Une pure opération de falsification, c’est en ces termes que l’avocat du président tunisien déchu, Akram Azoury qualifie l’ouverture par le premier ministre tunisien en date du 21 décembre 2012 d’une exposition en vue de la vente de prétendus biens ayant appartenu au Président Ben Ali et à sa femme pour une prétendue valeur de 20 Millions de Dinars tunisiens face à une couverture médiatique.
Dans un communiqué, il affirme que 90% des objets exposés et filmés par les médias n’appartiennent ni au Président Ben Ali ni à sa femme et ils ont été intentionnellement déposés par les autorités tunisiennes, à l’instar des montants empruntés de la banque centrale tunisienne en 2011 et déposés dans la résidence du Président Ben Ali en vue de les filmer et de les retourner pour servir de preuve à des prétendus jugements.
IL ajoute que 10% des objets exposés à la vente et qui appartiennent effectivement au Président Ben Ali et à sa femme ont été appropriés par le Président Ben Ali de façon légale et légitime durant la période de son pouvoir qui a duré près d’un quart de siècle et qui ont été illégalement confisqués par les autorités tunisiennes en vertu d’une décision arbitraire du pouvoir politique.
« Cette exposition est une continuation de la campagne politique menée à l’encontre du Président Ben Ali pour ce qui a trait à 90% des objets exposés, et une violation flagrante par les autorités tunisiennes de la propriété privée et de la vie privée pour 10% des objets exposés qui seuls appartiennent au Président Ben Ali et à sa femme. Ces violations qui font la fierté des autorités tunisiennes devant le public et l’opinion publique ne sont pas dignes d’un Etat qui se déclare attaché aux conventions internationales », estime l’avocat de Ben Ali qui conclut que « ces actes illégaux seront incontestablement portés à l’attention du Comité des droits de l’Homme à Genève comme une violation additionnelle par la Tunisie de ses engagements internationaux ».







