Sigma Conseil dévoile dans son nouveau sondage le portrait de la nouvelle...

Sigma Conseil dévoile dans son nouveau sondage le portrait de la nouvelle Tunisie sous le nouveau gouvernement

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Le Premier ministre Habib Essid a procédé le 6 janvier un remaniement dans son cabinet ministériel pour faire face à un contexte économique d’une crise sans fin, limogeant les uns et nommant d’autres.

Force est de constater que le chef du gouvernement veut tourner une page sur une équipe qui, dans sa majorité, n’a pas été au rendez-vous.

Dans ce contexte, l’institut de sondage Sigma Conseil a mené une enquête sur l’état d’esprit de l’opinion publique à l’égard des gouvernements Essid I et Essid II.

Comme d’habitude, les résultats sont toujours aussi sévères.

vlcsnap-error799Un premier sondage décevant, pour ne pas dire sévère, 57 % des personnes interrogées désapprouvent les performances de l’ancienne équipe du gouvernement Essid I. Les sympathisants du gouvernement de 2015 sont même très peu nombreux (6,5 %) contre 36,4% à approuver relativement le rendement de cette équipe.

 

Mais, ce remaniement va-t-il renforcer l’incertitude des personnes interrogées ?

vlcsnap-error826Loin de là. Puisque 63% des tunisiens pensent que la politique économique du nouveau gouvernement sera plus claire et plus efficace, contre 18,2% qui cauchemardent encore alors que 17% disent qu’ils ne s’attendent à aucun changement.

 

 

Les bouleversements sans fin, politiques, économiques, sociaux et sécuritaire que la Tunisie a connus ont affecté durement la vie quotidienne du Tunisien. À ces niveaux, le sondage a essayé d’apporter les réponses des Tunisiens à certaines interrogations vis-à-vis de la situation actuelle du pays.

vlcsnap-error81585,6% des Tunisiens interrogés ne croient plus aux promesses des politiques et pensent que l’état de l’économie est désastreux, contre 13,6% % qui pensent le contraire.

Les événements tragiques du Bardo visent à fragiliser l’Etat de droit mais conduisent dans le même temps à renforcer l’unité nationale dans la lutte contre le djihadisme.

Bien qu’il n’y ait pas lieu à de grandes inquiétudes sur cet aspect, La Tunisie devra malgré tout rester vigilante quant à l’ancrage de sa démocratie et la France devra continuer à jouer son rôle de coopération dans le renforcement des institutions, nationales et régionales.

La situation sécuritaire est moins inquiétante pour 74,4% des tunisiens contre 21,9% encore traumatisés par les attentats perpétrés dans notre pays et la ténacité des éléments extrémistes retranchés aux frontières Algérienne et Libyenne.

Le pays s’est arrêté de produire des richesses et c’est là que le bât blesse. 76,4% des sondés lancent un cri d’alarme et pensent que la situation sociale s’est lamentablement détériorées.

 

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