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vendredi 27 novembre 2020
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Tunis, ville la moins chère au monde pour les expatriés, selon Mercer

On aurait peine à le croire, et pourtant c’est une vérité actée et validée par la dernière édition publiée mardi du baromètre annuel du cabinet Mercer, qui classe 209 villes à travers le monde. Tunis est la ville la moins chère au monde pour les expatriés. Elle est classée 209 ème, suivie de Windhoek, capitale de la Namibie (208), Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan et Bichkek, capitale du Kirghizistan qui se classent ex aequo à la 206e place.

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Un classement qu’une écrasante majorité de Tunisiens trouverait invraisemblable, en butte à une inflation qui gravite autour de 6% et à une mercuriale jugée hors de portée par de larges pans et couches de la société. Mais il est vrai dans le même temps que pour les étrangers se trouvant en Tunisie pour des missions , pour des affaires voire à des fins de tourisme et d’agrément, la chose est vue autrement avec des produits de consommation courante pour la plupart subventionnées, et une monnaie nationale, le Dinar, qui pèse très peu devant dollar qui fait augmenter les coûts pour les expatriés dans les villes américaines, selon Mercer ou l’euro et bien plus le yen japonais, le tout dans un pays 40 minutes à vol d’oiseau de l’Europe, où quoi qu’on en dise, il fait bon vivre.

A l’autre extrémité du spectre, on trouve selon l’enquête 2020 sur le coût de la vie réalisée par Mercer, Hong Kong comme la ville la plus chère pour les expatriés, suivie d’Achkhabad, au Turkménistan, en seconde position. Tokyo et Zurich restent respectivement en troisième et quatrième position, tandis que Singapour est en cinquième position, soit une baisse de deux places par rapport à l’année dernière. New York se classe sixième, passant de la neuvième à la neuvième place. Les données de Mercer ont été recueillies en mars ; les écarts de prix dans de nombreux endroits n’étaient pas significatifs en raison de la pandémie du covid-19.
Les autres villes figurant dans le top 10 des villes les plus coûteuses pour les expatriés selon Mercer sont Shanghai (7), Berne (8), Genève (9) et Pékin (10).

Le coronavirus, là encore !

L’enquête de Mercer, largement reconnue, est l’une des plus complètes au monde. Elle est conçue pour aider les entreprises multinationales et les gouvernements à déterminer les stratégies de rémunération de leurs employés expatriés. La ville de New York est utilisée comme ville de référence pour toutes les comparaisons et les mouvements monétaires sont mesurés par rapport au dollar américain. L’enquête porte sur plus de 400 villes à travers le monde ; le classement de cette année comprend 209 villes sur les cinq continents et mesure le coût comparatif de plus de 200 produits et services dans chaque endroit, notamment le logement, le transport, la nourriture, l’habillement, les articles ménagers et les divertissements.

« Les fermetures de frontières, les interruptions de vols, les confinements obligatoires et autres perturbations à court terme ont affecté non seulement le coût des biens et des services, mais aussi la qualité de vie des bénéficiaires », a déclaré Ilya Bonic, responsable de la stratégie chez Mercer . « Le changement climatique, les questions liées à l’empreinte écologique et les défis du système de santé ont poussé les multinationales à examiner comment les efforts d’une ville en matière de durabilité peuvent avoir un impact sur les conditions de vie de leur personnel expatrié. Les villes fortement axées sur le développement durable peuvent améliorer considérablement les niveaux de vie, ce qui peut à son tour améliorer le bien-être et l’engagement des employés ».

Il est tout aussi important que coûteux de contrôler correctement les lieux de travail et de rémunérer les employés en mission à l’étranger. L’enquête de Mercer montre que les coûts des biens et des services évoluent avec l’inflation et la volatilité des devises, ce qui fait que les coûts des affectations à l’étranger sont parfois plus élevés et parfois moins élevés.
« Les changements soudains des taux de change ont été principalement dus à l’impact de COVID-19 sur l’économie mondiale », a déclaré Yvonne Traber, responsable des solutions de produits de mobilité mondiale chez Mercer. « Cette volatilité peut affecter les employés mobiles de diverses manières, qu’il s’agisse de pénuries et d’ajustements des prix des biens et services, de perturbations de la chaîne d’approvisionnement ou lorsque les employés sont payés dans la monnaie du pays d’origine et doivent échanger des fonds dans le pays d’accueil pour les achats locaux.

En tout cas, et dans le sillage de COVID-19, les perturbations sociales et économiques ont incité les entreprises et les organisations à repenser leurs programmes de mobilité mondiale en mettant l’accent sur le bien-être de leurs employés expatriés. Tirant parti des nouvelles modalités de travail, de l’évolution des technologies et de l’adaptation des modes de pensée, elles envisagent d’autres formes d’affectations internationales en plus des programmes de mobilité traditionnels pour soutenir leurs activités et leur personnel à l’étranger.
L.M.

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