partir du 4ème trimestre 2018 et sur toute l’année 2019.
Une reprise de l’activité en Libye est prévue à partir du 4ème trimestre 2018. La Banque Centrale de Libye a publié un communiqué confirmant la réouverture des lettres de crédit à des taux de change qui seront plafonnés à 3,9 (Tnd/Dollar).
L’extension de la capacité de production en Côte d’Ivoire commencera à porter ses fruits à partir de 2019. L’unité sénégalaise sera opérationnelle à partir du 2ème trimestre 2019. La première année d’activité sera marquée par la sortie de 8 produits.

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