Syrie : Trump, terrorisé par Poutine, recule après ses menaces

Syrie : Trump, terrorisé par Poutine, recule après ses menaces

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Le président américain, Donald Trump, est monté dernièrement sur ses grands chevaux, suivi par la France, pour annoncer en grande pompe qu’il allait larguer les missiles en Syrie pour punir le régime de Bachar Al Assad qui aurait utilisé des armes chimiques contre des populations civiles à Douma. Mais bombarder Damas est plus facile à dire qu’à faire. Pourquoi ? Et bien parce que derrière le régime il y a les Russes, alliés indéfectibles et qui ne reculent devant rien pour défendre leurs amis, les rebelles syriens et les populations civiles en savent quelque chose. Moscou a averti Trump qu’il déclenchera une guerre terrible s’il avait la mauvaise idée de frapper la Syrie, les Russes en ont les moyens et sont très peu gênés par les conséquences de leurs actes, c’est d’ailleurs ce qui a permis à Al-Assad de reprendre le dessus sur les rebelles. Manifestement les menaces de la Russie ont fait reculer le président américain et la France….

Officiellement, les Occidentaux ont mis sur la table toutes les options militaires et sont en train de les passer à la loupe. Mais “sur un plan stratégique, la question est de savoir comment nous évitons une escalade hors de contrôle, si vous voyez ce que je veux dire“, a déclaré le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, rapporte l’AFP. D’ailleurs aux dernières nouvelles, il n’y a pas encore de “décision finale” de la part de Trump, malgré ses envolées du début ; il consulte toujours ses alliés. Bref, il temporise et analyse la stituation, ce qu’il aurait dû faire avant ses propos incendiaires.

La priorité est d’éviter le danger d’une guerre” entre les USA et la Russie, a indiqué jeudi 12 avril 2018 l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia.

Le président français, Emmanuel Macron, lui aussi calmait le jeu hier, se refusant d’avancer un calendrier pour d’éventuelles frappes militaires.

Nicholas Heras, analyste à la fondation américaine de Jamestown, a sa petite idée sur cette affaire : “Ne soyons pas surpris si au final, la fureur guerrière affichée cette semaine par Trump au sujet de la Syrie se termine par un accord avec la Russie pour serrer la bride d’Assad et suspendre les opérations planifiées sur Deraa et Idleb (dernières enclaves rebelles syriennes, ndlr)“.

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