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Tunisie : à ce rythme la CPG ne se réveillera jamais de son coma !

La situation de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) va de mal en pis. Depuis plusieurs années, les tensions n’ont jamais complètement cessé : Sit-in, protestations, interruptions de la production, blocages de voies de communication. Principal employeur dans la région de Gafsa, la CPG se trouve aujourd’hui dans une situation très risquée. Les chiffres en berne étayent bien ce constat…

D’ailleurs de récentes statistiques dévoilées ce lundi 5 février 2018 par la CPG confirment que la production de phosphate n’a pas dépassé 160 mille tonnes, depuis le début de 2018, contre 500 mille tonnes durant la même période de 2017.

Cette baisse remarquable est expliquée par la compagnie en question par de nombreux facteurs dont notamment : les mouvements de protestation qui sont observés quotidiennement par les chômeurs des délégations de Oum Laarayes, Redeyef, Métaloui et Mdhila, l’interruption du transport de phosphate par les camions (des barricades installées sur les routes par les protestataires depuis des jours).

C’est dans ce contexte que la CPG a, à maintes reprises, lancé un appel au gouvernement afin d’intervenir dans les plus brefs délais pour trouver des solutions radicales en direction du secteur des phosphates, à travers la mise en place d’une vision avant-gardiste de réformes pour le secteur.

Force est de constater qu’une grande partie des ressources de l’Etat provenaient de la production de phosphate et que la CPG jouait un rôle primordial dans l’économie tunisienne, notamment en termes d’emploi. Les pertes cumulées du groupe sont dues essentiellement à la détérioration des conditions de travail suite aux grèves politisées et mal étudiées.

On rappelle aussi que le Groupe Chimique Tunisien à Gabès (GCT) a récemment annoncé que le stock de phosphate dans les unités de production a atteint son niveau le plus bas et ne peut couvrir les besoins que pour un seul jour. Depuis janvier 2018, les unités du GCT ne tournent qu’à 22% de leur capacité quotidienne de production à cause de la fonte de l’approvisionnement en phosphate.

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