Une vraie révolution pour elles, pour l’économie du pays aussi

Une vraie révolution pour elles, pour l’économie du pays aussi

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Selon des données officielles, les femmes tunisiennes issues des zones rurales contribuent à la production d’environ 80% de la nourriture en Tunisie. Pourtant ces braves femmes ne bénéficient ni de couverture sociale ni juridique qui leur garantit une protection contre l’exploitation : 80% des femmes rurales travaillent sans contrat et sans congé hebdomadaire.

Elles sont aussi exposées aux divers dangers à l’instar des accidents de la route du fait de l’absence de contrôle sur les routes pour lutter contre le transport anarchique des ouvrières.

C’est pour cette raison que le gouvernement cherche des solutions et mécanismes pouvant mettre fin au transport anarchique et mettre à la disposition des ouvrières en milieu rural des moyens de transport confortables et sûrs.

L’absence de structures d’accompagnement, notamment les syndicats, les a laissées à la merci de différents acteurs (transporteurs qui jouent le plus souvent le rôle d’intermédiaires et les exploitants agricoles).

Précisons que ces femmes travaillent dans des exploitations d’échelles différentes, mais en particulier dans les périmètres irrigués où la production est intensive et où les exploitations agricoles ne sont pas de grandes superficies !

Lancement de l’initiative « Université des mères » 

L’Union des femmes arabes dirigeantes, section Tunisie, a lancé, en partenariat avec les universités privées, les municipalités et les administrations locales et régionales, l’initiative « Université des mères »  dans le gouvernorat de la Manouba.

Destiné à la femme en milieu rural, ce projet pilote a pour objectif d’améliorer sa situation sociale et économique, autant sur un plan professionnel que privé. Ce projet permet à cette catégorie de personnes de jouir d’une formation, sous la supervision d’universitaires et encadreurs bénévoles et cela en vue de l’obtention d’un diplôme universitaire.

« Ce projet diffère du programme national d’éducation des adultes », comme l’a déclaré, à l’agence TAP, la cheffe de la section de Tunisie, Rim Tabii.

Il s’agit d’un projet qui sera décentralisé à long terme pour englober l’ensemble des gouvernorats tunisiens. Il s’étale sur une période de neuf mois, soit trois jours par semaine, chapeauté par les municipalités. Les attentes sont simples : Permettre à ces femmes de s’offrir une base intellectuelle leur permettant d’avoir l’estime d’elles-mêmes.

On rappelle que plus de 500 femmes rurales travaillant dans le secteur agricole dans quelques régions ont bénéficié de la couverture sociale par le biais de la nouvelle application téléphonique « Ahmini ». Cette nouvelle plateforme numérique vise à faciliter l’accès des femmes rurales à la couverture sociale. A noter que ces femmes ont bénéficié de ce service tout en ayant un simple téléphone portable avec une puce octroyée par l’opérateur historique…

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