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Tunisie : Une triste anecdote, pour Zied Laadhari et le président de l’instance de l’investissement

Dans un statut, publié ce mercredi 8 août 2018, Aslan Berjeb raconte une histoire, dit-il, plutôt une malheureuse anecdote que devraient lire le ministre du Développement Zied Laadhari et le président de l’Instance de l’investissement, Khalil Laabidi, lui-même Dg de l’agence de promotion des IDE.

« Je vais vous raconter une histoire, très ridicule mais inquiétante en même temps, qu’un ami a vécue.

Il s’agit d’un investisseur devant réaliser un projet au Gouvernorat de Sousse.

La nouvelle législation de l’investissement permet, pour certains projets, la réalisation des procédures de constitution de la société à l’APII Centrale de Tunis à travers un « interlocuteur unique ».

Content de déposer ses documents constitutifs auprès d’une personne censée lui faciliter les procédures de constitution, il ne croyait pas ses oreilles lorsque cet interlocuteur lui demanda : « Monsieur votre patente vient d’être éditée, mais l’inscription au registre de commerce dépend de la présentation d’une copie conforme de cette même patente qui ne peut être obtenue qu’auprès du Bureau de Contrôle des Impôts de Sousse » ‼️

Croyez-moi, il ne s’agit pas d’une plaisanterie, mais bel et bien d’une condition sine qua non d’inscription au Registre de Commerce demandée par l’interlocuteur unique à l’APII Centrale de Tunis à tous les investisseurs.

L’administration exige donc une copie conforme d’un document qu’elle a édité elle-même quelques secondes auparavant ; et elle exige surtout qu’elle soit éditée par son bureau régional se trouvant auprès du lieu du siège social que “compte avoir la société”, et qui peut être à l’autre bout du pays.

Nous avons atteint le summum de la paperasserie et de la bureaucratie mais surtout…du masochisme.

A en rire 😂 ou à en pleurer 😢

#Doingbusiness

2 COMMENTAIRES

  1. Une anecdote qui démontre en plus l’urgence pour nos dirigeants, de travailler sur le mental collectif en éveillant chez le citoyen quelque soit son l’échelle sociale, la notion de responsabilité et de punition en cas préjudices causée aux autres. C’est une amère vérité. Les tunisiens peuvent aller beaucoup plus loin, le jour où ils apprendront à bien utiliser le temps. En effet un pays dont la vrai ressource énergétique est celle du peuple qui travaille et qui n’est que E= Puissance (intellectuelle et corporelle) x Temps au travail productif x rendement (dépend des ambiances favorable à la production), le temps apparaît en tant que composante essentielle pour la production de l’énergie. Ce temps dilapidé par la mauvaise structuration d’une quelconque administration coûte très cher au pays et gâche la vie aux producteurs individuels ou collectifs de la précieuse énergie. Ce gâchis peut être assimilé à un vol prémédité de la population qui travaille et qui doit être indemnisée par ceux qui en sont la cause des préjudices.

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