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L’UTICA a fait part, vendredi dans un communiqué, de « sa grande stupéfaction », à la suite de la décision prise par la Banque Centrale de Tunisie, le 23 Mai 2017, de relever son taux d’intérêt directeur, de 25 points de base, pour le porter à 5%.
Et de préciser qu’il s’agit là de la 2ème augmentation en l’espace d’un mois, après le relèvement du taux d’intérêt directeur de la BCT, de 50 points, le 26 avril 2017, alors que des prémices de relance économique sont apparues, ainsi que des indicateurs positifs en matière de taux de croissance.
La centrale patronale a estimé que cette décision va impacter négativement ce processus et comporte des risques réels pour l’entreprise et notamment pour sa compétitivité. Elle envoie également un message négatif aux investisseurs étant donné qu’elle va accroitre le coût de l’investissement.
L’Union s’est montrée alarmiste, considérant que l’entreprise, victime de nombreuses décisions excessives, n’a cessé de recevoir des coups douloureux l’un après l’autre à l’instar de la contribution exceptionnelle sur les entreprises dans la Loi de finances 2017, la hausse des salaires, la dévaluation du dinar et le relèvement des taxes douanières et du taux de la TVA. L’entreprise souffre également de l’instabilité de la législation et des décisions ainsi que du climat général des affaires, avec la propagation du commerce parallèle et de la contrebande.
Le patronat considère que cette augmentation ne va pas résoudre le problème de l’inflation, étant donné que l’inflation résulte d’autres raisons et politiques.
L’UTICA appelle les parties concernées à prendre les mesures idoines, en tenant compte des intérêts de l’entreprise et en concertation avec la centrale patronale sur les dossiers en relation directe avec l’activité de l’entreprise économique.

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Un projet tuniso-allemand visant à enrichir le dialogue social existant en Tunisie afin de mieux exploiter son potentiel et de contribuer à la promotion de l’emploi a été lancé, lundi 22 mai 2017, lors des travaux d’une table ronde axée sur les objectifs du dialogue social.
Ce projet vise la mobilisation des expériences des acteurs du dialogue social allemand pour un appui à la mise en œuvre des politiques d’emploi en Tunisie, souligne un communiqué de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Au cours de leurs interventions, les participants aux travaux de cette table ronde ont mis l’accent sur l’importance de la formation en alternance et sur l’importance de la synergie entre le système éducatif et de formation professionnelle et les entreprises afin que ces deux systèmes forment des compétences qui répondent aux besoins réels des entreprises et du marché de l’emploi.

« L’objectif de cette table ronde est d’établir un échange et un partage des pratiques et des expériences pour trouver des idées qui pourraient sortir la Tunisie de la situation difficile qu’elle traverse dans un environnement international économique difficile« , a souligné l’Ambassadeur de la République fédérale d‘Allemagne Andreas Reinicke.
Et d’appeler à la nécessité « de comprendre et d’apprendre de nos expériences mutuelles positives et négatives« .
Idée partagée par la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, qui a déclaré que la Tunisie est « en train d’apprendre après avoir réussi une révolution conduite et réussie par des jeunes sans encadrement politique mais grâce aussi à l’engagement, l’énergie des femmes tunisiennes et au rôle très important de la société civile« .
« Emploi, liberté et dignité sont les slogans clamés par les jeunes lors de la révolution« , a déclaré Bouchamaoui, ajoutant « qu’il ne peut y avoir de dignité sans emploi et c’est aux partenaires sociaux de contribuer à la concrétisation de ces demandes formulées par la jeunesse tunisienne« .

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La présidence de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Wided Bouchamaoui, a démenti ce mardi 23 mai 2017 les bruits sur sa candidature pour un poste à l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Et d’ajouter qu’elle multiplie ses efforts pour l’intérêt du pays et ce, à travers le suivi quotidien des affaires économiques, sociales, liées au développement et la résolution des problèmes rencontrés par les entreprises et les divers secteurs.

Bouchamaoui a, en outre, affirmé que les préparatifs vont bon train en vue du sixième Congrès national de l’UTICA, qui se tiendra en Janvier 2018.

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Fahmi Chaâbane, président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, relevant de l’UTICA, a accordé à Africanmanager une interview dans laquelle il a évoqué plusieurs questions dont le programme du premier logement, la flambée des prix de l’immobilier et les difficultés auxquelles fait face le secteur.

Quel rôle joue le programme 1er logement dans le développement économique?

Le programme « Premier logement », l’initiative récemment annoncée par le chef du gouvernement comme solution au problème de l’habitat, est certes un important projet pour les Tunisiens, surtout ceux appartenant à la classe moyenne et ayant un revenu limité. Le secteur de l’immobilier pourra en effet contribuer au développement économique du pays par le billet de l’accroissement des ventes des biens immobiliers aux étrangers. Chose qui n’est pas possible aujourd’hui avec les lois en vigueur et la complexité des procédures administratives.

Les prix de l’immobilier n’ont cessé de croître depuis la Révolution. Quelles sont les vraies raisons de cette flambée?

Oui, nous comprenons bien les plaintes des Tunisiens devant la hausse vertigineuse des prix de l’immobilier. Mais, il faut signaler que ces envolées ne sont pas causées par les promoteurs immobiliers et n’ont aucun rapport avec leur métier. Cette hausse pourrait être toutefois expliquée par la rareté des terrains, laquelle est aussi un facteur déterminant dans le coût de logement. Cela est du également à la hausse du coût de la main d’œuvre et des prix des matériaux de construction.

La détérioration du dinar tunisien par rapport aux monnaies étrangères explique aussi en grande partie la flambée des prix du logement.

Mises à part ces difficultés dont on parle souvent, y a-t-il d’autres problèmes à soulever?

De toute façon, le secteur de l’immobilier fait face depuis plusieurs années à plusieurs difficultés et aujourd’hui on a plus que besoin de mettre en place de nouvelles mesures et ajuster les réglementations en vigueur et ce, dans l’objectif d’assurer le développement du secteur et de garantir une meilleure contribution au développement économique du pays.

À ce sujet, y a-t-il des messages à transmettre au gouvernement?

Le gouvernement est appelé aujourd’hui à revoir sa politique en matière de logement et ce, dans l’objectif de permettre aux promoteurs immobiliers et professionnels du secteur de réussir dans le rôle social qui leur a été confié en matière de construction de logements. C’est un appel au gouvernement et aux députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Je propose aussi d’exempter les étrangers souhaitant acquérir des terrains en Tunisie de l’autorisation du gouverneur et faciliter, entre autres, les procédures administratives qui ne cessent de se compliquer et alourdir le processus d’achat des biens immobiliers.

Il est également recommandé de prolonger la durée du remboursement des crédits et réduire le taux d’intérêt de l’autofinancement, surtout que le Tunisien est dans l’incapacité de fournir le financement nécessaire à cause, principalement, de la détérioration de son pouvoir d’achat.

Laissez le secteur privé travailler. Laissez-nous ramener la devise dans notre pays.

Traduction Khadija Taboubi

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Hatem Ben Youssef, président de la Chambre nationale des bijoutiers, a démenti dans une déclaration accordée à Africanmanager les déclarations de Nacer Dridi, membre du bureau exécutif de l’UTICA, selon lesquelles 70% de l’or commercialisé sur le marché est contrefait.

Et Ben Youssef de préciser que Nacer Dridi a recueilli ses informations dans un magazine publicitaire turc.

Il a, en outre, dénoncé les propos de Dridi, qui selon ses dires, porte atteinte à l’économie du pays et aux efforts menés par la douane tunisienne dans la lutte contre la contrefaçon.

Il a, sur un autre volet, appelé le membre de l’Utica à assumer la responsabilité de ses déclarations.

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Membre d’une famille de bâtisseurs, notamment dans le domaine du pétrole à l’étranger, qui fait l’objet d’une campagne de dénigrement, Maher Bouchammaoui (Al Majd Holding et Medex Petroleum), vient de publier ce qu’on pourrait appeler un «coup de gueule», contre les détracteurs des familles Bouchammaoui et certainement dans un souci de transparence et de vérité. On lit ainsi, dans un statut sur sa page fb ses «5 non et ses 6 oui».

Il y dit que «Non je n’ai jamais personnellement signé un contrat de concession pétrolière. Non BCE n’a jamais été mon avocat. Non je n’ai jamais été l’ami personnel de Sakher el Materi. Oui j’ai connu d’autres personnes proches de la famille Ben Ali. Non Ben Ali ne m’a rendu aucun service, au contraire il m’a privé de plusieurs projets notamment McDonald’s et le parc de la Soukra.

Non Wided Bouchamaoui n’est pas ma sœur, elle est ma cousine, et non je n’ ai aucun lien avec l’UTICA et mon groupe n’y est même pas adhérent. Oui mon père et mes oncles ont travaillé très dur dès leur jeune âge et toute leur vie pour constituer une fortune amplement méritée. Oui ils ont employé 7000 tunisiens en Libye pendant les années 70 et 80. Oui notre entreprise a installé la plus grande partie des pipelines en Tunisie et ce depuis les années 60 et jusqu’à ce jour.

Oui nous avons hérité d’une fortune de nos parents que nous continuons à faire fructifier en travaillant dur et surtout honnêtement. Nous avons aussi hérité de nos parents des valeurs dont l’honnêteté, le respect des autres, le travail, la modestie etc….., valeurs que nous essayons de transmettre à nos enfants et nous y arriverons inchallah (Ndlr : Si Dieu le veut). Oui j’adore voyager et découvrir le monde et je n’ai aucune compte à rendre à qui que ce soit».

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On ne connait pas l’explication du choix du palais des congrès à une heure de pointe, en lieu et place du Palais de Carthage équipé de toute l’infrastructure nécessaire pour une diffusion télévisée en Live et disposant d’une salle cérémoniale imposante. Mais c’est en plein centre de la capitale que Béji Caïed Essebssi a choisi de parler. D’abord en tant que chef de l’Etat et ensuite en tant que président du Conseil national de sécurité.
Deux manières de lire ce discours «à la Bajbouj», c’est-à-dire tout aussi décousu que bien ordonné, ponctué d’anecdotes, comme lorsqu’il en a sympathiquement voulu à Foued Mbazaa (ancien chef d’Etat tunisien) d’avoir insisté pour qu’il occupe le poste de 2ème Premier ministre de l’après-révolution et ponctué de petits rappels historiques. Il n’a d’ailleurs pas dérogé à son habitude de commencer par un verset du Coran, même si au lieu de dire que «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître», c’est l’apocryphe «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu, car la Vérité est destinée à disparaître» qu’on a entendu. C’est certes un lapsus linguae, mais à bien analyser la conjoncture générale du pays, il a tapé dans le mille !
La première est celle qu’on a le plus entendue dans la salle où il y avait tout le gouvernement, les anciens chefs de gouvernement, les partis politiques avec à leur tête Rached Ghannouchi, qu’il a une fois pris pour témoin en parlant de manière fugace de leur 1ère rencontre à Paris, et mêmes d’anciens responsables comme l’ancien Premier ministre Rachid Sfar. Selon ce 1er décryptage du discours présidentiel, c’est du «Tout ça pour ça», ou «la montagne a accouché d’une souris». C’est pourtant, à notre sens, ne rien comprendre à la manoeuvre du vieux renard. Avec des insinuations, du dit et du non-dit, BCE en effet était venu avec plein de messages. Les uns pour répondre, les autres pour se défendre.

⦁ L’armée pour protéger les entreprises. La seule décision applaudie

Tout au long du discours (qui a duré près d’une heure), c’est un chef d’Etat au visage grave, presque fermé, encore hanté par les images de ce qui se passe au Sud du pays et les oreilles assourdies par les clameurs des mécontents du gouvernement, qui a parlé. D’une voix calme et décidée, un tantinet menaçant parfois, il n’entrera dans le vif du sujet qu’à la 23ème minute, pour annoncer, ou plutôt redire, la décision déjà annoncée depuis quelques jours par Youssef Chahed, de confier à l’armée nationale la tâche de sécuriser les entrées frontalières du Sud tunisien, des compagnies pétrolières, de toutes les ressources de l’Etat et en général de tout l’appareil de production. Menaçant, il ajoute : «je vous mets en garde. Lorsque l’armée prend une responsabilité, il sera difficile de traiter avec elle». Et d’ajouter, comme s’il désignait les protestataires : «Je vous avertis encore une fois. Nous savons que c’est une décision dangereuse, mais qui doit être prise. Car la première condition de la Démocratie est l’Etat de droit. Et s’il a quelques problèmes, c’est parce que nous, par laxisme, nous n’appliquions pas l’Etat de droit». Une décision fortement applaudie par l’assistance. A l’écran, on voyait surtout un ministre de la Défense content et un ancien chef de gouvernement islamiste, Ali Larayedh, le front ridé et les lèvres en «U» inversé, manifestement pas d’accord.
Une autre décision, celle de «restructurer le ministère de l’intérieur», passera presqu’inaperçue et il n’y reviendra pas lui-même, sauf pour l’expliquer par la fatigue des forces de l’ordre appelées partout et pour tout. BCE n’en avouera pas moins le laxisme de l’Etat, même de sa propre personne, le chef.

⦁ La réconciliation économique en filigrane

Sans vouloir le désigner en tant qu’objet principal de son discours et de toute la mobilisation officielle qui lui a été faite, son projet de loi sur la réconciliation économique a été le sujet qui a hanté tout le discours. Béji Caïed Essebssi défendra, bec et ongles, son projet. Il en parlera, surtout lorsqu’il évoque les manifestations et les protestations qui secouent depuis quelques jours le sud tunisien. Des protestataires dont il dira qu’ils présentent des demandes dont l’objectif final est de mettre l’Etat dans l’embarras, tant ils savent qu’elles sont impossibles à réaliser dans l’immédiat.
«Nous savons que ce n’est pas cela leur objectif», dit-il avec lucidité et clairvoyance des protestataires de Tataouine, dont il a donné lecture d’une lettre qui laisse clairement entendre qu’ils ne s’arrêteront pas, quand bien même toutes leurs demandes seraient satisfaites. Pour BCE, le développement, objet de toutes les demandes, ne viendra que lorsqu’on libèrera l’Administration de toute peur des poursuites, brandies depuis la révolution comme une épée de Damoclès sur sa tête.

Il dira aussi que «la démocratie est en grand danger», en référence à ceux qui menacent de descendre dans la rue pour éviter que le projet de loi passe devant l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) et d’annoncer la désobéissance civile s’il venait à être adopté. «A tort ou à juste titre, le chef de l’Etat a présenté, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, une initiative et c’est à l’ARP, en laquelle nous avons confiance, de voir. Nous avons une Assemblée qui vote les lois et trace la route que nous devons emprunter, après le Chef de l’Etat. Si cela devient objet de suspicion, c’est toute la pyramide constitutionnelle et démocratique qui s’écroulera. Où va-t-on comme ça ?», sermonne-t-il, inquiet et indirectement menaçant, l’assistance du Palais des Congrès.

⦁ Fin de non-recevoir aux demandes de démettre Youssef Chahed

Le 1er sujet qu’il abordera, c’est une réponse à tous ceux qui demandent le départ de Youssef Chahed, prétextant sa défaite, ou des élections anticipée. «Tout le monde doit respecter le jeu démocratique (…). Il y aura des élections prochainement et que chacun s’y prépare (…). Mais lorsqu’on dit que cela suffit et que le gouvernement a failli et qu’on doit entamer un nouveau dialogue, autre que celui qui nous a valu le Prix Nobel de la paix et qui soit en-dehors de l’Exécutif et en-dehors du Législatif», dit-il d’un geste de la main, mimant le dédain de ceux qui le proposent [Ndlr : il évitera de nommer ceux qui sont derrière cette proposition, dont l’UGTT]. Et de reprendre avec un index menaçant et un visage fermé que «cela veut dire que le processus démocratique dans lequel nous nous sommes engagés était faux. Cela je ne l’accepterai pas. Les Tunisiens et tout le monde ne l’accepteront pas».
Une position qui coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui crient au loup, suivie d’un long silence dans la salle. Le public se rattrapera, par de timides applaudissements, lorsque BCE ajoute en guise d’anecdote que si un ami lui a dit que «c’est peut-être cela qui fera revenir la dictature et Halima reviendra à ses anciennes habitudes» et d’affirmer que «de toutes les façons, ne comptez pas sur moi pour aller dans ce sens [Ndlr : remplacer Youssef Chahed]. Laissez ceux que le peuple a choisis travailler».
Des applaudissements qui finissent pas faire réagir le concerné, resté placide, sans le sourire, contrairement à sa ministre de l’Energie. Prenant encore la défense de son poulain, BCE répondra à tous ceux qui demandent de changer tel ou tel ministre que «ce n’est pas raisonnable. C’est de la platitude. Mais je les comprends, car c’est malheureusement tout ce que le bon Dieu nous a donné», dit-il comme par pitié envers ces détracteurs. Aux premiers rangs, on voit sur les écrans Issam Chebbi remettre sa veste en place, Kamel Morjane les doigts sur le menton et Yassine Brahim se frotter les yeux [Ndlr : Ce sont ceux qui ont été filmés à ce moment-là].

Manifestement toujours en colère, BCE parlera avec indignation de la démission de Chafik Sarsar, qui était présent, le visage livide et fermé devant les propos du chef de l’Etat qui s’écriait dans sa direction et sans le nommer : «quelles que soient tes raisons personnelles, elles ne seront jamais plus importantes que les problèmes de la Tunisie».

BCE a dit beaucoup de vérités dans son discours, devant un parterre de politiciens qui persistera probablement dans l’erreur en donnant jusqu’ici la primauté à leurs intérêts propres par rapport à ceux du pays. Sitôt ce discours fini, ses détracteurs ne tarderont pas à faire abstraction de la raison d’Etat et à enterrer toutes les vérités qu’ils ont pourtant applaudies dans un déni complet de tout ce qui n’est pas leurs propres logiques partisanes. Ça nous ramène au lapsus linguae de BCE, qui ne savait peut-être pas à quel point il ne s’était pas tant trompé que ça, même s’il s’agit du Coran.

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« Nous n’avons d’autre choix que le dialogue« , a souligné mercredi Noureddine Tabboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Dans une déclaration à l’agence TAP à l’issue du discours prononcé par le Président de la République, Béji Caïd Essebsi, au Palais des congrès, Tabboubi a estimé que le chef de l’Etat a envoyé des « messages rassurants » au peuple tunisien. Il a aussi indiqué que l’UGTT est pour le retour de la production.
« Sans production on ne peut pas avancer et on ne peut pas créer de nouveaux emplois« , a-t-il ajouté.
Sur un autre plan, le secrétaire général de l’UGTT a affirmé que l’organisation syndicale est favorable à la réconciliation à condition qu’elle respecte les dispositions de la Constitution tunisienne et qu’elle génère des ressources.
Pour sa part, Wided Bouchamaoui, présidente de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA), a souligné que l’organisation patronale est pour l’unité et la reprise des activités de production dans l’intérêt de la Tunisie.
Elle a estimé que les indicateurs sont positifs mais demeurent insuffisants et peuvent être améliorés par le travail, la discipline et le respect d’autrui.

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« Le gouvernement actuel manque d’imagination et d’audace pour lancer un nouveau modèle de développement pour la Tunisie et des réformes à même de booster la croissance du pays », a laissé entendre l’ancien ministre de Finances, Elyes Fakhfakh, vendredi, lors d’une table ronde, sur  » la dépréciation du dinar : les causes, les conséquences. Quelles solutions ? « , Organisée par le Centre Arabe des recherches et de l’étude des politiques (CAREP).
« La dépréciation du dinar par rapport aux deux devises principales (euro et dollar), s’est située aux alentours de 6% par an entre 2005 et 2010 », a déclaré, à cette occasion, l’universitaire Moez Soussi. A partir de 2011, la dépréciation s’est élevée à 8% par an, contre l’euro et à 14,9% par an contre le dollar « , a-t-il ajouté, rappelant que cette situation est due au ralentissement de la croissance, à l’aggravation des deux déficits courant et budgétaire, et aux blocages des secteurs stratégiques de l’économie.
Pour faire face à cette à la dépréciation du dinar, l’ancien ministre de Finances au sein du gouvernement de la Troïka, estime que le gouvernement actuel doit travailler en vue de consolider l’exportation, aider les PME à surmonter leurs difficultés et à accroitre leurs productions et assurer la relance des secteurs en difficulté, tel que celui de la production de phosphates.
L’universitaire Fatma Charfi, n’est pas du même avis. Elle estime, elle, qua la seule alternative pour le gouvernement Chahed est le freinage des importations à travers la mise en application des clauses de sauvegarde, conçus dans le cadre des accords bilatéraux avec les partenaires de la Tunisie. « Les importations non étudiées ont causé le sinistre à plusieurs filières, dont le textile et le cuir », a-t-elle argumenté, appelant le gouvernement actuel à « oser élever les normes techniques exigées à l’importation, notamment pour des pays comme la Chine ».
Un avis partagé par le représentant de l’UTICA, Béchir Boujday, qui insiste sur la nécessité de faire face à l’importation arbitraire et au commerce informel qui portent atteinte au tissu industriel.

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« La gravité de la situation économique en Tunisie nécessite un soutien international, une solidarité agissante et urgente dans un sens de la responsabilité car la Tunisie fait face à une situation qui est d’une extrême urgence et qui demande un traitement et des solutions viables à court et à moyen termes », a affirmé, jeudi, à Rome, la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du comerce et de l’artisanat (UTICA), Wided Bouchamoui.
Prenant part à la conférence internationale sur la Tunisie, organisée par la Fondation Craxi, au cours de laquelle un  » appel pour une mobilisation internationale en faveur de la Tunisie  » a été lancé par les participants, Bouchamaoui a précisé que cet appel en faveur de la Tunisie, objet de cette conférence est avant tout un appel de tout un peuple, où des hommes et des femmes attendent, espèrent et aspirent chaque jour à un avenir meilleur, lit-on dans un communiqué, publié, vendredi, par l’UTICA.
Un appel, a-t-elle dit, n’est jamais anodin. Il émane souvent d’un grand et terrible  » cri d’alarme » ! Cet appel est aussi un « cri de cœur », un « cri de douleur » et un « cri de conscience » !  » Nous devons prendre toute la mesure de cet appel et de l’importance que revêt une mobilisation internationale qui doit être d’envergure, efficace et particulièrement responsable « , a souligné la responsable.
En effet, aujourd’hui, la Tunisie vit une crise économique et sociale qui a atteint des limites inacceptables, a-t-elle ajouté.
Et de poursuivre « j’ose espérer que nous allons, grâce à votre mobilisation, grâce à notre mobilisation, grâce à la mobilisation de tous ceux qui croient encore en notre merveilleux pays, entrer dans une ère de sérénité et de bien-être social et économique. Ces deux facteurs sont intrinsèquement liés et notre paix sociale dépend de notre paix économique et réciproquement « .
La présidente de l’UTICA a conclu son intervention en insistant sur l’importance de la solidarité internationale qui est un impératif dans le contexte actuel de détresse des populations sur le chemin de l’exil ou de la migration dans de nombreuses régions du monde et en particulier dans notre région méditerranéenne, a encore indiqué le communiqué.

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La Fondation Craxi a appelé, jeudi 4 mai 2017, à la création d’un fonds d’une valeur de 20 milliards d’euros pour soutenir le processus démocratique tunisien. L’appel a été fait à Rome au cours d’une journée d’étude sur la Tunisie en tant que pays de «l’espoir en Méditerranée», rapporte ce vendredi 5 mai 2017, l’agence de presse italienne AnsaMed.
Selon la même source, le document a déclaré qu’il y avait une responsabilité collective de veiller à ce que cette «révolution démocratique réussisse et prouve que la coopération économique est la meilleure barrière contre l’extrémisme, montrant que la Tunisie est un modèle à suivre en termes de changement social, économique et démocratique pour Toute la région  ». Dans un tel contexte, il a déclaré: «l’objectif du plan de développement 2016-2020 est ambitieux et prévoit un effort massif d’investissements publics et privés et la Tunisie s’appuiera principalement sur ses atouts», les économies nationales étant estimées à 60% des Besoins.
Il a appelé la communauté internationale à soutenir ces efforts avec un fonds d’une valeur de 20 milliards d’euros sur cinq ans et a exhorté les gouvernements italien à soutenir le pays en tant que partenaire associé de l’UE avec un plein accès aux fonds structurels.

L’appel a été présenté en France, selon la présidente de la fondation, Stefania Craxi, et a reçu le soutien de 50 membres du monde politique, culturel et entrepreneurial, a-t-elle déclaré. Ils comprennent Ouided Bouchamaoui, président du syndicat d’entrepreneurs Utica, partie du «Quatuor» qui a remporté le prix Nobel de la paix en 2015.

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Un accord de coopération, a été signé mercredi, entre l’UTICA et le syndicat patronal norvégien NHO, lors d’une rencontre ayant réuni, au siège de la centrale patronale, des hommes d’affaires tunisiens et norvégiens à l’occasion de la visite officielle du ministre norvégien des Affaires étrangères Borge Brende, en Tunisie.
L’accord signé porte notamment sur la coopération entre les deux organisations dans les domaines de la promotion du dialogue social, de la communication, de l’organisation et du développement.
Etaient également présents lors de cette rencontre Wided Bouchamaoui, présidente de l’UTICA, Bouali Mbarki, secrétaire général adjoint de l’UGTT, Hassine Doghri, consul honoraire de Norvège à Tunis, Hichem Elloumi, premier vice-président de la centrale patronale…

Bouchamaoui, a mis l’accent sur « les liens d’amitié qui unissent les deux peuples, liens appelés à se renforcer après le succès de la transition démocratique en Tunisie. Cette transition doit être suivie, par le développement d’une économie forte et prospère pour répondre aux attentes socio-économiques de la population« .
De son côté, Bouali Mbarki a affirmé que « le projet démocratique en Tunisie a pu réussir grâce notamment au partenariat entre l’UTICA et l’UGTT, ajoutant que ces deux organisations nationales sont la locomotive de la réussite de l’expérience tunisienne illustrée par le succès du dialogue national« .
Borge Brende, quant à lui, a affirmé que « les relations entre la Norvège et la Tunisie sont très anciennes et enregistrent une longue coopération bilatérale qu’il faut continuer à développer« .
« La réussite de l’expérience démocratique tunisienne est importante pour la Tunisie mais son succès est crucial pour toute la région. Il est important que les investissements, notamment du secteur privé, se développent pour créer de nouveaux emplois« , a-t-il dit, ajoutant que « la Norvège est le partenaire de la Tunisie dans la réussite de cette expérience et les opportunités de coopérations sont nombreuses et intéressent de nombreux secteurs« .

La deuxième séance de la rencontre tuniso-norvégienne a été consacrée à des présentations et de la FIPA et de l’Agence de Maitrise de l’Energie (ANME), aux nouveautés législatives et réglementaires et aux réformes réalisées par la Tunisie pour promouvoir l’investissement.
Les membres de la délégation norvégienne ont, de leur coté, présenté les secteurs d’activités qui s’offrent aux partenariats tuniso-norvégiens.

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Le double renvoi de son gouvernement, de Neji Jalloul et de Lamia Zribi, ne fait pas parler que la presse nationale. Dans un long article, en date du 2 mai courant, c’est le journal français Le Monde qui y va de ses propres analyses. «Ils étaient le prix à payer pour faire retomber la pression. Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, mis en difficulté par un contexte social tend» estime le quotidien français. Et la même source de préciser que «en sacrifiant Mme Zribi, le premier ministre tient, selon les observateurs, à apaiser la grogne de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), la fédération patronale ». Dans le cas du limogeage du ministre de l’éducation, Néji Jalloul, c’est plutôt l’Union générale du travail tunisien (UGTT), le principal syndicat des salariés, que Youssef Chahed a cherché à accommoder»

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L’UTICA a exprimé dans un communiqué publié ce jeudi 20 avril 2017 sa profonde préoccupation suite à la chute de la valeur du dinar durant les deux derniers jours.

L’organisation a considéré la dévaluation du dinar comme un danger réel qui menace l’économie tunisienne et qui aura des conséquences négatives sur l’investissement, la compétitivité des entreprises et aggravera le déficit et le volume de la dette.

L’UTICA appelle le gouvernement et la Banque Centrale à fournir une explication rapide à la situation actuelle et à dévoiler la stratégie qui sera adoptée pour stopper l’hémorragie de la baisse de la valeur du dinar qui menace la continuité de l’entreprise, sa compétitivité et sa capacité d’investissement pour soutenir la création d’emplois.

Et d’ajouter que les déclarations évoquant le choix du gouvernement pour une politique de dévaluation du dinar ont suscité l’interrogation des Tunisiens en général et des entrepreneurs en particulier.

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Wided Bouchamaoui, présidente de l’UTICA, a reçu jeudi 13 avril 2017 au siège de l’UTICA le groupe des professionnels du textile et d’activistes de la société civile ayant participé à la fabrication du drapeau géant du Belvédère, et ce en présence de Hamadi Kooli, membre du bureau exécutif de l’UTICA et Hechmi Kooli, ancien membre de l’UTICA et doyen de l’industrie du textile tunisien.

Bouchamaoui a salué, à cette occasion, l’initiative louable de ce groupe. La rencontre a été, également, l’occasion de débattre des difficultés auxquelles fait face le secteur du textile.

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Un conseil ministériel se tiendra, dans les prochains jours, pour présenter des propositions permettant de trouver des solutions adéquates aux problèmes des secteurs du cuir et de la chaussure, du textile et du prêt-à-porter », a annoncé la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui.
Dans une déclaration à la presse, samedi 25 mars 2017 à la Kasbah, à l’issue d’une séance de travail ministérielle, tenue sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed et en présence d’une délégation de représentants de l’organisation patronale et des Fédérations nationales du textile et du cuir et de la chaussure, la présidente de l’UTICA a rappelé que « ces secteurs stratégiques à forte capacité d’emploi, se présentent comme l’un des piliers essentiels de l’économie du pays ».
Dans le même contexte, elle a affirmé que la grève, qui sera observée le 28 mars courant, dans la capitale par les deux chambres syndicales nationales des commerçants de prêt-à-porter et de chaussures, se poursuivra, en cas de non satisfaction des revendications de commerçants, notamment en ce qui concerne l’aménagement d’espaces réservés aux commerces anarchiques.
Ainsi, la présidente de l’organisation patronale a réitéré l’impératif d’appliquer la loi pour lutter contre le commerce parallèle et l’implantation anarchique, et de mettre en place une feuille de route pour protéger et développer ces secteurs d’activité.
De son côté, le ministre de l’Industrie et du commerce, Zied Laâdhari, a précisé, dans une déclaration à la presse, que « le gouvernement d’union nationale est déterminé à accorder plus d’intérêt aux affaires nationales et stratégiques, dont notamment les secteurs du textile, du prêt-à-porter et des chaussures, qui sont des sources de revenus pour des milliers d’ouvriers en Tunisie et un facteur essentiel pour impulser l’emploi et l’exportation ».
Laâdhari a ajouté que le chef du Gouvernement s’est engagé à se concerter avec les différentes parties concernées, pour définir des solutions aux problèmes d’ordre conjoncturel ou structurel, et ce, afin de promouvoir ces activités, qui demeurent une source de création d’emplois et d’impulsion de la croissance économique.

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La Fédération nationale du Transport a assuré, dans un communiqué rendu public, mercredi 15 mars 2017, qu’elle est incapable d’appliquer l’accord récemment conclu entre l’UGTT et l’Utica et portant sur une majoration salariale de 6% dans le secteur privé.

Dans ce communiqué, la Fédération a expliqué qu’elle est incapable de supporter des charges supplémentaires, et ce suite aux difficultés financières dont fait face le secteur, appelant ainsi le chef du gouvernement à sauver le secteur et à préserver les entreprises et leur capacité d’emploi.

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Les présidents des fédérations nationales sectorielles de l’Utica réunis à l’occasion de la tenue du conseil des fédérations, mardi 14 mars 2017, ont confirmé la gravité des difficultés auxquelles font face certains secteurs et en particulier les secteurs du textile et du cuir et chaussures

Les présidents des fédérations ont exprimé, également, leur solidarité entière avec les professionnels du secteur du cuir et chaussures et leur appui inconditionné aux demandes et recommandations issues de leur réunion tenue lundi 13 mars 2017 au siège de l’Utica.

Ils ont affirmé, par ailleurs, que la Fédération nationale du textile est, et demeure, une partie intégrante de l’Utica, tenant à ce qu’elle y reste et appelant à recourir au dialogue afin de résoudre les problèmes existants.

Conscients de l’ampleur des difficultés du secteur du textile, ils ont exprimé leur soutien à toutes les entreprises de ce secteur qui représente un des fondements de l’industrie tunisienne, appelant par la même toutes les structures de l’ Utica à faire preuve de solidarité pour pallier les risques auxquels fait face l’économie nationale et rappelant que cela ne peut être possible en l’absence d’une vraie union et d’une unification des positions syndicales au sein même de l’organisation patronale.

Les présidents des fédérations nationales sectorielles ont souligné, en outre, que les récentes négociations collectives se sont déroulées dans une conjoncture nationale très sensible faisant de la paix sociale une priorité absolue, considérant que les entreprises auront à faire beaucoup de sacrifices pour pouvoir mettre en œuvre ce qui a été conclu.

Les présents ont réaffirmé leur appui aux efforts de l’Utica visant à inciter le gouvernement à traiter le dossier des secteurs sinistrés et en particulier le textile et le cuir et chaussures et le transport… Ils ont invité, dans ce cadre, le chef du gouvernement à tenir son engagement en consacrant un conseil ministériel restreint, au plus vite, aux secteurs du textile et du cuir et chaussures, et à prendre des mesures concrètes et des décisions courageuses permettant de sauver ces deux secteurs.

Ils ont insisté, par ailleurs, sur la nécessité de lutter sérieusement contre le phénomène de contrebande et de commerce parallèle et anarchique, représentant aujourd’hui une réelle catastrophe qui menace de détruire tout le tissu économique nationale et de faire perdre des centaines de millier d’emplois.

Les présidents des fédérations ont exprimé, en outre, leur soutien aux appels à rationaliser l’importation et à encourager la consommation du produit tunisien.

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L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé dans un communiqué ce vendredi, la signature d’un accord portant sur l’augmentation des salaires dans le secteur privé au titre de l’année de 2016 et 2017.

On rappelle qu’un terrain d’entente a été trouvé la semaine dernière entre l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) concernant une majoration générale de 6% des salaires dans le secteur privé.

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Le ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi, a annoncé sur Shems fm que la signature de l’accord relatif aux augmentations salariales dans le secteur privé se fera vendredi prochain. La cérémonie aura lieu lors d’une réunion entre les représentants de l’UGTT et ceux de l’UTICA, rencontre qui sera présidée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Et le ministre des Affaires sociales de préciser que cette augmentation aura un effet rétrospectif, à partir du mois d’août dernier.

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